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Full text of "Recherches sur la chevalerie du duché de Bretagne"

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RECHERCHES 



SUR 



LA CHEVALERIE 

DU DUCHÉ 

DE BRETAGNE 

SUIVIES DE NOTICES CONCERNANT LES GRANDS OFFICIERS DE LA 

COURONNE DE FRANCE QU'a PRODUITS LA BRETAGNE ; 

LES GRANDS OFFICIERS DU DUCHÉ DE BRETAGNE, AINSI QU^UN 

GRAND NOMBRE DE CHEVALIERE BRETONS 

PAR 

A^« DE COUFFON DE KERDELLECH 



TOME DEUXIEME 



NANTES 
VINCENT FOREST ET EMILE GRIMAUD 

' IMPRIMEURS ÉDITEURS 

PARIS — DUMOUUN, LIBRAIRE- ÉDITEUR 

1878 






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RECHERCHES 



SUR LA 



CHEVALERIE DU DUCHE DE BRETAGNE 



TOME DEUXIEME 



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RECHERCHES 



SUR 



LA CHEVALERIE 

DU DUCHÉ 

DE BRETAGNE 



SUIVIES DE NOTICES CONCERNANT LES GRANDS OFFICIERS DE LA 

COURONNE DE FRANCE QU'a PRODUITS LA BRETAGNE; 

LES GRANDS OFFICIERS DU DUCHÉ DE BRETAGNE , AINSI QU'UN 

GRAND NOMBRE DE CHEVALIERS BRETONS 



A^^'^ DE COUFFON DE KERDELLECH 



TOME DEUXIEME 



NANTES 
VINCENT FOREST ET EMILE GRIMAUD 

IMPRIMEURS-ÉDITEURS 

PARIS — DUMOULIN, LIBRAIRE-ÉDITEUR 
1877 



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AVANT-PROPOS 



Il existe des ouvrages concernant certaines catégories de la 
noblesse de Bretagne, tels que ceux qui sont relatifs à la Chambre 
des Comptes, au Parlement, à la Chancellerie, aux maisons 
illustres de Bretagne, à la mairie de Nantes. Depuis quelques 
années ont paru aussi divers nobiliaires, mais jusqu*à pré- 
sent, la partie la plus illustre de la noblesse de Bretagne, c'est-à- 
dire les grands>f&ciers qu'elle a donnés à la couronne de France, 
les grands officiers du duché et les chevaliers, avait été oubliée. 
La chevalerie cependant formait une noblesse à part dans la 
noblesse elle-même^ avait ses lois et ses coutumes particulières, 
jouissait de nombreux privilèges, et tenait le premier rang à la 
cour des souverains. Ils se faisaient un honneur de faire partie 
de ce corps illustre, et dans la conclusion d'un traité ils enga- 
geaient leur foi de chevalier, et non celle d'empereur, de roi ou 
de prince. C'est cette lacune dans les illustrations de la noblesse 
de Bretagne que nous avons voulu combler, en publiant dans 
notre premier volume des notices concernant les grands offi- 
ciers de la couronne de France qu'a produits la Bretagne, et 
les grands officiers du duché. Nous avons ajouté à ce répertoire 
biographique des listes nombreuses de maîtres d'hôtel, de cham- 
bellans, d'écuyers, de panetiers, de bouteillers de nos ducs, de 
dames et de demoiselles d'honneur des duchesses et des prin- 



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VI AVANT-PROPOS. 

cesses de Bretagne, afin de présenter un tableau à peu près 
complet de la cour de nos ducs, calquée sur le modèle de celle 
des rois de France. 

Le second volume, uniquement consacré à la chevalerie bre- 
tonne, contient plus de deux mille notices relatives aux cheva- 
liers bannerets et aux simples chevaliers, classés par siècles et 
par ordre chronologique, depuis le XI« jusqu'à l'an 1532, époque 
de la réunion ée la Bretagne à la France, avec l'indication des 
actes où ils figurent, des dignités dont ils ont été revêtus et des 
batailles auxquelles ils ont pris part. Nous ne nous sommes pas 
contenté de mentionner les chevaliers qui s'y sont distingués, 
mais encore nous avons cité, soit dans le texte même, soit dans 
des notes placées au bas des pages, les autres gentilshommes qui 
y ont assisté, afin de n'oublier aucune des gloires de la noblesse 
bretonne. Notre travail prouvera, nous l'espérons, qu'elle ne le 
cède en rien à la noblesse des autres pays. 

Notre livre n'est point, comme on le volt, un nobiliaire et ne 
comprend qu'une partie de la noblesse de Bretagne -, c'est par ce 
motif qu*un certain nombre de ftimllles anciennes n'y sont pas 
représentées, quelles que soient d'ailleurs les illustrations aux- 
quelles elles peuvent prétendre. Mais, d'un autre côté, notre re- 
cueil contient les noms de beaucoup de familles éteintes depuis 
des siècles, et dont 11 n^est felt mention que dans les titres d'où 
nous les avons exhumés. 

Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons dit dans notre 
premier volume sur Vassise du comte Geoffroi *, faussement in- 
terprétée par les commissaires de la réformation de la noblesse 
de Bretagne, en 1668, qui en avaient tiré la conséquence qu'en 
Bretagne, contrairement à ce qui existait partout ailleurs, la che- 
valerie était héréditaire et se transmettait avec une certaine 
nature de fief. Nous avons démontré, non-seulement par des cita- 
tions empruntées aux auteurs les plus compétents, tels que 
î). Morice, la Boque, d*Hozier, etc., mais encore par des docu- 
ments nombreux et irrèftitaWes, tirés des Preuves de D. Morice 



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AVAWT-'PHOTO». Vtt 

êi des diverses histoires de Bt'etagne, que cette prétenâve clte^ 
Valérie héréditaire, confondue par des écrivains ignorant Tan^ 
cienne signification du mot miles, avec la possessioti des flefii de 
haubert, n*avait jamais exista en Bretagne, et que le titte dé 
chevalier j avait été^ comme partout ailleurs^ personnel et accordé 
seulement aux seigneurs d*antiqtie race, poseessean de fleft con^ 
sidérables et renommés par leurs exploits. 

Notis avions pensé, pouf faciliter à nos lecteur^ la vérification 
des faits contenus dans cet ouvragé, à indiquer au bas de Chaque 
page les sources où nous avions puisé, mais ces indications 
eussent beaucoup trop sùrchàt^ lé texte. Ati reste, ces vériflca* 
tions,aih^ que ilotts TaVôùs expliqué dàùs notre préface, tL'otttêùt 
aucune difficulté. C*est atil Preui^és dé D. Môttcé qtie tiotïi 
avons eu le plus feotitent i*ééottt^. Les tfois vOlttmés in-lbliô qiil 
lés contiennent fbrment un recueil d*une multitude dé chaiies^ 
et d*àctés dé toute espèce qui disaient partie dés àrchltes de le 
Chambre des Comptés dé Bi^tagûe, atijoui'd^hili archivés dé la 
Loire-Infériétil'e. Ûé t*éctieil est d'autant plua pi*éclettt, ^tt'nùe 
t)aî'tie dé éés titres a péri péùdaht là révolution. Toutes ïéé 
fois doné que notts citons , sans atltre Ihdlcatioii , uflé montre 
d'hommes d^ài^inès, un âécoi^d passé entré des ééignéûfs, dés 
comptes des tt^ôHérs des dtics, été., é'est dans éés Prëitaes qiie 
la téWflcatîon en devra être opérée. 

Ûh grand nombre de chartes d'abbayes et de prieurés, telles 
que celles de Beàuport, de Saint- Aubin-des-Bois, ie Saiiite- 
Marie-de-Boquén, de Saint-Jacut, dé Lanténac, de Saint-Martin 
de Lamballe, de Saint-Magloire de Lehon, de Notre-l)ame dé 
•fugon et de Saint- Malo de ï)inàn ont été publiées par les soins 
de Mm. Geslin de Bourgogne et A. de Barthélémy. Nous devons 
aussi à MM. Aurélien dé Gourson et de la Bighe -Villeneuve lés 
cartulaires de Saint Sauveur dé Redon et de Saîiit-Gteorges de 
Reimés. Pour ces chartes, lés vériôcations sont dôné faciles. R en 
est de même pour les ouvrages de La Rôqiie, de d'Afgéntté, dé 
t). Morîcè, de D. Lobînèâu, dé t'foissart, dé dii Pois, dé Mo- 
réri, etc.. Nous avons eu soin, au reste, de toigown aiter les 



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Vni AVANT-PROPOS. 

auteurs auxquels nous avons fait des emprunts, et souvent en 
les accompagnant de commentaires, car tous n'ont pas la même 
valeur. Du Paz a donné souvent des généalogies sans dates et 
sans les appuyer de titres suffisants, de sorte que certains faits 
qu'il rapporte ne peuvent être acceptés que sous bénéfice d'in- 
ventaire ; Moréri n'est pas non plus toujours exact, ainsi que nous 
en avons fait quelquefois la remarque. 

Nous avons cité plusieurs fois des seigneurs croisés, mais pas 
toujours avec une foi bien vive. Cette multitude de chartes écloses 
après la création du musée des croisades a inspiré à bien des 
gens des doutes sur leur authenticité. Par qui, en effet, à l'excep- 
tion du petit nombre de celles qui ont été reconnues vraies par la 
commission du musée, ont-elles été vérifiées? Où sont- elles? 
Sans doute entre les mains des intéressés qui les ont achetées à 
beaux deniers comptants. La plupart des noms de croisés que 
nous avons mentionnés sont tirés de l'ouvrage de M. Roger, 
intitulé la Noblesse de France aux croisades. Nous avons déjà 
£ait nos réserves au sujet des seigneurs de la première croisade 
relatés par cet auteur ^ Les autres croisades nous font connaître 
un nombre très- considérable de croisés avec les indications sui- 
vantes : chartes d'Acre, de Nymocium, etc. Ces indications sont 
précieuses, mais où sont ces chartes? M. Roger lesa-t-il lues et 
vérifiées, c'est ce que nous ignorons, et d'ailleurs, leur vérifica- 
tion opérée par une seule personne n'est pas suffisante pour 
établir leur authenticité. Les mentions que nous avons faites de 
ces croisés ne sont donc que de simples renseignements, dont 
nous n'endossons point la responsabilité. 

Le IHctiormaîre des terres du comté nantais de M. Ernest de 
Gomulier nous a aussi été très- utile. C'est un ouvrage très-bien 
fait, et il serait à désirer que, pour les autres parties de la Bre- 
tagne, l'auteur trouvât des imitateurs. 

C'est en rassemblant les faits épars,dans les histoires et dans 
les chroniques, que nous avons pu composer un état des services 
de chaque personnage. On pourra s'assurer qu'à l'exception de 

* T. 1. Préface. 



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AVANT-PROPOS. IX 

quelques cheyaliers dont les noms nous odt ètë fournis par les 
ouvrages de du Paz et de Morèri, la qualité des autres chevaliers 
que nous ayons mentionnés repose sur des documents authen- 
tiques et que chacun peut contrôler. 

Nous n'avons pas la prétention d'avoir composé une œuvre 
exempte d'erreurs, mais, comme nous l'avons refaite plusieurs 
fois avec beaucoup d'attention, nous espérons que ces erreurs ne 
sont ni nombreuses, ni importantes, et que le lecteur bienveillant 
nous les pardonnera, en considération du travail ardu et difQcile 
auquel nous nous sommes livré, pour rappeler les gloires de la 
chevalerie bretonne. 



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RECHERCHES 



SUR 



LA CHEVALERIE 

DU DUCHÉ DE BRETAGNE 



CHEVALIERS BANNERETS 



Les chevaliers bannerets étaient des seigneurs assez 
puissants pour entretenir à leurs frais au moins vingt-cinq 
hommes d'armes, et auxquels le droit de lever bannière 
avait été concédé par leur souverain. Cette bannière était 
carrée et les distinguait des simples chevaliers, qui ne 
pouvaient porter qu'un pennon à queue à l'extrémité 
de leur lance. Une compagnie de vingt-cinq hommes 
d'armes ou de vingt-cinq lances, représentait un effectif de 
cent hommes, car l'homme d'armes était ordinairement 
accompagné de deux archers à cheval et d'un coustiller ou 
coustilleur, dont les fonctions étaient d'achever, avec son 
coutelas, l'ennemi que l'homme d'armes avait jeté à terre. 
Les montres des XIV et XV* siècles nous font voir que les 
chevaliers bannerets de Bretagne avaient sous leurs ordres 
plusieurs chevaliers, et un nombre assez considérable 
d'écuyers. 

n 1 



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2 RECHBBCHBS SUR LA CHBVALBBIE 

Nous avons décrit dans le premier volume de cet ouvrage 
la manière dont au XIV* siècle on créait les bannerets, 
nous ne reviendrons donc pas sur ce sujet, mais nous ajou- 
terons qu'au siècle suivant, les érections de terres en 
bannières n'eurent plus lieu en Bretagne qu'en vertu de 
lettres patentes*. Dans ce pays, les bannerets jouissaient, 
avec les bacheliers ou seigneurs possédant des bacheleries, 
terres inférieures aux bannières mais supérieures aux 
simples seigneuries, du privilège de siéger après les barons, 
dans les parlements généraux. Le nombre de ces bannerets 
et de ces bacheliers qui furent convoqués aux diverses 
tenues d'États pendant le XV* siècle, s'élevait à quatre- 
vingt-dix-sept *. Malheureusement leurs noms sont con- 
fondus dans les procès-verbaux des États, de manière qu'il 
est impossible de les distinguer les uns des autres. Pour 
connaître les bannerets, il faut avoir recours aux montres 
d'hommes d'armes, parce que dans ces montres la qualité de 
ceux qui y sont mentionnés y est toujours spécifiée, attendu 
que leur paye variait suivant leur qualité. Nous voyons 
dans une montre de l'an 1414, d'Arthur de Bretagne, 
comte de Richement, chevalier banneret, que le chevalier 
banneret recevait par mois LX livres ; le chevalier bache- 
lier ou simple chevalier XL ; Técuyer XX ; le capitaine 
d'arbalétriers XL ; le connétable XXX ; l'arbalétrier XII, 
et l'archer à cheval X. 

Dans les actes publics, les bannerets, quand ils n'étaient 
pas chevaliers, ne prenaient, comme les autres gentils- 
hommes, que le titre d'écuyer. Dans les montres d'hommes 
d'armes du XV* siècle, ils sont désignés par les noms 
d'écuyer banneret. En voici des exemples : 

« La revue de messire Tanguy du Chastel, chevalier 

* Tome t, page 100. 101 et 236. 
^ Tome I, page 98. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 3 

» banneret; d'un autre chevalier banneret, de quatre 
» chevaliers bacheliers, de quatre écuyers et de quatre 
» archers de sa compagnie, reçus à Paris le 1" mars 1415- 
» Premièrement, ledit messire Tanguy du Chastel et messire 
» Robert de Trémedern, chevaliers bannerets. Messire 
» Pierre de la Rocherousse, messire Jean de Kermellec, 
» messire Charles d'Aunoy, messire Jean GiflFart, chevaliers 
a bacheliers. Olivier Lect, Jean de Trémedern, Guillaume 
» de la Haye, Jean de Plusquellec, écuyers. Jean Ascelin, 
» etc., archers. » 

« La montre de Jehan de Tournemine, écuyer banneret, 
» seigneur de la Hunaudaye, XXVI écuyers et XCVIII 
n archers de sa compagnie, reçue à Châteaugontier le pre- 
» mier août 1421. Ledit seigneur de la Hunaudaye, ses 
» étendart et trompette pour une paye. Geoffroy Daniel, 
» Thomas Urvoy, Pierre de la Motte, etc. » 

Dans une autre montre du] premier septembre 1421, le 
même Jean Tournemine figure arec un chevalier bachelier, 
un écuyer banneret, et quarante écuyers de sa chambre. 

Le titre de chevalier banneret ne date guère que du 
commencement du XIIP siècle. La convocation des bannerets 
de France la plus ancienne que Ton connaisse remonte à 
Tannée 1214 ; elle eut lieu à l'occasion de la guerre que fit 
le roi Philippe-Auguste à Othon, empereur d'Allemagne. 
Trente-huit chevaliers bannerets bretons y prirent part. On 
trouvera plus loin les ngms de ces chevaliers, auxquels 
nous avons consacré des notices spéciales. Ces convocations 
de seigneurs étaient continuelles, mais peu des rôles qui 
les concernent sont parvenus jusqu'à nous. Celui de 1304, 
relatif à la guerre de Flandre, contient les noms de vingt- six 
seigneurs bretons, que nous donnons ici : 

JEAN DE BEAUMANOIR. 

Le seigneur DE MALESTROIT. 



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4 RECHERCHES SUR LA CREVALERIB 

HENRI DE LÉON, le père. 

Le seigneur D'AVAUGOUR. 

GEOFFROI D'ANCENIS. 

OLIVIER DE MONTFORT. 

BRIENT LE BŒUF. 

ROLLAND DE DINAN. 

Le seigneur DE RIEUX. 

HAGOMARD DE CORNOUAILLES. 

JEAN DE MACHECOUL. 

HERVÉ DE BLAIN. 

PIERRE DE BRETAGNE. 

yVON DU PONT (de Pontchâteau). 

Le seigneur DE TINTÉNIAC. 

PIERRE DE ROSTRENEN. 

Le seigneur DE MORIAC. 

Le seigneur DE KERGORLAY. 

ARTHUR DE BRETAGNE. 

Le seigneur DE ROCHEFORT. 

Le vicomte DE ROHAN. 

JEAN DE BRETAGNE, vicomte de Limoges. 

Monsieur YVON DE LA ROCHE (de La Roche-Bernard). 

JEAN BOTEREL DE QUINTIN. 

Le seigneur DE CHATEAUBRIANT. 

OLIVIER DE ROUGÉ. 

Le rôle de 1304 ne nous fait pas connaître la qualité de 
ces seigneurs, qui étaient sans doute des barons et des 
bannerets. Si l'on compare ce rôle avec celui de 1214, on 
trouve dans le premier des seigneurs dont les familles ne 
figurent pas dans le second ; ces seigneurs sont : Briant le 
Bœuf, Hagomart de Cornouailles, Pierre de Rostrenen, 
Jean Boterel de Quintin, Jean de Machecoul, Hervé de 
Blaiu, et les sires de Moriac, de Kergorlay et de Rougé. 



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DU DVCHË DE BRETAGNE; S 

Un rôle de 1350 fait connaître les noms des barons et 
bannerets, chevaliers, à qui fut escript par le Roy, pour 
venir à son mandement, quand mestier seroit, par ses 
lettres closes, données le vingt-troisième jour d'aoust, 
l'an 1350, desqtielles la teneur s'ensuit On trouve parmi 
les seigneurs bretons convoqués : 

Le sire DE ROHAN. 

Le sire DE MACHECOUL. 

Le sire D'ASSÉRAC. 

Le comte DE MONTFORT. 

Le sire DE ROCHEFORT. 

Le sire DE LA HUNAUDAYE. 

Le sire DE LÉON. 

Le sire DE QUINTIN. 

Le sire DE RIEUX. 

Le sire DE ROUGÉ. 

Le sire D'ANCENIS. 

Le sire DE MALESTROIT. 

Le sire DE SAINT-BRICE. 

Le sire DE LOHÉAG. 

Le sire DE LA FEILLÉE. 

Le vicomte DE LA BELLIÈRE. 

Le sire DE LA MUGE. 

Le sire DU PONT-L'ABBÉ. 

Le sire DE MONTAUBAN. 

Le sire DE MAURE. 

Tous ces seigneurs étaient-ils des bannerets? C'est ce que, 
malgré le titre du rôle , nous n'oserions afârmer , car 
plusieurs d'entre eux, tels que les sires de la Bellière, de 
Maure et de la Feillée, ne prenaient point, dans les montres 
d'hommes d'armes, la qualité de banneret, ce qui nous fait 



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6 RECHEBGHBS SUR LA CHEVALERIE. 

supposer qu'ils étaient seulement bacheliers. Quant au sire 
de la Muce, il n'était pas certainement banneret, car dans 
les lettres d'érection de la terre de la Muce en bannière, 
lettres datées du 12 novembre 1455, il est spécifié que la 
terre de la Muce est une des anciennes bacheleries de 
Bretagne. Froissart cite parmi les bannerets de Bretagne, 
partisans de Charles de Blois, qui furent tués en 1364, à la 
bataille d' Auray : messire Charles de Dinan, le sire de Léon, 
le sire d'Ancenis, le sire d'Avaugour, le sire de Lohéac,le 
sire de Kerggrlay, le sire de Malestroit, et le sire du Pont 
(du Pont-l'Abbé). 

Des contestations continuelles pour le rang qu'ils devaient 
occuper aux États généraux, avaient lieu entre les ban- 
nerets et les bacheliers de Bretagne ; un extrait du Parle- 
ment général, tenu en 1455, nous fait voir qu'il y fut dit 
par le chancelier de la Rivière, qt^e les lieux et rangs pris 
et baillés entre les bannerets et les bacheliers pour cette 
foisj ne porteront préjudice les uns aux autres ^ ne aussi 
nomination par appel qui en ait été fait ne leur portera 
préjudice. 

Pour ne pas commettre d'erreurs, nous nous sommes 
décidé à ne donner que des notices relatives aux chevaliers 
bannerets et aux écuyers bannerets ainsi qualifiés dans les 
montres d'hommes d'armes, en faisant toutefois observer 
que ces montres sont des montres françaises, et qu'elles ne 
font mention que des seigneurs à la solde du roi ; mais aux 
XtV« et XV* siècles, la plus grande partie de la noblesse de 
Bretagne était au service des rois de France. 



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Xlir SIÈCLE 



CHEVALIERS BANNERETS 



CHEVALIERS BÂNNEBETS DE BRETAGNE, MILITES BRITANNIB, 
BANNEIUAS FBBBNTES, CONVOQUÉS A L'OST DE PHILIPPE- 
AUGUSTE, EN 1214, ET QUI PRIRENT PART A LA BATAILLE 
DE BOUVINES*. 

COMES GUIDO DE TOARCIO. — Guy, comte de Thouars, 
était le père de la duchesse Alix, héritière du duché de 
Bretagne, qui épousa Pierre de Dreux, auquel elle apporta 
en dot le duché de Bretagne. 

ALANUS, filius Comitis. — Alain , comte de Penthièvre, 
de Tréguier et de Goëllo, fils du comte de Bretagne. 

GUfflOMAR DE LEONIBUS. — Il assista aux États de 
Vannes, en 1203, et se rendit à la convocation que fit 
Philippe- Auguste, en 1205, de tous les ducs, comtes, cheva- 
liers et seigneurs sujets à son ost. Il suivit ensuite ce 
prince aux sièges de Loches et de Chinon, dont la prise 
rendit la liberté à Conan de Léon, homme d'une force 
prodigieuse, qui d'un coup de poing cassait la tète d*un 

* Cède liste est Urée de ronyrage de La Roque, iotituléie Ban et V Arrière-Ban; doqs 
5 airons ajouté uoe notice sur chaque chenlier. 



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8 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

homme et assommait un cheval. Guyomarc'h de Léon 
descendait de Morvan, comte de Léon, élu roi des Bretons 
après la mort de Jarnithin, qui fut tué en 818 par un 
officier de Louis le Débonnaire. Parmi les autres seigneurs 
de Léon, nous citerons Guyomarc'h, II du nom, qui, en 
1096, fit avec son fils Hervé le voyage de la Terre sainte, 
où il fut fait prisonnier ; Adam, frère de Guyomarc'h V, qui 
prit part à la bataille de Bouvines, et mourut au siège 
d'Acre, en 1191 ; Guyomarc'h, VI du nom, se croisa en 
1238 ; Hervé, II du nom, s' de Chàteauneuf, fit naufrage en 
revenant de Palestine, en 1218. Dans un sceau équestre de 
l'an 1276, Hervé de Léon, s' de Chàteauneuf, est représenté 
répée à la mairij tenant de la main gauche un bouclier, 
portant pour armoiries un lion. La housse du cheval est 
armoriée aux armes de Léon. Maison éteinte. La vicomte 
de Léon était une baronnie d'États. 

HERVEUS DE LEONIBUS. — Hervé de Léon était fils de 
Guyomarc'h IV, comte de Léon, et frère de Guyomarc'h V, 
qui a donné lieu à Tarticle précédent. 

PAGANUS DE MALOSTRICTO. — Payen de Malestroit 
assista aux États de Vannes, en 1203, se rendit, en 1205, à 
l'armée de Philippe- Auguste, et prit part, en 1238, au 
tournoi qui eut lieu àCompiègne,à l'occasion de l'hommage 
rendu par Thomas de Savoie, comte de Flandre, à Louis IX, 
roi de France. La maison de Malestroit, depuis longtemps 
éteinte, remonte à Juhaël de Malestroit, qui assista, en 1119, 
avec les autres barons de Bretagne, aux funérailles d'Alain 
Forgent, duc de Bretagne, qui fut enseveli dans l'abbaye de 
Redon. La branche aînée s'est fondue, vers l'an 1352, dans 
la maison de Châteaugiron, dont une des branches a pris le 
nom de Malestroit. 

De gueules à neufbesants d'or 3. 3. 3; chargé en abyme 



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DU DUCHE DE BRETAGNE. 9 

(Tun léopard d'or. (Sceau 1303). D'autres sceaux repré- 
sentent cinq besants en sautoir. Devise : Qtcœ numéral 
nummosj non malestricta domus. 

EUDO, filius Comitis. — Eudon de Porhoët, fils du comte 
de Bretagne, se rendit en. 1205 à Tarmée de Philippe- 
Auguste et assista aux sièges de Loches et de Chinon. Les 
seigneurs de "Porhoët étaient des puînés des comtes de 
Bretagne- 

JOSCELINUS DE ROHAN, — Joscelin de Rohan assista 
avec ses* frères aux États de Vannes en 1203. (Voy. Maré- 
chaux de France, tome 1, page 274) *. 

RADULPHUS DE MONTEFORTL — Raoul de Monfort 
assista en 1203 aux États de Vannes et prit part, en 1205, 
aux sièges de Loches et de Chinon. (Voy. Maréchaux de 
France, tome 1, page 206). 

GUILLELMUS DE MONTEFORTL — Il suivit Philippe- 
Auguste aux sièges de Loches et de Chinon. — Il est qua- 
lifié chevalier dans une enquête faite en 1221, par le séné- 
chal du Poitou. 

PETRUS DE LOHEIAC. — Pierre de Lohéac est qualifié 
chevalier dans une charte de Tabbaye de Blanche-Cou- 
ronne, de l'an 1210. (Voy. Maréchaux de Bretagne, tome 1, 
page 337). 

ROALDUS VICECOMES. — Vicecomes ou le vicomte 
n'est pas un nom patronymique, mais indique une dignité. 
C'est ainsi qu'Eudon et Joscelin, son fils, vicomtes de 
Porhoët, sont désignés, dans des chartes des années 1092 



* Les renvois indiqués font connaître les endroits de Touvrage qoi contiennent les 
notices relatives aox familles. 



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10 RBGHBRGHBS SUR LA CHEVALERIE 

et 1105, par les noms d'Eudo Vicecomes et de Joscelinns 
Vicecomes. Nous pourrions faire les mêmes observations 
au sujet des vicomtes de Poher et de plusieurs autres. Dans 
une charte de l'abbaye de Beauport de Tan 1202, Suhart 
est dit fils d'Eudon le vicomte, filius Eudcmis vicecomitis. 
Cet Eudon ou Eudes était un juveigneur de Goëllo. Nous 
pensons que Roaldus Vicecomes est Rouaud , vicomte de 
Donges, appelé Roaldus Vicecomes de Dongiis dans une 
charte de Pierre de Bretagne, de Tan 1219, relative à un 
accord entre ce Rouaud et ses sujets. Le vicomte de Donges 
descendait de Roald ou Rouaud, vicomte de Donges, en 
1020. On trouve ensuite Fréoul de Donges en 1070, Geoflfroi 
de Donges en 1099, Savary de Donges en 1125, Roald de 
Donges en 1164, et en 1219, Rouaud de Donges, après la 
mort duquel la vicomte de Donges passa à Hervé de Blain. 
La vicomte de Donges, d'après une reconnaissance de 
l'an 1294,' devait au duc V chevaliers d'ost, ou cavaliers 
armés de toutes pièces, comme les chevaliers *. 

GUILLELMUS DE GUIRCHIA. — La seigneurie de la 
Guerche, qu'il ne faut pas confondre avec la vicomte de la 
Guerche en Touraine, et avec d'autres terres du même 
nom situées, dans le comté nantais, faisait partie du comté 
de Rennes. Du Paz a donné, dans son histoire des maisons 
illustres de Bretagne, des détails fort curieux sur l'origine 
des seigneurs de la Guerche, qui furent aussi seigneurs de 
Pouancé en Anjou. Guillaume de la Guerche se trouva, en 
1199, à la bataille de Carhaix, où l'armée de Richard, roi 
d'Angleterre, fut défaite par les seigneurs bretons. Il assista 



* Les fiefs qui devaient ce genre de senice étaient désignés dans les anciens titres, 
antérienrs à la chevalerie, par ces mots : ftaia mtlitom, fiefs de haubert, qoe des tra- 
ductenrSp ignorant l'ancienne signification de l'expression miki et pensant qu'elle avait 
tonjoors désigné un chevalier, ont traduit par les termes de fieft de eAevaiîerf on de 
cft«vaifrte. 



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DU DUCHÉ DB BRETAGNE. 11 

aussi, en 1203, aux États de Yanneç. Cette maison s'est 
éteinte à la fin du XIIP siècle. 

Un sceau de Tan 1220 de Geoffroi de Pouancé, s' de la 
Guerche, le représente à cheval, tenant dans la main droite 
une épée, et dans la main gauche un bouclier, ramené sur 
la poitrine et armorié d'un léopard. Contre-scel : deux léo- 
pards. Légende : Sigillum Gaufredi de Poence. 

BERNARD DE BAIN. — La châtellenie de Bain était 
située dans Tévôché de Rennes. Parmi les seigneurs de 
Bain, nous citerons Sénébrin de Bain en 1127 ; Pierre de 
Bain, chevalier, en 1218; Sénébrin de Bain, chevalier en 
1281. Cette maison s'est fondue dans celle de Chàteaugiron 
par le mariage de Valence de Bain, dame de Poligné, avec 
Patry de Chàteaugiron, maréchal de Bretagne et grand 
chambellan du duc en 1407. 

Un sceau de Tan 1199, de Pierre de Bain, représente un 
écu losange d'argent et de gueules. 

ANDREAS DE VITRIACO. — André de Vitré suivit Phi- 
lippe-Auguste en Palestine en 1191, assista, en 1203, aux 
États de Vannes, se trouva en 1205 aux sièges de Loches 
et de Chinon, et prit part, en 1210, à la croisade contre les 
Albigeois. La maison de Vitré était une branche de celle 
des comtes de Rennes. Un seigneur de Vitré accompagna, 
en 1066 , Guillaume le Bâtard à la conquête de l'Angle- 
terre; André, seigneur de Vitré, se, croisa, en 1248, et fut 
tué à la bataille de la Massoure avec un grand nombre de 
Bretons. Philippette, sa fille, dame de Vitré, épousa Guy 
de Laval, auquel elle apporta la baronnie de Vitré. 

Des sceaux d'André de Vitré et de Robert, qui vivaient 
en 1172, les représentent à cheval, tenant de la main 
droite une lance ornée d'un pennon à trois pointes ^ et de 



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12 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

VautrCj un bouclier sur lequel on voit des rais ou rayons. 
Sur un sceau équestre de Tan 1239, le bouclier est orné 
d'un lion contourné et couronné. — La baronnie de Vitré 
était une baronnie d'États. 

GAUFRIDUS DE FILGERIIS. — Geoflfroi de Fougères 
suivit, en 1205, Philippe- Auguste aux sièges de Loches et 
de Chinon. Les barons de Fougères descendent de Meen, 
fils de Bérenger, comté de Rennes. Raoul de Fougères fut 
sénéchal de Bretagne en 1154, fit la guerre à Henri II, roi 
d'Angleterre, se croisa en 1191 et mourut dans cette expé- 
dition. Jeanne, dame de Fougères, épousa, vers l'an 1222, 
Hugues de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulôme. 

Un sceau de Raoul de Fougères, sénéchal de Bretagne, 
en 1154, le représente à cheval j armé de toutes pièces, 
Vépèe à la main. Sur un autre sceau, celui de Guillaume 
de Fougères, qui vivait en 1199, on voit une plante de 
fougère^ et sur le contre-scel, un lion léqpardé. La baron- 
nie de Fougères était une baronnie d'États. 

GUILLELMUS DE FILGERIIS. — Il est qualifié chevalier 
dans un titre de l'an 1199, où il figure parmi les témoins 
d'une donation faite au Mont-Saint-Michel par Geoffroi de 
l'Espine, chevalier. Guillaume de Fougères assista aux États 
de Vannes en 1203, et se rendit, en 1205, à l'armée de Phi- 
lippe -Auguste. 

GAUFRIDUS GIRON. — Ce chevalier appartenait à la 
maison de Ghàteaugiron. Giron, fils d'Anquetil, seigneur de 
Chàteaugiron, vivait en l'an 1040 ; autre Giron était sei- 
gneur de Chàteaugiron en 1148. (Voy. Maréchaux de Bre- 
tagne, tome 1, page 343). 

ALANUS DE CASTROGIRONDL— Alain de Chàteaugiron 
assista, en 1203, aux États de Vannes, se rendit, en 1205, à 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 13 

l'armée de Philippe-Auguste et prit part à la bataille de 
Carhaix, où fut défait Richard, roi d'Angleterre. Dans le 
traité de paix qui eut lieu à cette occasion, il fut stipulé 
que le roi rendrait à Alain de Châteaugiron les terres qu'il 
possédait en Angleterre et qui avaient été données à un 
de ses ancêtres, Giron, seigneur de Châteaugiron, qui avait 
accompagné Guillaume le Bâtard, duc de Normandie, à la 
conquête de l'Angleterre. 

GUILLELMUS DE ALBIGNEIO. — Guillaume d'Aubigné 
est qualifié Dominics^ titre attribué aux seuls chevaliers, 
dans un accord qu'il passa, en 1199, avec le prieur de Saint- 
Sauveur des Landes. Parmi les autres seigneurs d'Aubigné, 
nous citerons : Raoul, qui fit une donation à l'abbaye du 
Mont-Saint-Michel en 1095 ; Aleman et Robert, chevaliers 
en 1190; Raoul, croisé en 1191, qui épousa Mahaut de 
Montsorel, dame deLandal, dont il prit les armes; Guil- 
laume, qualifié chivaler^ dans un mandement du roi d'An- 
gleterre , de l'an 1338; François, écuyer, qui servait en 
1380 avec six autres écuyers dans les guerres de Guyenne. 
Cette maison, qui tire son nom de la terre d'Aubigné, 
située dans l'évêché de Rennes, et qu'il ne faut pas con- 
fondre avec une autre maison du même nom, originaire 
d'Aiyou, s'est éteinte vers la fin du XIV« siècle. 

Armes primitives de la maison d'Aubigné : D'azur à trois 
mondes d'or, surmontées chacun d'une croix de niême 
(sceau 1195). 

Armes des Montsorel, prises vers l'an 1300 par les d'Au- 
bigné : de gueules à trois fusées posées en fasce. Dans 
quelques sceaux, les fusées sont accompagnées do six 
besanis. Le sceau de François d'Aubigné, qui vivait en 
1380, représente trois fusées^ chargées d'une bande. 

JUHELLUS DE MEDUANA. — Juhel de Mayenne suivit, 
en 1191, Philippe- Auguste en Palestine, l'accompagna, en 



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14 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

1205, aux sièges de Loches et de Chinon, assista en 1203 
aux États de Vannes, et se croisa, en 1210, contre les Albi- 
geois. Il devint seigneur de Dinan, par suite de son mariage 
avec Gervaise de Dinan, flUe unique et héritière d'Alain, 
vicomte de Dinan. Suivant d'Argentré, il fut sénéchal de 
Bretagne. (Voy. Sénéchaux de Bretagne, tome 1, page 293). 

OLIVERIUS DE DINAN. — Il assista en 1203 aux États 
de Vannes, et se rendit en 1205 à l'armée de Philippe- 
Auguste. (Voy. Grands bouteillers de France, tome 1, 
page 308). 

JOHANNES DE DOLO. — Jean deDol était fils d'Harsculphe 
de Soligné, seigneur de Dol, et prit le nom de Dol, gui était 
celui de sa mère. H assista aux États de Vannes en 1203, 
se rendit en 1205 à l'armée de Philippe-Auguste, et fut, en 
1221, un des seigneurs placés par le duc de Bretagne à la 
tète des communes du diocèse de Rennes, pour contenir 
les seigneurs révoltés. Une enquête de l'année 1226, des 
chevaliers d'ost dus au duc par l'évêque de Dol, nous 
apprend que monseigneur, Dominus, Harsculphe de Soli- 
gné, père de monseigneur Jean de Dol, était chargé de 
porter la bannière de l'évêque. Le sceau de Jean de Dol, 
donné dans les Preuves de l'histoire de D. Morice, repré- 
sente un écartelé d* argent et de gueules^ avee cinq mer-- 
lettes placées autour de Vécu. La maison de Soligné, ori- 
ginaire de Normandie, ainsi que l'indiquent plusieurs 
chartes des abbayes du Mont-Saint-Michel et de la Luzerne, 
s'est éteinte dans le courant du XIV* siècle. 

GAUFRIDUS DE SPINA* — La Roque s'est trompé en 
traduisant ce nom par celui de Geoffroi d'Espinay, dont la 
traduction latine est de Spineto^ Geoffroi de l'Espîne, qui 
est qualifié chevaliei" dans deux chartes des années 1190 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNB. 15 

et 1199, figure parmi les plus grands seigneurs de Bretagne, 
qui assistèrent en 1203 aux États de Vannes, et qui furent 
convoqués en 1205 à Tost de Philippe- Auguste. Un sceau 
de l'an 1199, de Guillaume de TEspine, peut-être frère de 
Geoffroi, représente trois écussons. S, 2, 1, avec quatre 
merlettes, dont deux placées de chaque côté de Vécu. Un 
sceau d'un autre Guillaume de l'Espine, qui vivait en 1292, 
diffère du précédent en ce que les merlettes sont au nombre 
de huit et placées dans l'intérieur de» l'écu. Cette maison 
est connue depuis Eudes de l'Espine, mentionné, comme 
témoin, dans une charte de l'an 1080, relative au prieuré 
de Combourg. Hamon de l'Espine fut fait prisonnier au 
siège de Dol en 1173. Cette maison s'est éteinte dans le 
courant du XIII« siècle. 

OLIVERIUS DE TINTENIAC. — Il fut un des seigneurs 
convoqués en 1205 à l'ost de Philippe-Auguste. Une charte 
de l'abbaye de Blanche-Couronne, de l'an 1210, lui donne 
la qualité de chevalier. Il descendait de Donoal, feudataire 
de l'abbaye de Saint-Georges de Rennes, à qui Adèle de 
Bretagne, sœur du duc Alain III et première abbesse de 
cette abbaye, permit, vers l'an 1030, de bâtir un château 
à Tinténiac, sibi castrum agere in Tinteniaco, à condition 
qu'il se reconnût l'homme-lige de l'abbaye et qu'il ne pût 
jamais transférer son hommage, dans aucun cas, à nul 
souverain *. On voit par les faits suivants qu'Adèle de Bre- 
tagne ne fit point don à Donoal, comme l'ont avancé 
quelques auteurs, du territoire de Tinténiac, territoire 
fort étendu, qui avait été donné par le duc Alain à 
l'abbaye ; mais il est présumable que Donoal en possédait 
une partie, et que ses successeurs finirent par en acquérir 

* On troQTe des détails întéressaDts sur la nuiiaoïi de TintéDiac, dut le culnlaire de 
ftaint-Georgee de Rennes» publié pér M. de lA Bigne-VilieneuTe; 



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16 RECHERCHES 8UR LA CHEVALERIE 

la totalité; car ce n'est qu'à partir du siècle suivant, c'est- 
à-dire du XII% qu'ils s'intitulèrent seigneurs de Tinténiac. 
Le château de Tinténiac fut rasé par Henri II, roi d'An- 
gleterre, en 1168. 

Parmi les seigneurs de Tinténiac, nous citerons Olivier, 
chevalier, qui, d'après une enquête de 1294, devait deux 
chevaliers d'ost pour sa terre de la Roche -Moysan ; Guil- 
laume, chevalier en 1280; Olivier, chevalier, marié en 
1343 à Amice de Léon ; Jean, chevalier, et Alain, écuyer, 
qui se signalèrent en 1350 au combat des Trente ; Guil- 
laume, un des écuyers de la compagnie de Jean du Hallay 
en 1385 ; Simon, écuyer tranchant du roi de Sicile, capi- 
taine en Provence en 1480; Jean, homme d'armes de la 
compagnie du sire de Rieux, maréchal de Bretagne en 
1505. Cette maison, qui subsiste encore, a obtenu, en 1788, 
les honneurs de la cour. 

Armes antiques : d'or à deux jumeUes d*azur, au bâton 
de gueules brochant en bande sur le totU. 

Armes modernes : d'hermines en croissant de gu£ules, 
depuis l'an 1520, par suite d'une alliance avec la maison 
de Quimerc'h. 

HERVEUS DE BELLOMORTARIO. — Hervé de Beauma- 
noir assista aux États de Vannes en 1203, et se rendit en 
1205 à l'armée de Philippe-Auguste. Cette maison a produit 
deux maréchaux de Bretagne , et un maréchal de France 
en 1595. (Voy. Maréchaux de France). 

GAUFRIDUS DE CASTRO-BRIENCONIO *. — Geoffroi de 
Chateaubriand assista en 1203 aux États de Vannes, et se 



* Ce nom 8*est écrit pins ordioaireroent Cbâteaabrient Ce n*esl que depois prén de 
deux siècles qu'on Ta écrit Châteaubriant et Chateaubriand, et celle dernière ortbograpbe 
semble avoir préfala. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 17 

rendit en 1205 à Tarmée de Philippe- Auguste. Sur un sceau 
de l'an 1199, Geoffroi de Chateaubriand est représenté à 
cheval, le pot en tête, tenant de la main droite une épée, 
et de la gauche un bouclier^ ramené sur la poitrine. La 
cotte d'armes et le bouclier du cavalier ne portent aucun 
insigne, et le cheval n'est pas caparaçonné. Le contre-scel 
est semé de plumes de paon. Sur un sceau de Van 1217, du 
même chevalier, sa cotte d'armes, son bouclier et le capa- 
raçon ^u cheval sont semés de plumas de paon ; le même 
ornement se voit aussi sur le contre-scel, et ces plumes de 
paon sont si bien indiquées, qu'on ne conçoit pas comment 
quelques auteurs ont pu les prendre pour des pommes de 
pin, ou pour un papelonné d'hermines, afin de pouvoir 
sans doute, par ce dernier insigne, rattacher les sires de 
Chateaubriand aux ducs de Bretagne, dont on les disait 
issus. Geoffroi IV, sire de Chateaubriand, ayant, en 1248, 
sauvé la vie de saint Louis à la bataille de la Massoure, 
obtint de lui, pour rappeler ce service, la permission de 
changer le papelonné de ses armes en fleurs de lys. Depuis 
cette époque, la maison de Chateaubriand porte : de gueules 
semé de fleurs de lys d'or, et pour devise : Mon sang teint 
les bannières de France. Les armes des Chateaubriand ont 
dû varier, au reste, comme celles de toutes les familles 
anciennes, par suite d'alliances ou en raison de toute autre 
circonstance. în'ous voyons, en effet, mentionné au nombre 
des tenants du tournoi, qui eut lieu à Compiègne en 1288, 
un Geoffroi de Chateaubriand, dont les armes étaient de 
gueules à la bande d'argent *. 

Plusieurs auteurs, entre autres M. Laine % ont avancé 
que la maison de Chateaubriand avait pour auteur Brient 



* Tome i, page 180. 

> Originet véridiques des maiioru nobles et anoblies de France, " 

n 



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18 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

OU Briant, quatrième fils d'Eudon ou Eudes, second fils de 
GeofFroi, comte de Rennes et duc de Bretagne, et d'Havoise 
de Normandie. Cet Eudon, tige des comtes de Penthièvre, 
épousa Innoguent de Cornouailles, dont le fils Brient, sei- 
gneur de Chateaubriand, fonda, vers Tan 1050, le prieuré 
de Beré. Ce môme Brient, Alain le Noir et Alain le Roux, 
ses frères, accompagnèrent en 1066 Guillaume le Bâtard à 
la conquête de l'Angleterre, et reçurent, en récompense de 
leurs services, plusieurs terres situées dans ce pays, ainsi 
que le comté de Richement. 

Quelque illustre que puisse être l'origine de la maison 
de Chateaubriand, il est dififlcile, néanmoins, d'admettre 
celle qui lui est donnée par M. Laine. Le plus ancien docu- 
ment connu, concernant les Chateaubriand, est une charte 
d'environ l'an 1050, par laquelle un nommé Brient, Briencius 
seculari militiœ mancipatus^ fait don aux religieux de 
l'abbaye de Marmoutiers, avec le consentement de sa mère 
Innoguent, de sa femme Adelende et de ses fils GeofFroi, 
Teher et Guy, de la terre de Beré, située près de son châ- 
teau de Chateaubriand, afin d'y établir un prieuré. Dans 
une autre charte de Marmoutiers, postérieure de peu d'an- 
nées à la précédente, Linoguent figure parmi les témoins 
avec son fils Brient, qui y est ainsi désigné : BrienciOj 
filio Tihemi. Il n'était donc pas fils d'Eudon, comte de 
Penthièvre, car alors il n'aurait pas pris la qualité de fils 
de Tihern^ mais, suivant l'usage adopté par les fils des 
comtes bretons, il se serait qualifié fllius Eudonis comitis^ 
ou simplement filins cmnitis. 

Mais, si les seigneurs de Chateaubriand ne descendent 
pas des comtes bretons, on ne peut douter que leur origine 
ne soit très-illustre, si on en juge d'après les épitaphes 
que composèrent pour Brient et Goscho^ petits-fils de leur 
bienfaiteur, les moines de Beré. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 19 

Epitaphe de Goscho, mort en iiii, 

logeoio, specie, re, robore, moribus, ortu 
Clarus, formosus, dives, fortis, generosus. 
Proconsul Goscho, Proconsulis alta propago 
Sumptibus banc sedem propriis fundavit et œdem. 



BpUaphe de Biient, tué en 1H6 dans un combaL 

Egregius Princeps, Gaufredi Principis hères, 
Militiae splendor, procerum decus, horror in hostes 
Perlulit oh patnam létale Brientius islam 
Yulnus, etc 

M. Laine ajoute que la seigneurie de Chateaubriand fut 
érigée en baronnie en H60, en faveur de Briant de Châ- 
teaubriant, seigneur de Beaufort, époux de Thiéphaine du 
Guesclin, et qu'avant cette époque» les seigneurs de cette 
maison se qualifiaient sires, et plus anciennement, vicomtes. 
L'erreur ici est manifeste, car les seigneurs de Chateau- 
briand n'ont jamais pris, dans les chartes des XP, XIP et 
XIIP siècles, d'autre qualité que celle de seigneur de 
Chateaubriand, dominus de Cdstro-EHentiù Quant aux 
Chateaubriand, seigneurs de Beaufort, ce ne fut que vers 
le milieu du XIIP siècle que la seigneurie de Beaufort 
entra dans leur famille, par suite d'une alliance avec l'hé- 
ritière de Beaufort. Au reste, l'origine des baronnies d'États 
de Bretagne, ainsi que celle des autres terres titrées, est 
inconnue et remonte à un temps immémorial. 

Un auteur dont l'opinion est d'un très-grand poids, 
M. Aurélien de Courson, s'exprime ainsi dans les prolégo- 
mènes dont il a fait précéder la publication du cartulaire 
de Redon : « Dans les premières années du XP siècle et 
» dans le diocèse de Nantes, un autre guerrier appelé 
» Brient, fils de Tihernus et d'Innoguent, bâtissait un 
» castellum qui reçut le nom de Castellum Brientii* Telle 



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20 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

» fut rorigine des Chateaubriand, famille illustre entre 
» les plus illustres des croisades, et qui de nos jours a 
» resplendi d'un nouvel éclat, d Puis, dans une note il 
ajoute : « Tihernus est le même mot que Tyern, Tighern 
û des Bretons et des Irlandais ; le nom dlnnoguent n'est 
» pas moins breton ; aussi n'ai-je jamais pu concéder à 
» M. de Chateaubriand, qui admirait avec raison les exploits 
« merveilleux des Normands, que son premier auteur fût 
» de race Scandinave. » 

On trouve parmi les descendants de Brient : Geoffroi V 
de Chateaubriand, qui s'illustra dans les croisades ; autre 
Geoffroi, seigneur de Chateaubriand, partisan de Charles 
de Blois, tué à la bataille de la Roche -Derrien, en 1347; 
Brient, sire de Beaufort, chevalier, en 1379; Jean, un des 
chevaliers de la compagnie d'Olivier de Clisson, en 1380 ; 
Jean, écuyer, qui servait avec neuf autres écuyers, en 
1380 ; Brient, sire de Beaufort, qui avec une flotte composée 
de navires armés dans le port de Saint-Malo, et dont les 
habitants et quelques seigneurs lui avaient donné le 
commandement, battit, en 1433, nne flotte anglaise qui 
bloquait le Mont- Saint-Michel ; Théaude, s' des Roches- 
Baritauts, comte de Casan au royaume de Naples, mort 
en 1470; Georges, maître de la vénerie du roi, en 1485 ; 
Philippe, chevalier do Tordre du roi, comte de Grassay, en 
Poitou, gouverneur de Fontenay-le-Comte ; Gabriel, lieute- 
nant général des armées du roi ; François-René-Augtfste^ 
vicomte de Chateaubriand, ambassadeur, pair de France, 
auteur des Martyrs et du Génie du Christianisme *. 

Une reconnaissance de l'an 1294 des chevaliers d'ost due 



* M. Boger, dans son oorrage iiililolé la fiob'.esse dn France aux croisadei, dit que 
Philippe de Chàtefliibrianl.coinlede G rassAy. chevalier de Tordre du roi. fui grand veneur 
de France. Notjîs avons vaincmenl cherché dans l*hisioire des grands officiers de la 
couroiMiG et ailleurs ta (>r<'uvc de cette assertion. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 21 

au duc par les seigneurs bretons, nous apprend que le 
seigneur de Chateaubriand en devait quatre pour sa terre 
de Chateaubriand. Cette terre, qui était une des baronnies 
d'États de Bretagne, passa, en 1348, dans la maison de 
Laval, par suite du mariage de Guy de Laval avec Louise 
de Chateaubriand ; elle a ensuite été possédée par les 
maisons de Dinan et de Montfort-Laval. 

GAUFRIDUS DE ANCENIS. — Il assista, en 1203, aux 
États de Vannes, et se rendit, en 1205, à l'armée de 
Philippe- Auguste. GeoflFroi d'Ancenis descendait de Gue- 
rech, comte de Nantes, et d'Aremburge, sa femme, qui 
bâtirent, en 987, le château d'Ancenis. Chotard, un de leurs 
descendants, se croisa, en 1096. La seigneurie d'Ancenis 
était une baronnie d'États, qui passa, en 1340, dans la 
maison de Rochefort, par le mariage de Jeanne d'Ancenis 
avec Thibaud de Rochefort. Maison éteinte. 

liO sceau de Geoflfroi d'Ancenis, lequel vivait en 1276, 
représente trois quintefeuilles. 

GUILLELMUS DE CLISSON, seneœ. — Il est mentionné 
parmi les seigneurs convoqués, en 1205, à l'ost de Philippe- 
Auguste. (Voy. Connétables de France, tome I, page 253). 

GUILLELMUS DE CLISSON, junior. — Il était fils du 
précédent, et se rendit avec lui, en 1205, à l'armée de 
Philippe- Auguste. 

GUILLELMUS DE ROCA DE VEiNS. — Guillaume de la 
Roche de Vens. Nous pensons que ce chevalier appartenait 
à la maison de la Roche-Bernard. 

GUILLELMUS DE PLESSEICIO. — GuiUaume du Ples^is 
se rendit, en 1205, à l'armée de Philippe-Auguste, et assista. 



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22 RECHERCHES 8UR LA CHEVALERIE 

en 1225, avec les plus grands seigneurs de Bretagne, à la 
fondation de la ville de Saint- Aubin-du-Cormîer. Il descen- 
dait de Geofh'oi Balisson ou Balusson , seigneur du Plessis, 
ainsi nommé dans une charte de Tabbaye de Saint-Aubin- 
des-Boîs, de Tan 1187. Une charte de Marmoutiers de 1184 
nous apprend que les Balisson étaient issus des vicomtes 
de Poudouvre. Depuis cette époque, ils ont abandonné le 
nom de Balisson, pour prendre celui de du Plessis-Balisson, 
ou simplement de du Plessis, La terre du Plessis-Balisson 
est mentionnée parmi les bannières de Bretagne, dans un 
extrait du parlement général, tenu à Vannes, en 1462. On a 
quelquefois confondu cette maison avec celle du Plessis 
de Grenedan, qui en est totalement distincte. Il existe, au 
reste, beaucoup de familles appelées du Plessis en Bretagne ; 
celle du Plessis-Balisson s'est éteinte dans le courant du 
XIV« siècle. 

BERN ARDUS DE M ACHEQUOL. —Bernard de Machecoul 
est mentionné parmi les seigneurs qui se rendirent , en 
1205, au mandement de Philippe-Auguste. Son sceau, gravé 
dans les planches de l'histoire de Bretagne, de D. Morice, 
représente un cavalier armé de toutes pièces^ Vépée à la 
"main. 

Cette maison est connue depuis Bernard de Machecoul, 
qui, vers Van 1120, fit une donation aux religieux de Saint- 
Martin. Il eut deux fils, Raoul et Bernard, et une fille 
nommée Béatrix. Garsile, s' de Machecoul, vivait en 1138 ; 
Marc de Machecoul, en 1149; Jean de Machecoul, en 1171, 
et Bernard, s' de Machecoul , en 1200. Il fut sans doute le 
père de Béatrix qui, en 1216, apporta en dot cette seigneurie 
à son mari Aimery de Thouars. Le sceau de Béatrix et celui 
d'Aimery sont gravés dans les planches de l'histoire de 
Bretagne, de D. Morice ; le premier, de grande dimension 



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DU DUCHÉ DE BRBTAOHE. 23 

et de forme ovale, représente une dame debout , tenant un 

oiseau sur le poing. Légende : S. Beatricis Contre-scel : 

un chabot en pal ; le second contient un écu smr lequel on 
voit huit merlettes avec un franc canton et un écussonplacé 
en àbymesur le premier. Légende du contre-scel, sur lequel 
on voit un chabot en pal : S. Aimerici de Toarceio, domino 
de M. La seigneurie de Machecoul passa, en 1238, à Pierre 
de Bretagne, et ensuite à Girard Chabot, sire de Rais *. 

Nous trouvons parmi les seigneurs appartenant à la 
maison de Machecoul • Olivier, chevalier, en 1276, dont le 
sceau représente trois chevrons ; Jean, frère du précédent, 
chevalier ; Gérard, chevalier, s' de la Bénaste, en 1346, et 
Jean, son flls, aussi chevalier, partisan de Charles de Blois, 
tué à la bataille de la Roche-Derrien, en 1347 ; Brient, 
chevalier, conseiller du roi et maître des requêtes de son 
hôtel ; Miles, tué, en 1390, au siège de Carthage ; Jean de 
Machecoul, s' de Vieillevigne, chevalier, écuyer du duc, en 
1427 ; Louis de Machecoul, s' de Vieillevigne, dont la flUe 
Marguerite était veuve, en 1451, de messire Jean de la Lande, 
qui prit le nom de Machecoul. (D. Morice. Dict. des terres 
du Comté nantais.) 

JACULFUS DE RADIIS. — Harsculphe de Rais, appelé 
aussi Arscoit de Rais, assista aux États de Vannes, en 1203, 
et se rendit, en 1205, à l'armée de Philippe-Auguste. Il est 
qualifié chevalier dans une donation faite, en 1199, par 
Pierre Palastre à l'abbaye de Buzay. Le sceau d'Harsculphe 
de Rais, gravé dans les planches de l'histoire de Bretagne, 
de D. Morice, représente un arbre arraché soutenu par 
deuœ renards affrontés. Légende : S. Archoid de Radesii. 



^ M. de Cornulier, dans son Dictionnaire des terres du Comté nantais, donne pour 
père à Béatrix Aimery de Machecoul, mais il passe sons silence Bernard, qaalifié seifnear 
de Machecool, Machicoli dominus, dans l'acte de fondation de Tabbaye de la VilleiieaTe 
souscrit par la duchesse Constance, en l'an 1200. Nous avons pensé, d'aorès cette date» 
qne Béatrix était la fille de Bernard. 



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24 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

Cette maison remonte à Arscoit de Sainte-Croix, sire de 
Rais, fils de Gestin, qui vivait en Van 1008 ; elle s'est fondue, 
vers le milieu du XIIP siècle, dans la maison de Chabot. 
La terre de Sainte-Croix est située près de Machecoul, et 
faisait partie de la baronnie de Rais, gui était une des neuf 
baronnies d'États de Bretagne *. 

OLIVERIUS DE ROCA. — Les seigneurs de la Roche- 
Bernard sont ordinairement désignés, dans les anciennes 
chartes, par les noms de seigneur de la Roche. La Roche- 
Bernard était une des neuf baronnies d'États de Bretagne. 
Olivier de la Roche-Bernard est mentionné parmi les 
seigneurs bretons convoqués, en 1205, à l'ost de Philippe- 
Auguste. Le premier auteur connu de la maison de la 
Roche-Bernard est un seigneur nommé Bernard, qui, vers 
Tan 1000, bâtit le château de la Roche, qui fut appelé la 
Roche-Bernard, nom que ses descendants ont conservé. Un 
d'eux, Josselin, se croisa, en 1239, d'après une charte de 
l'abbaye de Blanche-Couronne. En 1290, Eudon de la 
Roche-Bernard épousa Hermine de Lohéac, dont il prit le 
nom; sa flUe, nommée Isabeau, épousa Raoul VII de 
Montfort, sire de Gaël. (D. Morice. Dict. des terres du Comté 
nantais.) 

La maison de la Roche-Bernard porte : d'or à Vaigle 
éployée de sable. Le contre-scel du sceau d'Eudon de la 
Roche-Bernard, qui vivait en 1298, représente une aigle 
éployée à devo) têtes. 

EUDO DE PONTE. — Les seigneurs de Pontchâteau sont 
ordinairement désignés, dans les anciennes chartes, par les 
noms de seigneurs du Pont. Eudes de Pontchâteau assista 
aux États de Vannes, en 1203; se rendit, en 1205, au 

* Ce nom s'écrit anjoardliai Retz. 



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DU DUCHÉ DB BRBTAGNB. 25 

mandement de Philippe- Auguste, et se croisa, en 1219, 
contre les Albigeois. Son sceau', donné avec la date de 1200 
dans les planches de D. Morice, représente trois croissants, 
surmontés d'un chef, avec une croix fleurdelysée brochant 
sur le tout. 

La maison de Pontchâteau remonte à Daniel, dont le fils 
Jarnogon fit, vers l'an 1040, une donation au monastère de 
Saint-Cyr de Nantes. La seigneurie de Pontchâteau, qui 
était une des neuf baronnies d'États de Bretagne, passa, 
par alliance, à la maison de Clisson. La maison de Pont- 
château s'est éteinte dans le courant du XIIP siècle. 

ROLLANDUS DE REUX. —Rolland de Rieux assista aux 
États de Vannes, en 1203, et se rendit, en 1205, à l'armée 
de Philippe- Auguste. La maison de Rieux a produit deux 
maréchaux de France, et un maréchal de Bretagne. (Voy. 
Maréchaux de France, tome I, page 260). 

GAUFRIDUS DE HIHERIC.— Il figure parmi les seigneurs 
qui se rendirent, en 1205, au mandement de Philippe- 
Auguste. 

ALEMANNUS DE ALBIGNEIO. — Alemand d'Aubigné 
fit partie, en 1206, des seigneurs convoqués à l'ost de 
Philippe-Auguste ; il est qualifié chevalier, en 1190, dans 
l'acte de fondation de l'abbaye de la Vieuville. 



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XIV^ SIÈCLE 



CHEVALIERS BANNERETS 



1315. ROLLAND DE DINAN. On lit dans un extrait des comptes 
relatifs à la guerre de Flandre : <* Item pour Monsor 
» Rolland de Dinan, banneret du sire d'Avaugour, por 
» celuy véage, aller et retour, pour xii jours chacun, 
» LX. s. valant xxxvi liv. » On voit par le môme compte 
que le sire d'Avaugour avait, en outre, sous ses ordres 
quatre chevaliers bacheliers ou simples chevaliers. 

1 35 1 . BONABES DE ROUGÉ. Bonabes de Rougé, sire de Der- 
val, chevalier banneret, servait avec deux chevaliers 
bacheliers, quatorze écuyers et seize archers, ainsi que 
nous l'apprend une quittance de ses gages du 3 juillet 1351. 
Une autre quittance du 30 août de la même année nous 
fait voir que sa compagnie de gens d'armes était composée 
de cinq chevaliers, de vingt-cinq écuyers et de trente 
archers. R fut envoyé en 1348 en Angleterre pour traiter 
de la rançon de Charles de Blois ; prit part, en 1352, au 
combat de Mauron, et fut fait prisonnier à la bataille de 
Poitiers en 1356. Il reçut du roi, en récompense de ses 
services, la vicomte de la Guerche en Touraine et mourut 
en 1377. Suivant d'Argentré, Bonabes de Rougé, sire de 
Derval, fut pris à la bataille de Poitiers, et un autre sei- 



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RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE. 27 

gneur de cette maison, nommé aussi Bonahes de Rongé, y 
perdit la vie. 

La maison de Rougé descend, suivant du Paz, d^Hervé 
de Rougé, mentionné comme témoin, dans Tacte de fonda- 
tion du prieuré de Beré, en Tan 1050. Bonabes de Rougé, 
un de ses descendants, assista aux États de Vannes en 1203; 
Olivier, fils de Bonabes, épousa Agnès de Derval, qui lui 
apporta en dot la seigneurie de Derval, une des bannières de 
Bretagne ; il se croisa en 1248'; Jean embrassa le parti de 
Charles de Blois et fut tué au combat de la Roche-Derrien 
en 1347; Olivier suivit Olivier du Guesclin dans son expé- 
dition en Aragon en 1285. Les seigneurs de Rougé étaient 
les premiers vassaux de la baronnie de Chateaubriand. 
Cette maison, très-illustre, qui a produit des chevaliers de 
l'ordre du roi, des officiers généraux, etc., existe encore. 

Le sceau d'Olivier de Rougé, lequel vivait en 1276, 
représente une croix pattée. 

THffiAUD, sire DE ROCHEFORT, prend la qualité de che- 
valier banneret, dans une quittance de ses gages du 1*' juil- 
let 1351, qui nous apprend qu'il était au service du roi de 
France, avec quatre chevaliers, seize écuyers et douze 
archers. Le sire de Rochefort, rapporte Froissart, fut un 
des chevaliers bannerets du parti de Charles de Blois qui 
furent faits prisonniers à la bataille d'Auray en 1364. Thi- 
baud de Rochefort servit ensuite, en 1370, en Normandie, 
sous le connétable du Guesclin, et prit part, en 1372, à la 
bataille de Chisey *. 

' IVArgenlré cite parmi les capilaines bretons qni prirent part à la bataille de Chi- 
sey, Henri de Plédran, Alain de Beaamont, messire Pierre Boael» le sire de Rostrenen 
(Pierre, sire de Rostrenen), le sire de la Hanaodaye (Pierre Toornemine), Geoffroi de 
Kérimel, le s' de Monirort (Raonl, s' de Montrort), le sire de Rochefort, Macé et Tristan 
dn Parc frères, Alain du Parc, le s' da Bois de la Motte, Tristan Régnant, Geoffroi do 
Boorg de Créhen, Jean de Beaumanoir. Tristan d*Angoole?ent. Geoffroi Ricon, Yron de 
Lescooét, Arnand dn Solier, dit le Limousin» Charles de Maillechat, les deax Coufrao» 
Jean dn Hallay, nn nommé de TEspinay, qui Rt prisonnier Jean d'Evreux, et Guillanme 
Fondrigay. 

Froissart nomme parmi les capitaines bretons qni se distingnérent dans cette bataille, 
Thibaut do Ponl^ SilTestre Bodes et Aliot de Callac, nom qu'il écrit de Calais. 



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28 RBCHBRCHBS SUR LA GHEVALBRIE 

Cette maison, à laquelle appartient Guy de Rochefort, 
chevalier, un des champions du combat des Trente, est une 
des plus considérables de Bretagne. Outre la seigneurie de 
Rochefort, qui, d'après une reconnaissance de Tan i294, 
devait trois chevaliers d'ost au duc, elle posséda encore, dès 
Tan 1240, la vicomte de Donges, qui devait en fournir cinq. 
Les seigneurs de Rochefort, comme les hauts barons, 
usaient de sceaux équestres. Le sceau de Guillaume de 
Rochefort, vicomte de Donges, chevalier en 1276, le repré- 
sente à cheval j armé de toutes pièces, tenant de la main 
droite une épée, et de Vautre un écu vairé d'or et d'azur; 
la housse du cheval est également armoriée aux armes de 
Rochefort. Contre-scel : TJn écu vairé d'or et d'azur. Lé- 
gende : Secretum Guil. de Rochef. mïlitis. La branche 
aînée s'est fondue en 1374 dans la maison de Rieux, et la 
branche cadette dans la maison de Rohan du Gué de l'Isle. 

JEAN DE CHATEAUGIRON , s' de Malbstroit, figure, 
avec la qualité de banneret, dans un sauf-conduit donné 
en 1348 par le roi d'Angleterre à quelques chevaliers bre- 
tons, chargés de traiter de la rançon de Charles de Blois. 
Du Paz rapporte que messire Jean de Châteaugiron, fils 
d*Hervé de Châteaugiron et de la fille de Péan de Malestroit, 
fut seigneur d'Oudon, du chef de son père, et seigneur de 
Malestroit et de Largouët, de celui de sa mère, et qu'il sui- 
vit le parti de Charles de Blois, avec lequel il se trouva à 
la bataille d'Auray en 1364. Voyant son maître mort, il se 
retira dans la ville de Vannes, dont il était capitaine; mais, 
Jean de Montfort étant allé avec son armée victorieuse 
assiéger cette ville, il se soumit à lui et le reconnut pour 
son souverain. Il ratifia, en 1364, le traité de Guérande, 
qui mit fin à la guerre de la succession pour le duché de 
Bretagne, par l'accord qui eut lieu entre Jean de Montfort 
et Jeanne de Penthièvre, veuve de Charles de Blois. Dan9 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 29 

ce traité, Jean de Châteaugiron est désigné par la seule 
qualité de sire de Malestroit, car depuis son mariage il 
avait pris ce nom et abandonné celui de Châteaugiron. Ses 
descendants gardèrent aussi celui de Malestroit, mais une 
autre branche des Châteaugiron conserva le sien. Cette 
dernière branche a produit des grands chambellans et deux 
maréchaux de Bretagne. (Voy. Maréchaux de Bretagne, 
tome I, page 343.) 

JEAN, sire DE RIEUX, prend la qualité de chevalier ban- 
neret dans une quittance de ses gages du 30 août 1351, 
scellée de ses armes, par laquelle il reconnaît que sa com- 
pagnie d'hommes d'armes comprend trois chevaliers, quinze 
écuyers et dix-neuf archers. Le sceau représente dix 
besantSj avec une tête d'aigle pour cimier. Le sire de Rieux 
figure dans d'autres montres avec la qualité de chevalier 
banneret, ainsi que dans un mandement adressé par le roi, 
en 1350, aux barons et aux bannerets de son royaume, pour 
les sommer de venir à* son ost. Jean de Rieux rendit' dans 
les guerres de Guyenne de grands services au roi, qui le fit 
capitaine de Redon ; depuis, il servit dans les guerres de 
Bretagne, sous le maréchal de Nesle. Il mourut à Paris en 
1857, et son corps fut apporté à Rieux, pour être enseveli 
dans le couvent de la Trinité. La maison de Rieux, issue 
des anciens souverains bretons, a produit deux maréchaux 
de France et un maréchal de Bretagne. (Voy. Maréchaux 
de France, tome L) 

JEAN, vicomte DE ROHAN, chevalier banneret, figure avec 
six chevaliers, quatorze écuyers et viugt et un archers, 
dans une montre du 27 juin 1351. Son sceau apposé à la 
quittance de ses gages représente sept macles. Cimier : un 
coq. Il commanda un corps de troupes bretonnes à la 



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30 RECHERCHES SUR LA GHEVALERIB 

bataille de Cocherel en 1364 *, se rendit ensuite auprès de 
Charles de Blois, et fut fait prisonnier la même année à la 
bataille d'Auray. Il servit en Poitou en 1372 sous les ordres 
de du Guesclin et contribua à la prise de Saint-^ever, de la 
Roche-sur- Yon et de quelques autres places. En 1373, du 
Guesclin, ayant entrepris le siège de Brest, y fut rejoint 
par le vicomte de Rohan à la tête d'une compagnie com- 
posée de quatorze chevaliers et de cent quatre-vingt-cinq 
ècuyers. Le roi institua, par lettres données à Paris le 
25 janvier 1373, son amé et féal chevalier, le vicomte de 
Rohan, lieutenant es parties de Bretagne bretonnante, 
avec le commandement de trois cents hommes d'armes. 
En 1382, il prit part à la guerre de Flandre, et combattit 
avec un corps de troupes bretonnes à la bataille de Rose- 
becque, où les Flamands, révoltés contre leur comte, furent 
défaits. 

1 369. JEAN, sire DE BEAUM ANOIR, chevalier banneret, servait 
sous les ordres du maréchal de Blaihville avec six cheva- 
liers, soixante ècuyers et vingt-sept archers, ainsi que nous 
le voyons par une quittance de ses gages du 24 février 
1369. Son sceau, apposé à une autre quittance de l'an 1379, 
représente iO hillettes, 4. 3. 2. 1. Timbre : Un casque ailé. 
Support : Deuûo léopards. Par lettres du 22 mai 1372, le roi 
Charles V fit don à son amé et féal chevalier, le sire de 
Beaumanoir, d'une somme de deux cents francs , pour le 
dédommager de la perte qu'il avait faite d'un grand nombre 
de chevaux pendant les guerres de Guyenne* Le roi 
Charles VI le nomma aussi , en 1379 ^ capitaine de cent 



* Les eapltaioes bretons qoi prirent part à celte bataille, suivant d'Argentré, furent 
Gaillaome Booéstel, le sire de Matignon, Olivier de Maony, tbibaad de la Rivière. Yvon 
Charmel. Nicole Paynel. Henri de Plédran. Geoffroi de Kerimel. Jean et Geoffroi Péan, 
Jean du HaUaj, Jean de la Chesnaye, Olivier de la Chapelle, EusUcbe de la Houssaye et 
Brémor de Laval. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 31 

lances. Il suivit Bertrand du Guesclin en Espagne, combattit 
en 1369 à la bataille de Montiel , où ftit défait Pierre le 
Cruel , revint en France et prit part en 1372 à la bataille 
de Chisey, perdue par les Anglais. En 1379 , le roi ayant 
fait rendre par le Parlement de Paris un arrêt par lequel 
la Bretagne était réunie à la France, Jean de Beaumanoir, 
ainsi que la plupart des seigneurs bretons qui étaient au 
service du roi, l'abandonnèrent et rappelèrent Jean de 
Montfort, qui avait été obligé de se réfugier en Angleterre ; 
mais la paix se fit , quelque temps après , entre les deux 
souverains. En 1382, le sire de Beaumanoir prit part à la 
guerre de Flandre , et contribua , à la tête d'un corps de 
troupes bretonnes, au gain de la bataille de Rosebecque, 
livrée aux Flamands révoltés. Il est qualifié par le duc 
^amé cousin, dans des lettres du 1" mars 1379, par les- 
quelles il le nomme son ambassadeur en Angleterre. Il fut 
assassiné en 1385 par les ordres de Pierre Tournemine, 
* s' de la Hunaudaye, meurtre qui donna lieu à un combat 
judiciaire entre Robert de Beaumanoir, frère du défunt, et 
Pierre Tournemine , qui fut vaincu , et qui ne dut la vie 
qu'aux prières de Beaumanoir et de ses amis. La maison de 
Beaumanoir a produit un maréchal de France et deux 
maréchaux de Bretagne. (Voy. Maréchaux de Bretagne, 
tome I, page 282.) 

1 370. GIRARD CHABOT, sire de Rais, chevalier banneret, ser- 
vait sous les ordres du connétable du Guesclin , avec dix 
chevaliers et soixante-seize écuyers , ainsi que nous l'ap- 
prend une montre du 28 janvier 1B70. Il est qualifié che- 
valier banneret dans diverses autres montres. Froissart, qui 
l'appelle un chevalier hardy durement^ rapporte qu'il avait 
embrassé le parti de Charles de Blois, et qu'il avait été fait 
prisonnier en 1364 à la bataille d'Auray^ par Jean Chandos^ 



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32 , RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

Celui-ci, pour prix de sa rançon, lui imposa Tobligation de 
servir pendant un certain temps, avec trente lances, et 
remmena en 1367 en Espagne, au secours de Pierre le 
Cruel. De retour en France , il servit en Normandie et en 
Auvergne, sous le connétable du Guesclin, et prit part, en 
1382, à la guerre de Flandre. 

La terre de Rais, une des neuf baronnies d'États de Bre- 
tagne, était entrée, en 1250, dans la maison de Chabot, ori- 
ginaire du Poitou, par le mariage d'Eustachie de Rais avec 
Girard Chabot. Cette maison, qui remonte à Guillaume 
Chabot, lequel vivait en 1040, a produit un amiral de 
France, qui fut aussi amiral de Bretagne, un grand écuyer 
de France , un vice-amiral de Guyenne , des capitaines 
d'hommes d'armes , des chevaliers des ordres, un chevalier 
de la Jarretière , des lieutenants-généraux des armées du 
roi, etc., etc. Une de ses branches est en possession des titres 
de duc de Rohan-Chabot et de prince de Léon. 

Un sceau de 1276, de Girard Chabot, sire de Rais, le 
représente à cheval j armé de toutes pièces, Vépée à la 
mairij tenant de la main gamhe un écu sur lequel on voit 
trois chabots, surmontés d'un lambel à trois pendants ; la 
housse du cheval est aussi armoriée aux armes des Chabot 
Contre-scel : Trois chabots, surmontés d'un lambel. 

BERTRAND DU GUESCLIN, comte DE Longuevillb, duc 
DE MoLiN A , connétable de France et de Castille , prend la 
qualité de chevalier banneret dans un grand nombre de 
montres. Une d'elles, du 4 janvier 1370, nous fait voir que 
sa compagnie d'hommes d'armes comprenait quatre cheva- 
liers bannerets , cinquante et un chevaliers bacheliers et 
mille quatre-vingts écuyers. Son sceau , apposé à la quit- 
tance de ses gages, représente une aigle éployée de sable, à 
la cotice du même brochant Comme celui de toutes les 



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DU DUCHÉ DE BRETAQNB. 33 

familles anciennes, le blason des du Guesclin a subi des 
variations. Nous voyons en effet, dans les Planches de 
l'histoire de Bretagne de D. Morice, que les armes de Pierre 
du Guesclin, chevalier en 1225, représentent un écu paie 
d'argent et de gueules de six pièces ^ à trois farces fuselées 
de gueules et d'argent, Vundans Vautre. (Voy. Connétables 
de France, tome I, page 248.) 

1371. OLIVIER DE MAUNY, s' de Lbsnbn, prend la qualité 
de chevalier banneret dans une quittance de ses gages 
du 13 mai 1371, scellée de ses armes, qui représentent un 
croissant, surmonté d'un lambel à trois pendants ; il avait 
sous ses ordres deux chevaliers et trente-six écuyers. Il est 
mentionné dans plusieurs autres montres parmi les cheva- 
liers bannerets de la compagnie de Bertrand du Guesclin. 
Olivier, Hervé, Henri, Eustache et Alain de Mauny étaient 
fils d'Hervé de Mauny et d'une fille de Guillaume du Gues- 
clin, oncle du connétable. C'étaient, rapporte du Paz, de 
vaillants hommes de guerre, qui accompagnèrent Bertrand 
du Guesclin , leur cousin , dans toutes ses expéditions en 
France et en Espagne. En 1352, dans une rencontre avec 
les Anglais, près du Guildo, Olivier de Mauny fit prisonnier 
Jeannequin Toîgne , qui avait été un des champions , du 
côté des Anglais, du combat des Trente. Il vainquit aussi 
en 1356, sous les murs de Rennes, dans un combat singu- 
lier, un chevalier anglais, nommé Jean de Bolleton, qui 
l'avait défié *. 

Olivier de Mauny prit part, en 1364, à la bataille de 
Cocherel, pendant laquelle il releva, avec plusieurs autres 
gentilshommes bretons , la bannière de Bertrand du Gues- 
clin , qui avait été abattue. Il alla ensuite avec ses frères 
rejoindre l'armée de Charles de Blois, combattit avec eux à 

* Tome I, page 187. 

n 3 



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34 RBGHBRCHBS SUR LA GHBYALBRIB 

la bataille d'Auray et y fut fait prisonnier. En 1366 , à la 
tête de douze cents lances, il suivit Bertrand du Guesclin 
en Espagne, se distingua aux sièges de Maguelonne et de 
Birviesca , ainsi qu'à la bataille de Navarette , que perdit 
Henri de Transtamare, qui l'avait livrée malgré le con- 
seil de du Guesclin. Il retourna avec lui en 1369 , en 
Espagne, fit des prodiges de valeur à la bataille de Tolède, 
et contribua au gain de celle de Montiel, qui rendit Henri 
de Transtamare maître du royaume de Castille *. Ce prince, 
pour récompenser Olivier de Mauny de ses services, lui fit 
don de la terre d'Agreda, qui valait quatre mille livres de 
rente. Peu soucieux de posséder des terres en Espagne, 
Mauny échangea celle dont le roi l'avait gratifié contre 
plusieurs seigneurs de marque que ce prince détenait pri- 
sonniers. Leur rançon l'enrichit et lui permit d'épouser 
Marie de Roye, fille unique et héritière de Mathieu, sire de 
Roye et de Germigny, riche seigneur de Picardie, qui était 
détenu depuis plusieurs années en Angleterre, et dont 
Mauny racheta la liberté à condition d'épouser sa fille. 
Du Guesclin, qui avait voulu faire la même spéculation que 
Mauny, fut moins heureux. Il avait proposé au roi D. Henri 

* D'Argentré cite parmi les capitaines bretons qoi saiyirent Bertrand du Gaesdin en 
Espagne, Olivier et Goillanme du Guesclin, frères de Bertrand, Olivier, Hervé, Eustache, 
Henri et Alain de Mauny, Geoflhroi et Silvestre Bndes, Saint-Riom, le seigneur de Pargaz. 
Jean du Hallay, Tirecoq, Alain de Litre ou de Listré, Jean Davy, Jean de Keranlouét, 
appelé vulgairement Carlonel , Guillaume Boistel , le seigneur de Parigné , Thibaud de 
Lanvallay, Alain et Jean de Beaumont, Eon de Montfort, Geoffroi Ricon, Pons de Les- 
couét ou du Liscouêt, Yvon de Lescouët, vulgairement appelé Yvon de Lakonet, Arnaud 
du Solier, dit le Limousin, parce qu'il avait longtemps commandé dans ce pays, Aliot 
de Callac. Geoffiroi de Dinan, Eustadie de la Houssaye, Jean, sire de Beaumanoir, Jean 
RufîQer, trois frères appelés les Ferrtères, Raoul de Coétquen, le sird de Montbourcber» 
Jean Raguenel, vicomte de la Bellière, Bertrand Goyon, s' de Matignon , messire Jean 
d'Ust, Henri de Mareil, le sire de Montanban , le sire de Quintin, Nicole Paynel, Jean 
d'Orenge, Amaury de Fontenay, Thébaud de la Rivière, Alain de Lescouet, Saint-Tré, 
Alain de Saint-Fol, Guillaume de Lannay, Ferron et Saint-Léger. Dans l'armée de 
D. Pedro se trouvaient quatre seigneurs bretons^ les sires de Clbson, de Rieux, de Rais, 
et messire Garsis du Cbastel. 

Froissart cite parmi les capitaines bretons qui accompagnèrent du Gnesdin en 
Espagne, Guillaume de Bruel; c'est Gaillaume Grael qu'il faut lire. 



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DU DUCHÉ DB BRETAGNE. 35 

de reprendre le comté de Soria qu'il lui avait donné, et de 
lui céder en échange le comte de Pembroke, riche seigneur 
anglais, alors prisonnier en Espagne. Le roi y consentit, et 
du Guesclin taxa son prisonnier à cent vingt mille francs 
de rançon ; mais il mourut avant de l'avoir payée, de sorte 
que du Guesclin perdit à la fois rançon et seigneurie. 

De retour en France, Olivier de Mauny accompagna (Ju 
Guesclin dans la plupart de ses expéditions en Normandie, 
en Limousin et en Poitou, et prit part aux sièges de Saint- 
Séver, de Saint -Jean d'Angély et de plusieurs autres 
places. Une ordonnance du roi Charles V du 2 avril 1380, 
adressée à Jean le Flament, trésorier des guerres, nous 
apprend qu'Olivier de Mauny était chambellan du roi, et 
qu'il avait sous ses ordres cinquante lances pour la garde 
de la ville de Dol, dont il était capitaine. Il assista, comme 
témoin du roi de France , à Thommage que lui rendit le 
duc Jean V en 1404. A la cérémonie des obsèques du con- 
nétable du Guesclin, qui eurent lieu à Saint-Denis en 1380, 
les quatre écus de ce grand capitaine (deux pour la guerre 
et deux pour les tournois), étaient portés par Olivier de 
Mauny, le sire de Beaumanoir, Alain de Beaumont et le 
Bègue de Villaines. 

La maison de Mauny, qui remonte à Jernigon de Mauny, 
sénéchal de Dinan en 1197, s'est éteinte dans le courant du 
XVI* siècle; elle a produit des chevaliers bannerets, des 
capitaines d'hommes d'armes, des chambellans des ducs, un 
archevêque de Bordeaux, etc. 

n a existé en Hainaut une maison du même nom, à 
laquelle appartenait le célèbre Gautier de Mauny, que le 
roi d'Angleterre envoya en 1342 en Bretagne avec trois 
mille archers au secours de Jean de Montfort , et dont la 
fille épousa Jean Hasting, comte de Pembroke , le même 
contre lequel du Guesclin échangea son comté de Soria. 
(D. Moricct d'Argentréi du Paz, Froissart.) 



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36 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

HERVÉ DE MAUNY, s' de Thorigny, est compris dans 
une montre du 1" mai 1371 et dans plusieurs autres 
montres de la même année, parmi les chevaliers bannerets 
de la compagnie de Bertrand du Guesclin. Il prend aussi la 
qualité de chevalier banneret et de seigneur de Thorigny 
dans des montres des années 1378 et 1383. Il prit part, en 
1364, à la bataille de Gocherel, et ensuite à celle d'Auray, 
à laquelle se trouvèrent aussi ses frères, qui, ainsi que lui, 
avaient embrassé le parti de Charles de Blois. En 1366, il 
accompagna Bertrand du Guesclin en Espagne et se dis- 
tingua à la bataille de Navarette. Lorsque du Guesclin, qui 
avait été fait prisonnier à cette bataille, eut recouvré la 
liberté, il aida le duc d'Anjou à conquérir le comté de Pro- 
vence. Il fut secondé dans cette expédition par ses cousins, 
Olivier et Hervé de Mauny. Pour récompenser ce dernier 
des services qu'il lui avait rendus, il lui abandonna la ran- 
çon de plusieurs prisonniers, avec laquelle il acheta la 
baronnie de Thorigny, en Normandie. Hervé de Mauny 
servit en 1370, en Poitou, prit part au siège de Saint-Séver, 
et en 1373 à celui de Conq en Bretagne. Une quittance de 
ses gages, du 10 décembre 1382, datée de Coutray et dans 
laquelle il prend la qualité de seigneur de Thorigny et de 
chevalier banneret, nous apprend qu'il avait pris part, avec 
deux chevaliers et onze écuyers , à la guerre de Flandre. 
Son sceau, apposé à cette quittance, représente un croiS" 
sant^ surmonté d'un lambeL Froissart rapporte qu'il se 
trouva à l'attaque du pont de Commines. D'Argentré cite 
deux capitaines bretons de la maison de Mauny, Jean et 
Maurice, comme ayant fait partie de cette expédition. 

HENRI DE MAUNY est qualifié chevalier banneret dans 
des montres du premier mai et du premier octobre 1371, 
rapportées dans les histoires de Bertrand du Guesclin, 



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DU DUCHÉ DB BRETAGNE. 37 

écrites par Hay du Chastelet et de Fréminville, ainsi que 
dans les Preuves de l'histoire de Bretagne de D. Morice. 
Henri de Mauny embrassa, à l'exemple de ses frères, le 
parti de Charles de Blois,prit part à la bataille d'Auray, en 
1364, aida en 1368, le duc d'Anjou à conquérir le comté de 
Provence, et suivit Bertrand du Guesclin dans la plupart 
de ses expéditions. Nous avons précédemment parlé de 
deux des frères d'Hervé de Mauny, Olivier et Hervé ; les 
deux autres, Eustache et Alain, furent aussi des capitaines 
distingués, qui furent les fidèles compagnons de guerre 
en France et en Espagne, de leur cousin Bertrand du 
Guesclin. 

PIERRE TOURNEMINE, s' DB la Hunaudaye, chevalier 
banneret, servait avec une compagnie composée de trois 
chevaliers et de trente-cinq écuyers, ainsi que nous le 
voyons par une montre du 29 janvier 1371, reçue à Blois. 
Il est qualifié chevalier banneret et seigneur de la Hunau- 
daye, dans diverses autres montres des années 1378 et 
1380. Il est difficile d'expliquer pourquoi son fils Jean 
Tournemine prend, en même temps que lui, le titre de sei- 
gneur de la Hunaudaye dans une montre du 10 avril 1371, 
ainsi que dans une autre montre de 1378 ; et cela d'autant 
plus que, suivant du Paz, Jean Tournemine ne succéda à 
son père dans la seigneurie de la Hunaudaye, qu'en 1383. 
Quoi qu'il en soit, Pierre et Jean Tournemine sont qualifiés 
chevaliers bannerets dans un grand nombre de montres. 

Les seigneurs de la Hunaudaye suivirent le parti de 
Charles de Blois. Geoffroi Tournemine, s' de la Hunaudaye, 
frère de Pierre, fut capitaine de Guingamp pour ce prince, 
et perdit la vie au combat de la Roche-Derrien, en 1347 ; 
Olivier, autre frère de Pierre, fut tué à la bataille d'Auray, 
en 1364. Pierre Tournemine hérita par suite de cet événe- 



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88 RECHERCHES SUR LA GHETALERIS 

ment de la seigneurie de la Hunaudaye. Par lettres du 
premier avril 1378. Jeanne de Bretagne, comtesse de 
Penthièvre, veuve de Charles de Blois, pour récompenser 
Pierre Tournemine, s' de la Hunaudaye, des bons services 
qu'il lui avait rendus, ainsi qu'à son défunt mari pendant 
les guerres de Bretagne, et le dédommager des pertes 
qu'avaient éprouvées son père et son frère, par suite de la 
démolition de leurs châteaux de Botloy, de Leshardré et de 
Jasson, lui donna ainsi qu'à ses hoirs et successeurs, les 
hommes et tenues qu'elle possédait dans les paroisses de 
Ploëguen et de Ploëdilia, au terroir de Penthièvre, à foi, 
hommage et rachat. 

Pierre Tournemine accompagna du Guesclin dans un 
grand nombre d'expéditions, prit part, en 1370, au combat 
de Pont-Valain, au Maine, où les Anglais furent défaits, 
ainsi qu'à la bataille de Ghisey, que du Guesclin gagna sur 
eux, en 1372. De son mariage avec Jeanne de Craon, il eut 
deux fils : Jean Tournemine, dont l'article suit, et Pierre, qui 
fut vaincu, en 1386, sur la place du Bouffay à Nantes, dans 
un duel judiciaire qui eut lieu entre lui et Robert de 
Beaumanoir, qui l'avait accusé d'avoir fait assassiner Jean, 
sire de Beaumanoir, son frère. Tournemine fut vaincu et 
ne dut la vie qu'aux prières de ses amis. Cette maison a 
produit un grand veneur de Bretagne, deux chevaliers de 
l'Hermine, etc. *. 

JEAN TOURNEMINE, s^ de la Hunaudaye, flls de Pierre 
Tournemine, dont nous venons de parler, est qualifié 
seigneur de la Hunaudaye et chevalier banneret dans une 
montre du 10 avril 1371, ainsi que dans des montres des 

* Le chAteaa de la Hanandaye, dont les raines existent encore dans la paroisse de 
Plédiliac, était un des plus considérables de Bretagne. La Hanaadaje, ancienne 
bannière de Bretagne, fnt érigée en baronnie d'États^ en 1487, par le doc François II, 
en liTeor de Jean Tonniemine, 



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DU DUCHÉ DB BRBTA<3KB. 39 

années 1378 et 1383. Une de ces dernières, reçue à Thé- 
rouenne, nous apprend qu'il avait pris part à la guerre de 
Flandre avec trois chevaliers et soixante-deux écuyers. 
Son sceau, gravé avec la date de 1392, dans les planches 
de Thistoire de D. Morice, représente un écartelé d'or et 
d'azur. Supports : un ange et un lion. Cimier : un lion ailé. 
Légende : S. de Jehan Toumemine de la Hunaudaye. Il fut, 
en 1403, chambellan du duc. Son fils, nommé aussi Jean, 
fut tué , en 1427, au combat des Bas-Courtils, livré aux 
Anglais. 

CHARLES DE DINAN, s' DB Montapilant, est, d'après le 
P. Anselme, qualifié chevalier banneret dans une montre 
reçue à Caen le premier octobre 1371, dans laquelle il 
figure avec ùeuf chevaliers, quatre-vingt-sept écuyers et 
dix-neuf archers. Son sceau représente un château. Un 
autre sceau de Charles de Dinan, gravé dans les pZawc/ie^ de 
l'histoire de Bretagne de D. Morice, représente un écartelé 
au 1 et 4^ quatre fusées d'hermines en fasce ,• au 2 et 3, 
quatre fleurs de lys, posées en bande. Rolland de Dinan, 
père de Charles, embrassa le parti de Charles de Blois et 
fut tué à la bataille d'Auray , en 1364. Charles de Dinan se 
trouva aussi à cette bataille, dans laquelle, suivant M. de 
Fréminville, il fendit la tète à Richard de Cantorbéry. 
Charles de Dinan est mentionné dans beaucoup de titres 
importants avec les qualités de chevalier et de seigneur de 
Montafilant et de Chateaubriand. Il tenait cette seigneurie 
de sa tante Louise de Chateaubriand, dame dudit lieu, qui 
mourut sans lignée, en 1385. Le duc traite Charles de 
Dinan et Jean de Malestroit de féaux et amés cousins^ 
dans des lettres du dernier jour de juillet i391, par 
lesquelles il les nomme ses ambassadeurs en Angleterre. 
Suivant du Paz, Charles de Dinan mourut en 1418, après 



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40 RECHERGHBS SUR LA GHEVALERIB 

avoir possédé là terre de Montâfllant, cinquante-quatre ans, 
et celle de Chateaubriand, trente-cinq ans. (Voy- art. Jacques 
de Dinan, grand bouteiller de France, tome I, page 308*) 

OLIVIER, sire DE MONTAUBAN, chevalier banneret, ser- 
vait avec un chevalier et dix-huit écuy ers, d'après une montre 
du premier mai 1371.11 est aussi qualifié chevalier banneret 
dans un compte de Tan 1378, de Jean le Flament, trésorier 
du roi. Olivier de Montauban suivit Bertrand du Guesclin 
en Espagne et se trouva, en 1369, à la bataille de Montiel. 
De retour en France, il prit part, en 1371, au siège d'Usson, 
et, en 1373, à celui de Brest. Il signa, en 1379, l'acte 
d'association de la noblesse de Bretagne, pour repousser 
l'invasion des Français, et fut envoyé la même année par le 
duc en ambassade en Angleterre. La maison de Montauban 
était une branche de celle de Rohan. Jean, sire de Montauban 
et de Landal, était amiral de France, en 1461, (Voy. amiraux 
de France, tome I, page 299.) 

1 373. PIERRE, sire DE ROSTRENEN, chevalier banneret, prit 
part au siège de Brest en 1373, ainsi que nous l'apprend 
une quittance de ses gages datée du 21 juillet de la même 
année. Elle est scellée d'un signet qui représente les lettres 
P. R., sommées d'un casque orné d'un mantelet et d'une 
couronne fleurdelysée. Supports : deux sauvages. Cimier : 
une tête de cygne. Le sire de Rostrenen figure parmi les 
chevaliers bannerets de la compagnie d'Olivier de Clisson, 
dans plusieurs montres des années 1378 et 1379. Il prit 
part, en 1372, à la bataille de Chisey, dans laquelle, sui- 
vant d'Argentré, Geoflfroi du Bourg de Crehen portait sa 
bannière. Il assista parmi les bannerets aux États de Vannes 
en 1386. On le trouve en 1387 au nombre des amis d'Olivier 
de Clisson, quifl'aidèrent à reprendre plusieurs places dont 



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DU DUCHÉ DB B1IBTA0MrB. 41 

le duc s'était emparé. Le fils de Pierre de Rostrenen, 
nommé aussi Pierre, fut chevalier banneret, couseiller et 
chambellan du roi Charles VU, et lieutenant du connétable 
de France. 

Nous avons réfuté dans le premier volume de cet ouvrage * 
une fable de d'Argentré, relative à un prétendu Rivalon 
de Rostrenen, qui, en Tan 683, aurait été chambellan 
d'Alain, roi de Bretagne. Quelque illustre que soit cette 
maison, il n'en est fait mention dans les histoires de Bre- 
tagne, que depuis Geoflfroi de Rostrenen, chevalier, qui 
prit part en 1270 à la croisade de Tunis, et reçut du duc 
de Bretagne, pour cette expédition, quatre cents livres. 
Pierre de Rostrenen, chevalier, est mentionné parmi les 
seigneurs bretons convoqués par le roi en 1304 pour la 
guerre de Flandre. Un sceau de Tan 1325 le représente à 
chevalj armé de toutes pièces^ Vépée à la main, tenant de 
Vautre un bouclier aux armes de Rostrenen^ qui sont 
d'hermines à trois fasces de gueules. Une enquête de Tan 
1294 nous fait connaître que les sires de Rostrenen devaient 
deux chevaliers à Tost du duc. La branche aînée de cette 
maison s'est fondue vers le milieu du XV* siècle dans celle 
de Pont-l'Abbé ; les autres étaient éteintes avant la réfor- 
mation de 1668. 

1 378. OLIVIER DE CLISSON, sire dudit lieu et db Bbllbvillb, 
est qualifié baron et chevalier banneret dans un grand 
nombre de montres des aunées 1378 et 1379. (Voy. conné- 
tables de France, tome 1, page 253.) 

ALAIN DE ROHAN, sire db Léon, chevalier banneret, 
est mentionné avec ces qualités dans plusieurs montres des 

* Tome i, page 432. 



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42 RSCHlRCiflBfl SUR LA CBKVAVSROi 

années 1378, 1379 et 1383. Il prit part au siège de Brest 
en 1378, et à la guerre de Flandre en 1383, avec une com- 
pagnie d'hommes d'armes composée d'un chevalier et de 
trente écuyers. Il était sire de Léon, du chef de sa mère, 
et ne devint vicomte de Rohan qu'en 1396, après la mort 
de son père Jean, vicomte de Rohan, que D. Morice cite au 
nombre des seigneurs qui conduisirent en Flandre des 
compagnies bretonnes. Le sceau d'Alain de Rohan, sire de 
Léon, apposé à une quittance de ses gages, donnée à Thé- 
rouenne le 12 octobre 1383, représente sept maclesj 3, 3, 1. 
Supports : deux léopards. Cimier : une tête de paon da/ns 
un vol. 

OLIVIER DU GUESCLIN, s' delà Rochetbsson, frère du 
connétable du Guesclin, est qualifié chevalier banneret 
dans plusieurs montres des années 1378 et 1379. Une de 
ces montres, du 22 avril 1378, fait voir que sa compa- 
gnie d'hommes d'armes était composée d'un autre chevalier 
banneret, de treize chevaliers bacheliers et de soixante 
écuyers. Il accompagna son frère dans presque toutes ses 
expéditions, passa avec lui en Espagne et prit part aux 
batailles de Navarette et de Montiel. Il servit en 1370 en 
Poitou, et en Flandre en 1383. Froissart et d'autres histo- 
riens le citent parmi ceux qui se distinguèrent à l'attaque 
du pont de Commines. Il devint après la mort de son frère 
le connétable, comte de Longueville, et lui succéda dans 
la charge de connétable de Castille. En 1386, il se rendit 
en Espagne avec mille hommes d'armes venus de France 
et de Bretagne, pour secourir le roi de Castille, qui faisait 
la guerre aux Portugais, soutenus par les Anglais, sur 
lesquels les Bretons et les Espagnols recouvrèrent tout le 
pays qui avait été pris par le duc de Lancastre. Olivier 
du Guesclin est qualifié dans divers actes chevaliar banne- 



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BU DUCHÉ DB BBBTAQNB. 4& 

ret, connétable de Castille, chambellan du roi de France, 
comte de Longueville, s' de la Rochetesson, de Broon, 
de Sens, de la Guerche, de Pouencé, de Marsi et de Châ- 
teaulin. 

RAOUL, sire DE MONTFORT, prend la qualité de che- 
valier banneret dans une quittance de ses gages du 
2 septembre 1378, scellée de ses armes, qui représentent 
tme croix gringolée. Il prend les titres de sire de Montfort 
et de Gaël, dans des lettres du 12 mars 1376, par lesquelles 
il donne Tordre à ses vassaux de fortifier son château de 
Montfort. Le duc l'appelle son amé cottsin et féah dans des 
lettres adressées le 19 mai 1386 à son conseiller Pierre 
Hatte, pour le charger de rendre hommage, en son lieu et 
place, au sire de Montfort, pour le fief de Pelmorvan, qui 
relevait de la seigneurie de Montfort. Le sire de Montfort 
prit part, en 1372, à la bataille de Chisey, et en 1373 au 
siège de Brest. Quand le duc, en 1408, se rendit à Paris, il 
rinstitua son lieutenant - général en Bretagne. Jean de 
Montfort, fils de Raoul , épousa Anne , héritière des terres 
de Laval et de Vitré, à condition de prendre le nom et les 
armes de Laval." (Voy. Maréchaux de France, tome I, 
pages 266 et 272.) 

1 379. GUILLAUME, sire DE DERVAL, est désigné par les seuls 
noms de sire de Derval, dans plusieurs montres des années 
1379 et 1380, où il figure parmi les chevaliers bannerets de 
la compagnie de Bertrand du Guesclin ; mais il s'intitule de 
la manière suivante : Guillaume, sire de Derval, chevalier, 
dans une quittance du 12 octobre 1383 , donnée à Thé- 
rouenne, par laquelle il reconnaît avoir reçu de Jean le 
Flament, trésorier des guerres du roi, la somme de six cent 
vingt-cinq francs d'or en prêt, sur les gages de lui, banneret, 



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44 REGtlBRGHSS ST7R LA CHEVàJXBSB 

et de trente-sept écuyers de sa compagnie, pour servir dans 
les guerres de Flandre et de Picardie, sous le commande- 
ment du connétable de France. Il est regrettable qu'un 
simple signet, et non un sceau, soit apposé à cette quit- 
tance, car il nous empêche de savoir si Guillaume , sire de 
Derval, appartenait à la maison de Derval ou à celle de 
Rougé. Du Paz, en effet, nous apprend que la terre de 
Derval passa, en 1275, dans la maison de Rougé, et qu'elle 
y resta jusqu'en 1415. Guillaume, sire de Derval, appartien- 
drait donc à la maison de Rougé. Toutefois , du Paz n'en 
fait aucune mention dans la généalogie de la maison de 
Rougé; nous y voyons, au contraire, que Jean de Rougé 
fut seigneur de Derval depuis 1377 jusqu'en 1394, époque à 
laquelle son frère Galhot de Rougé lui succéda dans la sei- 
gneurie de Derval. Les titres rapportés dans les Preuves de 
l'histoire de Bretagne de D. Morice , postérieurement à l'an 
1383, ne font mention que du sire de Derval, sans autre 
désignation , desserte qu'il nous a été impossible de savoir 
si Guillaume, sire de Derval, appartient à la maison de ce 
nom ou à celle de Rougé. Nous laissons la solution de cette 
question à ceux de nos lecteurs qu'elle pourra intéresser. 
La maison de Derval avait la prétention de descendre des 
anciens souverains bretons. En 1332, Jean, sire de Derval, 
chevalier, obtint du duc la permission d'écarteler ses armes 
avec celles de Bretagne. Les armes de Derval étaient, 
d'après un sceau de l'an 1276, de Guillaume de Derval , de 
gueules à deux fasces d'argents à la bande de même bro- 
chant sur le tout. 

1380. GEOFFROI, sire DE LA TOUR, chevalier banneret, est 
mentionné avec cette qualité dans plusieurs montres de l'an 
1380. D'après l'une d'elles, datée du premier novembre, il 
servait avec deux chevaliers et douze écuyers, sous le com- 



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DU DUCHÉ DB BRBTAGNB. 46 

mandement de Jean de Bueil, cheyalier, chambellan du roi. 

Suivant du Paz, il épousa Jeanne de Rougé, dame de 
Comouailles, et devint baron de la Tour-Landry, en Anjou. 
C'est probablement par suite de la possession de cette terre, 
sans doute une des bannières de TÂnjou, qu'il prenait le 
titre de chevalier banneret. 

Le Dictionnaire des terres du comté nantais nous apprend 
que la terre de la Tour-Gasselin, située dans la paroisse de 
Saint- Julien de Courcelles, appartenait en 1275 à Geoflfroi 
de la Tour ; en 1390 , à un autre Geoflfroi de la Tour, et 
qu'elle fut confisquée en 1420 par le duc Jean V, sur Pon- 
thus de la Tour, s' de la Tour-Landry, l'un des complices 
de la prise du duc à Champtoceaux, et donnée à Jean 
Anger. D'Argentré cite le seigneur de la Tour parmi les 
gentilshommes bretons qui vinrent rejoindre Charles de 
Blois, et qui prirent part à la bataille d'Auray. Ce seigneur 
de la Tour est sans doute Geoflfroi, qui faisait partie, en 
1363, des chevaliers de la compagnie de Morice Mauvinet. 

La maison de la Tour est connue depuis Bernier de la 
Tour, un des témoins de la fondation du prieuré du Pèle- 
rin, vers l'an 1040 ; Barbotin, fils de Bernier, vivait en 1090. 
On trouve ensuite, parmi les seigneurs de cette maison, 
Etienne, sénéchal d'Angers en 1166; Geoflfroi, mentionné 
dans une enquête faite à Nantes en 1220; Geoflfroi, qui, 
avec d'autres seigneurs bretons, approuva en 1275 le chan- 
gement de bail en rachat, et qui fut probablement le grand- 
père du chevalier banneret qui a donné lieu à cette notice. 
Une enquête de 1294 nous fait connaître que M. Geoflfroi 
de la Tour devait un tiers de chevalier d'ost pour la terre 
du Loroux-Bottereaux. Maison éteinte. 

1383. ROLLAND, vicomte DE COETMEN, chevalier banneret, 
servait en Flandre et en Picardie, sous le connétable de 



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^ RSGHBRCHÉ8 BTTR. LA GHBTAISRIB 

France, avec un chevalier et treize écuyers, ainsi que nous 
le montre la quittance de ses gages du 12 octobre 1383. Le 
sceau apposé à cette quittance , rapporte D. Morice , était 
rompu, mais un autre sceau du vicomte de Coëtmen, gravé 
dans les Planches de l'histoire de Bretagne du même 
auteur, avec la date de 1406, nous apprend que ses armes 
étaient de gueules à neuf annelets d'argent 

Le vicomte de Coëtmen signa, en 1379, l'acte d'associa- 
tion de la noblesse de Bretagne , pour repousser l'invasion 
des Français , puis abandonna en 1387 le parti du duc 
pour celui du connétable de Glîsson, pour le compte duquel 
il s'empara de diverses places. Mais en 1394, assiégé par 
les troupes ducales dans la forteresse de la Roche-Derrien, 
dont il était capitaine, il fut contraint d'aller se jeter aux 
pieds du duc, la tête nue et^le chapeau à la main, suivi des 
principaux de la garnison. Le duc lui pardonna , ainsi qu'à 
tous les autres, excepté à cinq, qui furent conduits au châ* 
teau de l'Hermine. Cet acte de clémence n'empêcha pas le 
vicomte de Coëtmen de rejoindre le connétable, qui, avec 
deux mille hommes, assiégeait Saint-Brieuc. La paix qui 
fiit faite peu de temps après entre le duc et le connétable, 
sauva la vie au vicomte de Coëtmen. La maison de Coëtmen 
était une branche de celle de Penthièvre -, elle a produit en 
1506 un grand maître d'hôtel de Bretagne. (Voy. Grands 
maîtres d'hôtel de Bretagne, tome I, page 408.) 

1 386. RAOUL, sire DE COETQUEN, est qualifié chevalier banne- 
ret dans une .montre d'Olivier de Mauny, le jeune, cheva- 
lier bachelier, du 12 octobre 1386, rapportée ainsi par 
D. Morice : « La revue de messire Olivier de Mauny, le 
» jeune, chevalier bachelier, un chevalier banneret, un 
» autre chevalier bachelier et quatre-vingt-dix-neuf écuyers 
» de sa chambre, reçus à Tlsle le i% octobre 1886. Et pre- 



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DU DUCHÉ DB BRBTAGMB. 47 

» mièrement ledit M, Olivier, M. Raoul, sire de Coëtquen, 
» banneret, M. Guillaume Ruffier, etc. » D'Argentré cite 
Raoul de Coëtquen parmi les capitaines bretons qui accom- 
pagnèrent Bertrand du Guesclin dans toutes ses conquêtes, 
batailles, prises de villes et de châteaux en France et en 
Espagne. Suivant D. Morice, il servit en Auvergne en 1371, 
sous le connétable. Un sceau de la môme année, apposé à 
une quittance de ses gages, représente trois bandes^ sim^^ 
montées d'un lambel à trois pendants. Il assista aux États 
de Rennes en 1386, et fut un des seigneurs que le duc 
envoya au connétable de Glisson, pour caution du traité 
de paix, passé entre eux en 1392. Il fut aussi capitaine de 
Lehon. 

Nous lisons dans V Encyclopédie de la Noblesse^ par 
M. de Saint-Allais, que Raoul de Coëtquen prétendait au 
titre de baron, qui lui était contesté par Guy, baron de 
Laval, lequel lui soutint, ainsi qu'on l'apprend par un 
arrêt du 2 juin 1401, qu'il n'était pas baron, jnais qu'il avait 
levé bannière, ce dont on se moquait, l'appelant chevalier 
au drapeau carré. Si ce fait est vrai, il prouverait que la 
terre de Coëtquen avait été érigée ^our lui en bannière. 
Cette maison a produit en 1420 un maréchal de Bretagne. 
(Voy. Maréchaux de Bretagne.) 

1 388. JEAN II, sire DE RIEUX et DE ROCHEFORT, qui fut créé 
maréchal de France en 1397, est qualifié chevalier banne- 
ret, suivant le P. Anselme, dans une montre du 1*' sep- 
tembre 1388, reçue à Châlons en Champagne, et dans 
laquelle il figure avec quatre chevaliers et trente écuyers 
de sa compagnie. (Voy. Maréchaux de France). * 

* C'est par erreur, que D. Morice donne dans son Histoire de Bretagne, la qualité de 
chevaliers bannerets ft Goillaume Boistel et à Robert de Gailté, car dans les nombreuses 
montres qu'il a insérées dans les Preuves de cet ou?rage, ces seigneurs sont simplement 
qualifiés dieraliers bacheliers. 



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XV SIÈCLE 



CHEVALIERS BANNERETS ' 



1413. EDOUARD DE ROHAN, chevalier banneret, figure avec 
neuf écuyers dans une montre reçue à Paris le 9 février 
1413. Il fut fait prisonnier à la bataille d'Azincourt en 1415. 

1414. ARTHUR DE BRETAGNE. Monseigneur Arthur de Bre- 
tagne, comte de Richement, fut retenu par le roi par lettres 
données à Senlis le 29 septembre 1414, suivant le compte de 
Hémon Raguier, trésorier des guerres du roi, au nombre 

* Dans les Preuves de l'histoire de Brelagne de D. Morice, on troa?e Gailiiiame Bataille 
qualifié chevalier banoeret dans ane montre du 16 février 1404, dans laquelle il est 
mentionné avec six écuyers de sa chambre. Dans une autre montre postérieure à oelle^i, 
c'eslrà-dire du 1" septembre 1418, le titre de chevalier lui est seulement donné ; il 
avait alors sous ses ordres un écoyer banneret et dix-sept écuyers. Or, s'il eût été banne- 
ret, cette mention eût été d'autant mieux faite, que dans sa compagnie se trouvait un 
écoyer banneret. Nous croyons donc que la qualité de chevalier banneret donnée à 
Guillaume Bataille dans la première de ces montres, et qui ne concorde guère avec le 
nombre d'écuyers qui devaient servir sous un banneret, provient d'une faute d'impres- 
sion, et que <f est chevalier bachelier, et non chevalier banneret qu'il but lire. 

Nous ferons la même observation au sujet de Charles le Bouteiller, mentionné comme 
chevalier bachelier dans une montre de l'an 1414, et comme chevalier banneret dans nn 
compte d'Etienne Courtet, de l'an 1421. Quelqhe distinguée que soit la famille le Bou- 
teiller, nous n'avons vu aucune bannière, ni aucune bachelerie, mentionnées parmi les 
terres qu'elle a possédées, circonstance qui nous fait penser que Charles le Bouteiller 
était simplement chevalier. 

On voit aussi Pierre de la Vieuville qualifié chevalier banneret dans une montre du 
14 septembre 1413. Noob ne croyons pas qae ce seigneor appartienne à la famille de 



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RBGHBRGHBS SUR LA CHEVALERIE. 49 

des cinq cents hommes d'armes et cent hommes de trait à 
cheval, pour être continuellement en compagnie dudit sei- 
gneur et de monseigneur le duc de Guyenne, et il leur a 
été taxé pour chaque mois, à chevalier banneret , lx francs; 
XL, à chevalier bachelier ; xx, à écuyer ; xl, à capitaine 
d'arbalétriers ; xxx , à connétable ; xii , à arbalétrier ; 
X, à chaque archer à cheval; et audit comte de Richemont, 
M livres par mois, outre ses gages de chevalier banneret. 
Le comte de Richemont devint connétable de France en 
1414, et duc de Bretagne en 1457. (Voy. Connétables de 
France, tome 1, page 258.) 

1415. TANNEGUY DU CHASTEL, chevalier banneret, figure 
avec un autre chevalier banneret, deux chevaliers bache- 
liers et huit écuyers, dans une montre du 1" avril 1415. 
La qualité de chevalier banneret lui est donnée dans beau- 
coup d'autres montres. D fut prévôt de Paris, maréchal 
des guerres du dauphin, chambellan du roi, son grand 
maître d'hôtel, sénéchal de Provence, maréchal de Guyenne, 
gouverneur de l'Ile-de-France, de Champagne et de Brye, 
et capitaine de deux cents hommes d'armes. 

Le sceau de Tanneguy du Chastel, apposé à une quittance 
de ses gages, du 14 février 1417, représente un fascé d*or 
et de gueules de six pièces, la troisième fasce chargée d'une 
roue. Cette roue ne figure pas sur un autre sceau de 1434. 
(Voy. Grands maîtres d'hôtel de France, tome 1, page 301.) 



b YieuTille de Bretagne» ancienDe, il est vrai, mais peu richement poBsessionnée. H est 
plus 8&r de l'altriboer à une Camille da même nom et considérable de l'Artois, dont les 
armes sont fascées d*or et d'azur, et à laquelle appartenaient Jean et André de la 
Vienrille. chevaliers en 1377, et pent-étre anssi Jean de ta YieaTille, che?alier de Tordre 
dn roi et bailli de Gisors en 1498. La famille de la Vienville de Bretagne est distincte 
de celle da Cosquer ou du Coskaër, qni, à la fln dn XV* siècle, francisa son nom en le 
changeant en celui de la Yienville. — H a existé en Bourgogne, selon Olivier de La 
Marche, une ancienne famille de bannerets, appelée de la Yienville. 

II 4 



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50 RECUÉRGHBS fifUR LA GH8VALER1B 

OLIVIER DU CHÂSTEL, chevalier banneret, servait avec 
un chevalier et douze écnyere, d'après une montre reçue 
à Paris le Z noveinbre 1415. Il était frère de Tanneguy du 
Chastel, prévôt de Paris. Il flit, avec Tévêque de Tréguier 
et quelques seigneurs bretons, envoyé par la duchesse de 
Bretagne en ambassade vers le dauphin en 1490. Il est 
mentionné au nombre des seigneurs bretons qui ratifièrent 
le traité de Troyes en 1427. Suivant le P. Anselme, il fat 
seigneur de Leslein, chambellan du duc de Bretagne, capi- 
taine de ÏAMn et de Brest, et sénéchal de Saintonge en 1415, 
à la place de Tanneguy du Chastel^ son frère. 

Olivier du Chastel eut pour enfants : 1^ Guillaume du 
Chastel, panetier du roi, tué en 1441 au siège de Pontoise, 
en présence^ ce prince, qui, pour perpétuer la mémoire 
de la m^iière vaillante avec laquelle du Chastel avait 
défendu Saint-Denis contre les Anglais, voulut qu'il fût 
enterré dans Tabbaye de oette ville ; 2^ Tanneguy du 
Chastel, vicomte de la Bellière, grand écuyer de France, 
chevalier ée ror<h*e du roi, capitaine ûe quatre*vingt-quîn£e 
lances de «es ordonnances, gouverneur du Roussillcm et 
grand maître d'hôtel de Bretagne. 

ROBERT DB TRÉMEDEKN est mentionné parmi les 
chevaliers bann^rets de la compagnie de Tanneguy du 
Chasteli, ^vôt de Paris, clans une montre du 1«' mars 
1416. Il prend le titre de chevalier bann^ret daas une quit-** 
tance de ses gages du 15 novembre de la môme année. Son 
sceau, apposé à cette quittance, nous fait voir qu'il portait : 
bandé d'or et de subie de six pièces. 

Les seigneurs de Trémedem siégeaient parmi les baime^ 
rets et les bacheliers aux États de Bretagne. La maison de 
nrémedern, qui étaift éteinte à l'époque de la réformation 
de 1668, remontait à Alain, un des écuyers de la compagnie 
d'Olivier de Clisson, en 1379. 



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DU DUGHB DE BRBTAaNB. 51 

OLIVIER DE MAUNY^ tf PB THobichbïy, chevalier ban- 
neret, Ègure avec Olivier de Mauny, s' de ThieuviUe, che- 
valier bacbeKep, et douze écuyers, faisant partie de sa com- 
pagnie d'hommes d'armes^ dans une montre reçue à Rouen 
le 24 septembre 1415. Il est qualifié conseiller et chambellan 
du roi, ainsi que capitaine de Saint-Malo , dans des lettres 
du 19 octobre 1416. Il fut aussi chambellan du duc. Olivier 
de Mauny défendit en 1417 Caen et Falaise contre les 
Anglais, et fut fait prisonnier en 1424, à la bataille de Ver« 
neuiL II était en 1420 au nombre des gentilshommes qui 
accompagnaient le duc Jean V, lorsqu'il fut traîtreusement 
arrêté à Chantoceaux par les Penthièvre. Il était fils d'Oli- 
vier de Mauny, chevalier banneret, qui acheta la baronnie 
de Thorigny en Normandie, avec le prix de la rangon de 
plusieurs prisonniers , que lui avait donnés Bertrand du 
Ouesclin, son cousin, en récompense de ses services. 
Quoique possesseurs de terres considérables en Normandie, 
les Mauny n'en restèrent pas moins fidèlement attachés au 
service du duc, leur légitime souverain ^ D'après un sceau 
de l'an 1415, les armes d'Olivier de Mauny étaient un crois-- 
sont avec tm chef fretté. Supports : Deuœ Uons. Cimier : 
Une tête de cerf. 

JEAN DU JUGH, chevalier banneret, figure avec un che- 
valier et douze écuyers de sa chambre , dans une montre 
du seize décembre 1415. Son sceau, apposé à une quittance 
de ses gages, datée du vingt*quatre décembre 1415, repré- 
sente tm lion. Il était, en 1418, chambellan du duc, qui 
l'envoya avec d'autres chevaliers au secours du dauphin. 
Cette maison remonte à Hervé du Juch, qui assista, suivant 



* ChX par Gt motif (fue nous avons cm devoir mentionner ici Olivier de Manny, 
s' de Thorigny, et Olivier de Maany, s' de Thieaville, quoiqae les bannières de Thorigny 
et de ThieaviUe fassent silaées en Normandie. 



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52 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

D. Morice, aux États de Vannes en 1202. D'après une 
enquête de 1294, le sire du Juch devait un chevalier et deux 
écuyers à Tost du duc. Jean du Juch, chevalier, était en 
1365 chambellan du roi, capitaine de Conq et capitaine de 
quarante hommes d'armes. Henri du Juch , chevalier, fut 
chambellan du duc en 1400. Hervé du Juch , chevalier, lils 
du précédent, fut aussi capitaine de Conq, et obtint du duc 
en 1427, des lettres d'État pour aller combattre les Maures 
d'Espagne. Le sire du Juch siégea en 1451 aux États de 
Bretagne, parmi les bannerets et les bacheliers. Maison 
éteinte. 



JEAN DE CHATEAUGIRON, dit DE MALESTROIT, sire 
DE COMBOURG, chovalier banneret , servait en Normandie 
contre les Anglais, avec sept chevaliers bacheliers, dix 
écuyers et dix archers. C'est ce que nous apprend une quit- 
tance de ses gages, du vingt-quatre septembre 1415, à 
laquelle est apposé son sceau , écartelé de McUestroit et de 
Combourg. Le quatorze octobre 1415 fut livrée la bataille 
d'Azincourt ; le sire de Combourg, qui commandait quatre 
cents hommes de guerre, sous le connétable de Richement, 
y fut tué. Cinq ou six cents chevaliers et écuyers bretons 
perdirent également la vie dans cette funeste journée. Le 
nom patronymique de Jean de Malestroit , sire de Com-- 
bourg, était Châteaugiron. Il descendait de Jean de Châ- 
teaugiron, qui prit, vers le milieu du XIV* siècle, le nom de 
Malestroit, par alliance avec l'héritière de ce nom. Qeoftroi 
de Malestroit, sire de Combourg, fils de celui qui fut tué à 
Azincourt, épousa Valence de Châteaugiron, «.dont il eut 
une fille qui épousa Jean Raguenel , maréchal de Males- 
troit, qui devint aussi seigneur de Malestroit et de Château- 
giron. 



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DtJ DUCHÉ. DE BRETAGNE. 63 

1416. MORICE DE PLUSQUELLEC, nom orthographié aussi de 
Ploësquellec et de Pluscallec, prend le titre de chevalier 
banneret dans une quittance de ses gages du dix octobre 
1416, scellée de ses armes, qui représentent trois chevrons. 
Il est compris dans une montre du vingt-huit août 1421 , 
au nombre des chevaliers bannerets de la compagnie de 
monseigneur Richard de Bretagne, comte d'Etampes. Morice 
de Plusquellec, après avoir pris part en 1420 à la ligue des 
seigneurs contre les Penthièvre, abandonna le parti du duc 
pour suivre le leur. Il alla les trouver à la Rochelle et arma 
quelques vaisseaux, avec lesquels il fit la guerre aux alliés 
du duc. Mais ayant été fait prisonnier, il fut enfermé dans 
la prison de Saint-Brieuc. Pendant qu'on instruisait son 
procès, il parvint à s'évader. Le duc alors confisqua ses 
biens et les donna à Charles LescaufiF ou le ChauflF, son 
écuyer d'écurie. Plusquellec obtint depuis son pardon, à la 
prière du comte de Richement , et en considération des 
services que ses ancêtres avaient rendus à l'État. 

La maison de Plusquellec est connue depuis Henri de 
Plusquellec, chevalier, mentionné dans un compte rendu 
au duc Jean le Roux en 1268 ; Morice de Plusquellec figure 
dans une montre de 1355 parmi les écuyers de la compa- 
gnie de Hue de Kerautret ; Alain était chambellan du duc 
en 1418 ; Yves fut fait prisonnier dans un combat livré 
aux Anglais en 1427, près des grèves du Mont-Saint-Michel ; 
Olivier, sire de Pliïscallec, ratifia le traité de Troyes en 
1427, et prit part en 1431, au siège de Pouancé ; Morice, fils 
d'Olivier, siégea comme sire de Plusquellec, parmi les banne- 
rets et les bacheliers aux États de 1451 ; Jean était homme 
d'armes de la compagnie d'ordonnance de Bertrand du 
Parc, en 1474. La terre de Plusquellec appartenait en 1477 
à Charles du Pont-l'Abbé, chambellan du duc. La maison 
de Plusquellec ou de Ploësquellec, existait encore à l'époque 
de la réformation de 1668. 



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54 , ABCHSRCHBS 8XJH LA GHBVALÈBIB 

1419. OLIVIER DE MAUNY, s' de Thibuvillb, est qualifié 
chevalier banneret dans deux montres, Tune du 21 avril 
1419, dans laquelle il paraît avec deux autres chevaliers 
bannerets et quatorze écuyers, et l'autre du 2 août 1421, 
qui nous apprend qu'il avait sous ses ordres deux chevaliers 
bannerets, sept chevaliers bacheliers, vingt écuyers et vingt- 
deux archers *. Il ne faut pas le confondre avec Olivier de 
Mauny, s' de Thorigny, chevalier banneret, dans la com- 
pagnie duquel il servait en 1415 en qualité de chevalier 
bachelier. 

CHARLES DE MAUNY, chevalier banneret, servait avec 
trois chevaliers, seize écuyers et vingt archers à cheval , 
sous le commandement de monseigneur le dauphin, ainsi 
que nous l'apprennent des lettres de ce prince , données à 
Aubigny le vingt et un avril 1419. Charles de Mauny est 
également qualifié chevalier banneret, dans un compte de 
l'an 1419, de Macé Héron, trésorier des guerres du roi. 

1 42 1 . RICHARD DE BRETAGNE, comte d'Etampes. On lit dans 
les Preuves de l'histoire de Bretagne de D. Morice : « La 
» revue de monseigneur Richard de Bretagne, comte 
d'Etampes, banneret^ deux autres chevaliers bannerets , 
» un chevalier bachelier et quarante-cinq écuyers de son 
» hôtel et compagnie, reçue devant Montoir le vingt-huit 
» août 1421. Ledit M. Richard, ses étendard, trompette et 
» ménestrels, pour deux pages. » Richard de Bretagne, 
quatrième fils de Jean IV, duc de Bretagne, fut, suivant le 

* Parmi ces chevaliers bannerels figure Pierre de Poillé, mais nous ne savons s'il 
appartient à la maison de Poillé ou de PoiUey, connue en Bretagne dés Tan 10%, ou à 
une antre maison du même nom, qui tire son nom de la terre de Poillé. en Yendomois. 

Nous ferons la même observation au sujet de Nicole Paynel, un des chevaliers ban- 
nerels de la compagnie d'Olivier de Mauny, s' de Thorigny, ignorant si ce Nicole Paynel 
appartenait à la branche des Paynel, possessionnés dés le XIII* siècle en Bretagne, ou à 
celle de Normandie. Dans tous les cas, c*est comme banneret normand que figure Nicole 
Paynel dans la compagnie d'Olivier de^auny. 



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DU BUCHE DB BRBTÀOME. 55 

P. Anselme, armé chevalier à Rennes avec ses frères par le 
connétable de Clisson. Le comté d'Etampes lui avait été 
donné en 1420 par le dauphin, pour le récompenser de ses 
services. 

ROBERT DE MONTAUBAN est qualifié chevalier ban- 
neret dans deux montres, Tune du premier septembre 1421, 
et l'autre du trois juillet 1426, dans laquelle il figure avec 
quatre chevaliers, vingt-sept écuyers et trente archers. Le 
titre de chevalier banneret lui est aussi donné dans le rôle 
des seigneurs et hommes d'armes qui accompagnèrent le 
comte de Richement à Angers en 1424. Robert de Montau- 
ban se distingua, suivant d'Argentré, dans un combat livré 
aux Anglais en 1415 près de Pontorson. Du Paz nous 
apprend qu'il était seigneur de Grenonville et de Quene- 
ville et lieutenant d'Arthur de Bretagne, comte de Riche- 
mont, connétable de France. La maison de Montauban était 
une branche de celle de Rohan. 

1422. JEAN DE BAZOGES est qualifié chevalier banneret et 
capitaine de gens d'armes dans une montre du vingt-huit 
mars 1422, reçue à Beaugency, dans laquelle il paraît avec 
quarante et un écuyers, cinquante et un archers, un éten- 
dard et un trompette. En 1421 le duc, dont il était cham- 
bellan, l'envoya en ambassade à Rome. On le trouve, en 
1420, au nombre des seigneurs qui se liguèrent contre les 
Penthièvre, qui s'étaient emparés de la personne du duc, 
et en 1421 parmi les chevaliers que <îe prince envoya au 
secours du dauphin. Renaud de Bazoges, peut-être père de 
Jean de Bazoges , est mentionné au nombre des seigneurs 
bretons que le duc fit assembler à Nantes en 1388 , dans la 
maison capitulaire des frères prêcheurs, pour leur exposer 
lesgriefe qu'il avait contre Olivier de Clisson et le comte 



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56 RECHBRGHB8 8UR LA CHEVALERIE 

de Penthièvre. La terre de Bazoges ou de Bazouges, située 
dans révêché de Rennes et dont il est fait mention dès Fan 
1050, dans les chartes des abbayes de Bretagne, était une 
des bannières du duché ; aussi voit-on en 1451, le sire de 
Bazoges prendre rang parmi les bannerets et les bacheliers 
au parlement général tenu à Vannes en 1451. François de 
Bazoges, ayant en 1487 abandonné le parti du duc , vit ses 
biens confisqués et donnés à Pierre Léet, s' de la Desnerie. 
Cette maison, depuis longtemps éteinte , est connue depuis 
Robert de Bazoges, mentionné parmi les seigneurs bretons 
faits prisonniers par Henri II, roi d'Angleterre, au siège de 
Dol, en 1173- 



1424. MONTAUBAN (monseigneur de). Dans le rôle des. sei- 
gneurs et gens d'armes qui accompagnèrent en 1424 le 
comte de Richement, lorsqu'il alla en ambassade vers le roi 
à Angers, on lit : « Les gens de monseigneur de Montauhan : 
» messire Jean Giflfart, chevalier, messire Auflfray Ferron, 
» chevalier, Alain de la Feillée, etc.. Somme : i banneret, 
D II chevaliers et xv écuyers. » Le seigneur mentionné 
dans ce rôle sous le nom de n^onseigneur de Montauban, 
est Guillaume, sire de Montauban et de Landal, chevalier, 
ainsi qualifié dans un sauf-conduit qui lui fut délivré en 
1420 par le roi d'Angleterre, pour traiter de l'élargissement 
du comte de Richement, qui était prisonnier des Anglais 
depuis la bataille d'Azincourt. Le sire de Montauban fut 
chambellan du dauphin , qui lui donne ce titre dans une 
lettre du deux octobre 1411. D. Morice le cite au nombre 
des capitaines qui servirent activement le roi de France 
pendant les guerres avec les Anglais. Il épousa en pre- 
mières noces Marguerite de Lohéac, et en secondes noces 
Bonne Visconti, nièce du duc de Milan et cousine du roi de 



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DU DXTCHÉ DE BRETAGNE. 57 

France. Un sceau de Guillaume, sire de Montauban , gravé 
dans les Planches de l'histoire de Bretagne de D. Morice, à 
la date de 1407, représente sept macles, armes des Rohan, 
accompagnées en chef d'un lambel à quatre pendants pour 
brisure. Depuis son mariage avec Bonne Visconti, il écar- 
tela ses armes de celles de Milan, d'argent à la guivre 
d'azur enpal^ dévorant un enfant is^nt de gueules. Robert 
de Montauban, chevalier banneret en 1421, était le frère 
putné de Guillaume. La maison de Montauban était une 
branche de celle de Rohan. 



1424. ROSTRENEN (le sire de). On lit dans un rôle du six 
octobre 1424, comprenant les noms des seigneurs et gens 
d'armes qui accompagnèrent le comte de Richement lors- 
qu'il alla trouver le roi à Angers : « Les gens du sire de 
» Rostrenen : Ledit sire de Rostrenen. Messire Henri du 
» Chastel, chevalier... etc. Somme : i banneret, i chevalier 
» et V écuyers. » Il s'agit ici de Pierre de Rostrenen, men- 
tionné ^ans divers comptes d'Hémon Raguier, trésorier des 
guerres du roi, et dont nous trouvons la quittance suivante 
dans les Preuves de l'histoire de Bretagne de D. Morice : 
Nous Pierre j chevalier, seigneur de Rostenay, confessons 
avoir reçu de Jean du Belley la somme de cent cinquante 
liv. tournois à nous ordonnées par Monseigneur le connes- 
table de France, pour le souldoy de cent cinq hommes 
d'armes estans au pont de Charenton pour trois mois com- 
mençant le premier jour de mars Van 1436. 

Pierre de Rostrenen était capitaine de Pontorson en 
1426, et fut fait la même année prisonnier par les Anglais^ 
dans une rencontre qui eut lieu entre eux et les Français, 
près d'Avranches. En 1429, il se distingua à la bataille de 
Patay, où les Anglais furent défaits. Devenu capitaine de 



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58 RBGHBRGHBS 8T7R LA GHBYALBRIB. 

Gompiègne, il défendit yaillamment en 1436 une des portes 
de Paris, dont on lui avait confié la garde, et repoussa les 
Anglais. Suivant d'Argentré, Pierre de Rostrenen fut con- 
seiller et chambellan du roi Charles VII, lieutenant du 
connétable de France, et mourut en 1440. Son tombeau, 
ajoute-t-il, se voit encore à Paris. (Voy. Chevaliers banne- 
rets, XIV« siècle, année 1372.) 



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Xr SIÈCLE 



ÉCUYERS BANNERETS 



Les bannerets qui n'étaient pas chevaliers, ne prenaient 
que la qualité d'écuyer et ne portaient pas les insignes 
réservés aux chevaliers ; mais ils conduisaient à la guerre 
leurs vassaux, de quelque qualité qu'ils fussent, et qui mar^ 
chaient sous leur bannière, qui était carrée, marque dis- 
tinctive de leur dignité. Dans les montres du XV* siècle, les 
bannerets qui n'avaient pas reçu les honneurs de la che- 
valerie sont désignés par les titres d'écuyers bannerets. 

1410. GUY DE MONTFORT, depuis GUY XIV, sire de Laval, 
est qualifié écuyer banneret dans une montre du onze 
octobre 1410, reçue à Pontoise, et dans laquelle il figure 
avec quatre chevaliers , douze écuyers et quatre-vingt- 
douze archers de sa compagnie. (Le P. Anselme.) 

1411. OLIVIER DE BRETAGNE, comte de Penthibvrb, écuyer 
banneret, prend ces qualités dans une quittance du vingt- 
huit novembre 1411, scellée de ses armes, dans laquelle il 
confesse avoir reçu de Jean Pressy, trésorier des guerres du 



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60 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

roi, la somme de trois mille trois cent cinquante-neuf livres 
tournois, pour payement des gages de lui, écuyer banneret, 
trois chevaliers bacheliers, deux cent quatre-vingt-deux 
écuyers et deux trompettes de sa compagnie. Sur son sceau 
on voit les armes de Bretagne avec une bordure. Olivier de 
Bretagne , descendant de Charles de Blois , qui disputa le 
duché de Bretagne au comte de Montfort, fut créé en 1420, 
par le duc Jean V, maréchal et gouverneur de la chevalerie 
de Bretagne. (Voy. Maréchaux de Bretagne.) 



1418. JEAN DE BRETAGNE, s'^ de L'AiaLB, frère d'Olivier de 
Blois, comte de Penthièvre, prend la qualité d'écuyer ban- 
neret dans une montre reçue à Tours le cinq décembre 1418, 
et dans laquelle il paraît avec dix -huit écuyers de sa com- 
pagnie. Le titre de banneret lui est encore donné dans une 
autre montre du quatorze août 1419 , qui nous fait con- 
naître, que sa compagnie d'hommes d'armes comprenait un 
chevalier banneret, cinq chevaliers bacheliers, dix écuyers 
et dix-sept archers à cheval. Il commanda un corps de 
troupes en Guyenne et prit part à la bataille de Formigny 
en 1450. Bertrand de Blois , père de Jean et d'Olivier, fut 
tué à la bataille d'Azincourt, en 1415. 

LANCELOT GOUYON, écuyer banneret, servait sous M. le 
Régent, contre les Anglais, avec un chevalier bachelier et 
seize écuyers, ainsi que nous l'apprend une montre du six 
mars 1418, reçue à Gien. Les qualités de s' de Sérigny et 
d'écuyer banneret lui sont données dans une autre montre 
du treize août 1410, reçue à Jargeau. Lancelot Goyon, 
S' du Lude, rapporte Moréri, fut chambellan du duc de Bre- 
tagne, et servit en Languedoc avec dix -huit écuyers. Ayant 
été fait prisonnier par le sire de Scale, chevalier anglais, il 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 61 

fut conduit à Domfront ; il traita de sa rançon le 23 avril 
1439, et fournit pour caution le sire de Matignon. 

PIERRE DE RIEUX, sire de Roghbfort, écuyer ban- 
neret, maréchal de France, figure avec un autre écuyer 
banneret, Lancelot Gouyon, neuf écuyers, un étendard et 
un trompette , dans une montre reçue à Bourges le 
21 juin 1418. La qualité d'écuyer banneret lui est encore 
donnée dans d'autres montres des années 1418 et 1419. 
(Voy. Maréchaux de France.) 



1419. MICHEL DE RIEUX, s' du FouasRÉ, est mentionné avec 
le titre d'écuyer banneret, dans une montre reçue à Lucé 
le quatre octobre 1418, dans laquelle il parait avec trois 
chevaliers et treize écuyers. Morérî lui donne le titre de 
seigneur de Châteauneuf , et ajoute qu'il servit sous le 
dauphin, régent de France, et qu'il mourut en 1473, âgé de 
soixante-dix-neuf ans. 

CHARLES DE MONTFORT, écuyer banneret, figure avec 
trois chevaliers et seize écuyers de sa chambre, dans une 
montre du six juin 1419. 



1421. PATRY DE CHATEAUGIRON prend la qualité d'écuyer 
banneret dans une quittance de ses gages du quinze juillet 
1421, montant à trois cent quarante livres pour lui, qua- 
torze écuyers et seize archers de sa chambre. Il est aussi 
qualifié banneret dans un rôle du six avril 1424, contenant 
le nom des seigneurs et gens d'armes qui accompagnèrent 
le comte de Richement à Angers. Du Paz dit qu'il fut valeu- 
reux en faits d'armes, et qu'il rendit de bons services au 



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6S RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

roi de France 'et au duo de Bretagne contre les Anglais. Il 
fut tué en 1427, au combat des Bas-Courtils. Il épousa 
Louise de Rohan, fille d'Edouard de Rohan et de Margue- 
rite de Chateaubriand, dame du Portric- 

JEAN TOURNEMINE, s' DE la Hunaudayb , est qualifié 
écuyer banneret dans plusieurs montres. Nous lisons dans 
les Preuves de l'histoire de Bretagne de D. Morice : La 
montre de Jean Toumemine^ s' de la Hunaïudaye, écuyer 
banneret j vingt-six écuyers et quatre^ngt-dioc^sept archers 
de sa compagnie, reçue à Châteaugiron le premier août 
1421. Ledit seigneur de la Hunaudaye, ses étendard et 
trompettes pour une ptxye. Une quittance de ses gages, du 
quatre septembre 1421 , nous apprend qu'il commandait 
sous Richard de Bretagne, comte d'Etampes, quatre cent 
quatre-vingt-treize hommes d'armes. Jean Tournemine et 
son frère Pierre faisaient partie des cent dix-neuf gentils- 
hommes qui défendirent le Mont-Saint-Micbel contre les 
Anglais en 1423. Il fut tué en 1427 , au combat des Bas- 
Courtils, livré aux Anglais, près des grèves du Mont-Saint- 
Michel. 

JACQUES DE DINAN , écuyer banneret , est mentionné 
avec sept chevaliers bacheliers et vingt-six écuyers de sa 
compagnie, dans une montre du premier septembre 1421. 
La qualité d'écuyer banneret lui est également donnée dans 
une autre montre du premier septembre 1425. II devint, en 
1425, grand bouteiller de France. (Voy. Grands Bouteillers 
de France.) 

EON DE KERSALIOU, écuyer banneret, est ainsi qualifié 
dans une montre de Jean Tournemine, s' de la Hunaudaye, 
reçue à Montoîre le premier septembre 1421. On trouve 



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DU DUCHÉ DE BRBTAGNS. 68 

antérieurement : Geoflfroi, croisé en 1248; Derien, un des 
écuyers de la compagnie du sire de Beaumanoir, en 1351 ; 
Rolland, mentionné parmi les écuyers de la compagnie de 
Bertrand du Guesclin en 1370 ; Raoul, chevalier en 1380, 
dont le sceau, donné dans les Preuves de l'histoire de 
D. Morice, représente im lion; aliàs, fascé d* argent et de 
gueules de six pièces, au lion de sable armé» lampassé et 
couronné d'or» brochant sur le tout; Jean, chevalier, 
chambellan du duc en 1418. Cette maisom , une des plus 
distinguées de Bretagne, a été maintenue en 166& 



1424. BERTRAND DE DINAN, maréchal de Bretagne, est qua- 
lifié banneret dans le rftle contenant le nom des seigneurs 
et gens d'armes qui accompagnèrent le comte de Riche- 
mont à Angers en 1424, et écuyer banneret dans une montre 
du douze août 1425, et dans laquelle il figure avec huit 
chevaliers et sept écuyers de sa compagnie. (Voy. Maré-- 
chaux de Bretagne.) 

JEAN RAGTJENEL, vicomte de Dinan et de La Bbl- 
LiÈRB, est compris avec les titres de banneret et de vicomte 
de Dinan, dans un rôle contenant le nom des seigneurs et 
gens d'armes qui accompagnèrent le comte de Richement 
à Angers, en 1424. On y trouve la mention suivante : <r Le 
B vicomte de Dinan, Jean Boterel, Jean le Vayer, etc.. 
» Somme : i banneret et xvi écuyers. « Les vicomtes de 
Dinan et de la Bellière étaient entrées dans la maison de 
Raguenel par le mariage de Robert Raguenel, un des che- 
valiers du combat des Trente en 1350, avec Jeanne, vicom- 
tesse de Dinan et de la Bellière. Jean Raguenel , leur fils , 
prenait en 1897 le titre de vicomte de Dinan, ainsi que nous 
le montre son sceau, gravé dans les Planches de l'histoire 
de Bretagne de D. Morice, et qui ert écartelé des armes de 



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64 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

Ragnenel et de la Bellière. Celles de Raguenel sont écarte- 
lées d'argent et de sable, et celles de la Bellière d'or au 
chef endenté de sable. Le vicomte de Dinan fut tué à la 
bataille d'Azincourt, en 1415, et eut pour fils celui qui est 
l'objet de cette notice. Le fils de ce dernier, Jean Raguenel, 
dit de Malestroit, maréchal de Bretagne, prend aussi le titre 
de vicomte de Dinan dans le contrat de mariage passé en 
1461 entre sa fille Françoise et Pierre de Rieux. On voit 
dans cet acte, que la seigneurie et vicomte de Dinan était 
vulgairement appelée la vicomte de la Bellière , ce qui 
explique pourquoi les Raguenel prenaient tantôt la qualité 
de vicomte de Dinan, et tantôt celle de vicomte de la 
Bellière. 

Jean Raguenel commandait en 1420, pour le recouvre- 
ment delà personne du duc, prisonnier des Penthièvre, 
trois cent soixante-douze hommes d'armes, cent vingt-six 
archers et vingt-sept arbalétriers. Il fut fait prisonnier en 
1427, dans un combat livré aux Anglais près du Mont-Saint- 
Michel, accompagna le connétable de Richement dans plu- 
sieurs expéditions , et fut armé chevalier par lui au siège 
de Saint-Célerin, en 1431 , au rapport de Guillaume Gruel, 
écuyer et historien du connétable. Jean Raguenel fut aussi 
chambellan du duc et capitaine de Rennes en 1435. Il mou- 
rut en 1436, ainsi que nous l'apprend un compte de la même 
année, de Jean d'Ust , trésorier, dans lequel on lit ce qui 
suit : Deffunt messire Jean Ragv^nel, la dame de Maies-- 
troit, sa compagne. (Voy. Maréchaux de Bretagne^ 
année 1451.) 

A partir du milieu du XV* siècle , le titre de chevalier 
banneret disparut. Les compagnies d'hommes d'armes, dont 
les capitaines étaient nommés par le duc, remplacèrent les 
troupes, que conduisaient sous leurs bannières les banne- 
rets. Cette innovation causa un amoindrissement considé- 
rable à la puissance féodale et accéléra son déclin. 



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r ET Xr SIÈCLES 



SEIGNEURS QUALIFIÉS MILITES 



Le terme miles est le seul employé dans les chartes 
latines pour désigner un chevalier, mais on ne peut lui 
attribuer d'une manière certaine cette signiflcatioB^ qu*à 
partir de la seconde moitié du XIP siècle. Antérieurement, 
le mot miles indique le possesseur d'un flef de haubert, 
devant servir à cheval seul, ou avec plusieurs cavaliers, 
armés de la lance et revêtus du haubert, c'est-à-dire armés 
de toutes pièces. Ce sont ces milites qui figurent ordinai- 
rement dans les chartes des XP et XII* siècles, comme 
témoins des seigneurs qui les avaient souscrites , et dont 
ils relevaient. Les fiefs de ces milites furent appelés, d'après 
leur nom, feoda militumou militiœ^ expressions qu'après 
rétablissement de la chevalerie , certains auteurs, croyant 
que le mot miles avait toujours désigné un chevalier, ont 
traduites par les termes de fiefs de chevaliers ou de cheva- 
lerie, tandis qu'ils signifient fiefs de haubert. On a aussi 
nommé au XIIP siècle chevaliers d'ost les possesseurs de 
ces fiefs, parce que les chevaliers portaient, comme eux, 
Tarmure complète, mais en y joignant les insignes cheva- 
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66 RECHERCHES SUR LA GHEVALERIB 

leresques. Ainsi, quand les chroniqueurs des XP et XIP 
siècles, parlent par exemple d'une armée qui comptait 
quatre mille miKtes^ ils n'entendaient pas par ce mot des 
chevaliers, mais des seigneurs de haubert ou cavaliers 
armés de toutes pièces. Nous n'avons pas cru devoir exclure 
de notre liste de chevaliers cette catégorie de seigneurs 
appelés, comme eux, milites^ et qui ont été leurs prédéces- 
seurs. Il est probable que si le terme miles finit par être seul 
employé pour désigner un chevalier, c'est parce q^e dans 
les premiers temps de la chevalerie, cette dignité n'était 
conférée qu'à des seigneurs faisant au moins partie des 
milites ou possesseurs de fiefs de haubert. La naissance ne 
suffisait pas pour être admis aux honneurs de la chevalerie, 
il fallait encore posséder des fiefs assez considérables pour 
pouvoir soutenir avec honneur cette dignité *. 

Il dut nécessairement s'écouler un certain temps avant 
que la chevalerie, d'abord errante, formât une corporation 
distinguée par un nom qui lui fut propre et par des insignes 
particuliers. Cette distinction ne dut aussi être recherchée, 
que lorsque la qualification de chevalier fut devenue un 
titre d'honneur, que le rang le plus élevé, tel que celui de 
roi ou de prince, ne pouvait procurer. Or, ce n'est guère que 
sous le règne de Philippe-Auguste, que l'on voit les princes 
et les seigneurs qualifiés rechercher le titre de chevalier. 
On peut donc en conclure, avec le P. Daniel, que ce fut sous 
le règne de ce prince que l'on commença à faire une plus 
grande mention de ces chevaliers, qui étaient des hommes de 



* Voy. Tome I, cbap. ii. Da titre de miles ou de cheyalier. 

M. Aurélien de Courson n'attribue pas au mot mUes au XI' slédle d'autre slgniAcatioa 
que celle de guerrier. « Dans les premières années du XI* siècle, dit-il, dans ses prolé- 

> gomënes du cartulaire de Redon, un homme de guerre (miles), nommé Bernard vint 

> construire un fort sur un rocher escarpé qui domine la Vilaine. Ce château ayant 

* été appelé dans le pays Rupes Bernardi, le nom, après quelques générations, fut déli- 

* nitivemcnt acquis aux héritiers du fondateur, et de là les sires de la Roche-Bernard, 
» célèbres à plus d'un titre dans les annales du pays nantais. > 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 67 

naissance, ayant fait preuve de noblesse par de bons titres, 
et de valeur par de belles actions, et à qui la chevalerie 
avait été conférée avec certaines cérémonies dont nous trou- 
vons le détail dans des monuments anciens, que nous nom- 
mons Cérémoniatuv. Néanmoins, il est certain que la cheva- 
lerie existait dès le XIP siècle en Bretagne, ainsi que nous 
le prouve une charte de Tan 1152, de Raoul, sire de Rays, 
datée de la première année de sa chevalerie. Dans une 
charte dfi 1183, Harsculphe de Soligné, s' de Dol, rappelle 
qu'il a scellé autrefois un acte de donation à Tabbaye de la 
Vieuville, avec le sceau de son père, parce qu'alors il 
n'était pas encore chevalier. 

Les noms que nous donnons ici sont tirés, en grande 
partie, des Preuves de l'histoire de Bretagne de J). Morice 
et des chartes d'abbayes. Nous ferons remarquer que beau- 
coup de ces noms ne sont que de simples surnoms, car les 
noms patronymiques ne devinrent d'un usage général que 
dans le XII* siècle. Une partie des familles que nous men- 
tionnons est éteinte et les noms de beaucoup d'entre elles 
ne figurent dans aucun armoriai \ 

992. JUHEL. (Ch. de Saint-Sauveur de Redon.) 

1037. MINGERIUS. (Fondation du prieuré de Saint-Cyr.) 

1038. ETIENNE» (Ch. de Saint-Florent.) 

JOHANNES, miles, appose son sceau à l'acte de fonda- 
tion du prieuré de Liffré. 

* Ploflienrs de ces prénoms ou surnoms^ tels que ceux de Unroy, Hingant, Hancouët» 
Derrieo, etc»« sont deTenus des noms patronymiques. Dans certaines parties de la France 
les noms de Onffroi et de Isarn sont également des prénoms et des noms de famille. 
Certains généalogistes, confondant à dessein ces prénoms avec les noms de familier 
n*hésiteront pas, si Toas vous appelez Onffroi, Foncher, Martin ou Harscoaêt, de yous 
faire descendre d'Onffroi, sire de Tboron, de Foucber de Chartres on de Liège, de Saint- 
llartin on de Arscoit de Sainte-Croix, sire de Rays» Nous pourrions en citer des 
exemples* 



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68 REGHERGHB8 SUR LA GHEVALBRIE 

1 040. ROUAUD DU PÈLERIN. Dans la charte de fondation du 
prieuré du Pèlerin-sur-Loire , il s'intitule : Ego Roaldus^ 
sœculari militiœ deditus. Dans une autre charte de Tan 
1060, relative à une donation faite à l'abbaye de Saint- 
Sauveur de Redon, il est désigné par ces mots : Roaldus de 
PeregrinOj quidam miles nobilissimus. Les descendants de 
Rouaud conservèrent le nom de du Pèlerin (aujourd'hui 
du Pellerin). On trouve parmi eux Pierre du Pèlerin, croisé 
en 1248 ; c'est le dernier de ce nom dont [nous a3«)ns con* 
naissance. Des auteurs modernes l'ont appelé Pierre Bas- 
tard du Pèlerin , sans doute pour le rattacher, par cette 
adjonction de nom, à la famille le Bastard ^ 

AMAURY D'OUDON, 
OLIVIER DE VERIZ, 
THÉBAUD CRESPIN, 
MAURICE DELIRE, 
RENAUD m BLOIS, 
GUILLAUME CRESPIN, 
GEOFFROI DE BRIÈRE, 

MATHIEU BARBOTIN, 
PERDRIEL {dominus PERDRIEL), 

* La famille fiastard ou le Bastard a fait insérer dans Tarmorial de M. de la Grasserie 
une notice généalogique de laquelle il résulterait qu'elle descendrait de Rouaud Bastard, 
trés-noble chevalier, dit un des premiers de la patrie, fondateur, vers Tan 1049, da 
prieuré de Sainte-Marie du Pélerin-sur-Loire ; qu'elle avait pour armes une aigle 
éployée, avant la concession de la fleur de lys par Philippe-Auguste, et que plusieurs de 
ses membres suivirent Guillaume le Bâtard à la conquête de TAngleterre, en 1066. Noos 
ferons remarquer que les chartes que nous avons citées ne donnent point à ce Rouaud 
le surnom de Bastard, et que ses descendants ont gardé celui de du Pèlerin. La coaces* 
aion de la fleur de lys par Philippe- Auguste ne mérite pas une discussion sérieuse, et 
nous ajouterons qu'il est étrange, qu'à l'appui de faits aussi éclatants, cette famille n'ait 
produit qu'un arrêt de maintenue de noblesse de l'an 1760, remontant à l'an 1480. 
Suivant H. de Courq, il existe en Bretagne trois familles nobles appelées le Bastard, 
distinctes les unes des autres. D'après lui, celle dont nous nous occupons a pour auteur 
Jean le Bastard, s' de l'Herpiniëre et de la Baslardière, père de Georges, franchi en 1467. 
Le nom de Bâtard a été porté comme surnom et comme nom patronymique par une 
infinité de familles. 



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DU DUCHÉ DB BRETAGNE. 69 

seigneurs pris dans la classe des milites ou possesseurs de 
fiefs nobles, qui paraissent comme témoins dans l'acte de 
fondation du prieuré de Chàteauceaux, souscrit par Geoflfroî 
Crespin, qui, dans cet acte, les appelle homines mei ou mes 
vassaux, en énumérant les dons qu'à son exemple ils ont 
faits au prieuré. 

RIVALLON LE VICAIRE. Ego Rivallonius Provinciœ 
Redonensis miles, etc. (Donat. faite à Marmoutiers.) On voit 
dans cette charte que Rivallon se nommait le Vicaire, et 
qu'il était aïeul de Robert de Vitré. 

JOSCELIN DE LA HAYE. Goscelinus de Haia^ qui tune 
erat miles, etc. (Offrandes et droits dé sépulture entre les 
mains des laïques.) 

SIMON, fils de CAVALON DE SAINT-OPPORTUNE. Qui- 
dam miles Simon nomine, etc. (Même acte que le précé- 
dent.) 

NOMINOE, appelé miles meus, mon vassal féodé; par 
Draloi, fils de Frédeur de Ghâteau-Migron , en Frossay, 
dans Pacte de fondation du prieuré de Frossay. 

GURHANDUS. (Fondation du prieuré de Frossay.) 

MAINON DE FOUGÈRES. Ce seigneur prend dans diverses 
chartes relatives au prieuré de Saint-Sauveur-des -Landes, 
dont il fut le fondateur, les noms et qualités de Maino, 
homo militiœ sœculari deditus , ou de Maino, miles Redo- 
nensis provinciœ ; mais dans d'autres chartes il se qualifie 
seigneur de Fougères. 

PILESEL GUENNEDAT. Quidam miles Prœsel Guenne- 
dot, etc. (Donation à Marmoutiers, confirmée par Bernard^ 
s' de la Roche- Bernard, son seigneur.) 

ROGER , qualifié miles dans l'acte précédent, donne à 



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70 RBGHBRGHXS SUR LA CHEVALERIE 

Saint -Florent de Saumur la huitième partie de Saint- 
Cristophe, qu'il possédait à titre de bénéfice militaire. 

HAMON le Clerc, 

GEOFFROIleLaïc, 
qualifiés milites dans Tacte précédemment cité« 



1 050. ARSGOIT, fils de Richard, est appelé miles (vassal féodé) 
de Rouaud, vicomte de Donges, dans un titre de Marmou^ 
tiers. 

BRIENT, s'f DE CHATEAUBRIAND. Ego Briencius, scecu- 
laH militiœ deditus..., etc. (Fondation du prieuré de Beré 
par ce seigneur.) Dans cette charte on voit que Beré est 
situé près de Chàteaubriant, non longé à Castro Briencii 
situm. Des chartes de Tabbaye de Marmoutiers nous 
apprennent que Brient était fils de Tihernus et d'Inno- 
guent, fait qui détruit les assertions de certains auteurs , 
qui prétendent que Brient était le quatrième fils d'Eudon , 
comte de Bretagne. L'erreur provient sans doute de ce 
que Ton aura confondu Inoguent, femme de Tihernus, avec 
Innoguent de Comouailles, femme d'Eudon, comte de Bre- 
tagne. ( Voy. Chevaliers bannerets, XIII* siècle, art. Geoffroi 
de Chateaubriand.) 

GLERIAN, prince DE BÉCON. (Donation faite par lui à 
Saint-Sauveur de Redon.) Ici prince signifie seigneur de 
paroisse. 

BONUS CASUS, 

GIRARDUS ADUBATUS, 

JUDICAEL, filius Willelmi Esturlentii, 
qualifiés viri milHares dans une donation faite au prieuré 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 71 

de Chémeré par Arscoit, s' de Rays, dont ils relevaient et 
auquel ils servent de témoins. 

TRESHORET. (Gh. de Saint-Sauveur de Redon.) 



1 051. ESCOMAR DE LAVAL, mi7es nobilissimus. (Ch. de Saint- 
Sauveur de Redon.) 

TUBDUAL DE CORDEMAIS. Quidam vir militaris , etc. 
(Ch. de Saint-Sauveur de Redon.) 

HAMON BLOC, fils de Guigomar. (Ch. du milieu du 
XI* siècle, du prieuré de Saint -Malo de Dinan.) 

1052. GARNIER. (Ch. de Saint-Sauveur de Redon.) 

GLEMAROC. (Ch. de Saint-Sauveur de Redon.) 

FROTMUNDUS. Quidam eques, etc.. (Ch. de Saint-Sau- 
veur de Redon.) Ce seigneur fut probablement l'auteur des 
seigneurs de Chàteaufromont , nom qui s'écrit aujourd'hui 
Chàteaufremont. 

DERL^. Qvidam miles nomine Derian, Harscudi filius, 
de RiniaCj dédit Sancto Salvatori qtmrtam partem dme-- 
terii Sancti Salvatoris, unde cuidam sui militi Aluere 
nomine tmum sctdum dédit, ut donum annueret. (Ch. de 
Saint-Sauveur de Redon.) 

HARSCOET, fils de Richard. (Charte précédente.) Ici, 
Harscoët est un prénom, comme la plupart des noms qui 
précèdent 

1 060. DANIEL, fils d'Eudon, mactiern. (Ch. de Saint-Sauveur de 
Redon.) Les mactiems étaient les seigneurs héréditaires 
d'une ou de plusieurs paroisses. Ce titre disparut à la fin du 
XI* siècle. 



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72 RECHKRGHBS SUR LA CHEVALERIE 

1062. GODEBERT. La charte de Saint-Sauveur de Redon dans 
laquelle ce seigneur est mentionné, rappelle qu'il possédait 
une terre inhabitée appelée Fontenelles, 

MOYSES. Il est cité dans la charte précédente, comme 
vassal d'un seigneur nommé le Bœuf. 

ROGER et RENAUD DE MORTESTIER (de Mortuo-Estero), 
appelés milites prœstantissimi dans une charte de Saint- 
Sauveur de Redon. 

1063. BERNARD, s' DE LA ROCHEBERN ARD, miles. (Donation 
à Saint-Sauveur de Redon.) Le nom de Bernard a fait 
supposer à M. Aurélien de Courson que l'auteur de cette 
.maison était d'origine Scandinave. M. de Chateaubriand 
attribuait à sa famille une origine semblable. On a cru 
aussi que les premiers vicomtes de Donges étaient Nor- 
mands. Quoi qu'il en soit, il est probable que plusieurs chefs 
normands s'établirent en Bretagne. 

POITEVIN. Quidam miles Pictavus nomine^etc. (Formules 
particulières de concession.) 

1065. RIVALLON DE COMBOURG. Ego Rivallonus , homo 
militaris ex Britanniâ de Castello Combomio. (Donation 
à Marmoutiers.) Dans une autre charte il s'intitule : Ego 
RivallonuSj Britannicus gente, génère non infimtts, sub 
fidei titulo christianœ j homo militiœ sœculariSj castri 
possessor quod Combomium vocant. 

1066. MORVAN. Quidam miles Morvanus, ortus nobilis paren- 
tibusj ainsi nommé dans une charte de Saint-Sauveur de 
Redon, qui nous apprend que ce seigneur, avant de prendre 
l'habit religieux, monta tout armé à l'autel et y déposa ses 
armes. 

ALBERICUS. (Ch. de Saint-Sauveur de Redon.) 



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DU DUCHÉ DB BRSTACmB. 73 

1067. NORMAN DE LISTRÉ , ou DE LITTRÉ, 

GEORGES, frère du précédent, 

GEOFFROI (fils de Norman de LISTRÉ), 

JEAN PINCERNA, 

TUAL DE VALLE, 

PICHUN, 

JEANBOTERAT, 

JEANJAABLE, 
qualifiés milties dans une charte de Marmoutiers, relative à 
quelques formules de concession. 

1 070. BRIENT et ODRIC , fils de Bloc , 

HAMON DE SAINT-DIDIER, 

RIVALLON, fils de Wiomarch , 
(Ch. de Saint-Serge). On y voit que les milites laici^ ou sei- 
gneurs laïques, détenaient alors la plupart des églises des 
environs de Rennes. 

EBROIN, miles stipendiarius (Ch. de Saint-Florent), 

RAOUL le vicomte, 

HAMON, fils de Guéhénoc, 

GUY 60Y0N (Gobio), 

GEOFFROI DE LA FERRIÈRE , 

GRAFFIO, 

PICOT DE LA LANDE BOILOT, 
appelés milites castri quod voccUur Dinan, c'est-à-dire 
vassaux nobles du château de Dinan, dans l'acte de fondation 
du prieuré de la Madeleine du Pont à Dinan, par Geoffroi 
de Dinan. 

1080. THOMAS. (Fondation du prieuré de Saint-Nazaire.) 



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74 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

FANZON JUDICAHEL, dAim aâhuc mites ^a*, ainsi désigné 
dans une charte de Saint-Sauveur de Redon, qui nous 
apprend que Fanzon avait pris l'habit religieux. 

GOSGELIN, 

GAUDIN, 
qualifiés milites dans une donation faite à Marmoutiers par 
Frioul, vicomte de Donges. 

1 090. GAURIN, fils d© GeofBroi, appelé miles Galdini de Clisson^ 
c'est-à-dire vassal noble ^de Gédoin de Clisson, dans un 
accord passé avec les moines de Marmoutiers. 

RIVALLON DE SOLZON. Brientius, filius Qmfridi, et 
Rivalonm de Solzouj miles ejus. (Ch. de Marmoutiers.) 

HAMON DE LIFFRÉ. (Accord ayec les moines de Saint- 
Florent.) Dans d'autres chartes de la môme abbaye, il est 
appelé càbalarius de Livriaco, et equ£s de Livriaco. Ces 
expressions signifient qu'il était possesseur du fief de Liflfré, 
pour lequel il devait le service militaire avec un ou plusieurs 
cavaliers. 
TANGUY, fils de Brient. (Diverses formes de procédures,) 
ORIG DU LOROUX. (Fondation du prieuré d'Ingrande par 
ce seigneur.) 
BUDIG DE PLOCONOIT. (Donation à Marmoutiers.) 
ROU AUD. Rodoaldus quidamj miles litteratus. (Fondation 
du prieuré de Pontchâteau.) 
HELOGUS. (Gh. de Saint-Sauveur de Redon.) 

1097. HERVELIN, fils de Guernezon. (Donation à l'abbaye de 
Saint-Jacut.) 

NORMAN et DANIEL DE CHATEAU-BERNARD, fils de 
Simou de la Roche-Bernard, sont qualifiés nobilissimi 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 75 

milites dans une charte de 1097, de l'abbaye de Saint- 
Sauveur de Redon. 

RÂ6EL RAIMBERT. Quidam miles civis et ipse nanne- 
tensis nomine cognomento Rabellus. Ces expressions 
indiquent que Rabel possédait un fief noble dans le terri- 
toire de Nantes, et qu'il habitait cette ville, 

JUNGONEUS. Quidam miles nobilis, etc. (Ch. de Saint- 
Sauveur de Redon.) 



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Xir SIÈCLE 



SEIGNEURS QUALIFIÉS MILITES* 



1100. FRÉDOR, S' DE FRUZAY. (Ch. de Saint-Sauveur de 
Redon.) Frédor ou Frédur est désigné dans cette charte 
par ces mots : ipse miles, etc. Fruzay ou Frossay est une 

* paroisse située près de Paimbœuf, évôché de -Nantes. Le 
château des seigneurs de Frossay se nommait le Migron, 
nom d'un village bâti au bord de la Loire. 

I 101. NORMAN BASTARD. Quidam miles Normandus, Bas- 
tardus nomine, etc. (Donation à Saint-Sauveur de Redon.) 
Le nom de Bâtard est porté comme surnom, et comme nom 
patronymique, par une infinité de familles ; l'article suivant 
en fournit un exemple. 

GAUTIER DE LOHÉAC. Walterius Judicaelis filius, de 
Lohea^, quidam miles nobilissimus et illiits castri princeps 
et dominusj etc. (Don d'une portion de la vraie croix 
à Lohéac.) Dans cette charte on voit que Rioc ou Riou, 

* Noos ayons dit précédemment qne ce n*est gnére qo'à partir da milieu do XII' siècle, 
que Ton peot considérer le mot mUa comme indiquant avec quelque certitude un 
cbevalitr. 



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RBGHERCHES 8UK LA CHEViJLERlE 77 

frère du sire de Lohéac, était mort pendant la traversée 
qu'il fit en revenant de Jérusalem, et qu'il avait, avant 
de mourir, confié à Simon de Ludron une parcelle de la 
vraie croix et du tombeau de Notre-Seigneur. Gauthier 
en fit don à Lohéac. Dans une charte de la même année, de 
l'abbaye de Saint-Sauveur de Redon, Gauthier de Lohéac 
est ainsi désigné : Qualterius Lohoiacensis ^ Rotaldi 
Bastardi filius. 



I 1 08. HARSCUIDUS. Quidam miles nobilis Harscuidus nomine, 
de SanctO'Petro namnetensi^ etc. (Ch, de Saint-Sauveur de 
Redon.) 

RIVALLON, frère de Tanguy , vicomte de Poher, 

DANIEL, fils de Guégon an-besch , 

EUDON, 

KEN- WAREC, fils Coyrant. 

(Don fait à Quimperlé par le vicomte de Poher.) 

EUDON, fils de Geoffroi, 

RIVALLON LE ROUX, 

NORMAN, fils de Gosbert, 

GEOFFROI DE LA FERRIÈRE, 

ROLLAND, fils de Bressel, 

PAYEN, fils de Quarhant, 

RENAUD, fils de Maynard, 

HUGUES, fils de Norman, 

GENTO, 

GUYOMAR, frère de l'évêque d'Alet. 
(Confirmation du don de Saint- Malo deDinan àMarmott- 
tiers, par Benoit, évèque d'Alet.) 



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78 REGHBRGHB8 8UR LA GHBYALBRIE 

MAINGUY DE SÉRENT. Quidam miles de SerenU Mm- 
gius videlicetj filius Marquerii, etc. (Donation à Saint- 
Sauveur de Redon.) Dans cette charte figurent deux frères 
de Mainguy, Pierre et Judicaël, qui y sont appelés strenui 
milites. Suivant Moréri, Marquer, Judicaël et Pierre de 
Seront prirent part à la première croisade. Josselin de 
Sérent suivit Philippe-Auguste en Palestine en 1191, et 
Juhel, Gicquel et Guéhénoc se croisèrent en 1S40. On trouve 
ensuite Guillaume de Sérent, chevalier, mentionné dans 
des comptes rendus au duc en 1273 ; Jean de Sérent, qui 
fut, en 1350, un des écuyers du combat des Trente, et dont 
le sceau apposé à une quittance de ses gages du vingt-six 
novembre 1356, représente trois quintefeuilles. Un autre 
Jean de Sérent, chevalier, fut établi par le duc, en 1397, 
capitaine du château et forteresse d0 Batz. Beaucoup de 
seigneurs de ce nom figurent dans les montres d'hommes 
d'armes bretonnes. Cette maison a fini dans la personne 
d'Ârmand-Louis, duc de Sérent, pair de France, grand 
d'Espagne, lieutenant-général des armées du roi, mort en 
1322. 

1114. BRIENT DE CHATEAUBRIANT est qualifié dans une 
épitaphe latine, rapportée par D. Morice, et qui j^it compo- 
sée par les moines de Beré : Egregius Princeps, Militiœ 
splendor, Procerum decus, etc. Il faut remarquer que, dans 
les chartes de cette époque, princeps signifie seulement un 
seigneur exerçant une juridiction d'une certaine impor- 
tance. Ce Brient était fils d'autre Brient qui fonda, vers l'an 
1050, le prieuré de Beré. (Voy. Chevaliers bannerets, XUP 
siècle, art» Geoffroi de Chateaubriand») 

Il le. MÂNERIUS DE LA GUERCUE» 



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DD DUCHÉ DB BRBTAONB. 79 

GUILLAUME PAPA, 

' FROGER BORCMAN, 

BRIENT NORMAN DE VISECHIA, 
(fondation du prieuré de la Guerche, par Guiliaume de 
la Guerche.) Dans une autre charte de donation du même 
Guillaume, figurent, comme témoins, ses vassaux nobles et 
non nobles, muUis prœsentibus, tam militibus quam bur~ 
geinsibus). 

1120. PIERRE D'ARGENTRÉ, chevalier, premier du nom, 
vivait vers l'an U20, suivant du Paz, qui n'en rapporte 
aucune preuve. 

RIVELEN. (Cart. de Quimperlé.) 

1127. GUILLAUME GROHEL, 

ANGE GRAFFIO. 
(Ch. de Saint-Sauveur de Redon.) 

1128. ALFRED, fils d'Hervé DE PIRRIC. (Ch. de Saint-Sau- 
veur de Redon.) Cet Alfred, ainsi que Gestin, sont qualifiés 
dans une autre charte : nobilissimi milites, toparchœ de 
Cellario. 

1136. RIVALLON DE CORNON, 

GRAVIE, femme de Rivallon DE CORNON, 
JUSTIN .et GUÉHÉNOC, enfants des précités, 
RAOUL, fils de Payen Homenex, 
GUILLAUME, fils d'Hugues, 
JARNOGONUS, 
BIU, 



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80 RECHBRCHBS SDR LA. CHBVAUIBIB 

RIVALLON, fils de Bili, 

MATfflEU DE SIZ, 

OTTOMAN et GEOFFROY, son frère, 

DANIEL DE LA HAYE, 

EVEN DE S. SIGUININO, 

ORHANT, mère de Guillaume de Ros, 
témoins d'un don fait à l'abbaye de Redon, par Guillaume 
de Ros. Cette charte est fort curieuse, puisqu'on y voit 
figurer des femmes au nombre des milites. Ce terme ne 
peut donc indiquer que des possesseurs de fle& nobles, et 
non des chevaliers. 

1 137. GEOFFROI LE CHAPELAIN {Capellanus), 

BRIENT, fils de Bonvalet, 

BRIENT LE MOINE {Monachus), 

ADELMUS Gualensîs, 

BENOIT DE CHESNEY, 

RAOUL DE COMBOURG, 

BRIENT, fils de Josse, et GUILLAUME, son frère, 

HAMON, neveu des précédents, 

BARDULFUS DE SPINIAC. 
(Fondation de l'abbaye de la Vieuville, par Gilduin, fils de 
Hamon). 

GOSCELIN MAUVOISIN fait, en prenant l'habit monas- 
tique, en 1137, une donation à l'église de Saint- Aubin 
d'Angers. Parmi les témoins de ce don figurent Guillaume 
d'Oudon^ probablement son seigneur, et quelques-uns de 
ses vassaux, militibtcsque illius4errœ advocatis. Un des 
descendants de Goscelin, Guy de Mauvoisîn, chevalier, se 
distingua en 1248 au combat de la Massoure. 



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DU DUCHE DE BRETAGNE. 81 

GEOFFROI DE SAINT-MARTIN, 

JOSSEUN LE CHAT (Catus), 

MATHIEU DE RIALLÉ, 

GUILLAUME DE CLANGIE, 
mentionnés dans la charte de Saint-Aubin d'Angers, pré- 
citée. 

1 1 39. GEOFFROI DE GUERRAN (de Guérande.) (Gh. de Saint- 
Sauveur de Redon.) 

1 148. GEOFFROI BOTEREL. Obiit Gaufndtis cornes BoteréU 
Ittë^ incomparàbilis miles. {Chronicon Britannicum.) 

i 1 49. YVES DE LA JAILLE. (Ch. de Saint-Magloire de Lehon.) 

1 1 52. RAOUL, sire DE RAYS, fait en ll52 une donation aux 
moines de Buzay. Cette charte est curieuse, car elle est 
datée de la première année de la chevalerie de ce seî* 
gneur, anno ejusdem Radulfi militiœ primo ; néanmoins à 
cette époque, le terme miles n'indique pas toujours un 
chevalier, car dans une charte de Tan 1157, citée ci- 
après, nous verrons figurer 4)armi les milites j témoins de 
la fondation du prieuré de Notre-Dame de Vitré, le doyen 
de Vitré et le chapelain du seigneur de Vitré. Raoul, sire 
de Rays, appartenait à la maison de Sainte-Croix. 

1154. OLIVIER, fils de Payen, 
ENGRESSUS, 

BORRINGAN, 
mentionnés dans le Chronicon Britannicumj où on lit à 
l'article mcliv : In festivitate S. Lazari, nocte, venit comes 
Hoellus Rezeium cum militibus navigando, vbi sunt mili- 
tes suij Oliverius, scilicet Pagani filiusj etc. 

n 6 



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82 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

1 157. THÉBAUD DE CAMPELS, 
JEAN DE LANDAUREN, 
CHAPELAIN DE VILLECUITE, 
ROBERT HAI, 

GAUTHIER DE LANDAUREN, 

HAMELIN DE PINEL, 

GUILLAUME GERVAIS, cousin du seigneur (Je Vitré, 

GAUTHIER DE TASLEU, 

JEAN, doyen de Vitré {Decanus Vitreii), 

ROBERT, chapelain du seigneur {capellanus domini)^ 

JEAN DE CAMPELS, 
témoins pris parmi les milites mentionnés dans Pacte de 
fondation du prieuré de Notre-Dame de Vitré. On remar- 
quera que parmi ces milites figurent le doyen de Vitré et 
le chapelain du seigneur de Vitré, particularité qui nous 
fait voir que ces milites sont non des chevaliers, mais des 
vassaux de la seigneurie de Vitré, Parmi les autres témoins 
on remarque des prêtres, Tabbé et le prieur de Tabbaye, 
qui ne sont point compris parmi les milites. 

1 1 58. SILVESTRE PINEL, qualifié miles de Raoul de Fougères 
dans une donation de l'abbaye de Rillé. 

GEOFFROI DE MAYENNE, 

HAMON, fils de Geofifroi DE MAYENNE, 

ANDRÉ DE VITRÉ, 
chevaliers, se croisèrent en 1158, suivant la relaMon dil 
frère Jean, moine de Saînt-Benott , écrite en 1153. {La 
Noblesse de France aux croisades^ par Roger.) 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 83 

1 160. HERVÉ DE TRÉMIGON, 

THOMAS BOUTIER {fUius Boterii), 

EVEN LE CHAT {Catus). 

(Dîme du Chastellier, rendue au prieuré de Combourgpar 
Hervé de Trémîgon.) 

1 163. GUILLAUME DES VAUX (de Vallibus)/miles, dominus 
dicti lodj chevalier, seigneur dudit lieu, fait une donation 
en 1163 à Tabbaye de Montfort. 

1164. BERTRAND MENGUY {filius Mmguy). (Ch. dôSftint- 
Aubin-des-BoisJ 

1171. PIERRE DE ARGON. Quidam miles Petrus, tidelicet de 
Arcoftj filius Giravdi, etc. (Fondation faite à Buzay ij^ 
Arscoit de Rays.) 

1 173. RAOUL TUFFIN, s' de la Rouerie, chevalier vaillant 
et courageux, suivit Raoul de Fougères, son seigneur, 
contre le roi Henri II d'Angleterre et fut fait prisoni^ier, au 
siège de Dol, en 1173. Il était fils de Robert Tuffln, mari de 
Berthe de Combourg (Du Paz). Raoul Tuffln est mentionné 
par Roger de Houveden parmi les chevaliers et écuyers 
bretons faits prisonniers par Henri II, roi d'Angleterre, au 
siège de Dol, en 1173. 

HARSCULPHE DE SAINT-HILAIRE , 

PATRI DE LA LANDE, 

GEOFFROI FARSI, 

JEAN LE BOUTEILLER , 

LE VOYER DE DOL , 

GUILLAUME DE LA MOTTE ^ 
chevaliers bretons faits prisonniers par Henri II, roi d'An- 
gleterre, au siège de Dol en 1173» Dans un titre de l'an 



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84 BECRBRCHES SUR LA CHEYALKRIB 

1196, figure un GeoffroiFarsi, qu'Harsculphe de Soligné 
appelle son vassal, homo suusj mais ce Geoffroi était sans 
doute le fils de celui qui fut pris au siège de Dol. D. Morice 
a mentionné encore, mais sans les distinguer les uns des 
autres, beaucoup de chevaliers et d'écuyers faits prison- 
niers au siège de Dol; nous ne citerons parmi eux que les 
noms suivants, appartenant à la Bretagne : 

RAOUL DE FOUGÈRES, 
GUILLAUME DE FOUGÈRES, 
HAMON DE L'ESPINE, 
GUYON GOUYON, 
OLIVIER DE LA ROCHE, 
ALAIN DE TINTÉNIAC, 
JUHEL, fils de Raoul DE FOUGÈRES , 
GIRON DE CHATEAUGIRON , 
JUHEL DE MAYENNE (s» de Dinan), 
GEOFFROI DE LA BOISSIÈRE, 
RENAUD DE LA MARCHE, 
HERVÉ DE VITRÉ , 
GUILLAUME DE SAINT-BRICE, 
GUILLAUME DU CHASTELIER, 
GUILLAUME D'ORANGES, 
ROBERT LE BOUTEILLER, 
GEOFFROI L'ABBÉ, 
JEAN CHAORCIN, 
JEAN DE BROEREC, 

HENRI et PHILIPPE DE SAINT-HILAIRE, frères d'HaM- 
culphe, 
BARTHÉLÉMY DE LA BOISSIÈRE, 



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DU DUGHé DB BRBTAaNK. 85 

GUILLAUME DE MINl/VC, 

SALDEWIN GOUYON, 

JUHEL DU PONT (sans doute de Pontchâteau) \ 

HAMELIN l'Abbé, 

ROBERT DE BASOGES, 

ELIE D'AUBIGNÉ, 

PHILIPPE DE LOU VIGNE, 

HENRI DE SAINT-ÉTIENNE, 

GUILLAUME DE LA CHAPELLE , 

BONCBLAND DE SERLANT, 

GUILLAUME DU BOIS-BÉRANGER , 

OLIVIER DE MONTSOREL, 

HAMON DE ROCHEFORT, 

ROBERT DE L'ESPINAY (ou plutôt d'Espinay). 
Raoul de Fougères et Juhel de Mayenne furent sénéchaux 
de Bretagne, chevaliers bannerets, prirent part en 1214 à la 
bataille de Bouvines et se croisèrent en 1199. Hamon de 
l'Espine fit partie de la seconde croisade. On trouve parmi 
les seigneurs croisés appartenant aux autres familles men- 
tionnées dans cette liste, Raoul d'Aubigné, en 1198, Geof- 
fr'oi de la Roche, aïeul du combattant des Trente, en 1204, 
André de Vitré, Guillaume de la Boissière ou de la 
Bouëxière, Payen de Saint-Brice, Guillaume du Chastellier, 
Hervé le Bouteiller, Geoffroi l'Abbé, Robert de Saint- 
Hilaire, Alain de Saint-Étienne, Thomas de la Chapelle, 
Alain de Tinténiac et Guillaume Goyon en 1248' (IX Morice, 

* Dans les anciens titres, les seigneurs de Pontchâteau et de la Roche-Bernard sont 
ordinairement désignés par les noms de sires dn Pont et de sires^de la Roche. 

' Noos ne citons ces faits que comme de simples mentions, n'ayant point en 
sons les yeux les chartes où ils sont consignés. La multitude de chartes trouvées à 
l'époque de la création du Musée des croisades diminue beaucoup la valeur des docu- 
menls si à propos déconverts. 



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86 RSCnERCHBiai SUR LA GHSVALERIB 

Musée de Versailles. Nob. de Courcy, La noblesse de France 
auœ croisades j p^T Roger.) 

1 177. MATHIEU DU BREIL. (Titre de l'abbaye de la Vipuville, 
rapporté par du Paz.) C'est par-erreur que M. de Milleville 
aayancé, dans son armoriai de la noblesse, que Mathieu du 
Breil avait été sénéchal de Bretagne ; il fut seulement séné- 
chal de Robert de Vitré. (Voy. chap. Sénéchaux ide Bre- 
tagne.) 

1 1 78. HUGUES D'AUVIRE , chevalier, rnilesj accompagna en 
Palestine Guéthénoc d'Ancenis. (Donation faite à Marmou* 
tiers par Guéthénoc d'Ancenis.) 

1 180. EUDES DE COETLÔGON, (Ch. de 1180 et de 1207, citées 
par le P. Anselme.) 

EUDES DE PLÉLAN, témoin dans une charte de 1180, 
relative à Eudes de Goëtlogon. (Le P. Anselme.) 

1181. OLIVIER DE 6ÂGAR, 

GEOFFROI ROBERT, 

GUILLAUME DU VIVIER , 

GLÀNUS DE MARISCO, 

GEOFFROI DE HIREL, 
chevaliers, témoins dans une enquête de Henri II, roi 
d'Angleterre, pour le recouvrement des biens de l'église 
deDol. 

CHAPERON DE THUMAIN, qualifié Chaperon miles de 
Thumain, dans l'acte précédent. Dans un autre titre de 1199, 
il est simplement désigné par ces mots : Chaperon de 
Thumain, 



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DU DUCHÉ DK BRETAGNE. 87 

YVON DE LANVALLAY. (Charte de 1182 citée par du 
Paz, dans la généalogie de la maison de Lanvallay.) 
Guillaume et Robert de Lanvallay furent sénéchaux de 
Rennes, le premier en 1168, et le second en 1189. 

GEOFFROI DE MONTFORT. On lit dans le Chronicon 
Britannicum : mclxxxi. Obiit Gaufridtcs Montisfortis 
strenuissimttë miles et per omnia laudabilis. 

I 183. HARSCULPHE DE SOLIGNÉ, seigneur de Dol, rappelle 
dans un acte de 1183, relatif à une donation faite par lui et 
par sa femme Iseult de Dol, à l'abbaye de la Vieuville, qu'il 
a scellé autrefois une autre charte concernant cette dona- 
tion, avec le sceau de son père, parce qu'il n'était pas 
encore chevalier, quia miles non eram^ et sigillum proprium 
non habebam. Il semblerait, d'après cette charte, qu'au 
xn« siècle, les chevaliers seuls avaient droit de sceau, 
mais au siècle suivant les simples gentili^hommes, scellaient 
aussi leurs chartes. Un acte de l'an 1283, rapporté inexacte- 
ment par D. Morice, et qui fait partie des archives de la 
Préfecture de Nantes, nous apprend que quelques bourgeois 
avaient aussi des sceaux. 

RUELLAN DE FLACHEY (Flacheio), 

HERVÉ CHAORCIN, 
chevaliers, témoins d'une donation d'Harsculphe de Soligné 
à la Vieuville. 

GUILLAUME DE LA MASSUE (de Machua) est appelé 
par Harsculphe de Soligné miles meus, dans une charte 
relative à une donation à la Vieuville. Il figure avec le titre 
de chevalier, dans une charte de l'abbaye de Saint-Florent, 
de l'an 1212. 

1 185. ROBERT DE VITRÉ est mentionné, avec André de Vitré 
dont nous avons précédemment parlé, dans une lettre du 



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88 RBGHBRGHE8 SUR LA GHBVALERIB 

duc Geoflfroi pour l'abbaye de Savigné : confirmavi etiam 
donationes qtms hàbent ex dono quorumdam militum, eco 
dono scilicet Roberti et Andreœ de Vitreio, 



1187. GUÉRIN DE SAINT-ÉTIENNE. (Transaction avec le 
prieur de Pontchâteau.) Suivant du Paz, la famille le Bret 
aurait pris le nom de Saint-Étienne. 

0. DE SAINT-ÉTIENNÈ. (Ch. de la fin du XIP siècle du 
cartulaire des sires de Rays, puUié par Marchegay.) 

1190. GUILLAUME DE LOHÉAC, 

ROBERT GIFFART, 

ALEMAN et ROBERT D'AUBIGNÉ, 

HERVÉ DE BESIEL, 

ROBERT DE POCÉ, 

ROBERT DE SÉRIGNÉ , 

GUIDON et PIERRE LE BRETON (Britone), 

RAOUL AGUILLON, 

ROBERT COPEL, 
qualifiés milites ou chevaliers dans l'acte de fondation du 
prieuré de Marcillé, daté de Tannée oii les rois de France et 
d'Angleterre se croisèrent. 

GUILLAUME AUBIN, chevalier, surnommé de Saint-Vital 
et de Saint-Étienne, témoin d'un accord passé vers l'an 1190, 
entre Stéphanie, dame de Rays, et les Templiers. (Cartulaire 
des sires de Rays, par Marchegay.) 

GEOFFROI PINCERNA, 

JORDAN DE LA MASSUE. 
(Ch. de l'abbaye de la Vieuvllle.) 



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DU DUCHÉ DE BRBTAONB. 89 

1191. GUÉTHÉNOC DE BRUC, chevalier croisé. (Musée de Ver- 
sailles. 

1 196, ALAIN et ROBERT DE DINAN, 

GUILLAUME PAYEN {filius Pagani), 

GEOFFROI DE LA LIBERTÉ, 

ROBERT DE SAINT-DIDIER, 

GEOFFROI DU GUAST (de Wasto), 

HERVÉ DE TORCÉ, 

HERVÉ PILBT, 

HERVÉ DE THESNIÈRES. 

(Accord entre les moines de Sainte-Croix et André de 
Vitré.) • 

ROBERT DE FLOVILLE (de Floavilla), 

JEAN DE HIREL, 

(Donation à la Vieuville par Geoflfroi Farsi.) 

AUBERT DE FLOVILLE, témoin dans une charte d'Hars- 
culphe de Soligné, relative à la donation précédente. 

HUGUES D'EVRAN, appelé miles meus, par Juhel de 
Mayenne, son seigneur, dans une charte concernant une 
donation faite par Hugues à la Vieuville. 

GARIN DE CHATEAUFREMONT, appelé miles meus, par 
André de Varade, dans le testament de ce seigneur. 

JEAN et RAOUL GRUEL, mentionnés dans une bulle du 
pape Célestin III, pour Marmou tiers. Ils firent, en 1197, 
ratifier leur testament par leur seigneur Juhel de Mayenne, 
s' de Dinan, qui dans cet acte les appelle milites mei. 

1 1 9a GEOFFROI DE OSCALOC. (Çh. de Saint-Aubin-des-Bois, 
relative à un don fait à cette abbaye, par Geoffroi Balusson, 
s^ du Plessifl.) 



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90 RBGHfiRCtlfeè SUR LA CHEVALERIE 

ALAIN DE UANGEVINAIE {Andegavensis), 
EVEN DE PLOANA. 
(Ch, du prieuré de Lehon.) 

HAMELIN PINEL. (Accord avec le prteur de Saint-Sau- 
veur des Landes.) Un sceau d'Hamelin Pinel de Tan 1214, 
représente un écu bureU de sable et d*argent\ de huit 
pièces, à la bande d'argent brochant. Il existe en Bre- 
tagne une autre famille de ce nom, qui porte d*azur à 
trois pommes de pin d*or. 

1199. MAURICE CATUS, 

ALEXANDRE DÉRANGER, 

PIERRE GIROIRE. 
(Donation de Pierre Palastre à l'abbaye de Buzay.) Maurice 
Catus fut sénéchal de la Gamache. Un de ses descendants 
Hugues Catus, fut un des champions du combat des Trente. 

JEAN D'ERBRÉE, appelé miles meus, par André, s"" de 
Vitré, qui ratifie un don fait par lui au prieuré de Sainte- 
Croix de Vitré. 

ADAM ROUTIER (Boter) fit, en 1199, une donation au 
prieuré de Combourg, ratifiée par son seigneur Jean de 
Dol, qui rappelle miles m^us. Son sceau, donné dans les 
Planches de Thistoire de Bretagne de D. Morice, représente 
quatre fusées. Légende : Sigillum Ada. Boteri. 

GUILLAUME DE SERLANT. (Donation à la VieuviUe, 
par Floride de Moustieijan.) 

BERARD LE VIEUX. (Accord avec les moines de Beré.) 

ANGER LESDOBI fit un don à Savigné, qu'il fit ratifier 
par André de Vitré, son seigneur, qui l'appelle miles 
meus. 



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DU DUCHÉ DB BRBTAONB. 91 

JEAN CORBON, 

HAMON, 

ALAIN, 
témoins d*ane donation faiite à !Marinoutiôrs, par Robert de 
la Chapelle. Cette charte nous montre qu'à la fin du XII* 
siècle, toutes les familles nobles n'avaient pas encore de 
noms patronymiques. 

PHILIPPE BARBOTIN, miles quidam Philippi nomine^ 
Barbotini ftlius. (Donation k Chftteauceauz, charte de la fin 
du Xn* siècle.) 



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Xlir SIÈCLE 



CHEVALIERS 



Dans les chartes latines, les chevaliers sont désignés par 
le terme miles , ou par celui de dominus. Cette dernière 
expression est remplacée dans les chartes françaises par 
celles de monseigneur, monsourj monsieur ou m£$sire. Les 
seigneurs ici mentionnés sont qualifiés de Tun ou de Tautre 
de ces titres, dans les actes où ils figurent. 

1202. HERVÉ LE CLERC, 

EUDON LE NOIR, 

TUDORETH. 
(Charte de Tabbaye de Beauport *.) 

OLIVIER, fils de Raoul, 
GUILLAUME LE WALEIS (le Gualès), 
EUDON LE TORT, 

* iliideiif épédi^ it Bretagne, par MM. Geslin de Bonrgogoe et Anatole de Barthé- 
lémy. Cet ooTrage contient les chartes des abbayes de Beaoport, de Saiot-Aobio-des- 
Bois, ie SaÎDte-Marie-de-Boqoen » de Saiot-Jacot, de Lanténac et des prieurés de 
Saint-Martin de Lamballe» de Saint-Magloire de Lehon , de Saint-Malo de Dinan et de 
N.-D. de Jagon. 



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RECHERGHB8 SUR Lk CHBYÂLERIB. 93 

RIVALLON GIBAS. 
(Ch, de Beauport.) 

GUILLAUME LE RORE, 

SUHART (le vicomte). C'était un juveigneur de Goëllo. 
(Ch. de Beauport.) 

OLIVIER HARDIOU , témoin dans une donation d'Eudes 
de la Roche-Derrien à Beauport. Eudes de la Roche-Der- 
rien se croisa en 1218. 

RAOUL L'ABBÉ, 

GEOFFROI DIMANAO , , 

OLIVIER DE BOLOI, 

GEOFFROI DE PLOBIHAN, 

GEOFFROI DE KEHER. 
(Donation faite par le comte Conan à Beauport.) 

ARTHUR DE BRETAGNE. Il fut armé chevalier en 1202 
par Philippe-Auguste , qui lui avait fait épouser sa fille 
Marie, qu'il avait eue d'Agnès de Méranie. 

JEAN, sire DE MONTAUBAN, M, suivant du Paz, un 
chevalier sage et vertueux, qui, en 1202, prit les armes 
avec plusieurs barons et seigneurs de Bretagne, pour 
venger la mort d'Arthur, tué inhumainement par son oncle 
Jean Sans-Terre, roi d'Angleterre. 11 est regrettable que du 
Paz, ainsi que cela lui arrive souvent, n'ait pas appuyé ce 
fait d'un titre positif. 

I2Ô3. ROLAND DE BOUGON, s' de Bougon en 1203. 

{Dictionnaire des terres du comté nantais, par M. de CoN 
nulier.) 

GEOFFROI DE LA ROCHE (Ch. du commencement du 
Xni* siècle, de Sainte-Marie-de-Boquen.) L'abbaye de Sainte- 
Marie-de-Boquen étant située près de Jugon, dans Tévèché 



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94 RBGHBRGHBS SUR Lk GHKVALBIUB 

de Saint-Brieuc, il est rationnel d'attribuer Geoflfroi de la 
Roche à celle des deux familles de la Roche possessionnées 
dans cet évèché, dont les terres étaient voisines de celles 
de Sainte-Marie de Boquen. Les armes de cette famille sont 
d'argent au chevron de gueulesj une fasce du même bro- 
chant L'autre famille porte : de sable à trois croissants 
d'argent. Il existe en Bretagne d'autres familles appelées 
de la Roche. 

GUILLAUME DE REZAY. (Ch. de 1203 de l'abbaye de la 
Villeneuve, et de 1243 du cartulaire des sires de Rays.) Un 
sceau de i'an 1260, de Sylvestre de Rezay, représente un 
losange d'argent et de sable. La terre deRezay, ajojour- 
d'huî Rezé, devait, d'après une enquête de 1294, un cheva- 
lier à l'ost du duc. Cette ancienne maison s'est éteinte dans 
le courant du XV siècle. Elle remonte à Rolland de Rezay, 
témoin d'une donation faite en 1146 à l'abbaye de Saint- 
Florent par le duc Conan m. La terre de Rezé a été érigée 
en comté en 1672, en faveur d'Yves de Monti, appartenant 
à une des plus anciennes familles de Florence, venue en 
France avec les Médicis* 

BURCHARD, 

GEOFFROI BERTRAND. 
(Ch. de Marmoutiers.) 

OLIVIER DE ROUGÉ est mentionné avec sa femme 
Agnès dans une charte de l'an 1203, concernant une dona- 
tion faite par eul à l'abbaye de Bueay, et dans une charte 
de l'an 1210 de l'abbaye de Blanche-Couronne. Un autre 
Olivier de Rougé, peut-être son fils, se croisa en 1249. 

PIERRE GRIMAUD. (Ch. précédente de 1203, où figure 
Olivier de Rougé.) Olivier, chevalier, peut-être fils du pré- 
cédent, se croisa en 1248. 



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DU DUCHÉ DE BRBTAQNB. 96 

1206. GEOFFROI BELUSDENT. (Gh. de Beauport.) 

ROBERT DE DOMAIGNÉ. (Donat. à Sainte -Croix de 
Vitré.) La maison de Domaigné a produit d'autres chevaliers, 
et un commandeur de Rhodes en 1447. 

JEAN et ALAIN LE BLANC. (Ch. de Saint-Magloire de 
Lehon.) Perrin le Blanc, chevalier, rapporte du Paz, eut 
une fille, nommée Thomasse, héritière des terres de la Son- 
nerie et de la Roberie, qui épousa Bertrand du Guesclin, 
chevalier, oncle du connétable. 

1210. SIMON CHÈVE, chevalier croisé, miles cruce signatttSj 
est ainsi désigné dans un accord passé en 1310 avec André 
de Vitré. 

RAOUL, ROBERT et BERTRAND DE LA BOUEXIÈRE, 
fr aires milites j témoins de la ratification de la fondation 
de la Collégiale de Vitré par Tévêque et par le chapitre de 
Rennes. 

DANIEL DE LIVRISAR, 

JOSCE DE TRÉGOMAR, 

R. DE BODÉOC, 

lUALL. BORRIGAN (Bourigan), 

GUILLAUME GIFFART, 

MATfflEU DE SÉVÉRAC^ 

PHU.IPPE DE JUIGNÉ, 

GUILLAUME DE SAINT-AUBIN. 
(Ch. de l'abbaye de Blanche-Couronne.) Suivant du Psâ^ 
la maison de Giflfart descendrait de Robert Giflfart, frère de 
Henri, baron de Fougères. Il dit aussi que, de son temps , 
une branche des Giffart existait en Angleterre ^ et qu'elle 



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96 RECHERCHES SUR LA GHEVÂLBRIB 

descendait d'un seigneur du nom de Giflfart j qui aurait 
suivi en 1066 Guillaume le Bâtard à la conquête de ce pays. 
Cette maison a produit nombre de chevaliers de marque et 
un chevalier de l'Hermine. Riall. Bourigan, mentionné dans 
la charte précitée, quitta vers l'an 1360, suivant l'auteur 
du Dictionnaire des terres du comté nantais, le nom de 
Bourigan, pour prendre celui de du Pé. Jacques du Pé, 
homme d'armes de la garde du duc, était écuyer d'un 
prince en 1474. 

1212. FOULQUES DE SAINT-MARTIN, 

NICOLAS DE LA HAYE. 
(Ch. de Marmoutiers). 
RAOUL LE TORT, 
GUILLAUME EUDES ou EUDON, 
JEAN LE VOYER, de Dol, 
JEAN DE L'ESPINE, 

GUILLAUME DE LANVALLAY. 
(Accord entre Raoul le Tort et le prieuré de Saint-Florent- 
sous-Dol.) 

1216. GEOFFROI BOSSART. (Sceau de l'an 1216, qui repré- 
sente un croissant, accompagné de neuf merlettes enorle. 
Légende: Sigil Qaofredi Bossart mil...) Une autre famille 
de ce nom a été anoblie en 1641. 

ALAIN DE LANVALLAY, chevalier non moins pieux et 
religieux que vaillant, rapporte du Paz, se croisa, en 1216, 
contre les Albigeois avec Pierre Giraud, évêque de Saint- 
Malo. Il ne faut pas toujours prendre à la lettre les expres- 
sions de chevalier preux et hardi, souvent employées par 
du Paz, quand il ne les accompagne pas d'un texte positif. 



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DU DUCHÉ DB BRETAGNE. 97 

1217. E. LAGUNBAUT. (Ch. de Beauport.) 

GUILLAUME LE MOINE fit un accord, en 1217, avec 
Tabbé du Mont-Saint-Michel. (Catalogue des évèques et 
abbés de Bretagne, par D. Taillandier.) Ce chevalier appar- 
tenait probablement à la famille des Le Moine de Trévigny, 
qui a produit au XV* siècle plusieurs grands écuyers de 
Bretagne. 

1218. PIERRE DE BAIN, 

ALAIN GRIFFIER ou GREFFIER. 
(Cb. du prieuré de Béré.)Le sceau de Pierre de Bain, donné 
dans les planches de D. Morice, avec la date de 1199, repré- 
sente un losange d'argent et de gueules. 

HENRI D'AVAUGOUR, 

OLIVIER DE COETQUEN, 

GUILLAUME LE ROUX, 

GUILLAUME L'ENFANT, 

RUELLAN DE PLOUER, 

GUILLAUME LE SÉNÉCHAL, 

JACOB DE BAGAR. 
(Engagement du prieur de Lehon avec celui de Pont-à- 
Dinan.) Un des chevaliers précités, Olivier de Coëtquen, 
assista, en 1203, aux États de Vannes, et rendit hommage 
au roi saint Louis, en 1230. Raoul de Coëtquen fut maré- 
chal de Bretagne, en 1420. 

ROLLAND, vicomte DE POUDOUVRE, 

RAOUL D'ESPINAY (de Spineto), 

THOMAS DE BÉLAC, 

RAOUL DE L'ISLE, 

HAMON HENRI (/t2ttts Benrici), 

7 



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98 RECHERCHBS SUR LA GUEVALBRIE 

ROBERT DE BOUM, 

OLIVIER D'ESPINAY. 
(Lettre de Juhel de Mayenne pour le prieuré de Bécherel): 

ROBERT GOYON est mentionné dans une donation faite 
au Mont-Saint-Michel par son frère Ruellan, en 1218. Le 
P. Anselme cite une charte de 1218, relative à Robert Goyon, 
chevalier, à laquelle son frère Ruellan appose son sceau, 
qui représente un fascé de huit pièces, chargé d'un lambel 
à trois pendants. Les armes habituelles des Goyon étaient 
un lion couronné. 

1219. GUILLAUME ANGER. (Accord entre Rouaud, vicomte de 
Donges, et ses sujets.) La maison Anger du Plessis-Anger 
est, suivant du Paz, issue de celle de Lohéac^ dont elle aurait 
conservé les armes et laissé le nom. 

ROLLAND DE BILLION. (Gh. de Beauport de 1219 et de 
1248.) 

GUILLAUME JAIUN, 

ROBERT DE BREUM, 

ETIENNE GOYON, le jeune, 

JEAN DE CHESNO. 

(Ch. de Saint- Aubin-des-Bois). 

ALAIN GOYON. (Ch. de Beauport et de Saint-Aubin-des- 
Bois, des années 1219 et 1229.) Le P. Anselme, qui fait men- 
tion de ce chevalier dans la généalogie de la maison de 
Goyon, nous apprend que son sceau représentait un lion 
passant. 

JEAN DE CAUREL, 

' JEAN FRESLON. 
(Ch. de Thibaut, s' de Blazon et de Mirebeau,en faveur des 
moines de Saint-Aubin-de-Blazon. Cart. des sires de Rais) . 



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DU DUGHK DS BRBTAQNB. 99 

1220. GËOFFROI, fils aîné du Yicomte Suhart, confirme, en 
1220, une donation de son père à Beauport. Les Sohart 
étaient des juveigneurs de Penthièvre. 

EUDON MILON, 

JEAN LE PRÊTRE {Johannes, filius Sacerdotis, miles de 
Plugnian). 

(Ch. de Beauport.) Bertrand Milon un des desceAdants 
d'Eudes, fut chambellan du duc en 1475, ainsi que président 
et juge universel de Bretagne; Olivier se croisa en 1248. 

ALAIN DE MOELAN, 

QVY TANGUY {fiiius Tangùidi), 

CADORET GUOGAR (/îKws Guogar), 

GUYPÉRIOU. 
(Donation à un reclus.) 

GEOFFROI DE LA TOUR, 

PIERRE JUDICAEL, sénéchal de Bretagne, 

OLIVIER DE CAGOU, 

GUÉRIN DE CASSON, 

GUILLAUME, sénéchal de Rennes, 

GEOFFROI DE CHATEAUBRIAND, 
(enquête faite à Nantes par le sénéchal du Poitou.) Dans 
cette enquête figurent Hervé de Beaumanoir et Guillaume 
de Montfort, mentionnés au chapitre Chevaliers bannerets. 
Un sceau de 1214, de Guillaume, sénéchal de Rennes, le 
représente à cheval, armé de toutes pièces^ Vépée à la 
main. On ne distingue aucun insigne sur le bouclier. 

1222. BERTRAND DE LA BARRE. (Don au chapitre de DoL) 
Ce chevalier appartenait, sans doute, à la maison de la 
BanCe, de Tévêché de Dol, dont les armes représentent traie 



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100 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

croissants d'après un sceau de 1276. On peut aussi lui attri- 
buer Jean de la Barre, écuyer breton, qui vainquit en Por- 
tugal, dans un tournoi, en 1367, Mathieu de Goumay, 
célèbre chevalier anglais. Le sceau de ce Jean de la Barre, 
apposé à une quittance de ses gages, du mois de juillet 1363, 
représente aussi trois croissants, avec une fasce chargée 
de trois étoiles, pour brisure. Il existe en Bretagne d'autres 
familles du nom de la Barre. 

ALAIN ROUXEL, D'ÉVRAN. (Ch. de Saint-Magloire de 
Lehon.) 

EUDES REGUENL (Donat. à Bonrepos.) 

1224. HENRI DILEZ, 

JUDICAEL, fils Guillaume, 

A., fils EUDON- 
(Ch. de Bégar.) 

1225. ALAIN BEDOU. (Ch. de Saint-Aubin-des-Bois.) Un autre 
Alain Bedou était homme d'armes de la retenue de Jean de 
Penhoët, amiral de Bretagne en 1420. 

MICHEL et HENRI GREFFIER ou GRIFFIER, 

JEAN D'ERBRÉE, 
sont, suivant du Paz, qualifiés chevaliers dans le contrat 
de mariage de Péan d'Erbrée, fils de Jean, avec la fille de 
défunt Michel Greffier, chevalier, ledit contrat en date de 
l'an 1225. 

OLIVIER DE COCHÉ. (Donation à l'abbaye de TIle-DieU, 
et charte de 1238 du cartulaire des sires de Rays.) 

PIERRE DU GUESCLIN. (Accord avec le chapitre de Dol.) 
D'après une enquête de 1226, Pierre du Guesclin devait 
servir le duc avec deux chevaliera d'ost* Son sceau repré*- 



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DtJ DUCHÉ DB BRETAGNE. 101 

sente un paie d* argent et de gueules de six pièces, chargé 
de trois fasces fuselées de gueules et d'argent, l'un dans 
Vautre, armes primitives des du Guesclin, car le connétable 
portait d'argent à Vaigle éployée de sable. 

1 226. JEAN P AYNEL (monseigneur, dominus). Jean Paynel 
devait pour sa terre de Landal deux chevaliers d'ost, d'après 
une enquête de 1226. La maison de Paynel, originaire de 
Normandie, est connue depuis Guillaume Paynel, sire de 
Hambie, chevalier, qui, en l'an 1066, accompagna Guil- 
laume le Bâtard à la conquête de l'Angleterre, Elle a pro- 
duit des chevaliers bannerets. La branche établie en Bre- 
tagne compte des capitaines distingués. 

ALAIN DE BEAUFORT devait, d'après une enquête faite 
en 1226, deux chevaliers d'ost à l'armée du duc. 

BERTRAND DU GUESCLIN figure dans l'enquête précitée. 
On y voit que ce seigneur avait envoyé à sa place, du temps 
du roi Richard, Jean Maleterre pour le service qu'il devait 
au sujet du fief d'Eudes, fils de Geoflfroi. Une autre enquête, 
de l'an 1247, nous apprend que Bertrand du Guesclin 
devait pour ce fief deux chevaliers. 

RAOUL D'AUBIGNÉ est rappelé dans l'enquête de 1226, 
dont nous avons parlé, comme devant, du temps du roi 
Richard, à l'ost du duc, deux chevaliers, et comme ayant 
servi à la place de l'un d'eux. Suivant du Paz, Raoul d'Au- 
bigné, avant de partir pour la Terre- Sainte, donna à l'ab- 
baye de la Vieuville, avec le consentement de Mahaut de 
Montsorel, sa femme, quatorze acres de terre en un lieu 
nommé Lostrot. Il fut accompagné dans son voyage par 
Pierre de Querloel, qui fit également un don à l'abbaye. 

GUILLAUME BOTERAT, miles juràius, qui figure, comme 
témoin, dans l'enquête de 1226, relative au nombre des 



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102 REGHBRGHB8 StJR LA GHEVALBRIB 

Chevaliers d'ost dus au duc par Tévêque de Dol, déclara 
que ce nombre s*élevait à dix, et qu'il était lui-même un 
de ces chevaliers. Un sceau de Tan 1339, de Jean Boterat, 
peut-être frère de Guillaume, représenté quatre fusées pla-^ 
cées en barre. Guillaume Bouterat, dont le nom latinisé est 
Boterat, avant de partir pour la Terre-Sainte, fit une dona. 
tibn à Tabbaye du Mont-Saint-Michel, en 1197. Cette charte 
commence ainsi : Univérsis^ etc.R. de Albigneio^ etc. Ego 
testificor W.Boterat^ filium R. de Flacheio dédisse Abbati 
et' conventui 8. Mich. cUmsturam mûri et terram juœta 
domum Monachorum S. BroladHi. Ipse cruce signatus erat, 
et iter suum aggredi properàbat. 

ETIENNE DE CORON. (Ch, de Saint-Aubin-des^Bois.) 

' HARSCULPSÉ le VOYER, (Donation au chapitre de Dol, 
faite par Jean le Voyer, son père.) Un sceau de l'an 1273, 
' <i''Hftr8culphe le Voyer, de Dol, sans doute fils du précédent, 
r9présente un endenché de gueules et d'oflrg&ni. Il existe 
un grand nombre de familles du nom de le Voyer, en Bre* 
tagne. 

1 228. GEOFFROY OLIVIER {filius Oliverii), 
ALAIN, vicomte DE ROHAN. 

t[Transactîon au sujet de la saisine de Kermorz.) 

GRADELON, du6 Qradelonij milites. (Donation à Saint- 
Mathieu par B!ervé dQ Léon.) 

1229. GÉDOIN DE DOL. (Lettre en faveur de l'abbaye duTron- 
chet.) Gédoin de Dol était fils de Jean de Dol, qui avait 
pris le nom de la famille de sa mère, Iseult de Dol, épouse 
d'Harsculphe de Soligné. Le sceau de Jean de Dol repré- 
sente un écartêlé d'argent et de gueules, à l/a bordure 
chargée de cinq merlettes. Cette maison s'est fondue, au 
XIV« siècle, dans celle de Tinténiac. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 103 

ROBERT DE MERDRIGNAC, 

JEAN LE PRÉVÔT, 

GUILLAUME LE PRÉVÔT, D'YVIAS, 

JACOB DE FONTENAY, sénéchal de Richard le Maré- 
chal, S' de Dinan. (Ch. de Sain t- Aubin- des-Bois;) Robert de 
Merdrignac est qualifié chevalier, seigneur de Merdrignac 
et de Matignon, dans une autre charte de Tan 1247. Jacob 
de Fontenay fut l'aïeul d'Olivier de Fontenay, un des 
écuyers du combat des Trente, en 1350. 

1230.. OLIVIER DE CHATEAUFROMONT. (Accord entre Hervé 
leFelle et les moines de Pontron.) Cette charte nous apprend 
que la famille de Châteaufromont s'était fondue dans celle de 
leFelle. Un sceau d'Olivier de Châteaufromont, de l'an 1199, 
représente une fasce. La seigneurie de Châte lufromont, ou, 
suivant l'orthographe moderne , de Châteaufromont a été 
érigée en marquisat en 16l3, en faveur de Claude de Cor- 
' nulier. 

GUILLAUME DU CHASTELIER, s^ de Branxiau, est 
mentionné , suivant du Paz, avec la qualité de chevalier, 
dans des titres des années 1230, 1256 et 1263. Une charte de 
Sainte-Marie- de-Boquen de l'an 1289, nous apprend que 
Guillaume du Chastelier, avant de partir pour la Terre- 
Sainte, fit une donation à cette abbaye. Il existe en Bre- 
tagne plusieurs familles de ce nom. 

GAUTIER RUFFAUT. (Ch. de Beauport.) Cette maison a 
produit d'autres chevaliers et des gentilshommes de la 
garde des ducs. 

RAOUL DE LA MOTTE. (Ch. de Saint-Aubin-des-Bois.) 

1231. OLIVIER DE PACÉ, sénéchal de Penthièvre. (Ch. de 
Saint- Aubin-des-Bois.) 



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104 RECHERCHES BUR LA CHBYÀLBRIS 

FICHOU, miles, DE TREVENOC (de Trôveneuc), fit un 
accord avec les religieux de Beauport en 1231. 

OLIVIER TORQUIS. (Donation par ce chevalier de la 
terre des Batailles, aux trois villages de Coëco en Plou- 
vara. (Ane. Ev. de Bretagne.) 

GUILLAUME fflNGANT. 

1232. RAOUL DE VAUX-MORVAN. 
(Accord avec le prieur de Pbnt-à-Dinan.) 

GUILLAUME LE CLERC. Ego Conanus Clericus, de 
TviaSj filim Guillelmij militis mercenarii, etc.\ (Ch. de 
Beauport.) 

HENRI LE SOT (Stultus). (Ch. de Beauport.) 

GUILLAUME HAMON, de Goudelin. (Ch. de Beauport.) 

OLIVIER RIO. (Ch. detSaint-Aubin-des-Bois.) 

GUILLAUME DE BODEN ou DE BODAN. (Ch. de Saint- 
Aubin-des-Bois.) 

BERTRAND et HAMON LOUVEL, 

RUELLAN UANGEVm. 
(Ch. de Sainte-Marie-de-Boquen.) Alain Louvel et Alain 
TAngevin sont cités au nombre des témoins de la fondation 
de Tabbaye de Beaulieu, en 1170. Un autre Alain Louvel 
figure parmi les écuyers de la compagnie de Bertrand du 
Guesclin, dans une montre de 1370. Trois têtes de loup, 
sans tonj|fue5.XSceau de 1420.) 

1 233. GUILLAUME LE VIELLEUR , pour le salut de Tâme de 
son fils Hamon, donne en 1233, à Tabbaye de Beauport sa 

* Ififef merceiMnu» on ttkpeniÀQfw* se disait de l'homme d*armes qui se mettait à la 
solde d'un seigneur. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNB. 105 

terre de Villa-Gourech, en Plélo, laquelle relevait d'Etienne, 
fils d'Enisan, chevalier. 

GUILLAUME SOUBRIC assista comme témoin au mariage 
de Raoul de Fougères avec Isabelle de Craon , en 1233. Il 
fonda, en 1257, le nonastère de la Dauphinaie. Cette charte 
commence ainsi : Guillelmus dictus Soubric, miles j redo- 
nensis Diœcesis, etc. Dans les autres chartes latines ce nom 
est orthographié Sobric. 

PIERRE DE RUCA. (Ch. de Saint- Aubin-des-Bois.) 

1234. EVEN ESVEILLART, 

ABBE DE COETQUEN. 
(Ch. de Marmoutiers.) Dans cette charte, Abbe de Coëtquen 
figure avec Pétronille, son épouse. Il est mentionné dans 
une autre charte de 1226 ; mais il n'était pas alors che- 
valier. 

OLIVIER DE QUÉBRIAC. (Ch. de Sainte- Marie -de - 
Boquen.) (Voy. chap. Maréchaux de Bretagne.) 

NICOLAS et FOULQUES DE LA JAILLE, 

GUILLAUME GRIFFIER. 
(Accord entre ces chevaliers.) 

GUILLAUME DE DERVAL. (Accord entre le prieur de 
Donges et les juifs de Guérande.) La branche aînée de cette 
maison, une des plus considérables de Bretagne, s'est fon- 
due en 1275 dans celle de Rougé. 

BONABES DE ROUGÉ. (Accord entre le prieur de Donges 
et les juife de Guérande.) Suivant du Paz , Bonabes de 
Rougé assista en 1203 aux Etats de Vannes, et mourut en 
1252. Cette maison a produit un chevalier croisé en 1248, 
des chevaliers bannerets, etc. 



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106 RBCHBHCHBS SUR LA CHBYALBRIE 

1235. GUILLAUME GOSCELIN. (Testament de Gédoin deDoL) 
D. Morice fait remarquer qu'il ne restait à cette charte que 
le sceau de Guillaume Goscelin\ qui représente trois bil- 
lettes ou hermines, 2 et 1. 

ROBERT CHESNEL est mentionné dans le testament de 
Gédoin de Dol et dans un autre titre de 1235. Il existe deux 
familles de ce nom en Bretagne. On trouve antérieurement : 
Georges Chesnel, qui figure comme témoin, dans une charte 
de 1163 de Raoul de Fougères, pour Rillé. Un autre Georges 
Chesnel, chevalier, fut tué à la bataille d'Azincourt, en 
1415. 

PIERRE JORDAN ou JOURDAN, Petrus, fllius Jordanie 
conversus de Coelmaloen, anteà miles. (Enquête sur les 
coutumes de Bretagne.) 

GUÉHENOC JOSCE {filius Joscii), 

GUILLAUME ROUSSEL {filim Roselli), 

HERVÉ OLIVIER {filius Oliverii), 

ALAIN OLIVIER (/!Kw5 Oliverii), 

GUILLAUME QUINARD, 

HERVÉ PRÉVÔT DE LAMBALLÉ {proepositus de Lam- 
ballia)^ 

BERNARD TANGUY {filius Tanguy), 

RICHARD, voyer de Montrelaix {vicarius Montrelaan), 

HENRI DE RIGNE, 

DERIEN EVEN {filius Eveni), 

PÉRIOU, 

ROBERT RIVALLON {filius Rivalloni), 

GAUTHIER HERVÉ {filius Hervei), 
témoins dans une enquête sur les coutumes de Bretagne 

GEOFFROI LE JEUNE. (Ch. de Saint-Aubin«4les-Bois}. 



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DU DUCHÉ PB BRSTAailBi lOT 

GUILLAUME DOCHB, 

JEANCHAORSIN, 

ALAIN BEDBL, 

ROBERT DE SOREL, 

GEOFFROI DE LA CHAPELLE, 

GUILLAUME DE MONTBOURCHER, 
nommés dans une enquête faite par Tévèque de Dol contre 
le duc Pierre Mauclerc Elle nous apprend que Robert de 
Sorel et Alain BedeL, chevaliers du comte de Bretagne, 
s'étaient livrés àmille violences contre les siijets de Tévèque, 
Robert de Sorol, pour sa part, avait deux fois pillé et brûlé 
la ville de Combourg« C'est sans doute pour expier ses crimes, 
qu'il se croisa, en 1348. 

GUILLAUME et HERVÉ DE PENHOËT. (Accord avec 
l'abbé de Relec.) Hervé de Penhoët figure avec la qualité de 
chevalier et de monseigneur, dans un acte de 1263^ relatif à 
une obligation souscrite par Nuz, fils de Sen. 

EUDES DE HENNEBONT, (Fondation de l'hôpital de 
Pontscorf.) Cette maison, depuis longtemps éteinte, remonte 
à Hervé, sire d'Hennebont, en 1027. Un sceau de 1263, de 
Geoflfroi d'Hennebont, représente tm arbre arraché, le tronc 
chargé d'urne aigle éployée à deux têtes. 

GUY MAUVOISIN. (Accord avec Raoul de Fougères.) H se 
croisa, en 1248, et se distingua à la bataille de la Massoure. 
Après la bataille du Temple^ rapporte Joinville, estait la 
bataille monseigneur Chuion de Malvoisin, laquelle bataille 
les Turs ne purent oncques vaincre ; et toute vois amnt 
ainsi qtœ les Turs couvrirent monseigneur Guion Malvoisin 
de feu grégeois, que à grant peine le purent éteindre sa 
gent. 



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108 RECHERCHES SUR LA GHEVALBRIB 

1 237. PIERRE DE BR AINE, chevalier, ratifia, en 1237, la cession 
qu'il fit au roi saint Louis de Saint-Jacques-de-Beuvron. 
Depuis son abdication, Pierre Mauclerc, duc de Bretagne, 
ne prenait plus d'autre titre que celui de Pierre de Braine, 
chevalier. Il fut un des meilleurs capitaines de son temps, 
et la croisade de 1248 eût probablement réussi, si on avait 
suivi ses conseils. Voici comment en parle Joinville : « A 
» nous tout droit vint le comte Pierre de Bretaingne qui 
» venait tout droit deve7*s la Massoure^ et estait navré d'un 
» espée parmi le visage, si que le sanc lui chéait en la 
» bouche. Sur un bas cheval bien fourni séoitj ses rênes 
» avait gelées sur V arçon de sa selle et les tenait à ses deux 
» mains, pour ce que sa gent qui estaient darières, qui 
» moult le pressaient, ne le gelassent dupas. Bien semblait 
» qu'il les prisast pou car qu^nd il crachait le sanc de sa 
» bouche, il disait : « Voi pour le chief de Dieu, avez veu 
» de ses ribaus. » 

PERRON LANGEVIN, 

ALAIN DE LA HOUSSAYE. 
(Ch. de Saint-Aubin-des-Bois.) 

ROBERT DE PLŒUC, orthographié de Plooc. (Ch. de 
Beauport.) La dernière héritière de cette maison épousa, 
vers l'an 1292, un juveigneur de Kergorlay,à condition que 
leurs descendants prendraient le nom et les armes de 
Plœuc. 

JEAN COURTEPIE. (Son sceau, qui porte la date de 1237^ 
représente trois bêches d'argent sur fond d'azur. Légende : 
S. lohannis Courtepie, militis. 

1239. ALAIN D'ACIGNÉ. (Accord avec Raoul de Fougères.) 
Cette maison, une des plus illustres de Bretagne, descend, 
suivant du Paz, d'un putné de celle de Vitré, ramage des 



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DU DtJÛHÉ DE 6RBTAGNS. lOd 

comtes de Rennes. Elle a produit des chevaliers renommés, 
que Ton trouvera mentionnés dans cet ouvrage. 

OLIVIER DE QUITTÉ. (Accord avec le prieur de Lehon). 
Un seigneur de cette maison, nommé aussi Olivier, se croisa, 
en 1248, avec trois autres écuyers bretons, Eudes le Déan. 
Robert de Courson et Pierre du Pèlerin. 

GESLIN DE COETMEN, fils du vicomte de Coëtmen. 
(Ch. de Beauport.) La maison de Coëtmen était issue de 
celle de Penthièvre. Rolland, vicomte de Coëtmen, prit part 
à la croisade de Tunis, en 1270 ; Olivier fut grand maître 
d'hôtel de Bretagne, en 1506. 

ROBERT DE LANGOURLA, au moment de partir pour la 
Terre-Sainte, fit, par acte du mois de juillet 1239, diverses 
donations à Tabbaye de Boquen^ 

ALAIN, sire D'ESPINAY, se croisa, en 1239 et en 1248, 
suivant du Paz, qui ajoute qu'il avait la réputation d'être 
le plus rude jouteur des chevaliers de son temps, et qu'il 
accompagna, en 1242, le roi saint Louis dans ses expédi- 
tions contre les comtes de Toulouse et d'Angoulème. (Voy. 
chap. Grands Maîtres d'hôtel de Bretagne, art. Robert 
d'Espinay.) 

PAYENDTMER, 

HARSIO, fils MENGUY, c'est-à-dire Harsio Menguy. 
(Partage entre les enfants d'Eudon III, comte de Porhoet.) 

OLIVIER DE BOUGON, chevalier, s' de Bougon, paroisse 
de Bouguenais, près Nantes. (Dict des terres du comté 
nantais.) 

I24Ô. GUILLAUME D'YVIAS. (Ch. de Saint- Aubin-des-Bois.) 
PIERRE DE CHEMILLÉ. (Accord avec Raoul de Fou- 



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110 RECHBRGHB8 SUR LA CHEVALERIE 

gères.) Il était frère utérin du Ticomte de Rohan. Dans une 
charte de l'an 1240, Jean I, duc de Bretagne, appelle Pierre 
de Ghemillé son oncle. La maison de Chemillé est origi- 
naire d'Anjou. 

GUILLAUME ENJOUBANT, sénéchal de Pierre de Braine 
(Pierre Mauclerc, duc de Bretagne), chevalier, pour sa terre 
de la Garnache. (Lettres de ce prince pour les abbayes de 
Buzay et de Villeneuve.) 

GAUTIER, PÉAN et HERVÉ D'ERBRÉE. (Donations 
faites par ces chevaliers en 1240, 1246 et 1260, à Saint- 
Michel de Vitré.) 

GEOFFROI DE VER fit en 1240 une donation à l'abbaye 
dePontron. Son sceau, apposé à cette charte, représente 
un échiqueté. Cette maison remonte à Albéric de Ver, men- 
tionné dans une lettre du duc Conan II, de l'an 1058. Un de 
ses descendants, Guyon de Ver, ligure parmi les écuyers 
de la compagnie de Bertrand du Guesclin, en 1370. 

GUILLAUME DE SAINT-GEORGES, mUes defimctuSj rap- 
pelé dans une charte de Pontron de 1240, comme ayant fait 
autrefois une donation à cette abbaye. Olivier de Saint- 
Georges se croisa en 1248, d'après l'ouvrage intitulé la 
Noblesse de France aux croisades. Suivant M» de Courcy, 
une famille bretonne appelée Jobert aurait pris le nom de 
Saint-Georges. 

OLIVIER DE LA J AILLE , chevalier, épousa vers l'an 
1240, suivant du Paz, Marguerite de Chateaubriand, qui lui 
apporta en dot la terre de Pordic. 

D* BROERTUS GIFFART (dominus), 

D. RUELLAN DE SANCTO DESIDERIO (de Saint -Didier), 

D* JOHANNES DE LA MOTTE. . . 



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DU DUCHÉ DE BRETAQNB. 111 

(Dot de Thomase de Pouencé, femme d'André de Vitré.) 

GUILLAUME DE FONTENAY, 

GORANTIN DE VITRÉ. 
(Accord avec le prieur de Béré.) 

GEOFFROI BOTEREL, s' de Quintin , 

HARDOUIN TOURNEMINE, 
chevaliers de renom , prirent Thabit religieux avec Henri 
d'Avaugour^ dans le couvent des Cordeliers de Dinan, fondé 
par ce seigneur au retour de la Terre-Sainte. (Ancienne 
romance rapportée par D. Morice.) 

1 24 1 . GUILLAUME. LE PELOUX {Pelosi). (Don au prieuré de 
Donges et charte de 1249, de Marmoutiers.) 

GUILLAUME DE SAINT-DENOUAL. (Ch. de Saint-Aubin- 
des-Bois.) Dans une autre charte de la même abbaye, il 
figure avec son frère Geoffroi , Roussel , miles de 8. 
Denoal; elle fait présumer que leurs descendants ont 
pris le nom de Saint-Denoual. Au reste, on trouve dans 
les chartes de Saint- Aubin-des-Bois, des Roussel d'Evran^ 
d'Hillion et des Roussel-Botin : Saint-Denoual est aussi 
quelquefois écrit de Sancto- Dongualo. Dans une enquête 
de 1294, on voit que Geoffroi de Saint-Dougal, de la baillîe 
de Penthièvre, devait un demi-chevalier d'ost. 

GEOFFROI DE TREMEREUC. (Ch. de Saint-Aubin-des- 
Bois.) 

JEAN DE MAURE, 

GEORGES LE VOYER. 
(Second partage des biens de la maison de Porhoët.) Le 
sceau de Jean de Maure, fils du précédent, représente uti 
croissant de vair, sur fond de gueules. Cette maison a pro-' 



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ii2 ftÉGHB^CHËS SÛR LA GI^VALBRIS 

duit nombre de chevaliers et un grand veneur de Bretagne 
en 1474. 

GUILLAUME DE LANGEVINAIE. (Accord avec Tévêque 
de Dol.) 

AUFFROI HERVÉ {filius Hervei). {Serixieni de fidélité au 
duc.) Le sceau apposé à cette charte représente un fretté. 

OLIVIER LE VEIER, ou LE VOYER. (Ch. de Beauport) 
MATHIEU , seigneur DE MONTRELAIS, est qualifié che- 
valier dans plusieurs actes des années 1241 et 1246, rap- 
portés par D. Morice. Dans un extrait d'actes relatifs à 
cette maison, nous voyons que Renaud de Montrelais, 
croisé, cruce signatus^ pendant qu'il naviguait vers la 
Terre-Sainte, fit une donation à l'abbaye de Pontron. Son 
sceau représente quatre cotices. La châtellenie de Montre- 
lais, située dans l'évêché de Nantes , est restée dans cette 
famille depuis 1120 jusqu'à 1350. 

MACÉ DE MONTRELAIS. (Actes relatifs à la maison de 
Montrelaîs.) Le sceau de Macé représente un cfievronné ^ 
chargé dhme fasce. 

1242. BARTHÉLÉMY DE PORGON. (Ch. de Saint-Aubin-des- 
Bois.) 

GEOFFROI DE PLOUAGAT. (Ch. de Beauport.) 

ALAIN etRUELLAN DU CHASTELLIER. (Ch. de Saint- 
Aubin-des-Bois.) 

GEOFFROI DE LA MOTTE. (Ch. de Saint-Magloire-de- 
Lehon.) 
Il existe en Bretagne beaucoup de familles de ce nom. 

OLtVIER DE ROUGÉ. (Ch. de Beauport.) Il se croisa eu 
1248. 



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DU DUCHÉ DB BRETAGNE. 113 

ALAIN SOLIMAN. (Ch. de Beauport.) 

ROLLAND et JEAN DE DINAN. (Ch. de Beauport.) Rol- 
land de Dinan assista au tournoi de Compiègne en 1238. 
Les armes représentées sur son bouclier étaient : de gueules 
à la fasce chargée de trois fuseaux d^ hermines entiers et 
deux demiSj accompagnés en chef de quatre besants d'her- 
minesj et en pointe de trois besants de même 2 et i.; brisé 
en chef d'un lambel d'azur à quatre pendants. 

HAMON LE VENEUR. (Don. au prieuré de Machecoul.) 



1243. ALAIN ROLLAND, sénéchal de Quintin. (Ch. de Beau- 
port.) 

YVON DE SAINT-MICHEL. (Nécrologe de Beauport.) 

ROLLAND DE SAINT-DENOUAL. (Ch. de Saînt-Aubîn- 
des-Bois.) 

1245. JEAN BRIENT. (Ch. de Beauport) 

GUILLAUME DE POLGELOU. (Transaction avec le cha- 
pitre de Quimper. Cartulaire des évoques de Bretagne.) 

RUELLAN JUHEL. (Ch. de Beauport.) 

GUILLAUME SEBRAN, s^ db la SÉNÉcHALièRB, qualifié 
chevalier dans un titre de Tan 1245, rapporté par du Paz. 
D'après une enquête de 1294, Geoflfroi Sebran, chevalier, fils 
du précédent, devait un chevalier d'ost, pour ses fiefs situés 
dans la baillie de Nantes. 



1 246. GUILLAUME DE L'ARGENTAIE^ s' db Plàncobt, miles 
defunctus. (Ch. de Saint-Aubin-des-Bois.) 

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114 MCHBRGHSS SUR LA GHBYALSRIB 

GAUTIER GOHERDIE. (Ch. de Saint-Aubin-des-Bois.) 

ALAIN DE LA ROCHE. (Don. aux chevaliers du Temple, 
dans la paroisse de Couëron.) Nous pensons qu^ Alain de la 
Roche appartenait à la maison de la Roche-6ernard| dési- 
gnée ordinairement dans les anciens titres par le seul nom 
de la Roche. Le Dictionnaire des terres du comté nantais 
fait mention d'un Alain de la Roche, sans doute le même 
que le précédent, comme possédant, en 1246, la terre de la 
Roche-Bernard. 

GEOFFROI TOURNEMINE. (Ch. diverses de Saint-Aubin- 
des-Bois, dont Tune contient son testament fait en 1264.) 

THOMAS DE ROCHEFORT. (Accord avec Tabbé de N.-D. 
du Tronchet.) 

GEOFFROI DE CADELLAC, mentionné dans un acte de 
donation, concernant Thomas de Chemillé. La qualité de 
chevalier lui est donnée dans un autre titre de 1253. 



1 247. HERVÉ DE CHERRUYERS. (Enquête sur le nombre des 
chevaliers d'ost, dus au duc par l'évêque de Dol.) 

SILVESTRE DE REZAY servit de caution, en 1247, au 
duc Jean I, auprès de Vévêque d'Oporto, avec Hugues le 
Brun, comte d' Angoulême, et Jean de Maure. Le duc, dans 
la lettre qu'il adressa à l'évêque, les appelle milites amicos 
nostros. D'après un sceau de 1240, Silvestre de Rezay por- 
tait losange à'azur et d'argent. 

GAUZUN LE CREF, de la paroisse d'Yvias. (Ch. de Beau- 
port.) 

GEOFFROI DE MOUCON. (Ch. du prieuré de Saînt- 
Georges de Rennes.) Dans d'autres titres ce nom est écrit 
de Moscon. 



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BU DUCHÉ DB BRBTAQNB. 115 

1248. OLIVIER GRIMAUT, 

PIERRE LE MOINE. 
Ces deux chevaliers, avant de partir pour la Terre-Sainte, 
firent, par acte du mois de mai 1248, une donation à Tab- 
baye de Pontron. (D. Morice.) 

CAROU DE BODÉGAT est mentionné dans un acte de 
partage de Pan 1248, de la maison de Porhoët, et dans un 
acte de 1255, relatif à un droit d'usage dans la forêt de la 
Nouée, que possédait Carou de Bodégat. Dans cet acte, il 
est appelé Kar(m» films Eudonis, miles, dominus de Bodé- 
gat. Carou ou Karou est le diminutif de Carolus, prénom 
souvent porté par les seigneurs de Bodégat. Parmi les per- 
sonnages (lu'a produits cette maison, nous citerons Geof- 
froi, croisé en 1249 ; Carou de Bodégat, chevalier, un des 
champions du combat des Trente ; Pierre, témoin, en 1307, 
du mariage d'Olivier, vicomte de Rohan, avec Aliette de 
Rochefort. Le sceau de Pierre de Bodégat, apposé à cette 
charte, représente trois tourteaux d'hermines 2 et i^ au 
lambel de trois pièces. (D. Morice. La noblesse de France 
aux croisades, par Roger.) 

HENRI DE COETLOGON qualifié m^nseignor dans le 
troisième partage des biens de la maison de Porhoët. La 
maison de Coëtlogon a produit nombre de personnages de 
marque, entre autres un chevalier de THermine en 1454, 
et un maréchal de France, vice- amiral et chevalier des 
ordres du roi, mort en 1730. De gueules à trois écussons 
d'hermines. (Sceau 1390.) 

JEAN, seigneur DE COETLOGON, chevalier, donna, en 
1248, à Robert de Coëtlogon, son neveu, la terre du Gué de 
risle. (Le P. Anselme.) 

JEAN DES AUNETZ, 



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116 REGHBRGHB8 BX7K LA CHEYALBRIB 

BABIN BUISSON. 
(Accord entre le prieur de Gahart et la veuve de Jean des 
Aunetz.) 

AUFROY DE SYON. (Donat. au prieuré de Beré.) 

HAMON DE REDIERNE. On lit dans une charte de Van 
1248, de Saint- Aubin-des-Bois : Noveritis quod GaufHdus 
dictus Episcopus^ filius Hamonis de Redierne militiSj etc.. 

EUDES DE BODRIMONT, chevalier, s'engagea par acte 
du mois de janvier 1248, à ne donner aucun secours à 
Pierre de Rostrenen et à Olivier de Lauvaux , s'ils rom- 
paient les conventions faites entre eux et le duc. 

EUDES DE QUÉNÉCAN. (Ch. de Bonrepos). Sylvestre de 
Quénécan , partisan de Charles de Blois , prit part en 1352, 
au combat de Mauron ; Pierre servait avec treize écuyers 
sous le comte de Richement en 1414 , et fut probablement 
du nombre des Bretons qui se trouvèrent Tannée suivante 
à la bataille d'Azincourt. Plusieurs autres gentilshommes 
de ce nom figurent dans les compagnies d'hommes d'armes. 

ROLLAND DE QUITTÉ. (Ch. de Sainte-Marie-de-Boquen.) 
Eudes de Quitté fit une donation à Boquen en 1148 ; Olivier 
se croisa en 1248. Robert de Quitté et Jean de Beaumanoir, 
chevaliers, furent maréchaux du connétable du Quesclin 
en 1371. 



1249. GEOFFROIDEMONTBOURCHÉR, , 

QUILLAUME QOYON, 
chevaliers croisés en 1249, avec Jean Dasy et Hervé 
de Bellenave , écuyers bretons, d'après une charte de 
Nymocium, du mois d'avril 1249. 

OLIVIER DE ROUGÉ, 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 117 

PAYENFERRON, 
chevaliers croisés. (Musée de Versailles.) 

PRÉGENT DE LA ROCHEJAGU, 

JEAN DE QUÉBRIAC , 

RAOUL DE.LA MOUSSAYE , 

GEOFFROI DE BOISBILY, 
chevaliers croisés. (Musée de Versailles.) 

HERVÉ DE BEAUPOIL, chevalier, se croisa en 1249, 
avec Geoffroi de Beaupoil , écuyer. (Musée de Versailles.) 
Cette maison, plus connue sous le nom de Beaupoil de 
Saint- Aulaire, a produit deux grands échansons de France, 
des lieutenants généraux, etc. 

HERVÉ DE SAINT-GILLES, chevalier croisé. (Musée de 
Versailles.) Cette maison, qui remonte à Guillaume de 
Saint-Gilles, mentionné dans une charte de Saint-Melaine, 
de Tan 1163, a produit des chevaliers renommés, mention- 
nés dans cet ouvrage. 

OLIVIER DE LA BOURDONNAYE, chevalier croisé. (Mu- 
sée *de Versailles.) Cette maison a produit des chevaliers et 
des commandeurs de Malte, des officiers généraux, et a été 
admise en 1756, aux honneurs de la cour. Il ne faut pas la 
confondre avec la famille Mahé de la Bourdonnais, à la- 
quelle appartenait un gouverneur de Tlle de France, en 
1753. 

HENRI LE LONG , chevalier, et Hamon le Long, écuyer, 
se croisèrent en 1249. (Musée de Versailles.) 

ALAIN DE BOISBAUDRY, chevalier, se croisa en 1249, 
avec Guillaume du Breil-Morin, Guillaume de la Bouexière 
et Eudes le Bègue. (Musée de Versailles.) 

PAYEN GAUTERON, 



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118 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

OLIVIER DE MILON, 
chevaliers croisés en 1249. (Musée de Versailles.) 

HERVÉ CHRESTIEN. (Musée de Versailles.) (Voyez chan- 
celiers de Bretagne.) * 

ALAIN DE LORGERIL. (Musée de Versailles.) Un des 
descendants d'Alain de Lorgeril, Simon de Lorgeril, fut 
créé chevalier au siège de Montereau par le connétable de 
Richement, en 1437. 

GEOFFROI DE GOULAINE. (Musée de Versailles.) Cette 
maison est une des plus anciennes et des plus considérables 
de Bretagne. Elle remonte à Marcis, qui ât une fondation 
aux moines de Vertou, en 1138. Les armes de cette maison 
mi-parti de France et d'Angleterre^ furent accordées, sui- 
vant la tradition , par un roi de France et un roi d'Angle- 
terre, dont un seigneur de Goulaine avait accordé les 
différends. 

HERVÉ DE SESMAISONS, chevalier croisé. (Musée de Ver- 
sailles.) Suivant quelques auteurs, Jean de Sesmaisons se 
croisa aussi, en 1248; mais à cette époque il n'était pas cer- 
tainement chevalier, comme l'ont avancé divers généalogis- 
tes; car il ne lui est donné que la qualité de cîris nanneten- 
sis dans un acte du mois de juillet 1250, par lequel Jean de 
Marchillé lui fit donation, en pur don, in puram eleemosi- 
nam^ de la terre delà Sauzinière, située dans la paroisse de 
Saint-Similien, avec la condition que ses héritiers partage- 



* L'ouvrage intitulé Armoiries du Musée des Croisades de Versailles, contient sooTent 
la mention suivante : N... était da nombre des chevaliers bretons mentionnés dans ane 
procoration semblable à la précédente. Cette manière de s'exprimer est vague, et nous 
eussions préféré y voir les qualifications de chevaliers et d'écu jers, nettement exprimées. 
Nous faisons cette observation an sujet des articles GeofTroi de Goulaine, Hervé Chrétien 
et Alain de lorgeril. 



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r>V DtrCHÊ DE BRBTAGNB. 119 

raient cette terre également entre eux. Quelques écrivains 
modernes ont substitué au motif de cette donation, inpuram 
eleemosinam , celui-ci : ne tanta domus pereat, mais ils 
n'indiquent point où ils ont vu cette mention, dont il n'est 
pas question dans la charte de donation, rapportée en 
entier par D. Morice. Or, il n'y a pas eu certainement deux 
chartes de donation. D'ailleurs, le dernier motif paraîtrait 
bien extraordinaire avec la clause du partage égal, obligeant 
les héritiers de Jean de Sesmaisons à partager également 
entre eux la Sauzinière, pendant qu'ils auraient partagé 
leurs autres terres noblement ; c'eût été une contradiction. 
La véritable raison de la clause du partage égal, sur 
laquelle nous avons entendu beaucoup disserter, est expli- 
quée, selon nous, par une autre charte du mois de décembre 
1253, insérée par D. Morice, à la suite de la première, et 
qui nous apprend qu'Olivier Anet, citoyen de Nantes, civis 
nannetensis, mari de Bonne, fille et héritière de Jean de 
Sesmaisons, obtint de Thébaud, archidiacre de Nantes, d'être 
mis en possession de la terre donnée par Jean de Marchillé 
et qui appartenait à sa femme, ratione Bonœ prœdietœ. Il 
est probable, qu'à l'époque de cette donation, Olivier Anet, 
alors mari de Bonne de Sesmaisons, obtint que la clause du 
partage égal fût spécifiée , parce que , suivant la coutume 
des citoyens des villes, il désirait que cette terre fût égale- 
ment partagée entre ses héritiers. 

Il ne faudrait pas croire que le titre de civis, citoyen 
d'une ville, donné à un gentilhomme, infirmât sa noblesse, 
car souvent des seigneurs et des chevaliers, dont les posses- 
sions étaient limitrophes d'une ville, se faisaient délivrer 
des lettres de bourgeoisie, afin de jouir des privilèges de 
la cité ; seulement, quand ils étaient décorés du titre de 
chevaliers, ils le joignaient à celui de citoyen de la ville 
qui leur avait accordé le droit de bourgeoisie. Ainsi, un 



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120 REGHBaCHES SUR LÀ GHBYALERIB 

chevalier qui eût été en môme temps citoyen de Nantes, se 
serait qualifié civis nannetensis et miles *. 

La maison de Sesmaisons, qui tire son nom d'un fief 
de haute justice, situé dans Tévèché de Nantes, a produit 
un grand bailli d'Anjou et du Maine en 1293; un chevalier, 
compagnon d'armes de du Guesclin en 1375; un chambellan 
du duc Pierre II, en 1455 ; un chevalier de l'ordre du roi 
en 1630; des chevaliers de Malte, des lieutenants généraux 
des armées du roi, etc. Plusieurs de ses membres ont obtenu 
les honneurs de la cour. 



1 250. ANDRÉ D'ARGENTRÉ, chevalier, vivait en 1250,suivant 
du Paz, qui n'appuie ce fait d'aucun titre. 

SILVESTRE DE REZAC, s' de Rbzac, près d'Escoublac, 
chevalier, en 1250. (Dict. des terres du comté nantais.) 

JEAN DE DÉLIEC, sénéchal de Rennes, 

GUILLAUME LE BOUTEILLER. 
(Jugement rendu à Rennes contre Guillaume le Bouteiller.) 

RAOUL et JAGU DE KEMORZ, (Lettre pour l'abbaye de 
Lanvaux.) 



* M. Boudin, dans son Histoire généalogique du Musée des croisades, et M. de U Gra»- 
aerie dans son Armoriai de Bretagne, ont plnsiears fois dlé one charte de l'an 1057» 
attribaée à no prétendu comte Eudon de Bretagne, charte rejetée comme fausse par les 
Bénédictins, et qui a subi, à diverses époques, des modifications opérées par des traduc- 
teurs modeiiift.-^, qui y ont inséré un grand nombre de noms. Nous engageons nos lecteurs 
à lire ce que M. de Courcy rapporte, au sujet de cette charte, dans la préboe de son 
Nobiliaire de Hrelagne, p. XVI, ainsi que les détails qu'il donne sur certaines généalogies, 
fabriquées |« i le sieur Delvincourt, soi-disant agrégé de l'ordre du Saint-Esprit, et qui 
ont beaucoup je succès de nos jours. 

L'assise du comte Geoffroi, établie en 1185, et dont le texte est imprimé en entier 
dans [es Preuves de D. Morice,a également donné lien à des falsifications. Certains écri- 
vains 7 ont inséré les noms des soi-disants seigneurs qui l'ont jurée; mais en faussaires 
ignorants, ils ont quelquefois fait précéder ces noms de doubles noms de baptême, usage 
moderne, qui décèle la fraude dont ils ont osé. D. Morioe a indiqué à la suite de cette 
assise (Pr..t. I, col. 706), les noms des principaux seigneurs auxquels des copies en 
furent adressées, et qui étaient tous de hauts barons, et non de simples seigneurs. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 121 

1251. JOSSELIN DE ROHAN, s» de Montport. (Dispositions 
testamentaires.) 

ROBERT DE BEAUMER, s» DE Guémbné-Guingamp. 
(Don. à Bonrepos.) Il avait épousé Mabile de Rohan, dame 
de Guémené-Guingamp. Cette maison a été confondue avec 
celle de Beaumez, en Artois, à laquelle, suivant Tauteur de 
la Noblesse de France aux croisades, appartenait Hugues 
de Beaumez, croisé en 1219. Le nom latinisé de Beaumer 
est de Bello mari, traduction qui ne peut convenir à celui 
de Beaumez. 

EUDES AUDREN. (Ch. de Bonrepos.) Il existe plusieurs 
familles de ce nom en Bretagne. Raoul Audren se croisa 
en 1249. 

RIVALLON CONAN. (Gh. de Beauport.) 

ALAIN ESQUÉNOR. (Ch. de Beauport.) 

GEOFFROI, prévôt de Maroué. (Ch. de Saint-Aubin-des- 
Bois.) 

BRIENT LE GOZ. (Ch. de Saint-Aubin-des-Bois.) 

HAMON MERLIN. (Ch. de Saint-Aubin-des-Bois.) 

SIMON DE LA GUERCHE, s' DE la Gubrche, paroisse de 
Saînt-Brevin, chevalier en 1251. (Dict. des terres du comté 
nantais.) 

1252. GAUTIER DE BROON, mt7^s defunctus, rappelé dans 
l'acte de fondation de l'hôpital de Saint-Malo. Un seigneur 
de cette maison que Joinville appelle Guillaume de Boon, 
fut couvert de feu grégeois à la bataille de la Massoure ; 
autre Guillaume, partisan de Charles de Blois, prit part à la 
bataille d'Auray, en 1364 ; François, premier panetier de 
la duchesse Anne en 1498, était aussi gentilhomme de sa 
garde. Cette maison est connue depuis Pleardus de Broon, un 



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122 RECHERCHES 8UR LA CHEVALERIE 

des témoins de là fondation du prieuré de Jugon, par 
Olivier, s' de Dinan, en Tan 1109. 

GUILLAUME BIGNAN, 

PIERRE DE MUZILLAC, 

GUILLAUME DE LA ROCHE (de la Roche-Bernard). 
(Fondation de l'abbaye de Prières, par le duc Jean le 
Roux.) Dans cet acte on voit que le duc avait acheté à 
Guillaume de la Roche, le passage de la Roche-Bernard. 

BERTRAND BOCHER. (Ch. de Beauport.) 

RIOC, Ouillelmus filius Riocij militis. (Ch. de Beauport.) 

GLÉMAROC (le seigneur de), Alanus, filius Domini Gle^ 
maroci, militis defuncli, de parrochia de Ploher Goillou. 
(Ch. de Beauport.) 



1 253. ROLLAND DOLO. (Vente de la terre d'Uzel à Thomas de 
Chemillé.) 

GARIN DE MONTRELAIS. (Extraits de titres concernant 
la maison de Montrelais.) Le sceau de Garin de Montrelais 
représente trois chevrons, accompagnés d'une fasce. 
(D. M. PI.) 

ROLLAND DE GOUDELIN, quondam miles. (Ch. de 
Beauport.) Ce nom est fréquemment mentionné dans les 
montres d'hommes d'armes. 

RENAUD DE BOLLE (DE BOLLEIO) ratifia, comme sei- 
gneur féodal, une donation faite à l'église de Ni-OiseaU| 
par Renaud de Rochediré, en 1253. 

OLIVIER DU CHALONGE. (Ch. du prieuré de Lehon.) 
Son sceau, gravé avec la date de 1306, dans les Planches 
de D. Morice, représente six molettes d'éperons. 



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DU DUCHÉ DK BRETAGNE. 123 

RUELLAN DE PORDIC, petit-fils du comte Henri de 
GoëUo, (Ch. de Beauport.) 

GUILLAUME GORET. (Ch. de Beauport.) 

HAMONRUFFAUT. (Ch. de Beauport.) Guillaume Ruflfaut 
figure dans une montre de 1371, parmi les écuyers de la 
compagnie de Bertrand duGuesclin; autre Guillaume était 
écuyer du duc en 1420, et gentilhomme de sa garde; 
Pierre Ruflfaut, chevalier, prêta serment de fidélité au duc 
en 1437. 

CONAN LE CLERC, d'Yvias. (Ch. de Beauport.) 

JUDICAEL DE PLOEGUIEL, 

EUDES DOLLOU, 

OLIVIER LE VOYER, de Trégomar. 
(Ch. de Beauport.) Geoflfroi le Voyer, chevalier, s' de Tré- 
gomar, fut sénéchal du duc Jean III, dans son comté de 
Richemont, en 1338. 

GEOFFROI DE LA HOUSSAYE. (Ch. de Saint-Aubin- des- 
Bois.) 

HUGUES HASART, Oliverius dictus Hasart armiger, 
films Hugonis^ militis defuncti. (Accord entre Olivier 
Hasart et le prieur de Saint-Florent-sous-Dol.) 

1254. GUILLAUME DE THOUARÉ, 

ALAINDELAFOREST. 
(Compromis entre Guillaume de Thouaré et l'évoque de 
Nantes.) 

OLIVIER DE CLISSON, 

EUDES DU PONT (de Pontchâteau), 



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124 REGHBRGHBS SUR LA GHBVALERIB 

GUILLAUME DE FRESNAY. 
(Accord entre le duc et ces trois seigneurs, qui étaient 
frères utérins.) Ils sont tous les trois mentionnés dans une 
jcharte de 1261, également rapportée par D. Morice. Hervé 
de Blain, flls de Guégon, épousa vers Tan 1225 Constance 
de Pontchâteau, dont il eut deux fils : Eudes, dit du Pont, 
ou de Pontchâteau, et Guillaume, qui prit le nom de la terre 
de Fresnay, qu'il avait reçue comme apanage. Remariée 
avec Olivier de Clisson, Constance en eut un flls nommé 
Olivier. Une famille appelée du Fresnay, dont les armes 
étaient celles de Blain, de vair au croissant de gueules^ a 
été maintenue en 1669. 

GUILLAUME CHENRI. (Traité entre le roi de Navarre 
et le duo de Bretagne, dont Guillaume Chenri était le re- 
présentant.) 

MATHIEU BARBOTIN. (Don. au prieuré de Château- 
ceaux.) 

ALAIN LE SÉNÉCHAL. (Don. à Bonrepos.) Cette maison 
tire son nom de Tofflce de sénéchal héréditaire de la vi- 
comte de Rohan. On voit plusieurs de ses membres figurer 
comme sénéchaux du vicomte de Rohan, dans des dona- 
tions faites par ces seigneurs à Bonrepos. Le plus ancien 
dont on ait connaissance est Daniel, sergent féodé hérédi- 
taire de Rohan, présent en 1184 à la fondation de Tabbaye 
de Bonrepos. Olivier se croisa en 1248; il était frère d'Eon, 
qui épousa Olive, dame de Carcado. Jean fut tué en 1525, à 
la bataille de Pavie. Un sceau de Tan 1262, d'Olivier, che- 
valier, sénéchal de la vicomte de Rohan, représente six 
macles, armes des Rohan, ce qui fait supposer que la maison 
le Sénéchal est une branche de celle des Rohan, qui aura 
apanage un de ses cadets, en lui donnant Toffice héréditaire 
de sénéchal féodé de la vicomte de Rohan* 



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DU DUCHÉ DB BRBTAONB. 125 

GEOFFROI LE BOUTEILLER. (Don. au prieuré de Saint- 
Florent sous Dole). 

GEOFFROY DU BOIS. (Ch. de Beauport). Il existe beau- 
coup de familles de ce nom en Bretagne. A Tune d'elles, 
qu'il nous serait difficile de déterminer, appartenait un des 
champions du combat des Trente. 

JEAN DE DINAN, 

JEAN JAON, 

LUC DE LA RONCIÈRE. 
(Ch. de Saint- Aubin-des-Bois.) 

1255. ALAIN LE VOYER, dominus Alanus Vigerii miles. 
(Hommage rendu à la comtesse de la Marche, pour le âef 
de Gormené.) 

SYLVESTRE DE LA FEILLÉE, dominus Sj/lvester de 
Folleia. (Accord entre le vicomte de Rohan et son séné- 
chal.) 

JEAN DE BEAUMANOIR, s' DE Merdrignac (Ch. de 
Sainte-Marie-de-Boquen.) 

HENRI DE CLUZIAT, Henricus de CluzicU, miles, filius 
Eudonis Cadiou. (Don. à Bonrepos.) 

GEOFFROI DE PLÉGUEN. (Ch. de Beauport.) Cette 
maison est depuis longtemps éteinte. On trouve des gentils- 
hommes de ce nom dans les montres d'hommes d'armes du 
connétable du Guesclin, de Jean Tournemine, s' de la 
Hunaudaye , etc. Guillaume de Pléguen était, en 1442 , 
archer de la garde du duc. 

GUILLAUME DE LA MOTTE, eénéchal de Penthièvre. 
(Ch. de Saint-Aubin-des-Bois.) D'après une enquête de 
1294, monsieur Guillaume de la Motte devait un chevalier 



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126 RBGRBRGHBS SUR LA GHEYALBRIB 

à Tost du duc. Il était frère utérin de Girard Chabot, sire 
de Rays. 

BRIENT DE LA RONCIÈRE. (Ch. de Saint-Aubin-des- 
Bois.) 



1256. RENAUD DE MONTRELAIS. (Accord avec l'abbaye de 
Pontron.) 

GEOFFROI DE LA SORAYE. (Ch. de Saint- Aubin-des- 
Bois.) Il existe deux familles de ce nom en Bretagne. A 
l'une d'elles, qui portait d*hermines à trois haches d'armes 
de gueules adossées en paL appartenait Jean de la Soraye, 
porte-bannière de Silvestre Budes en 1375, pendant la 
guerre des Bretons en Italie. 

1257. GUILLAUME DE LA CHAPELLE. (Ch. de Saint-Aubin- 
des-Bois). 

EUSTACHE PIEDEVACHE, sénéchal de Ploërmel et de 
Broërec. Beaucoup de gentilshommes de ce nom figurent 
dans les montres d'hommes d'armes bretonnes. Guillaume 
Piedevache servait en 1414, avec onze écuyers de sa cham- 
bre, sous le comte de Richemont ; il prit part probable- 
ment l'année suivante, avec lui, à la bataille d'Azincourt. 

1 258. ALAIN, vicomte DE ROH^N, 

OLIVIER, sénéchal du vicomte. 
(Droits et devoirs du sénéchal féodé de la vicomte de 
Rohan.) 

GUY GOYON. (Ch. de Beauport.) 

GEOFFROI LE B ART. (Ch. de Saint-Magloire de Lehon). 
Un sceau de Geoffiroi le Bart, de Tan 1214, représente un 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 127 

léopard. Cette maison a produit un chancelier de Bretagne 
au XIV« siècle, et un chevalier de l'Hermine en 1448. 

JEGO GOYON. (Ch. de Beauport.) 

HUGUES DE LA MUGE, chevalier, s' de la Guerche 
en 1258, par suite de son mariage avec Marguerite de la 
Guerche {Dict. des terres du comté nantais). La terre de la 
Muce, d'après une enquête de 1294, devait le quart d'un 
chevalier d'ost. 



1259. GUILLAUME DE COETQUEN. (Accord entre le chapitre 
de Dol et la veuve de Geoflfroi Mauvoisin, et autre acte de 
1269.) (Voy. Maréchaux de Bretagne, année 1420.) 

HENRI DE QUÉNÉCAN. (Accord avec le vicomte de 
Rohan.) 

MAURICE DE LA BÉNATE. (Accord avec l'abbaye de 
Saint-Florent sous Dol, touchant un droit d'usage que pos- 
sédait Maurice de la Bénate dans la paroisse de Boneuvre, 
évêché de Nantes.) La Bénate était une châtellenie située 
dans la paroisse de Riallé. Une autre châtellenie du même 
nom appartenait à la maison de Machecoul. Le plus ancien 
du nom de la Bénate, dont nous ayons connaissance , est 
Jarnigon, qui vivait en 1141. , 

ETIENNE DE FERME. (Accord avec le prieur de Saint- 
Thomas-des- Landes.) Le sceau de ce chevalier, donné dans 
les Planches de l'histoire de Bretagne de D. Morice, avec la 
date de 1259, représente trois fermauco. Légende : S. Ste-- 
phanide Fermie, militis. On trouve antérieurement : Henri 
Ferme, témoin dans une charte de l'an 1163, de Raoul de 
Fougères pour Rillé. 

ALAIN D'AVAUGOUR, s' de Maykknb et de Gobllo. 
(Ch. de Saint-Magloire de Lehon.) 



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128 RBCHERGHÉS SUR LA GHEYALERIB 

ALAIN DE DINAN. (Ch. du prieuré de Saint-Malo de 
Dinan.) 



1 260. YVES et SALOMON DE COETMEUR. (Droit de bail remis 
à Sylvestre de Coëtmeur par Henri de Léon.) Even de Coët- 
meur est mentionné parmi les gens d'armes qui accompa- 
gnèrent Richard de Bretagne en France, en 1419. 

NUZ SEN, ainsi qu'Hervé de Penhoët, précédemment 
mentionné, sont qualifiés domini et milites plegii dans un 
acte de 1260, dans lequel ils s'engagent à servir de caution 
à Sylvestre de Coëtmeur. Nuz filius Sen, miles j est ainsi 
désigné dans une obligation contractée par lui envers 
Hervé de Léon, s^ de Châteauneuf, en 1263. Dans une autre 
charte de la même année, il est appelé Nuz Sen, miles. Ces 
expressions Nuz filitis Sen, Nuz Sen, sont équivalentes. 
Dans un grand nombre de chartes bretonnes , on trouve 
écrit, au lieu de Pierre un tel, par exemple, Pierre, fils un 
tel. Nous ferons observer que Nuz est un nom patronymique, 
et aussi un prénom, qui a été employé par plusieurs 
familles, telles que celles de Sen et de Kergounadech. 

EUDES DE PLUMAUGAT. (Ch. de Sainte-Marie-de- 
Boquen.) Eon de Plumaugat, chevalier, était connétable de 
Rennes en 1380. Plusieurs gentilshommes de ce nom ont 
été compagnons d'armes de du Guesclin. Le nom de Plo- 
margat, qui figure dans quelqaes chartes bretonnes, n'est 
peut-être qu'une variation de celui de Plumaugat. Raoul 
de Plomaargat se croisa en 1249, d'après l'ouvrage intitulé 
la Noblesse de France aux croisades. 

GEOFFROI DE TRÉGÈNE (Ch. de Sainte -Marie-de -Bo- 
quen.) 

RAOUL AREL , sénéchal du comte de Bretagne , dans le 



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DU DUCHÉ DE BAETAQKfi. 129 

diocèse de Tréguier. (Ch. de Beauport.) Olivier Arel, cheva- 
lier, prit part en 1350 au combat des Trente. 

RAOUL MANGI, 

GUILLAUME DE THORÉ, 
(Lettre d'Olivier de Machecoul. Cart. des sires de Rays.) 

SERRAN DE VILLEPROUVÊE. (Cart. des sires de Rays.) 

1 26 1 . EUDES PICAUD. (Vente faite par Adeline d'Hennebont, 
dame de Tihenri,sa femme.) Un de ses descendants, Guillaume 
Picaud, capitaine de Saint-Malo, repoussa le duc de Lan- 
castre, qui assiégeait cette ville en 1378. Une autre famille 
du même nom a été anoblie en 1480. 

EUDES DE KERDERIEN. (Lettre du roi d'Angleterre à 
Jean, fils aine du duc de Bretagne.) Un extrait des comptes 
rendus au duc Jean le Roux en 1272, nous apprend 
qu'Eudes de Kerderien était alors châtelain de Château- 
ceaux. Une famille de ce nom a été déboutée à la réforma- 
tion de 1670. 

JEAN DU BOIS. (Ch. de Saint -Aubin-des-Bois.) 

GEOFFROI LE CROCHU. (Ch. de Saint-Aubin-des-Bois.) 

GUILLAUME DE SEPIBUS. (Ch. de Sainte-Marie-de-Bo- 
quen.) 

SILVESTRE LE BOUTEILLER, de Dol (Sceau de 1261, 
une amphore. Légende : S. G. le Batelier de Bol. mil.). Cette 
maison tirait son nom de Toffice de Bouteiller héréditaire 
des évêques de Dol. 

1 262. HERVÉ DE LÉON, s' de Chateauneuf (Accord entre les 
vicomtes de Léon.) Dans cet accord le fils d'Hervé, Guyomar 

Il 9 



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130 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

de Léon, figure avec le titre d'écuyer. Hervé de Léon est 
qualifié monseigneur et chevalier, dans des titres posté- 
rieurs à l'an 1262. Un sceau de Tan 1276 le représente à 
chevah Vépée à la main, tenant de la gauche un bouclier, 
sur lequel est gravé un lion. Le caparaçon du cheval est 
aussi orné de figures de lions. 

GEOFFROI DE CHATEAUBRIAND fit en 1262 son testa- 
ment, dans lequel il s'intitule Dominus Castrihrientii, miles. 
Ce seigneur est celui auquel le roi saint Louis accorda, en 
souvenir de la bravoure qu'il avait déployée à la bataille de 
la Massoure, la permission de changer en fieurs de lys les 
plumes de paon de ses armes. Depuis cette époque , les 
Chateaubriand portent de gueules semé de fleurs de lys 
d'or, et ont pris pour devise : Mon sang teint les ban- 
nières de France. Geoflfroi de Chateaubriand épousa : 
1» Sybille, qui mourut de joie, en le voyant revenir de la 
croisade ; 2® Amaurie de Thouars, qui figure dans son tes- 
tament. Mais elle était veuve en 1266, ainsi que nous 
l'apprend une charte de la même année, à laquelle est 
apposé son sceau, qui représente un semé de fleurs de lys 
d'or, au franc canton de gueules. 

GEOFFROI DE LA PERRIÈRE, miles defunctus, rappelé 
dans le testament de Geoflfroi de Châteaubriant. Il descen- 
dait d'autre GeoflTroi de la Perrière, témoin en 1070, de la 
fondation du prieuré du Pont àDinan. Guillaume, chevalier, 
prit part en 1304, à la guerre de Flandre ; autre Guillaume 
servait en 1392, avec neuf écuyers de sa chambre. Son 
sceau représente trois fers de cheval. Le sceau d'un autre 
Guillaume dé la Perrière, qui vivait en 1380, représente un 
gironné d'argent et d'azur de huit pièces. Il existe en Bre- 
tagne une famille appelée des Perrière, à laquelle apparte- 



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DU DUCHÉ DB BRETAGNE. 131 

naient trois frères, que d'Argentré appelle les Perrière , et 
qui suivirent, en 1367, Bertrand du Guesclin en Espagne. 

RAOTJL DU MAST ou DU MATZ. (Testament de Geoffroi 
de Chateaubriand.) En 1480, un autre Raoul du Mast était 
maître d'hôtel du duc François II, qui confisqua ses biens, 
pour le punir d'avoir suivi le parti des Français. Le roi le 
dédommagea de cette perte, en lui donnant les charges de 
conseiller et de maître d'hôtel, et de capitaine de quinze 
archers de ses ordonnances. 

GOHIER DE CHAMPAGNE. (Testament de Geoffroi de 
Chateaubriand.) Cette maison remonte à Juhel de Cham- 
pagne, croisé, en 1191 ; Alain fut tué au siège de Carthage, 
en 1390. 

ROBERT LE VOYER. (Testament de Geoffroi de Châ- 
teaubriand.) 

GIRARD CHABOT fut, en 1262, un des exécuteurs testa- 
mentaires de Geoffroi de Chateaubriand. Il est qualifié 
chevalier et sire de Rays, dans beaucoup de titres : il était 
mort, en 1265, ainsi que nous l'apprend une charte de la 
même année dans laquelle son fils s'intitule Girard Chabot, 
valet, sire de Rays. 

GEOFFROI DE BINTIN, nom orthographié aussi de Bistin, 
est mentionné avec le titre de chevalier, dans une charte 
de l'an 1262, du cartulaire des sires de Rays, ainsi que dans 
plusieurs autres actes. Il fut sénéchal de Rennes, en 1289. 
Un sceau de l'an 1306, de Guillaume de Bintin, représente 
une croicc engreslée, cantonnée de quatre fleurs de lys. 
Renaud de Bintin figure parmi lesécuyers de la compagnie 
de Bertrand du Guesclin, en 1371 ; autre Renaud était, en 
1414, hoi^me d'armes d'une des compagnies d'ordonnance 
du duc. 



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132 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

HÉLIE DE MUSTELIEN, nom orthographié aussi de Mus- 
tilien et de Musce-Lyen, est mentionné dans une charte de 
l'an 1262, du cartulaire des sires de Rays. Il est qualifié 
dominm dans des comptes rendus au duc, en 1270. Un 
autre Hélie de Mustelien signa, en 1379, l'acte d'association 
de la noblesse de Bretagne pour repousser l'invasion fran- 
çaise. 

1 263. SALOMON NUZ est mentionné dans un accord passé, en 
1263, avec le vicomte de Rohan et dans divers autres titres 
avec les qualités de chevalier, de dominus , et de monsour. 
Alain Nuz, son frère, aussi chevalier, devait au duc, d'après 
une enquête de 1294, un chevalier pour sa terre de Postel. 
Nicolas Nuz était un des écuyers de la compagnie de Tanguy 
du Chastel, prévôt de Paris, en 1418 ; Guillebot servait, en 
qualité d'homme d'armes, dans la compagnie de Guillaume 
de Rosnyvinen, en 1451. Nous avons déjà fait observer que 
le nom de Nuz a été porté, comme prénom, par des mem- 
bres des familles Sen et de Kergournadech. 

HARSCOET COFFEG ou LE COFFEC. (Ch. de Beauport.) 

HENRI PAYEN. HenricusPaen, miles ^ senescallus de 
Goello, est ainsi désigné dans une charte de Beauport de 
1263 ; mais il est appelé Henricus Paganusj dans une.autre 
charte de Beauport de 1267. Cette maison a produit plusieurs 
chevaliers, mentionnés dans cet ouvrage, 

CONAN GORMAHON. (Ch. de Beauport.) 

ALAIN RUELLON. (Ch. de Beauport.) 

N. DE QU ABJUREZ. On lit dans une charte de Beauport, 
de l'an 1263: Inter viam quœ ducit de Coetlemen ad 
dornum militis de Quarjorez. 



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PU DUCHÉ DE BRETAGNE. 133 

GEOFFROI DU PLESSIS-ROUAUD, 

GEOFFROI DU PLESSIS. 
(Ch. de Sainte-Marie-de-Boquen.) 

PIERRE DE KERGORLAY. Il est qualifié chevalier dans 
plusieurs actes des années 1263 et 1274. Un extrait des 
comptes rendus au duc en 1270, nous apprend que Pierre 
de Kergorlay avait emprunté à ce prince mille livres pour 
la croisade de Tunis, quando ivit ad Thunes. Cette maison 
est une des plus considérables et des plus illustres de Bre- 
tagi^e. D'après une enquête de 1294, le seigneur de Kergor- 
lay devait deux chevaliers pour sa terre de Poher de Cor- 
nouailles. Le seigneur de Kergorlay figure au nombre des 
seigneurs que le roi convoqua en 1304 pour la guerre de 
Flandre. Un de ses descendants est cité par Froissart au 
nombre des bannerets, partisans de Charles de Blois, qui 
furent tués à la bataille d'Auray en 1364. Cette maison, 
qui a produit nombre de personnages de marque, des 
lieutenants-généraux des armées du roi, etc., a obtenu en 
1785 les honneurs de la cour. 

MATHIEU DE CROZON. (Obligation contractée par Nuz, 
fils de Sen.) On voit dans une charte de Tan 1038, relative 
à plusieurs dons faits à l'Église de Quimper par les comtes 
de Cornouailles, que le comte Alain avait épousé la fille de 
Rivallon de Crozon. Crozon était un comté, partage des 
puînés de Cornouailles. 

EUDES DE LESCOET. (Donat. à Bonrepos par Adeline 
de Lescoët.) Il existe en Bretagne plusieurs familles de ce 
nom, et une appelée de Liscoët. Dans la charte précitée, 
on lit : Adelina filia Eudonis filii Lescoët militis. 

PlERRiP D'ACIGNÉ, IP du nom, est qualifié miles dans 
une charte du mois de mai 1263, rapportée par du Paz. La 



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134 RECHBBCHBS SUR LA CHEVALERIE 

maison d'Acigné est, suivant du Paz, issue d'un puîné de 
Vitré, ramage des comtes de Rennes. Elle est connue de- 
puis Hervé, témoin d'une donation du duc Conan III, au 
Mont-Saint-Michel eiî 1040; Jean d'Acigné, chevalier, fut 
fait prisonnier en 1396, à la bataille de Nicopolis ; Pierre, 
son frère, fut en 1398 grand sénéchal de Provence ; Jean 
prit part à la bataille de Pavie en 1524 ; François fut tué à 
celle de Moncontour en 1579. 



1264. ALAIN DE MONTAUBAN, s' de Montfort. (Lettre pour 
le couvent de Saint-Jacques de Montfort.) 

OLIVIER DE LANVAUX. (Donat. à Eudon Picaud, et 
autres titres du XIIP siècle.) Olivier de Lanvaux se ligua 
avec Pierre de Craon contre Jean le Roux, duc de Bretagne. 
Vaincus par ce dernier, ils furent mis en prison, le pre- 
mier au château de Sucinio, et le second à celui du Bouflfay 
à Nantes. A la suite de cette rébellion, la baronnie de Lan- 
vaux fut confisquée par le duc. La maison de Lanvaux est 
un ramage des comtes de Vannes. 

GEOFFROI LE CROC. (Ch. de Beauport.) 

EUDES VISDELOU. (Ch. de 1264 et de 1272 de l'abbaye 
de Sainte-Marie-de-Boquen.) Guillaume Visdelou se croisa 
en 1248. (Musée de Versailles.) 

GEOFFROI DOLOU, , 

RAOUL DE BEAUBOIS, 
figurent, comme exécuteurs testamentaires, dans le testa- 
ment de Geoflfroi Toumemine, chevalier. On y voit qu'il 
lègue aux chevaliers du Temple et de l'Hôpital, unam lori- 
cam et ocreas, et qu'il donne à son fils Olivier les armes 
nécessaires pour équiper un cavalier armé de toutes 
pièces, et en plus, trois palefrois. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 135 

GERVAIS DE LA MOUSSAYE. (Ch. de Sainte-Marie-de- 
Boquen.) (Voyez Amaury de la Moussaye, grand veneur, 
en 1484.) 

GUILLAUME D'YVLA.S. (Ch. de Saînt-Aubin-des-Bois.) 

1265. HAIMERIC DAVEIR ou D'AVOIR, s' de la Fosse à 
Nantes, in feodo suo nannetensij est mentionné dans un 
acte de 1265, concernant une vente faite par Thomas Dève, à 
Matheline de Sesmaisons, veuve de Geoffroi Dève, dit le 
Jeune, citoyen de Nantes. Dans un titre de l'an 1276, il est 
appelé Aimericus de Averio, miles. Hardouin d'Avoir suivit 
en 1285, Girard Chabot, sire de Rays, en Aragon , lorsque 
ce seigneur y accompagna Jean de Bretagne, comte de Riche- 
mont. Pierre d'Avoir, s^ de Châteaufromont était en 1385, 
chambellan du roi Charles V. Son sceau, gravé dans les 
Planches de D. Morice, représente une croix ancrée. 

GIRARD CHABOT, sire de Rays, est qualifié valet dans 
une charte de 1265, et chevalier dans un grand nombre de 
chartesposterieures.il suivit en 1285, Jean de Bretagne, 
comte de Richement, dans son expédition en Aragon. Il fut 
accompagné dans ce voyage, d'après le cartulaire des sires 
de Rays, par Guillaume de la Mothe, son frère, Guillaume 
le Borgne et Mathieu de la Plesse, chevaliers, Pierre de 
Sainte-Flaive, Hardouin d'Avoir, surnommé Clérembaut, 
Geoffroi le Breton, Jean de Henneville , Henri Blanchard, 
Maurice de Lire, Jean Blondeau, Colin le Queu, Guillaume 
le Chapelain et plusieurs autres. Parmi les seigneurs bretons 
qui prirent part à cette expédition, D. Morice cite Guy, s' de 
Laval et de Vitré, Guy, s' de la Roche (sans doute de la 
Roche-Bernard), Geoffroi d'Ancenîs, Guillaume de Roche- 
fort, vicomte deDonges,Galeran de Châteaugiron et Olivier 
de Rougé. 



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136 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

HERVÉ DE LÉON, fils de Salomon, fit un accord avec 
Hervé de Léon, s' de Ghâteauneuf, en 1265. Le premier est 
qualifié chevalier et vicomte de Léon, dans plusieurs chartes 
postérieures. D'après une enquête del294,monsour Hervé de 
Léon devait v chevaliers d'ost pour sa terre de Léon. Suivant 
D. Lobineau, il prit part en 1370 à la croisade de Tunis. 

HERVÉ LE FELLE, beau-père d'Aimeric d'Avoir, figure 
avec lui, dans une charte de l'an 1265, précédemment citée. 
Une autre charte de 1230 nous fqit connaître qu'Hervé le 
Felle était héritier d'Olivier de Châteaufromont, chevalier. 
Aimeric d'Avoir, chevalier, ayant épousé Mabile, fille 
d'Hervé le FeUe, devint ainsi seigneur de Châteaufromont* 

GUILLAUME DE LOHÉAC, 

GEOFFROI DE CHATEAUBRUND, 
sont qualifiés des titres de monseigneur et de chevalier, 
dans un compromis passé en 1265 entre Eudon du Pont et 
Olivier de Clisson, valet. Geoflfroi de Chateaubriand était fils 
de celui qui combattit à la Massoure. C'est ce que nous 
apprend un acte de l'an 1266, par lequel il constitue un 
douaire à la mère Amaurie de Thouars, qui s'était remariée 
à Olivier de l'Isle, chevalier. 

RENAUD CHEVREL. (Comptes rendus au duc.) 

GEOFFROI DE MOCON, qualifié miles dans une charte de 
1265, rapportée en entier, par du Paz, article Château- 
giron. 

ROLLAND DE LANLOUP. (Ch. de Beauport.) Geslin de 
Lanloup fut un des écuyers du combat des Trente, en 1350. 

RAOUL DE MORTEIN, chevalier du duc de Bretagne, 
mentionné dans une charte du roi d'Angleterre, du mois de 



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DU DUCHÉ DB BRBTAGNB. 137 

mai 1265, par laquelle il le charge de remettre entre les 
mains du duc le comté de Richement. 

JEAN, duc de Bretagne, chevalier, confirma, en 1265, 
avec l'assentiment de son fils aîné, tous les privilèges de 
Beauport. Il prit part avec lui, à la croisade de 1248, et à 
celle de Tunis, en 1270. Ce fut en faveur de ce prince, que 
le roi Philippe-le-Bel érigea le duché de Bretagne en 
pairie, en 1297. 



1266. JEAN DE MONTEVILLE. (Charte du 28 novembre 1266, 
du cartulaire des sires de Rays.) Un de ses descendants, 
Olivier, fut un des écuyers du combat des Trente, en 1350; 
Raoul, chevalier, prit part, en 1383, à la guerre de Flandre ; 
Charles était écuyer du duc, en 1420. 

GILLES DU CAMBOUT,s' de Keralio, chevalier, épousa 
Olive de Coëtlogon, avec laquelle il est nommé dans un 
titre de 1266, suivant le P. Anselme. (Voy. chap. Grands 
aumôniers de France, tome I, p. 330.) 

1 267. URVOY COUFFON, miles, est mentionné dans une charte 
de Beauport, du mois de mai 1267, comme ayant fait don 
autrefois à cette abbaye, d'une maison située dans le bourg 
de Plouha. Une autre charte de Beauport, datée du samedi 
après Oculi mei, Tan 1307, contient un accord passé entre 
les seigneurs abbé et religieux, d'une part, et Urvoy, Henri 
et Geoffroi, fils de Geoffroi Couffon , d'autre part. Dans cet 
acte, les trois frères s'engagent, par serment prêté sur les 
saints Évangiles, à ne plus troubler à l'avenir les religieux 
dans la perception de certaines dîmes établies dans des 
flefs situés dans les paroisses d'Étables et de Phouha, qui 
avaient appartenu à feu Alain Couffon, chevalier. U est fait 



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138 REGR^GHSS SUR LA GHBVALBRIB 

aussi mention dans une charte de Tan 1453, de la même 
abbaye, de l'habitation primitive de cette famille, la tour 
Couffon, bâtie dans la paroisse de Phouha, sur un endroit 
escarpé, au bord de la mer. Les ruines de cette tour et de 
son enceinte fortifiée existaient encore avant la Révolu- 
tion *. 

ALAIN DE PLEINE-FOUGÈRE, (Comptes rendus au duc 
Jean le Roux.) 

NORMAN DE KAER. (Comptes rendus au duc.) D'après 
une enquête de Tan 1294, monsour Norman de Kaër devait 
un chevalier d'ost, pour lui et ses juveigneurs. Ce nom est 
la contraction de celui de Keraër. 

PIERRE LE BRUN. (Comptes rendus au duc.) 

ALAIN DE LANVAUX. (Comptes rendus au duc.) 

GUILLAUME DE LA ROCHE. (Comptes rendus au duc.) 

GEOFFROI DE LANVAUX. (Comptes rendus au duc.) 
En 1270, Geoffroi de Lanvaux, chevalier, par lettres datées 
du samedi après la Trinité, scellées de ses armes, jura sur 
les saints Évangiles, de servir le comte de Bretagne Byans 
et loyaument. Mais bientôt après, il se révolta contre lui, à 
l'exemple d'Olivier de Lanvaux, qui, en 1238, avait fait la 
guerre à son souverain. Ce prince irrité confisqua les 
biens de Geoffroi de Lanvaux et les donna au vicomte de 
Rohan, qui l'avait aidé à lesoumettre.il excepta néanmoins 

* Les chartes originales de l'abbaye de Beaaport fool partie des arcbifes de la Pré- 
fectore de Saint-Brienc. Elles ont été publiées dans l'onvrage intitulé : Anciens évêcHéi 

de Brelagne, On lit dans celle de i453 : et ab iino ca^ie magne vie àueenti de 

Kermaria en Neetic ad turrem Couffon, Ans XI* et XII* siècles, la France était couverte de 
petits châteaux ou maisons fortes, composés d'une tour ou donjon, At entourés de murs 
de défense. Louis le Gros et ses successeurs en firent raser un grand nombre. Plus lard, 
les suzerains ne permirent plus d'élefer dans leurs domaines des châteaux-rorts, sans 
«ne autorisation spéoble. 



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BU dt7Gh£ de BKBTAGNB. 139 

de cette conâscation ce qui appartenait à Nicolas de Lan* 
vaux, chevalier. 

GEOFFROI DE ROSTRENEN. (Comptes rendus au duc en 
1267 et en 1271.) Le dernier compte fait connaître que le 
duc avait prêté à Geoffroi de Rostrenen quatre cents 
livres, pour l'expédition de Tunis. (Voy. chap. Chevaliers 
bannerets, XIII^ siècle.) 

GUILLAUME DE SION, chevalier, en i2ffï.(Dictdes Terres 
du Comté nantais.) Cette maison remonte à Cavallon de 
Sion, qui vivait en 1070. Elle s'est fondue dans celle de 
Saflfré, vers l'an 1366. 

1 268. ALAIN DE PLUSCALLEC. (Comptes rendus au duc.) Ce 
nom est orthographié aussi de Ploësquellec. 

THOMAS GAC. (Comptes rendus au duc.) 

ALAIN LE ROUX. (Comptes rendus au duc, en 1268 et 
en 1271.) Il existe plusieurs familles de ce nom en Bre- 
tagne. 

HUGUES DE LESTUON. (Comptes rendus au duc.) 

OLIVIER DE MACHECOUL. (Comptes rendus au duc.) Il 
est qualifié chevalier dans un autre acte de l'an 1275. Il 
fut inhumé, suivant du Paz, dans l'abbaye de Villeneuve, 
où l'on voit son tombeau, sur lequel est écrit : Cy gist mon- 
sieur Olivier de Machecou, homme sage et justicier ^ qui 
transit Van mil deux cent quatre-vingt. Sur le tombeau 
étaient gravés ces vers : 

Ta qai lis k moy dois entendre, 
Oy ce qoe îe te voeil apprendre, 
Pense qoe biaatë, ne noblesse, 
Ost, château, toar, ne forteresse, 



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140 RECHERCHES SUR LA GHEYALERIE 

Ne peuvent nuls de mort défendre, 
Si mon corps gist icy en cendre, 
Antre tel dois da tien attendre, 
La mort a sur tous sa détresse. 

Le sceau d'Olivier de Machecoul, donné avec la date de 
1276, dans les Planches de D. Morice, représente trois che- 
wons. Les sires de Machecoul usaient de sceaux équestres ; 
ainsi, un sceau de la lin du XIP siècle nous montre Ber- 
nard de Machecoul à cheval^ V&pée à la main, la poitrine 
couverte par son bouclier. Les ruines du château de 
Machecoul existent encore. La maison de Machecoul s'est 
éteinte dans le courant du XV* siècle. Elle a produit des 
chevaliers bannerets, etc. 

GILBERT DE MORÉAC. (Comptes rendus au duc.) Thé- 
haut, s^ de Moréac, fut, en 1304, un des seigneurs convoqués 
par le roi pour la guerre de Flandre. Son sceau, apposé à 
une charte de 1301, pour Bonrepos, représente une croix 
ancrée. Ce nom a aussi été écrit de Moriac. 

GUILLAUME DE MARZEN. (Comptes rendus au duc.) 
Olivier de Marzen ratifia, en 1381, le traité de Guérande ; 
autre Olivier s'arma, en 1420, pour le recouvrement de la 
personne du duc. 

MAHAUT DE SAEINT MOAM (de Saint-Nouan, selon 
D. Morice), qualifié dominus dans des comptes rendus au 
duc. Henri de Saint-Nouan était, en 1454, chambellan du 
duc et chevalier de l'Hermine. 

GUILLAUME AVENANT. (Comptes rendus au duc.) 

ALAIN DE TRÉGARANTEC. (Comptes rendus au duc.) 
Un sceau de Raoul de Trégarantec, de Tan 1306, repré- 
sente trois pals. Alain de Trégarantec est mentionné dans 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 141 

une montre de 1370, parmi les écuyers de la compagnie de 
Bertrand du Guesclin. Hervé de Léon, s' "de Noyon, qui 
tenait le parti de Jean de Montfort, fut pris en 1342, dans 
le château de Trégarantec. 

GEOFFROI D'ANAST. (Comptes rendus au duc.) Plu- 
sieurs chevaliers de ce nom sont mentionnés dans cet ou- 
vrage. 

ALAIN D'ASSÉRAC, procureur du duc de Bretagne pour 
obtenir du roi d'Angleterre la restitution du comté de 
Richement, mentionné dans des lettres de ce prince du 
16 juin 1268. La terre d'Assérac appartenait en 1294, à 
Thébaud de Rochefort, qui, pour elle, devait un demi -che- 
valier d'ost. 

ROBERT DE PINEPE. (Ch. du prieuré de Saint-Malo de 
Dinan.) 

ROBERT DE YMERE. (Ch. du prieuré de Saint-Malo de 
Dinan.) 

PHILIPPE DU QUELENEC, sénéchal de GoëUo. (Ch. de 
Beauport.) Cette maison a produit, au XV« siècle, deux 
amiraux de Bretagne, et a possédé, dès le XIV% la vicomte 
du Fou. 

PIERRE DE BRETAGNE, flls aîné du duc Jean, est qua- 
liflé chevalier dans une lettre du roi de France, de l'an 
1268, relative à une vente faite au duc par Alain d'Avau- 
gour. Il reçut probablement l'ordre de chevalerie de la 
main du roi d'Angleterre, car ce prince écrivait en 1260 
au duc de Bretagne, qu'il désirait conférer le titre de che- 
valier à son fils. 

HENRI D'AVAUGOUR. (Vente faite au duc par Alain 



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142 RSGHBRGHBS 8U|l LA GHBVALBRIB 

d' Avâugour de ses droits sur les villes de Dinan et de Lehon.) 
Son sceau, gravé dans les Planches de D. Morice, avec la 
date de 1278, représente : Parti au premier d'argent au 
lion de gueules; au second de gueules à la bande d'argent j 
au chef de même. 

1 269. ALAIN BOULOST. (Vente à l'abbaye de Bégar.) 

HAMON PAQUEZ. (Reconnaissance au prieuré de 
Lehon.) 

GEOFFROI DE CORNOUAILLES. (Accord entre Rivallon 
Rouaud et ses frères.) Il y a grande apparence que la mai- 
son de Comouailles, qui a été maintenue en 1668, et qui 
porte les armes des anciens comtes de Cornouaillès, écarte- 
lées avec celles d'autres maisons de Bretagne, en soit issue. 
Elle remonte à Raoul de Cornouaillès, témoin d'une dona- 
tion faite à l'abbaye de Saint-Georges de Rennes, par le 
duc Gonan in, en 1158. Robert se croisa contre les Albi- 
geois en 1218 ; Guillaume, chevalier, resta fidèle à la com- 
tesse de Montfort, malgré les offices du roi de France ; 
Olivier était capitaine de Lesûeven en 1371 ; autre Olivier 
fut fait prisonnier à la bataille de Cérignoles en 1503. 

OLIVIER DU BOIS. (Donat. à Marmoutiers.) 

GUILLAUME LE NOIR. (Gh. de Sainte-Marie de Bo- 
quen.) 

MAURICE THOMAS (fils Thomas). (Gh. deBeauport.) 

EUDES GAUTIER (fils Gautier). (Gh. de Beauport.) 

HENRt i)E MONTFORT. (Gh. de Beauport, et de Sainte- 
Marie de Boquen, de 1274) Ge seigneur appat^tenait à la 
maison de Monfort-GaëL 



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DU DUCHÉ DB BRBTAGNB« 148 

EUDON SOLDAN, s' de Lbqubren, en 1269- {Dict. des 
terres du comté nantais, et charte du prieuré de Pontchâ- 
teâu de 1294.) 

1270. CILLART LE SÉNÉCHAL. (Ch. de Sainte-Marie de 
Boquen.) 

GUILLAUME DE LOYAUX. (Comptes rendus au duc.) 
On voit dans ce compte, que Guillaume de Loyaux avait 
emprunté au duc deux cents livres tournois pour la croi- 
sade de Tunis, pro itinere transmarino. La terre de Loyaux 
fut érigée en vicomte en 1490, par la duchesse Anne, en 
faveur de Gilles de Condest. 

ALAIN' LE VICOMTE. (Comptes rendus au duc.) D'après 
ce compte, on voit que le duc lui avait prêté cent livres 
tournois, pour la croisade de Tunis. Macé le Vicomte, peut- 
être père d'Alain, se croisa en 1248 ; Geoflfroî était cheva- 
lier en 1281 ; Guillaume fut panetier de Philippe de Valois 
en 1338; Macé est mentionné au nombre des seigneurs qui 
firent alliance avec le duc en 1390. 

EUDES GESTIN. (Comptes rendus au duc.) 

EUDES DE PENHOET. (Comptes rendus au duc.) 

GUILLAUME DES BREUX {de Broliis). (Comptes ren- 
dus au duc.) Il figure avec le titre de chevalier, dans plu- 
sieurs autres actes latins et français. A l'un d'eux, daté du 
mois d'août 1275, est apposé son sceau, qui représente trois 
tourteaux ou besanis. Ce nom a été quelquefois confondu 
avec celui de de Bruc. 

SILVESTRE DE BADEN. (Comptes rendus au duc*) 
Guillaume de Baden, chevalier, fut maître d*hôtel du duo 
Jean m, en 1332. 



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144 RECltBRCHES SVtt. LA GHEYALERIE 

HERVÉ DE NEVET. (Comptes rendus au duc.) D'après 
une enquête de 1294, la terre de Nevet, située en Cor- 
nouailles, devait un chevalier et deux écuyers à l'ost du 
duc. Henri de Nevet, chevalier, était un des seigneurs bre- 
tons rebelles au roi de France en 1351. 

GUILLAUME BANDAINS. (Accord avec les moines de 
Combourg.) 



1271. PRÉGENT DE LA ROCHEJAGU. (Comptes rendus au 
duc.) Une enquête de 1294 nous apprend que Richard de 
la Rochejagu devait un demi-chevalier à l'ost du duc, pour 
sa terre de Ploësal. La terre de la Rochejagu, unie à celle 
de Grandbois, fut érigée en bannière en 1451, en faveur de 
Jean Péan. 

HERVÉ DE COETQUEN. (Comptes rendus au duc.) 

GUILLAUME DE BAUD. (Comptes rendus au duc.) 

JUGUEL LE ROUX. (Comptes rendus au duc.) 

RAOUL DE MOCEIS. (Comptes rendus au duc.) 

GUILLAUME GOYON. (Comptes rendus au duc.) 

GEOFFROI DE MONTBOURCHER. (Comptes rendus au 
duc.) 

JEAN DE GOUDELIN. (Comptes rendus au duc.) 

OLîylER LE NEVOU. (Comptes rendus au duc.) 

ÏHÉBAUD DERIEN. (Comptes rendus au duc») 

MATHIEU PIEDEVACHE. (Comptes rendus au duc.) 

EUDES DE ASY. (Comptes rendus au duc.) 



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DU DUCHÉ DB BRBTAGNB. 145 

PIERRE DE TRONCHATEAU- (Comptes rendus au duc, 
et autre titre de 1280.) 

HERVÉ DE KERALEN. (Comptes rendus au duc.) Alain 
de Keralen était, en 1370, un des écuyers de la compagnie 
de Jean de Landivy, chevalier. 

HENRI TOPIN. (Comptes rendus au duc.) Il est appelé 
monsour Henri Taupin dans un acte de Tan 1275. Ce nom 
est aussi orthographié Toupin, dont Topin est le nom lati-* 
nisé. Bizien Toupin, chevalier, faisait partie en 1420, de la 
retenue de Jean de Penhoët, amiral de Bretagne. 

PIERRE DE MAREC. (Comptes rendus au duc.) Il existe 
en Bretagne plusieurs familles de ce nom. 

ALAIN MORVAN. (Comptes rendus au duc.) Ce nom est 
très-commun en Bretagne. 

JEAN DE LA LANDE. (Comptes rendus au duc.) 

ROLLAND DE HILLION. (Comptes rendus au duc.) 

PIERRE ALLEMAN. (Comptes rendus au duc.) 

HUGUES DE GRANDBOIS. (Comptes rendus au duc.) 
Guillaume de Grandbois était écuyer du duc en 1417. 

âUn^LAUME DE COETIVY. (Comptes rendus au duc.) 

ETIENNE BRIENT. (Comptes rendus au duc.) 

OLIVIER DE TINTÉNIAC. (Comptes rendus au duc.) 

THÉBAUD DE LA MOTTE. (Comptes rendus auduc.) 

PIERRE DE QUESTEMBERT. (Comptes rendus au 
duc.) 

PIERRE DE LA CHESNAYE. (Comptes rendus au duc 
en 1271 et en 1274.) 

n 10 



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146 RECBBRCHRB SUR LA CHSVAIiERDt 

GUILLAUME LE SÉNÉCHAL. (Comptes rendus au 
duc.) 

ROBERT DE PONTBRIANT. (Ch. de Saint-Aubin-des- 
Bois.) Alain de Pontbriant se croisa en 1196; François était 
en 1499, conseiller et chambellan du roi, et capitaine de 
cent lances. Fondu en 1496 dans du Breil. 

GUILLAUME DU PARC. (Gh. de Saint&-Marie de Bo- 
qasa.) 

MATHIEU FERRÉ, 

EUDES DE BODEGAT, 

PIERRE GOMBERT, 

GUILLAUME DU CHASTELIER, le jeune , 

GUILLAUME DE BODEL, 

EUDES DE LA BARRE, 
témoins d'une vente faite au vicomte de Rohan par Henri 
Berthelot. 

THOMAS DE ROGHEFORT. (Cb. de Saint-Jacut) 

LUCAS DE SAINT-AIGNAN, chevalier, s< de Saint- 
Aignan, en 1271. {Dict. des tenues du comté nantais.) Michel 
de Saint- Aignan fut, en 1454, chetalier de THenninei 

GUILLAUME LE FORESTIER. (Gh. de Beauport.) 

PHILIPPE D'APPIGNÉ. (Gh. de Saint -Magloiré de 

Lebon.) La maison d'Appigné remonte à Olivier d'Appigné, 

témoin d'une donation du duc Conan m à Saint-Melaine 

de Rennes, en 1141. D'argent à une charme ou marmite de 

^able, (Sceau 1285.) 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 147 

1 272. HERVÉ SOLE- (Comptes rendus au duc.) 

HERVÉ SALOMON. (Comptes rendus au duc.) Il est rap- 
pelé dans une charte de 1279, avec son fils Hervé de 
Lesquelen , qui avait pris, sans doute, le nom de sa mère * . 

EUDES DE BRENTINOET. (Comptes rendus au duc.) 

HERVÉ DE KERALDOREN. (Comptes rendus au duc.) 

RIOC MADEUC. (Comptes rendus au duc.) Olivier Madeuc 
se croisa, en 1249, d'après une charte de Limisso ; Rolland, 
8' de Quémadeuc, était, en 1454, chevalier de THermine. 

ALAIN DE KENHOAT,oudeKerenhoat. (Comptes rendus 
au duc.) U est qualifié chevalier dans d'autres titres. 

TISON et BERTRAND DE SAINT- GILLES sont men- 
tionnés dans un accord passé entre la veuve de Tison de 
Saint-Gilles, Agathe de la Barre, et le chapitre de Dol. Cette 
maison est connue depuis Guillaume, témoin d'une donation 
aux moines de Savigné, en 1163. Hervé se croisa, en 1248 ; 
Papillon défendit le château de Saint- Aubin du Cormier 
contre Charles de Blois, en 1341 ; Olivier fut tué à la bataille 
de Poitiers, en 1356 ; Bertrand périt à celle d'Azincourt, en 
1415. D'azur semé de fleurs de lys d'argent. (Sceau de Jean 
de Saint-Gilles, chevalier, capitaine de Saint- Aubin du 
Cormier, en 1367.) 

GËOFFROI LA VACHE, sénéchal de Ploërmel pour le 
duc. (Adjudication des biens d'Alain de Eerenhoat au 
vicomte de Rohan.) Thomas la Vache, chevalier, est men- 
tionné parmi les seigneurs bretons qui passèrent, en 1348, 

* D. lioricé t^esi trompé en iDdiquant, d'après des chartes des années 1279 et 1284, 
Herré dé Lés<tnelen, comme Ûls de Henré de Léon. Dans ces deux chartes, Hené de 
Lesquelen est dit fils de Henré Salomon, chevalier. Hervé de Léon n'intervient dans ces 
deu «ctes ^en qualité de leur foignenr. 



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148 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

en Angleterre, pour traiter de la rançon de Charles de 
Blois. Trois têtes^ ou rencontres de vaches. (Sceau de 1413, 
d'Olivier la Vache. D. M. PI) 

GUILLAUME DE LA MARRE [de Marra). Ch. de Sainte- 
Marie-de-Boquen.)Une autre charte de 1270 nous apprend 
que Guillaume était flls de Geoflfroi le Noir. Il avait proba- 
blement pris le nom de sa mère, usage fréquent en Bretagne 
oii les héritières d'une maison imposaient souvent à leurs 
maris la clause, que leurs enfants prendraient le nom et 
les armes de leur mère. Hugues de la Marre vivait en 1070; 
Jeannet faisait partie des écuyers de Thibaut de Rochefort 
en 1351. 

JEAN DE SAINï-DENOAL, 

JEAN DE LA LANDE. 

(Ch. de Saint- Aubin-des-Bois.) 

HENRI DE LÉON, chevalier, envoya à l'armée du roi, 
diaprés un rôle de Tan 1272, quatre chevaliers pour sa terre 
de Noyon en Normandie. Le contingent du duc de Bretagne 
fut de soixante chevaliers, dont seize étaient bannerets. 



1 273. HENRI DE BOSCOGLEN. (Comptes rendus au duc.) 

AUFROY DE KERGUIDEN. (Comptes rendus au duc.) 

GUILLAUME DE COETLAGAT. (Comptes rendus au duc.) 
Dans le testament du duc Jean II, de Tan 1304, où voit qu'il 
lègue à Guillaume de Coëtlagat, fils de celui que nous 
venons de citer, cinquante livres, pour son service, pour sa 
selle perdue pendant la guerre, et pour retour de chevaux, 
excepté le cheval avec lequel il fit la guerre de Flandre. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 149 

GEOFFROI DE FAVOIT. (Comptes rendus au duc.) 

GEOFFROI DU PONT- (Comptes rendus au duc.) 

PIERRE COLLOBER. (Comptes rendus au duc.) 

ALAIN FOUCAULT. (Comptes rendus au duc.) Pierre 
Foucault, chevalier, passa avec d'autres seigneurs bretons 
en Angleterre, en 1356, pour traiter de la délivrance de 
Charles de Blois. Le sceau de Guillaume Foucault, en 1403, 
représente un semé de fleurs de lys. Supports : deux lions ; 
cimier : une fleur de lys. 

ALAIN DE SPINEFORT (orthographié aussi d'Espinefort). 
(Comptes rendus au duc) Henri et Olivier de Spinefort 
furent deux célèbres capitaines qui, après avoir embrassé 
le parti de Charles de Blois, suivirent ensuite celui du 
comte de MontfortDu Paz, sans en rapporter aucune preuve 
prétend que la maison de Spinefort descend de celle 
d'Espinay. 

ANDRÉ DORÉ. (Comptes rendus au duc.) 

JEAN RUFFAUT, sénéchal de Penthièvre. (Ch.de Sainte- 
Marie-de-Boquen.) 

GEOFFROI LE RAES. (Ch. de Beauport.) 

JEAN LE ROUX, sénéchal de Penthièvre et de Goëllo, 
en 1273. Il est mentionné dans une charte de l'abbaye de 
Boquen, de la même année. 



1274. ALAIN DE CUCÉ. (Comptes rendus au duc.) Hamon de 
Cucé était, en 1218, sénéchal d'Henri d'Avaugour, cheva- 
lier. 



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150 RBGHEBRGHBS SUR LA GHBYALBRIB 

ROLLAND DE COETMENi vicomte PE Coetmbn et de 
ToNQUÉDEC, est mentionné dans des comptes rendus au 
duc, en 1274, comme étant quitte de quatre-cent-cinquante 
livres tournois, que le duc lui avait prêtées, pour prendre 
part, en 1270, à la croisade de Tunis. U figure aussi dans un 
acte de Tan 1285, passé entre le duc et Henri d'Avaugour. 
(Voy. chap. Chevaliers bannerets, XIV* siècle ; art. Rolland 
de Goëtmen, p. 45.) 

PIERRE DE ROSTRENEN. (Comptes rendus au duc.) 
D'hermines à trois fasces de gueules. Légende: S. Pétri de 
Rostrenen militis. (Sceau de 1279, D. M. Ph) 

GUILLAUME DE SÉRENT. (Comptes rendus au duc.) 

PIERRE RIO. (Comptes rendus au duc.) 

GEORGES DE VÎGNE. (Comptes rendus au duc.) 

RAOUL NOËL, mari de Catherine de Rohan, rappelé dans 
un accord passé, en 1274, entre le vicomte de Rohan et 
Eudes Picaut. On trouve plusieurs personnages du nom de 
Noël dans des montres des XIV* et XV* siècles. 

GUILLAUME DE LAUNAY apposa son sceau, en 1275, à 
la charte du changement de bail en rachat. D. Morice ne 
donne pas la description de ce sceau, de sorte que nous 
ignorons à laquelle des familles de Launay Guillaume de 
Launay appartient. 

OLIVIER DE LA ROCHE. (Ch. de Sainte-Marie-de- 
Boquen.) 

1 275. GUYg^GRUEL. (Comptes rendus au duc.) 

ROLLAND DE BOISILLÉ. (Comptes rendusjau duc.) 



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DU DUCH^ DE BRETAGNE. 151 

GEOFFROI D'ANCENIS ratifia le changement du droit de 
bail en rachat, en 1275, accompagna, en 1285, le comte de 
Richement dans Texpédition que le roi de France fit en 
Aragon, et prit part en 1304 à la guerre de Flandre. 

GALERAN DE CHATEAUGIRON ratifia en 1275 le chan- 
gement de droit de bail en rachat, et prit part en 1285 à 
Texpédition d'Aragon. De vair à une bande de gtteules. 
Légende : Sigil Galerani de Cas. gironis. (Sceau de 1261. 
D. M. PI.) 

GUILLAUME DE ROCHEFORT, vicomte de Donges, rati- 
fia en 1275 le changement du droit de bail en rachat, et 
prit part en 1285 à l'expédition d'Aragon. Son sceau, por- 
tant la date de 1281, le représente à chevaL armé de toutes 
pièces^ tenant de la main droite une épée, et de la gauche 
un bouclier vairé d*or et d'azur ; le caparaçon du cheval 
est également armorié aux armes de Rochefort. 

OLIVIER DE ROUGÉ ratifia en 1275 le changement du 
droit de bail en rachat. Il prit part en 1285 à l'expédition 
d'Aragon, et, en 1304, à la guerre de Flandre. Une croix 
pattée. (Sceau 1276. D. M. PI.) 

BONABES DE DERVAL ratifia en 1275 le changement 
du droit de bail çn rachat. Deux sceaux de ce seigneur, 
datés l'un de l'an 1276^ et l'autre de 1282, représentent 
deux fasces. Légende : S. Bonabii de Derval milit. Il accom- 
pagna, en 1285, Jean de Bretagne en Aragon. 

BRIENT LE BŒUF figure dans la charte de 1275, éta- 
blissant le changement du droit de bail en rachat, ainsi 
que dans plusieurs chartes du cartulaire des sires de Rays. 

Il prit part, en 1304, à la guerre de Flandre. Il ne laissa 
de sa femme Belle-assez qu'une fille , qui épousa Geoffroi 



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152 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

de Rieux. Il descendait de Brient le Bœuf, mentionné au 
nombre d'es barons qui assistèrent en 1203 aux Etats de 
Vannes. 

PIERRE LE BORGNE ratifia, en 1275, le changement 
du droit de bail en rachat. Son sceau, apposé -à cette 
charte, représente trois fleurs de lys. Légende : Dominas 
Petrus StrabQ. Il existe en Bretagne plusieurs autres 
familles de ce nom. 

OLIVIER DE LA ROCHE ratifia, en 1275, le changement 
du droit de bail en rachat. D. ^orice observe que le sceau 
d'Olivier de la Roche, apposé à cette charte , était rompu. 
Cette circonstance nous empêche de connaître à laquelle 
des familles de la Roche ce chevalier appartient. 

THOMAS LE MOINE ratifia, en 1275, le changement du 
droit de bail en rachat. Nous présumons que ce chevalier 
appartenait à la maison le Moine de Tréviguy, qui a pro- 
duit plusieurs grands écuyers de Bretagne. 

HAMON ROYLLIE ratifia, en 1275, le changement du 
droit de bail en rachat. Les armoiries sont effacées de son 
sceau, dont la légende était : S. Hamonis Royllie militis. 

BARTHÉLÉMY DE LA MOTTE ratifia, en 1275, le chan- 
gement du droit de bail en rachat. Nous ignorons à laquelle 
des familles de la Motte il appartient. 



1276. JEAN DE COETUHAN. (Remise d'un droit de bail à 
Henri de Baudrimont, par le sire de Guémené-Guingamp.) 
On trouve plusieurs chevaliers du nom de Coëtuhan dans 
les montres des XIV* et XV* siècles. 

;iEAN GOYON, 



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BU DUCHft DE BRBTAGNB. 151^ 

PIERRE DE PONTCALLEC. 
(Traité passé entre Hervé de Noyon et Robert de Dinan.) 

ROBIN DE COESMES, s"" de Maumusson, fit, au mois de 
mai 1276| un échange avec les abbayes de Pontron et de la 
Meilleraye. Son sceau, apposé à cette charte, représente 
stœ agnelets. Légende : S. Robin de Coimes, chevalier. Un 
sceau de Pierre de Coësmes, chevalier en 1270, représente 
un fretté. D'autres sceaux des XIV* et XV* siècles présentent 
des armoiries différentes. La terre de Coësmes devait un 
chevalier et un écuyer à Tost du duc. Au parlement général 
tenu à Vannes en 1462, le sire de Coësmes figura parmi 
les bannerets et les bacheliers. Cette maison remonte à 
Briant de Coësmes, qui fit une donation à Savigné en 1191. 
Payen de Coësmes, chevalier, scellait en 1348 d*un écu 
engresléj chargé d'un lion rampant ; Geoffroi de Coësmes, 
chevalier, était capitaine de Redon pour le roi, en 1352 ; 
Brisegaut de Coësmes, chevalier, vivait en 1392 *. On trouve 
d'autres seigneurs de ce nom dans les compagnies bre-* 
tonnes d'hommes d'armes. 

ROLLAND DE DINAN. De gueules à trois fusées d'her- 
mines en fascCj accompagnées de sept besants de même 
4j2etl. Légende : S. R.de Dinan^ chevalier. (Sceau 1276, 
D. M. PI.) 

1277. ALAIN DU BOISBILLY, sénéchal de Rennes, scella un 
acte relatif à un accord passé entre l'abbaye de Lehon et 
Olivier du Chalonge, en 1277. Son sceau représente neuf 
étoiles, 4, 3 et 2j surmontées d'un lambel à cinq pendants. 
Geoffroi du BoisbîUy], chevalier, se croisa en 1248 ; Jean 



* Cest ce Brisegaat de Coësmes qae M. Roger dit s'être croisé eo 1096. Noos stods 
expliqué dans It préllioe de eet oovrage la caase de cette errenr. 



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154 RBCRKRGHB8 SUR Là GHITALBRIB 

faisait partie en 1372 des écuyers de la compagnie d^Olivier 
de Clisson ; Olivier fat un des hommes d'armes qui accom- 
pagnèrent le duc en France, en 1418. 

MAURICE DE 6ELLEVILLE, s' db la Garkachb bt db 
MoNTAiGU, dans le comté nantais, écrivit en 1277 une 
lettre en faveur de Maurice de Ch&teaumur. Cette lettre est 
datée die Venerispost octavas Apostolorum PetH et PaulL 
Anno Domini MCCLXXVIL Maurice de Belleville est qua- 
lifié chevalier dans d'autres titres. La maison de Belleville, 
originaire du Poitou, était également possessionnée en 
Bretagne. Le sceau de Jeanne de Belleville, mère du con- 
nétable de Clisson , représentait un gironné de vair et de 
gueules de douze pièces. 

THIBAXJD DE ROCHEFORT. (Accord entre le chapitre 
de Dol et Barthélémy Urvoy.) 

JEAN DE QUÉLEN, qualifié monseigneur dans une charte 
du 2 février 1277. (Moréri.) 

HERVÉ DE BLAIN. De vair au croissant de gueules. 
(Sceau de 1277, d*Hervé de Blain, chevalier. D. M. PI) Ce 
seigneur figure parmi les chevaliers bretons que Philippe 
le Bel convoqua en 1304, pour la guerre de Flandre. 

GEOFFROI et OLIVIER DE MONTFORT. (Ch. de Saint- 
Aubin-des-Bois.) 

RAOUL, vicomte DE DINAN, s' db la Bbllibrb. (Ch. de 
Saint- Aubin-des-Bois.) Il est mentionné aussi avec la qua- 
lité de chevalier dans une charte du mois de novembre 
1287, relative à une donation faite par l'évèque de Saint- 
Malo. Son sceau, apposé à cette charte, représente un écu 
avec un chefendenté de trois pièces. Il prit part, en 1304, à 
la guerre de Flandre. 



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BU DVCBÈ BS BRSTAOMB. 155 

1278. ALAIN GOYON» S' bb Matignon. (Ch. de Saint-Aubin- 
des-Bois. 

RAOUL DE COETQUEN. (Ch. du prieuré de Saint- 
Magloire de Lehon.) Bandé d'argent et de gueules de six 
pièces. Vécu accompagné à dextre et à senestre de deux 
fleurs de lys. Légende : S. Radulphi de Coyquen milit. 
(Sceau 1295. D. M. PI) 

AIMERY DE SAINT-MARS, cheyalier en 1278, s' de 
Saint-Mars-de-Coutais. {Dict. des terres du comté Nantais.) 



1 279. EUDON, s' DE LA ROCHE-BERNARD, époux d'Hermine 
de Lohéac, mentionné, suivant du Paz, dans un acte du 
mois d'avril 1279, auquel pendait un grand sceau en cire 
verte, représentant un cavalier armé de toutes pièces, 
Vépée à la main , le cheval bardé aux armes de la Roche^ 
Bernard. Contre-sceau: armes de la Roche -Bernard (d'or 
à V aigle éployée de sable, becquetée et membrée de gueules). 
Légende : Sigillum Yvonis de Rupe-Bemardi militis. 



1 280. JEAN DE MAURE. (Accord entre le duc et Henri d'Avau- 
gour. S' de Mayenne.) Une lettre du 8 octobre 1282, 
adressée par la reine d'Angleterre au roi, son fils, nous fait 
connaître que Jean de Maure était sénéchal du duc en 
Angleterre. D'après unç enquête de 1294, il devait un 
demi-chevalier pour sa terre de Maure. Dans le testament 
du duc Jean II , en date de l'an 1304 , on voit que Jean de 
Maure avait fait le voyage d'outre-mer, et qu'il avait pris 
part à la guerre de Flandre. Son sceau , donné dans les 
Planches de D. Morice, représente un écu de gueules 
chargé d'un croissant de voir. 



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166 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

GUILLAUME DE TINTÉNIAG. (Accord entre le duc et 
Hervé d'Avaugour, s' de Mayenne.) 

Monsieur PIERRE DE LANMEUR épousa en 1280 René 
de Boiséon, et leurs descendants prirent le nom de Boiséon. 
(Arrêt de la Réformation de 1668.) Jean, fils de Pierre, 
chevalier, vivait en 1321 , suivant le môme arrêt de la 
Réformation; il eut deux fils qui moururent jeunes, 
et une fille nommée Marguerite, qui épousa René de 
Coëtredrez , dont les enfants prirent le nom de Boiséon. 
A cette famille appartenait Alain de Boiséon, chevalier de 
Saint-Jean de Jérusalem en 1460; Guillaume, chevalier, 
chambellan du duc en 1457, et Pierre, gouverneur de 
Morlaix en 1594, gentilhomme de la chambre du roi. 

OLIVIER DE MONTAUBAN, accepta avec ses sujets 
nobles le changement du droit de bail en rachat, en 1280. 
Il est qualifié de chevalier dans un autre acte de 1286, 

BON DE PELLAN accepta, avec les autres sujets nobles 
d'Olivier de Montauban, le changement du droit de bail en 
rachat. Un de ses descendants, Jean de Pellan, est men- 
tionné parmi les hommes d'armes de la retenue du vicomte 
de la Bellière, armés en 1420 pour le recouvrement de 
la personne du duc. D'autres gentilshommes de ce nom 
figurent dans les montres bretonnes d'hommes d'armes. 

PIERRE DE BRENBOAT accepta en 1280, avec les autres 
sujets nobles d'Olivier de MontauJ)an, le changement du 
droit de bail en rachat. 

ALAIN DE KANGUER ou DE KERANGUER, sénéchal de 
Nantes en 1280. (Cart. des sires de Rays.) 

GUILLAUME DE MAREIL, chevalier, s'- du Haut-Mareil, 
terre de haute justice, en 1280. [Dict. des terres et du comté 



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DU DUCHÉ DB BRBTAGNB. 157 

Nantais.) Du Paz rapporte que Guillaume de Mareil , che- 
valier, eut une flUe nommée Hilaire, qui épousa Jean de 
Maure, chevalier, en 1298. Plusieurs seigneurs du nom de 
Mareil servirent sous Bertrand du Guesclin et sous Olivier 
de Clisson en 1371. Bertrand était en 1453 capitaine du 
Gavre et chevalier de l'Hermine. Son sceau, gravé avec la 
date de 1435, dans les Planches de D. Morice, représente 
un échiqiteté d'argent et de gueules. 

HUGUES DE BEAUCHÊNE, chevalier, fit, par acte du 
jeudi avant la Nativité, de Tan 1280, un accord avec Olivier 
de Clisson et Guillaume Sebran, chevalier. (Du Paz.) Guil- 
laume Beauchêne est mentionné, dans une montre de 1371, 
parmi les écuyers de la compagnie de Girard Chabot, sire 
de Rays ; Pierre était en 1420 secrétaire du duc ; François 
servait en 1474, comme homme d*armes, dans la compagnie 
du seigneur de la Roche-Bernard. 



1^81. GUILLAUME DE RIEUX. (Obligation contractée enverâ 
le duc.) Le sire de Rieux fut convoqué en 1304 par le roi, 
pour la guerre de Flandre. 

SÉNEBRIN DE BAIN. (Echange entre le s' de Château- 
briant et le prieur de Beré.) 

HERVÉ MALETERRE. (Accord entre l'abbesse de la Joie 
et Hervé de Léon.) 11 était fils d'Alain Maleterre , qui servit 
à l'armée du duc, d'après une enquête de 1226, à la place 
de monsieur Bertrand du Guesclin. Jean Maleterre est 
mentionné parmi les écuyers de la compagnie de Geoffroi 
Févi^ier, chevalier, capitaine de Saint-Malo en 1370. Trois 
fers à moulin et une orle. (Sceau 1380.) 

ROTAL DE PYDAS, 



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158 RÈGHBRGHB8 SUR LA GHBTALBRIB 

ROLLAND DE KILIMENGUY. 
(Accord entre Tabbesse de la Joie et Hervé de Léon.) 

PAYEN DE MALESTROIT. (Echange avec les moines de 
Prières.) Ce seigneur prit part en 1304 à la guerre de 
Flandre. D'après une enquête de Tan 1294 , il devait cinq 
chevaliers d'ost ; savoir, quatre pour sa terre de Largouët, 
et un pour sa terre de Malestroit. Son sceau, gravé avec la 
date de 1306 , dans les Planches de D. Morice , représente 
neuf besants d*or sur fond de gueules^ Vécu chargé en 
abyme d'un léopard d'or. 

GUILLAUME DE NOTf'AL. (Echange entre Payen de 
Malestroit et les moines de Prières.) 

1282. BERNARD DU CHASTEL. (Echange entre Hervé du 
Chastel et Hervé de Penhoët.) Un sceau de 1276 représente 
Bernard du Chastel, armé de toutes pièces, Tépée à la main. 
Sur le contre-sceau on voit deux faces. Légende : S. Ber- 
nardi de Castro militis. 

RAOUL D'AUBIQNÉ, 8^ DK LaKDaL* (Accord entre les 
moines de Saint-Florent et Alain la Glaye.) 

) 283. Monseigneur JEAN BOTERËL^ s^ ds Quintih, 

Monseigneur PIERRE TOURNEMINB, 
chevaliers pièges pour Henri d'Avaugour, dans un traité 
jpassé entre le duc et ces seigneurs. Diaprés une enquête de 
1294, Pierre Toumemine devait deux chevaliers d'ost pour 
son fief de Penthièvre , et deux autres pour ses fiefs de 
Botloy et de Tréguier- Suivant le Baud , les Boterel de 
Quintin descendent de Qeofih:oi d^Avaugour, surnommé 
Boterel t frôre de Henri, baron d^Avaugour* Ce Geoffiroi 



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DU DUGHi DB BRBTAQKS. 159 

d'Avaugour vivait en 1225, et était devenu comte de 
Quintin , par partage ou par alliance. Jean Boterel , s' de 
Quintin, est mentionné dans un réle de 1304, au nombre 
des seigneurs bretons convoqués pour la guerre de 
Flandre. 

HENRI DE KENECH GORDIFFENSIS, 

ALAIN DRAEN {fUius Draen), 

PIERRE DU FOU, 

YVES URVOY (filius Urvoez). 
(Assiette de cinquante livres de rente établie au profit du 
duc sur le havage de Lannion.) Cette charte, dont a donné 
un extrait D. Morice, fait partie des archives de la préfec- 
ture de Nantes. Les sceaux de quatre chevaliers, de cinq 
écuyers et de quatre bourgeois de Lannion y sont apposés, 
particularité curieuse, qui prouve qu'en Bretagne, au 
Xm* siècle, certains bourgeois avaient des sceaux, comme 
les gentilshommes. Peut-être aussi ces bourgeois étaient -ils 
des gentilshommes, qui se qualifiaient bourgeois de Lan^ 
nion parce qu'ils habitaient cette ville. 



)2d4. JEAN DB MACHEœUL. (Appelst à la cour de France.) 
D'après un sceau de 1276, ses armes étaient troià chevronsi 
II prit part, en 1304, à la guerre de Flandre. 

OUY, sire DE LAVAL, est qualifié chevalier dans ùiië 
charte du 7 juin 1284, du cartulaire des sires de Rays, et 
dans divers autres actes. Il était seigneur de Vitré, tetrë 
pour laquelle il devait, d'après une enquête de 1294, cin^ 
chevaliers d'ost. 



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160 RBGHBRGHB8 8UR LA GHBVALERIB 

1285. Monsieur JOSCELIN DE LÀ ROCHE (de la Roche-Ber- 
nard, 

Monsieur ALAIN DE LA ROCHE, fils du précédent, 

Monsieur ALAIN DE MONTAUBAN, 

HERVÉ LE BOUTEILLER, chevalier, sénéchal de Pen- 
thièvre. (Accord entre Raoul de Montfort et Alain de Mon- 
tauban.) 

ALAIN DE KERRIGUEL. (Sentence arbitrale entre le 
vicomte de Rohan et le s' de Beaumer.) 

RAOUL LE TORT. (Traité passé entre Olivier de Mon- 
tauban et Guillaume de Lohéac) Raoul le Tort est appelé 
monsour Raoul le Torts dans une charte de 1294. Yvon le 
Tort rendit hommage à la dame de Rays, eu 1382, comme 
sujet de cette baronnie. 

PIERRE DE KERNIBEAT. (Traité passé entre Olivier de 
Montauban et Guillaume de Lohéac.) 

GUILLAUME LE BORGNE est nommé avec Mathieu de la 
ï^iesse, également chevalier, dans des lettres du 23 mars 
1285, de Durand, évèque de Nantes, qui constate qu'il leur 
a remis la croix, le jour du vendredi saint, pour le pèleri- 
nage d'Aragon*. Guillaume le Borgne, chevalier, donna 
quittance, en 1304, aux exécuteurs testamentaires du duc 
Jean le Roux, de quatre-cent cinquante livres. Son sceau 
apposé à cette quittance, représente une croix d'argent sur 
fond de gueules, cantonnée en chef de quatre bilUltes, deuoQ 
' dans chaque canton. 



A Noos âTOOs dit précédemment (art. âirard ChàbàU ëire de Rays), qae Gaillaome le 
borgne et Mathieu de la Plesse afaient sai?i le sire de Aajs en Aragon. 



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DU DUCHÉ DB BRBTA0NB. 161 

MATHIEU DE J^A PLESSE prit la croix avec Guillaume 
le Borgne des mains de Durand, évêque de Nantes, pour le 
pèlerinage d'Aragon, en 1285. (Cart. des sires de Rays.) 



1 286. GEOFFROI DE PENNAUT. (Retrait lignager fait par Jean 
Saveur, bourgeois de Loudéac.) 

GUILLAUME DE BODRIMONT. (Acte précédent.) Il était 
sans doute fils d'Eudes de Bodrimont, chevalier en 1248. 

GEOFFROI, ALAIN, EUDES et HAMON PRIGENT. (Ch. de 
Sainte -Marie-de-Boquen.) Nous ignorons si c'est à cette 
famille qu'appartenait Jean Prigent, évoque de Saint-Brieuc, 
en 1460, que d'Argentré, sans preuves, a dit avoir été chan- 
celier de Bretagne. 

N. BIZIEN, chevalier, rappelé dans le testament du duc 
Jean I, en 1286. (D. M. Hist, 1. 1, p. 210.) 



1 287. ALAIN DE LA HOUSSAYE. (Don. à l'église de Saint-Malo 
par Raoul de Dinan.) 

JEAN DE LA BOUEXIÈRE, alloué de la vicomte de 
Rohan. (Don fait à Geoflfroi de Rohan, chanoine de Saint- 
Brieuc.)Cet acte est scellé du sceau de Jean de la Bouëxière, 
trois fasces chargées de deux annelets et surmontées d'un 
lambel. 



1 288* RAOUL DE LA MOTTE. (Traité de mariage entre Alain 
de Rohan et Agnès d'Avaugour.) 

GEOFFROI LE VICOMTE. (Acte précité.) 

GEOFFROI DES ESCOTAIS. (Acte précité.) Suivant 
n il 



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162 RBGHBRGHBS SUR LA GHEYALSRIB 

M. Laine *, la maison des Escotais, originaire du Maine, 
remonte à Guillaume des Escotais, cheyalier, frère ou proche 
parent de GeofEroi, précité. Cette maison a obtenu, en 1767, 
les honneurs de la cour. 

OLIVIER DU BOISBILLY. (Traité de mariage entre Alain 
de Rohan et Agnès d'Avaugour.) 

JEAN PAYNEL. (Acte précédent.) La maison de Paynel 
est originaire de Normandie ; une de ses branches s'était 
fixée dès le commencement du XIII* siècle en Bretagne. 

RICHARD DE BOYBOU. (Acte précédent.) 

Monsieur PRÉGENT DE COETIVY. (Accord entre le 
vicomte de Rohan et Hervé de Léon.) 

Monsieur OLIVIER DE KERGOURNADEC^H. (Acte pré- 
cité.) Le sceau d'Olivier de Kergoumadec'h, apposé à cet 
acte, représente un échiqueté d'or et de gueules, chargé 
d*un lambel de trois pièces. Olivier est qualifié chevalier 
dans un autre titre de Tan 1291. Suivant une tradition 
rapportée par Albert le Grand, cette famille aurait pour 
auteur un jeune guerrier du Cléder, nommé Nuz, qui com- 
battit au VI* siècle un dragon qui désolait le Léon, et à qui 
Guitur, comte du pays, donna en récompense la terre qui, 
en mémoire de son exploit, fut appelée Ker-gour-na-dec'h 
(la maison de Thomme qui ne fuit pas.) Nous ferons obser- 
ver au sujet de cette tradition, que ce n'est qu'au XII* siècle, 
que les noms commencèrent à devenir héréditaires, et que, 
quelle que soit Tancienneté de la maison de Kergoumadec'h, 
elle n'est connue que depuis OUvier de Kergournadec'h, 
auquel nous avons consacré cet article.Gette fable doit donc 

< Ori^mt 4tÊ moitoni nobki et anobliét dé Frêneèi 



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DU BÛCHÉ DE BRETAGNE. 163 

être rangée avec celles qui font descendre les Sesmaison 
de la famille de saint Donatien et de saint Rogatien, et les 
Montmorency de Lisbius,seigneur franc, qui, voulant devenir 
baron chrétien avant son maître, se précipita dans le bain 
qui avait été préparé pour le baptême de celui-ci. C'est 
sans doute en mémoire de la tradition rapportée par Albert 
le Grand, que quelques membres de la famille de Kergour- 
nadec^h ont porté le prénom de Nuz, prénom que des 
gentilshommes appartenant à la maison de Léon et à la 
famille Sen ont porté aussi. Nous pensons que, si certains 
auteurs ont donné à une des familles Nuz ou le Nuz de 
Bretagne, ainsi qu'à celle de Eergournadec'h , la même 
origine, cela vient de ce qu'ils ont confondu un prénom 
avec un nom patronymique. Par lettres données à Nantes 
le 11 décembre 1357, Charles de Blois permit au sire de 
Kergournadec'h de lever une aide sur ses sujets. Salomon 
de Kergournadec'h était chevalier, en 1393 ; il est mentionné 
au nombre des seigneurs qui se liguèrent, en 1420, contre 
les Penthièvre ; Guyon était gentilhomme de la garde, 
en 1419. 

Monsieur HERVÉ DU BOIS DE LA ROCHE. (Accord entre 
le vicomte de Rohan et Hervé de Léon.) Le sire du Bois de 
la Roche figura parmi les bannerets et les bacheliers au 
Parlement général de 1462. 

Monsieur THIBAUT DE LA FEILLÉE. (Accord entre le 
vicomte de Rohan et Hervé de Léon.) 

GEOFFROI DE LA SORAYE, (Ch. de Saint-Aubin-des- 
Bois.) 

GEOFFROI DE GUERNARPIN. (Accord entre le vicomte 
de Rohan et Hervé de Léon.) 



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164 RBGHBRGHES SUR LA CHEVALERIE 

1289. ARTHUR LE MAITRE, s^ de la Garelayb et du Bois- 
vert, chevalier, chambellan du duc, est ainsi qualifié dans 
une procuration que lui donna ce prince le !•' septembre 
1289, pour traiter avec le sire de Craon. Son sceau, gravé 
dans les Planches de D. Morice, représente un lion passante 
accompagné de deux épées en pal. Légende : S. Art. le 
Maistre militis. Un de ses descendants, Alain, s' de la Gare- 
laye, fut établi, en 1364, capitaine de Jugon, par le comte 
de Montfort, en récompense des services qu'il lui avait 
rendus à la bataille d'Auray. Jean le Maître, chevalier, se 
trouva, en 1495, à la bataille de Fornoue, et, en 1503, au 
combat de Terra-Nova. A son retour en France, il fut fait 
capitaine d'une compagnie de cent hommes d'armes, par 
brevet du 9 mars 1503. (D. M.; Moréri.) 

1291. GUILLAUME DE BROON, chevalier, épousa en 1291 
Alix de Dinan, suivant du Paz, qui prétend en avoir vu 
l'acte dans les archives du Bois de la Roche. Ce Guillaume 
de Broon était fils d'autre Guillaume, qui se distingua au 
combat de la Massoure en 1248. 

GUILLAUME DES BRETÈCHES, témoin d'une donation 
faite le 21 juin 1291, par Girard Chabot, sire de Rays. Jean 
des Bretèches, chevalier, vivait en 1429 ; Martin, son fils, 
aussi chevalier, était en 1489, homme d'armes de la garni- 
son de Nantes. 

1292. GEOFFROI HINGANT. (Ch. de Sainte-Marie dô Bo- 
quen.) 

PHILIPPE DE BEAUMANOIR, bailli de Touraine, con- 
firma une charte de la cour de Nantes, concernant une 
donation passée le 22 août 1292, entre l'abbé de la Chaume 
et Girard Chabot, sire de Rays. (Cart. des sires de Rays.) 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 165 

1293. PIERRE DU GUESCLIN, IP du nom, chevalier, s' du 
Plessis-Bertrand, est nommé avec sa femme Mahaut de 
Broon, dans un acte du mois de septembre 1393. (Le 
P. Anselme.) 

1294. Monsour GUILLAUME DE CHATEAUGIRON devait un 
chevalier d'ost pour sa terre de Châteaugiron,' d'après une 
enquête de 1294. 

Monsour ALAIN DE FONTENAY devait un chevalier 
d'ost pour sa terre de Fontenay. (Enquête de 1294.) 

Monsour GEOFFROI DE GUÉRANDE reconnut dans 
l'enquête précitée de 1294, qu'il devait un chevalier d'ost 
pour tout son fief, et se présenta pour soi ; mais il dit que, 
s'il n'était pas chevalier, il ferait le service en tel point 
comme il serait. Guérande est une petite ville fortifiée du 
comté nantais, située à peu de distance de la mer. Geoffroi 
était seigneur de Guérande, d'après une charte de 1114 
environ, dans laquelle il est qualifié quidam miles nobilis- 
simus. On trouve ensuite Judicaël en 1187; Mathieu, che- 
valier, en 1386, etc. 

Monsour HENRI DE NEVET devait, d'après une enquête 
de 1294, un chevalier et deux écuyers pour sa terre en 
Cornouailles. Il était sans doute fils de Hervé de Nevet, 
chevalier, en 1270. Le sire de Nevet siégea parmi les ban- 
nerets et les bacheliers au Parlement général de 1455. 

Monsour GUILLAUME SEBRAN devait un chevalier à 
l'ost du duc. (Enquête de 1294.) 

Monsour GEOFFROI DE LA TOUR devait un tiers de 
chevalier d'ost; les deux autres tiers étaient dus par Guil- 
laume Bothereau et Mathieu de la Celle. (Enquête de 
1294.) 



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166 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

Monsour PHILIPPE DE MONTRELAIS devait un cheva- 
lier d'ost pour ses flefe. (Enquête de 1294.) 

Monsour GUILLAUME D'ANAST devait un demi-cheva- 
lier d'ost, d'après une enquête de 1294. Dans cette enquête 
on voit aussi que monsour Geoffroi Denast devait avec 
monsour Jehan de Maure, un chevalier d'ost. Nous pen- 
sons que ce Geoffroi Denast est le même que Geoffroi 
d'Anast, chevalier, mentionné dans des comptes rendus au 
duc en 1270. Dans le texte, ce nom aura probablement été 
écrit Denast pour d'Anast. 

Monsour JEAN DE BOUGON se présente pour Herlîn de 
Bougon, dont il était tuteur, et qui devait un chevalier 
d'ost pour son fief de Bougon. (Enquête de 1294) Suivant 
l'auteur des terres du comté nantais, la seigneurie de Bou- 
gon en Bouguenais, a d'abord été possédée par une famille 
de ce nom. En 1239 elle appartenait à Olivier de Bougon, 
chevalier. Elle passa ensuite entre les mains de Hubelin de 
Ghasteigner, qui en prit le nom ; en 1294, elle appartenait 
à Hubelin Ghasteigner, dit de Bougon. C'est cet Hubelin ou 
Herlin, dont Jean de Bougon était tuteur. 

Monsour PIERRE MALOR et les autres seigneurs de la 
paroisse de Séné, baillie de Ploërmel, devaient un cheva- 
lier d'ost. (Enquête de 1294.) Jean Malor faisait partie, en 
1380, des chevaliers de la compagnie d'Olivier de Clis- 
son. 

Monsour HENRI CHARRUEL devait trois quarts de che- 
valier d'ost pour sa terre d'Even-Guen, en Tréguîer, d'après 
une enquête de 1294. Even Charruel, chevalier, fut un des 
champions du combat des Trente, en 1350. 

Monsour ALAIN DE LISTIALE devait un demi-chevalier 
d'ost. (Enquête de 1294.) 



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DU DUGHft DS BRETAGNE. 167 

Monsour YVON DE ROSMADEG devait un chevalier d'ost 
pour sa terre de ComouaiUes. (Enquête de 1294.) La mai- 
son de Rosmadec a produit d'autres chevaliers, des cham- 
bellans des ducs, etc. De gueules à six burèles d'or. (Sceau 
1365, de Riou dé Rosmadec. D. M. PI.) 

Monsour JEAN DE LA ROCHE déclara, dans une enquête 
de Tan 1294, qu'il devait servir Monseigneur à Tost pendant 
quinze jours. 

Monsor JEAN DU HAUTBOIS devait, d'après une en- 
quête de l'an 1294, aller à l'ost du duc, ou envoyer un 
autre à sa place. Henri de Hautbois faisait partie des 
écuyers de la compagnie de Bertrand du Guesclin, en 1371; 
Jean était, en 1484, homme d'armes de la garde du duc. 

Monsour HERVÉ DU GHASTEL déclara dans une enquête 
de 1294, qu'il ne devait rien d'ost, fors aller où le comte le 
voudra mener, comme son seigneur. 

Monsour ALAIN NUZ devait un chevalier d'ost pour sa 
terre de PosteL (Enquête de 1294.) Il est qualifié de che- 
valier dans un autre acte de l'an 1296. 

Monsor ROBERT RAGUENEL fut un des commissaires 
nommés, en 1294, par le duc, pour juger les différends 
existant entre Alain de Rohan et Henri d'Avaugour. H est 
qualifié chevalier et sénéchal de Rennes, dans une procu- 
ration du duc, de l'an 1297. Suivant du Paz, il fut cham- 
bellan et conseiller des ducs Jean H, Arthur ni et Jean IH. 
Le sceau de Robert, appelé aussi Robin Raguenel, gravé 
avec la date de 1283, dans les Planches de D. Morice, re- 
présente un écartélé d'argent et de sable, au lambel de 
quatre pendants. Légende : Sigillum Roberti Raguenel mi- 
litis. Cette maison a produit d'autres chevaliers, un cham- 



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168 RBGHBRGHBS SUR LA GREVALBRIE 

pion du combat des Trente en 1350, et un maréchal de 
Bretagne en 1451. 

Monsor GEOFFROI DE GUIGNEN fut, en 1294, un des 
commissaires nommés par le duc pour juger les différends 
existant entre Alain de Rohan et Henri d'Avaugour, Le 
nom de Guignen est aussi orthographié Guinan et Guen- 
gan dans divers titres. Geoffroi de Guignen fut, en 1304, un 
des exécuteurs testamentaires du duc Jean IL On voit dans 
le testament de ce prince, que Geoffroi de Guignen avait 
pris part à la guerre de Flandre. Son sceau représente un 
semé de fleurs de lys surmontées d*un lambel. Guignen 
était une châtellenie de Tévôché de Saint-Malo, qui donnait 
le droit à son possesseur de siéger aux Parlements généraux 
parmi les bannerets et les bacheliers. 

Monsour ROLLAND DE LA MOTTE devait, d'après une 
enquête de Tan 1294, un chevalier d'ost. Il est qualifié 
chevalier dans un acte de 1309, concernant une donation 
entre Jean et Guillaume de Bréhan. 

1 296. HERVÉ DE LÉON, fils d'autre Hervé, s» de Châteauneuf. 
(Jugement rendu par le duc, au sujet du meurtre d'Alain 
Nuz, dont Hervé de Léon était soupçonné.) 

BIZIEN DB POHER, nommé dans le jugement précité, 
était père de Plaisance de Poher, femme d'Alain Nuz, 
chevalier. La maison de Poher descend de Rivallon, comte 
de Poher, en 850.1 

GUILLAUME DE SAINT-GILLES. (Transaction avec les 
chanoines de Saint-Malo. 

1297. GEOFFROI DE CHATEAUBRIAND. (Traité de mariage 
entre Jean de Bretagne et Isabeau de Valois.) U était fils 
de Geoffroi V, (jui mourut en 1884. 



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BU DUCHE DB BRETAGNE. 168 

JEAN DE BEAUMONT, s» db Poubngé et de la Gubrghb, 
chevalier, est ainsi qualifié dans le contrat de mariage de 
Jean de Bretagne et d'Isabeau de Valois. D'après une enquête 
de Tan 1294, monsour Jean de Beaumont devait un cheva- 
lier pour son flef de la Guerche. Il possédait cette terre, 
ainsi que celle de Pouencé, du chef de sa femme Jeanne 
de Pouencé. Leur fils Robert épousa Marie de Craon. Dans 
leur contrat de mariage, daté du mois d'août 1299, il est 
fait mention de l'éventualité où Jean de Beaumont devien- 
drait possesseur de la vicomte de ce nom. Dans des lettres 
du roi saint Louis, de l'an 1236, concernant la réception de 
Jeanne de Craon dans la sénéchaussée héréditaire d'Anjou, 
figurent Jean de Beaumont, sans doute père du seigneur de 
Pouencé et de la Guerche, et le vicomte de Beaumont. Ces 
deux actes nous font penser, outre plusieurs autres preuves 
que nous pourrions ajouter, que Jean de Beaumont 
n'appartenait pas aux Beaumont de Bretagne, mais à la 
maison des Beaumont d'Anjou. Ce nom de Beaumont, très- 
commun en France, a dû être la cause de beaucoup d'erreurs. 
U existe en Bretagne trois familles appelées de Beaumont. 
A l'une d'elle appartiennent Jean et Alain de Beaumont, 
chevaliers renommés, cousins de Du Guesclin, auxquels nous 
avons consacré des articles particuliers. 

N. COLET, chevalier, de la paroisse de lu Ploubalay, 
tuteur des enfants de son frère Tuai, aussi chevalier, passa 
en octobre 1297, un acte en faveur de l'abbaye de Saint- 
Jacut, devant Henri Troguindy, sénéchal de Penthièvre. 
On trouve postérieurement Yvon Colet, écuyer, dans une 
montre de l'an 1371, de Bertrand du Guesclin. Il existe en 
Bretagne plusieurs familles appelées Collet. La seule qui 
ait été maintenue, en 1669, portait : écartelé au 1 et 4: 
d'argent à la fleur de lys de gueules ; au i et S : de 
gtceules au lion d'argent. 



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170 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

THOMAS BOUTIER. (Procuration donnée à ce chevalier, 
ainsi qu'à Robin Raguenel, aussi chevalier , pour établir 
une assiette de cent livres sur la terre de Thorigny.) Le 
plus ancien de ce nom que Ton connaisse est Thomas 
Boutier, témoin de la fondation du prieuré de Combourg, 
en 1080. Adam, chevalier, vivait, en 1199 ; ses armes étaient 
de gueules à quatre fasces d'argent. Celles de Guillaume 
Boutier, chevalier, en 1379, représentent un gironné d'her- 
mines et de gueules de six pièces. Ces dernières armes sont 
celles qu'a conservées cette famille, qui existait encore en 
1669. Thomas Boutier fut écuyer de la duchesse, en 1442, 

ALAIN DE LA RONCIÈRE. (Ch. de Saint-Aubin-des- 
Bois.) 



1 298. ALAIN DE BEAUMONT, chevaUer. (Sceau de 1298, D. M. 
PI.) Un écu chargé de trois pieds de biche. Cimier : une 
couronne fleurdelyséCj surmontée d'une aigle. Supports : 
un léopard et un griffon. Il existe en Bretagne deux 
familles et deux terres de ce nom. 

GUILLAUME HAY fut un des trois chevaliers désignés 
pour être arbitres entre le duc et Alain de Dinan. Les 
deux autres chevaliers étaient Jean de Maure et Robin 
Raguenel. Les armes de Guillaume Hay étaient, d'après un 
sceau de l'an 1298, gravé dans les Planches de D. Morice, 
de sable au lion momé d'argent. Légende : S. Guillelmi 
Eai militis. Du Paz rapporte qu'un titre de l'an 1303, 
de l'abbaye de Saint-Georges de Rennes , donne à Guil- 
laume Hay les qualités de chevalier, ainsi que celles de 
conseiller du duc Jean III, et de sénéchal de Nantes. Il 
remonte l'origine de cette maison à Gautier Hay, marié à 
Basilie, dame de la Guerche et de Pouancé, qui fonda avec 



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DU DTTGHÈ DB BRSTACQIX. 171 

lui, dans leur ville de Pouancé, le prieuré de la Madeleine^ 
en 1094. La maison de Hay avait, suivant Moréri, la pré- 
tention de descendre des comtes de Carlisle d'Ecosse ; mais 
cette prétention n^était fondée que sur une ressemblance de 
noms. Il est certain qu'au XI* siècle cette maison tenait 
un rang élevé en Bretagne, car dans une charte de Tan 
1096 environ, concernant la fondation du prieuré de Jui- 
gné, membre de Redon, Gautier Hay, qui fat, suivant Du 
Paz, s* de la Guerche et de Pouancé, figure comme sei- 
gneur supérieur, dominus super omnes^ de divers autres 
seigneurs qui y sont mentionnés. Un autre Guillaume Hay, 
chevalier, servait, en 1375, avec quatre écuyers ; Jean, che- 
valier, chambellan du duc, prit part, en 1431, au siège de 
Pouancé. La terre des Nétumières, qui fut érigée en baronnie 
en 1629, en faveur de Paul Hay, président au Parlement 
de Bretagne, était entrée vers Tan 1350, dans la maison de 
Hay, par le mariage de Marguerite le Neptun, dame des 
Nétumières, avec Jean Hay. 

ESGARÉ DE ROUGÉ, témoin dans une sentence arbitrale 
entre le duc et Alain de Dinan, prononcée par trois cheva- 
liers. 

6UID0MAR DE KERMOISAN. (Ch. de Beauport.) Guil- 
laume de Eermoisan, peut-être le père de Guidomar, se 
croisa, en 1249, d'après une charte de Nymocium. Alain 
est mentionné dans un sauf-conduit du roi d'Angleterre 
du 7 août 1356, parmi les seigneurs bretons qui accompa- 
gnèrent en Bretagne Charles de Blois, alors prisonnier des 
Anglais, pour y venir chercher sa rançon. Bernard de Ker- 
moysan commandait pour le roi, en 1357, une compagnie de 
gens d'armes, ainsi que nous l'apprend une quittance de 
ses gages scellée de ses armes, qui sont : trois coquilles et 
une bande. 



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172 REGHBRGHB8 SUR LA GHEVALERIB 

Il a existé en Bretagne une famille appelée le Bourgeois, 
à laquelle nous présumons qu'appartenait Tugdual de Eer- 
moysan, dit le Bourgeois, un des plus renommés capitaines 
du XV* siècle. Il prend la qualité d'écuyer et de capitaine 
de Monteclerc, dans une quittance de ses gages du 10 juil- 
let 1449, dont le sceau représente des besants. Supports : 
detuv aigles. Cimier : une tête d'aigle. Mais dans une quit- 
tance antérieure à celle-ci, c'est-à-dire du 1" juin 1416, 
scellée de deux fascesj accompagnées de fleurs, il s'intitule 
seulement Tudual Bourgeois, écuyer. Il est aussi appelé 
Tudual Bourgeois, capitaine de gens d'armes et de trait, 
dans un compte de l'an 1436, d'Antoine Raguier, trésorier 
des guerres du roi. Ces circonstances nous font penser que 
ce n'est que postérieurement à l'année 1436, que Tugdual 
le Bourgeois aura pris le nom de Kermoysan, que ses 
descendants auront conservé. Ces changements continuels 
de noms, en usage en Bretagne, sont des sources d'erreurs. 

Monsour HENRI DE BODRIMONT est ainsi nommé dans 
une sentence du duc, qui adjuge au vicomte de Rohan 
plusieurs terres dépendant de la succession de Geoffroi de 
Lanvaux. Feu monsieur Henri de Bodrimont, chevalier, est 
rappelé dans un acte d'échange passé, en 1314, entre sa 
veuve Thomasse de Lanvaux et Alain de Lanvaux. 

ALAIN, vicomte DE ROHAN. (Partage donné par lui à ses 
cadets.) Le sceau du vicomte de Rohan, apposé à une autre 
charte de l'an 1298, le représente à cheval , Tépée dans la 
main droite. Vécu chargé de sept macles dans la gauche. 

Légende : Si§illum Alani is.Le sceau de son fils 

apposé aussi à cette charte est semblable au précédent, avec 
cette différence que les macles de l'écu sont chargées d'une 
bande pour brisure. Légende : S. Alani de Rohan militis. 



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BU DUCHÉ DE BRETAGNE. 173 

THOMAS DE CHEMILLÉ. (Partage donné par le vicomte 
de Rohan à ses cadets.) Thomas de Chemillé était frère 
utérin du vicomte de Rohan. Il est qualifié chevalier dans 
une charte de Pan 1199, à laquelle est apposé son sceau, qui 
représente huit merlettes et un canton chargé d'une fleur de 
lys. La maison de Chemillé est originaire d'Anjou. 

JEAN, sire DE BEAUMANOIR. (Partage donné par le 
vicomte de Rohan à ses cadets.) Il figure parmi les sei- 
gneurs bretons convoqués, en 1304, pour la guerre de 
Flandre. 

HARDOUIN D'AVOIR, s» db la Turmblièrb, chevalier, 
épousa par contrat du mercredi avant la Toussaint , de 
Tan 1298, passé devant la cour de Nantes, Annette de 
Maure. (Du Paz.) 

1299. GEOFFROI DU FRESNE. (Caution donnée au duc par le 
vicomte de Rohan pour un droit de rachat.) Le sceau de 
Qeoffroi du Fresne, apposé à cette charte, représentait wn 
ft'êne arraché^ armes des du Fresne de Kerlan et de 
Kerouazou, maintenus en 1669. 



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Xir SIÈCLE 



CHEVALIERS» 



1 300. YVON DE LA JÂILLE est rappelé dans un accord passé 
en 1300, entre sa veuve Isabeau de Coësmes et Geoffroi de 
Chateaubriand. Dans cet acte il est désigné ainsi: feu 
monsieur Yvon de la Jaille. Suivant du Paz, il était s' de 
Pordiq, baronnie de Tévèché de Saint-Brieuc, entrée dans 
la maison de la Jaille, originaire de TAnJou, par le mariage 
d'un autre Yvon de la Jaille avec marquise de Ch&teau* 
briand, dame de Pordic. Les sceaux dTvon de la Jaille et 
d'Isabeau de Coësmes sont apposés à cette charte ; le pre- 
mier représente un lion avec six coquilles^ et le second six 
annelets. Le fils dTvon de la Jaille et d'Isabeau de Coësmes, 
nommé aussi Yvon, embrassa le parti de Chai'les de Blois, 
et fut tué au combat de la Roche-Derrien, en 1347^ Cette 
maison, qui a produit nombre de chevaliers, remonte à 

* Dais les chartes latines, les chevaliers sont désignés par le terme miks eu par 
celai de dominus. Cette dernière expression est remplacée, dans les chartes finnçaises, 
par celles de motueigneur, monsieur on menirs. Les seigneurs ici mentionnés sont 
qualifiés de Ton ou de l'antre de ces titrai on de celai de cheralier» duis lescfaarUuoù 
ilsflgveati 



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RBGHERGHB8 SUR LA' GHBVALBRIE. 175 

Yves de la Jaille, chevalier, en 1147. Le sceau d'un autre 
Yves, probablement son fils, qui vivait, en 1199, représente 
une croix fuselée. 

GUILLAUME BUDES, s» d'Uzel, du Plessis-Bertrand et 
de Hirel, duquel descendent toutes les branches de la 
maison de Eudes, vivait en l'an 1300. Le Laboureur lui 
donne la qualité de chevalier. Il épousa Jeanne du Gués- 
clin. (Voy. chap. Maréchaux de France^ tome I, p. 285.) 

Monsour GEOFFROI BUDES est nommé dans un acte 
de vente passé, en Tan 1300, entre Josseïin de Rohan 
et Eon de Kervasic. Il figure aussi dans un acte de 1280, 
relatif à un échange fait par Geoffroi de Rohan avec Pierre 
de Tronchàteau ; mais alors il n'était pas chevalier. C'est 
sans doute son sceau qui est gravé, avec la date de 1276, 
dans les Planches de Dom Morice. Il représente trois fleurs 

de lys. Légende : Budes a^^mi Le Laboureur a omis 

Geoffroi Budes dans son histoire de la maison des Budes. 

ROLLAND MADEUC, s' de Guémapeug, chevalier, vivait 
en 1300, et épousa Alix Bertrand de la maison de Briquebec, 
qui a produit un maréchal de France. (Le Laboureur.) 

OLIVIER DE TINTÉNIAC. (Partage entre ce seigneur et 
le vicomte de Rohan.) Olivier de Tinténiac fut un des sei- 
gneurs bretons convoqués par le roi, en 1304, pour la guerre 
de Flandre. 

OLIVIER DE LAUNAY. (Nécrologe de Beauport.) 

RAOUL DE LANVALLAY, chevalier, était, en 1300, sei- 
gneur de Tressaint ; suivant du Paz, qui ne cite à l'appui 
de cette assertion aucun titre. 

ALAIN DE QUÉDILLAG, alloué du vicomte de Rohan. 
(Vente faite^ en 1300^ à Josseïin de Rohan par Eon de 



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176 EEGHBRGHB6 SUR LA GHBVALBRIB 

Kervasic.) Le sceau d'Alain de Quédillac est gravé, avec la 
date de 1293, dans les Planches de D. Morice ; il représente 
un fermait. Macé de Quédillac se croisa, en 1249, d'après 
une charte de Nymocium ; Alain, chevalier, fut un des 
seigneurs bretons que Philippe de Valois fit arrêter à Paris 
dans un tournoi, en 1343, et exécuter sans jugement. On 
trouve plusieurs gentilshommes de ce nom dans les montres 
d'hommes d'armes. 



1301. ARTHUR, flulx henné du duc de Bretagne, chevalier, se 
qualifie ainsi dans une déclaration donnée par lui, en 1301, 
au vicomte de Rohan. Dans son testament, de l'an 1304, le 
duc Jean II ordonne que son fils Arthur aille à la première 
expédition d'outre -mer avec une compagnie de gens 
d'armes, bannerets, bacheliers et autres. 

GUILLAUME DE BRÉHAN. (Partage donné par son fils 
Geoffroi à Pierre, son frère puîné.) A cet acte, observe 
D. Morice, étaient apposés plusieurs sceaux, parmi lesquels 
était celui de Guillaume de Bréhan, qui représentait un lion 
passant. Cette maison est connue depuis Guillaume de 
Bréhan, fils Norman, témoin de la fondation du prieuré de 
Jugon, en 1109. Jean de Bréhan se croisa, en 1248, suivant 
l'auteur de l'ouvrage intitulé la Noblesse de France aux 
croisades. D'après M. de la Grasserie, Etienne de Bréhan 
se serait croisé en 1270. Plusieurs gentilshommes de ce 
nom sont mentionnés dans des montres d'hommes d'armes. 
Julien était, en 1480, homme d'armes de la garde du duc. 
Marie-Jacques de Bréhan, vicomte de l'Isle, maréchal de 
camp et inspecteur général de l'infanterie, se distingua aux 
batailles de Fontenoy, de Roucouxetdansun grand nombre 
d'actions militaires. 



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DU DUCHÉ DE BRBTAGNB. 177 

EON,s' DE LA ROCHE-BERNARD, et BERNARD,son fils, 
tous les deux chevaliers, sont ainsi qualifiés dans le contrat de 
mariage de Guillaume de Léon et de Catherine de la Roche- 
Bernard, fille d'Éon, Le seigneur de la Roche-Bernard est 
mentionné parmi les seigneurs bretons convoqués, en 
1304, pour la guerre de Flandre. 

HENRI DE MORE AG, qtwndam dominus de Mweac, miles. 
(Donation à Bonrepospar Thibaut, s' de Moréac.) Le sceau 
de Thibaut apposé à cet acte représente une croiœ ancrée. 
Il fut un des seigneurs bretons convoqués par le roi, en 
1304, pour la guerre de Flandre. 

1302. GUILLAUME DE LA LANDE servait en Flandre avec deux 
écuyers, d'après une quittance de ses gages du 21 septembre 
1302. 

GEOFFROI D'AVAUQOUR. (Accord avec le vicomte de 
Rohan.) Cette charte est scellée des armes de Geoflfroi 
d'Avaugour, d'argent au chef de gueules^ chargé de tfois 
macles. Les comptes relatifs à la guerre de Flandre nous 
apprennent que le sire d'Avaugour avait eu sous ses ordres, 
pendant cette guerre, un chevalier banneret et quatre 
chevaliers bacheliers. 

1303. GUILLAUME DE GOUDELIN, chevalier, épousa, en 1303, 
Jeanne de Trogoff. (Le Laboureur, Généalogie des Budes.) 

1304. ETIENNE DE LA GRANGE reçut du duc, qui l'appelle 
son chevalier, un legs de deux cent cinquante livres. (Testa- 
ment du duc Jean IL) Jean de la Grange, écuyer, figure 
avec quatre autres écuyers de sa compagnie, dans une 
montre de Tan 1413; Pierre est mentionné avec seize autres 

u 12 



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178 RECHERCHES SUR LA. CHEVALERIE 

écuyers de sa chambre, dans une montre de 1418; Louis 
était homme d'armes des ordonnances du roi, en 1488; 
Anne de la Grange fut une des demoiselles d'honneur de 
la reine Anne, duchesse de Bretagne, en 1498. 

JEAN DU CHALONGE est mentionné dans le testament 
du duc Jean II, en 1304, pour un legs de neuf livres. Son 
sceau, apposé à une quittance de l'an 1306, relative à ce 
legs, représente sico molettes cT^^on. U était probablement 
fils d'Olivier du Chalonge, chevalier, en 1253. Alain du 
Chalonge figure dans une montre de l'an 1371, parmi les 
écuyers du sire de Beaumanoir. 

ALAIN DU PERRIER.estnonmié dans des lettres de l'an 
1304, par lesquelles le roi ajourne le duc à comparaître au^p 
grands jours de Normandie. Un autre Alain du Perrier fut, 
en 1387, maréchal de Bretagne. 

ALAIN HIDOUX. (Accord entre le vicomte de Rohan et 
Pierre de Forges.) Guillaume Hidoux figure, avec neuf 
écuyers de sa compagnie, dans une montre reçue à Bourges 
le 80 juin 1418. Son sceau représente une croix pattée, 
ccmtonnée à dextre d'une rose. 

Monsieur BERTRAND DE PENMUR fut chargé, par le duc 
Jean II, de payer à monsieur Geoffroi deGuignen plusieurs 
sommes qui lui étaient dues, et dont quelques-unes avaient 
été portées à Penmur. (Testament du duc Jean IL) Dans cet 
acte, on voit que le duc donne vingt livres au châtelain de 
Penmur, et qu'il fait divers dons à Perraut de Penmur. 
Le sceau de Guillaume de Penmur, gravé avec la date de 
1321, dans les Planches de D. Morice, représente un écu de 
vair au lambel de cinq pendants. Légende : Sigillum QuiU 
lelmi de Penmur. On trouve antérieurement : Goscelin de 
Penmur, mentionné dans l'acte de fondation de l'abbaye de 
Prières, en 1252. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 179 

1305. JEAN GOYON, s' de la Goyonnièrb, et Jean Goyon, le 
gembre, c'est-à-dire le jeune, tous les deux chevaliers, sont 
ainsi désignés dans le contrat de mariage passé au mois de 
septembre, le mercredi avant la Nativité de Notre-Dame, 
l'an 1305, entre ce dernier et Jeanne de Maure. (Du Paz. 
Généalogie de Maure.) 



1306. ROLLAND LE ROUX composa, en 1306, avec les exécu- 
teurs testamentaires du duc Jean II, qui fixèrent à cent 
quatre-vingts livres la somme qu'il devait pour droit de 
rachat. Dans cet acte, on voit que le duc avait joui du bien 
de la femme de Rolland le Roux, qu'il lui devait un cheval, 
que ce chevalier lui avait prêté, et qu'il avait commis 
envers lui diverses injustices. Les armes de Rolland le Roux 
étaient, d'après un sceau de l'an 1306, de gueules à trois 
coquilles d'argent 

BERTRAND DE BINTIN donna quittance, en 1306, aux 
exécuteurs testamentaires de Jean le Roux. Son sceau, 
apposé à cette quittance, représente une croix engresléCj 
cantonnée de quaire fleurs de lys. 

GEOFFROI DE VITRÉ donna quittance, en 1306, aux 
exécuteurs testamentaires du duc Jean le Roux. 

GUILLAUME DE LÉON, s' de Hacqueville, donna quit- 
tance de quatre-vingts livres aux exécuteurs testamentaires 
du duc Jean II, en 1306. Sceau : un lion passante la bordure 
de Vécu chargée de onze annelets.hégende : S. Guil. de Léon, 
Chevalier. 

OLIVIER GUIGNEMER donna quittance, en 1306, aux 
exécuteurs testamentaires du duc Jean IL Son sceau repré- 
sente quatre losanges en fasce. Légende : gnemer, 

chevalier. On voit par cette quittance, qu'Olivier Guigne- 



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180 RBGHERCHBS SUR LA CHEYALERIB 

mer possédait un fief dans la paroisse de Saint-Sauveur de 
Dinan, dans lequel le duc avait mis mansonniers et estagiers 
contre raison. Geoflfroi Guignemer ratifia le traité de Gué- 
rande, en 1380. Mathelin, écuyer, est mentionné dans une 
montre reçue à Bourges, en 1418; Yvon était homme 
d'armes à la grande paye, en 1464. Ce nom est aussi 
orthographié Guynemer. 

THOMAS DE QUÉBRIAG donna^ en 1306, quittance à 
Michel le Roux, de la somme de quatre-vingts livres, som^e 
au paiement de laquelle le duc Tavait condamné pour avoir 
fait tort audit Le Roux. Le sceau de Thomas de Québriac 
représente dettœ fascesj surmontées d'un chef embastillé j à 
la bande brochant sur le tout. Un sceau d'Alain de Québriac, 
de l'an 1370, représente une fleur de lys avec une étoile en 
chef à dextre. Depuis, cette maison a adopté pour armes : 
d*azur à trois fleurs de lys d'argent. Elle a produit un 
maréchal de Bretagne, en 1235, et, aux XV* et XVP siècles, 
plusieurs grands écuyers de Bretagne. 

GUILLAUME DE LA MARCHE donna, en 1306, quittance 
aux exécuteurs testamentaires du duc Jean II, d'une somme 
de vingt et une livres que le duc avait prise de lui, sous 
prétexte que le père dudit chevalier avait été exécuteur 
testamentaire de Geoflfroi de Trémargat. Le sceau de Guil- 
laume de la Marche est un écu de gueules chargé d^une foi 
d'argent , ou deux mains jointes ensemble. Il existe en 
Bretagne plusieurs familles appelées la Marche. A l'une 
d'elles appartenait Guillaume de la Marche, un des cheva- 
liers du combat des Trente, en 1350, dont le sceau , donné 
avec la date de 1350, dans les Planches de D.Morice, repré- 
sente les armes suivantes : écartelé au 1 et 4 : une croix 
alésée, au 2 et 3: une croix pattée. Le nom de la Marche 
est fort ancien en Bretagne. Ulric de la Marche fut témoin 



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DU DUGHâ DE BRBTA6NB. 181 

d*ane donation faite, en 1062, à Tabbaye de Saint*Serge ; 
Guy fat témoin d^une donation à Tabbaye de Savigné, en 
1142 ; Renaud figure parmi les défenseurs de Dol, assiégé 
par le roi d'Angleterre, en 1173. 

PIERRE DE ROSTRENEN donna quittance aux exécu- 
teurs testamentaires du duc Jean II, en 1306. Il est qualifié 
chevalier dans d'autres actes. Il est mentionné parmi les 
seigneurs bretons qui furent convoqués par le roi, en 1304, 
pour la guerre de Flandre. Son sceau, gravé avec la date 
de 1321, dans les Planches de D. Morice , le représente à 
cheval^ armé de toutes pièces; Vépée à la main ,• Vécu et le 
caparaçon du cheval sont armoriés aux armes de Rostre^ 
nenj d'hermines à trois fasces de gueules. 

BONÂBES DE BÀZVALEN est meùtionné comme témoin 
dans le contrat de mariage d'Olivier, vicomte de Rohan, et 
d'Aliette de Rochefort. Le sceau de Bonabes de Bazvalen, 
apposé à cet acte, représente deux fasces. iedin de Bazvalen, 
chevalier, peut-être fils de Bonabes, fut ambassadeur du 
duc Jean IV en 1360, et en 1389 capitaine du château de 
l'Hermine dans lequel était prisonnier Olivier de Clisson, 
auquel il sauva la vie. Catherine de Bazvalen était demoi- 
selle d'honneur de la duchesse en 1420. Le seigneur de 
Bazvalen fut, en 1451, écuyer tranchant de la duchesse 
Isabeau, veuve du duc François I*'. 

HENRI DE COETUHAN. (Contrat de mariage d'Olivier, 
vicomte de Rohan, et d'Aliette de Rochefort.) Le sire de 
Coëtuhan, rapporte d'Argentré, suivit le parti de Charles 
de Blois, et fut fait prisonnier à la défense de Lannion, en 
1345 ; Olivier ratifia le traité de Guérande, en 1381 ; Jean, 
chevalier, rendit hommage au vicomte de Rohan, en 1396 ; 
le sire de Coëtuhan était chambellan du duc, en 1457 ; Jean 



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182 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

servait, en qualité d'homme d*armes, dans la compagnie 
du sire de la Roche-Bernard, en 1474 



1 307. ALAIN COUFFON, miles quondam defunctus^ est rappelé 
dans une charte de Tabbaye de Beauport, datée du samedi 
après le dimanche Oculi mei. Tan 1307, relative à un accord 
passé entre l'abbé de Beauport, et Urvoy, GeoflEroi et Henri, 
flls de Geoffroi Couflfon, au sujet de certaines dîmes que les 
religieux percevaient dans des fiefs situés dans les paroisses 
d'Étables et de Plouha, qui avaient appartenu à feu Alain 
Couffon, chevalier. Henri Couflfon, précité, est qualifié 
écuyer, armigerj dans une charte du* mois de mai 1283, 
par laquelle plusieurs chevaliers, écuyers et bourgeois de 
Lannion établissent sur le havage de cette ville 'une rente 
de cinquante livres, au profit de Jean I", duc de Bretagne. 
(Voyez art. Urvoy Couflfon, année 1267.) 

1308. GUY DE CHATEAUBRIAND, 

GEOFFROI D'AVOSCO (d'Averio, d'Avoir, suivant D. M.), 

RENAUD DE MONTRELAIS. 
(Bulle ecclésiastique.) 

GALERAN D'ESPINAY, chevalier, épousa, en 1308, Alix 
de Champagne. (Arrêt de la réformation de 1669.) 

GUILLAUME SEBRAN,UP du nom, chevalier, donna par 
acte de l'an 1308, à sa femme Thîéfaine, le tiers de ses 
héritages et de l'hébergement de la Sénéchallière. Il est 
qualifié chevalier dans d'autres actes cités par du Paz. 

1 309. HERVÉ DE LÉON, s' de Noyon, transigea, en 1309, avec 
Geoflfroi de Malestroit. Il fonda l'hôpital de Landemeau, 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 183 

en 1336, et mourut en 1337. Il avait épousé Jeanne de 
Montmorency. Le sceau d'Hervé de Léon, apposé à la charte 
de 1309, représente un lion rampant 

GEOFFROI DEMALESTROIT transigea avec Hervé de Léon, 
s' de Noy on en 1309. Le sceau de Geoflfroi de Malestroit, apposé 
à cet acte, représente un cavalier armé de toutes pièces, 
tenant de la main droite une épée, et de Vautre un bouclier 
chargé de dix besants 4j S, 2 et 1. La housse du cheval est 
semée de besants. Geoffroi de Malestroit suivit le parti de 
Charles de Blois, qui, en 1341, lui confia la garde du châ- 
teau de la ville d'Auray, dont Yves de Tréziguidy était 
gouverneur. A l'instigation d'Hervé de Léon, leur ami, par- 
tisan de Montfort, ils livrèrent le château et la ville à ce 
prijace, qui leur en laissa la garde. En 1343, Geoflfroi de 
Malestroit fut nommé capitaine de Vannes, mais, n'ayant 
pu détourner les bourgeois de cette ville de se rendre à 
Charles de Blois, il quitta la ville et alla rejoindre à Henne- 
bont la comtesse de Montfort. Là il s'embarqua avec quel- 
ques seigneurs bretons et trois mille archers, pour aller 
surprendre la flotte de Louis d'Espagne. Ils s'en emparèrent, 
et, secondés par les habitants du pays, ils mirent ses 
troupes en déroute complète. Quelque temps après, le roi 
ayant chargé le maréchal de Briquebec de traiter avec les 
partisans du comte de Montfort, Geoffroi de Malestroit, son 
fils Jean et quelques autres seigneurs se laissèrent gagner 
et firent hommage à Charles de Blois. Mais l'année suivante, 
le roi, les soupçonnant d'être restés secrètement attachés 
au parti du comte de Montfort, et d'avoir eu des intelli- 
gences avec les Anglais, les fit arrêter à Paris au milieu 
d'un tournoi, puis conduire aux halles de Paris, où ils 
eurent la tête tranchée, action indigne d'un prince, qui 
doit rendre la justice à tous ses sujets et ne pas leur ôter 
la vie sur un simple soupçon de trahison. 



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184 REGHEKCHES SUR LA GHBYALERIB 

JEAN DE BRÉHAN. (Accord entre ses flls Jean et Guil- 
laume.) 

1310. EVEN DU PONTOU. (Accord entre Hervé de Léon et 
Tabbé de Relec.) D'après une enquête de 1294, il devait un 
demi-chevalier d*ost. 

GEOFFROI D'ANGUIGNAC, chevalier, était, en 1310, 
s' d'Anguignac, châtellenie située en Guémené-Penfao. 
{Dict. des Terres du comté nantais^ et cartulaire des sires 
de Rays.) 

ROLLAND DE KERGORLAY est mentionné dans un 
accord passé, en 1310, entre le vicomte de Rohan et Pierre 
de Kergorlay, son beau-frère. Dans un acte de Tan 1312, 
monsieur Rolland de Kergorlay figure comme tuteur de 
Pierre de Kergorlay, écuyer, flls de monseigneur Jean de 
Kergorlay, Ce Pierre de Kergorlay devint ensuite cheva- 
lier, ainsi que nous rapprend un acte de Tan 1318, dans 
lequel il est appelé monsieur Pierre de Kergorlay, jadis 
chevalier. 

GIRARD CHABOT, sire de Rays et de Machecoul, et sa 
femme Isabeau de Machecoul, dame des Huguetières, sont 
mentionnés dans une charte du 4 mars 1310, du cartulaire 
des sires de Rays, et dans divers autres actes. 

131 L GUHiLAUME GIFFART. (Acte de partage entre les 
enfants de la duchesse Yolande de Dreux.) 

Messire OLIVIER DE LORGERIL, s' dudit lieu et du 
BoDou, vivait Tan 1311, comme on le voit, par un acte 
passé le 10 septembre de la même année devant la cour de 
Rennes, acte par lequel Mathurin d'Acigné et sa femme 



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BU DUCHÉ DE BRBTAGNB. 185 

reconnaissent tenir dudit messire Olivier les héritages 
qu'ils possédaient dans la paroisse de Saint-Georges. Du Paa, 
qui rapporte ce fait, ajoute qu'Olivier de Lorgeril eut un fils 
nommé Guillaume, qui fut aussi chevalier. 



1312. PIERRE DU RUFFLAI figure avec Pierre Bocher, tous 
les deux chevaliers, dans un acte de Tan 1312, comme pri- 
seurs du duc Jean III et de la duchesse Yolande. Nous lisons 
dans Tenquête qui eut lieu en 1371, pour la canonisation 
de Charles de Blois, qu'un gentilhomme nommé Jean du 
RufQai, qui tenait garnison avec quelques autres hommes 
d'armes dans un château du Berry appartenant au roi de 
France, étant un jour allé se promener à cheval, fit pri- 
sonnier un paysan. Après lui avoir lié les mains avec des 
cordes, il le conduisit ensuite au château. Ce malheureux 
invoquait les saints, les priant de lui venir en aide. Jean 
du Rufflai, l'entendant ainsi se lamenter, lui dit : « Invoque 
Charles de Blois que l'on dit avoir fait des miracles, et s'il 
te délivre de tes liens, je te donnerai la liberté. Crois-tu, 
ajouta-t-il, brigand d'Aquitaine, que Charles soit un saint? 

; . — Je le crois, répondit le paysan », et aussitôt ses liens se 
rompirent, et Jean du Rufflai le laissa partir. 

Plusieurs gentilshommes de la famille du Rufflai sont 
mentionnés dans des montres d'hommes d'armes des XIV* 
et XV« siècles. Les armes de cette famille sont, d'après un 
sceau de 1396, de Guillaume du Rufflai : de gueules au 
chevron d'argentj chargé d'une étoile de gueulesj accom- 
pagné de trois quintefeuilles de même. 

PIERRE BOCHER fut choisi, comme priseur, avec 
Jean du Rufflai, par le duc Jean III et par la duchesse 
Yolande. 



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186 RECHERCHES SUR LA GHEYALBRIE 

OLIVIER, vicomte DE ROHAN. (Ratification du partage 
4onné par Jean de Kergorlay à Jeanne de Rohan, sa 
mère.) 

GEOFFROI D'ANAST, chevalier du diocèse de Saint- 
Malo^ figure parmi les exécuteurs testamentaires du duc 
Arthur II, en 1312. Il ne faut pas le confondre avec un 
autre Geoffroi d'Anast, qualifié maître Geoflfroi d'Anast, 
clerc, dans le testament du duc Jean II, en 1304. Peut-être 
ce Geoffroi d'Anast est-il le même que Geofifroi d'Anast, 
chevalier en 1268. 

RAOUL TBSSON, 

THÉBAUD DE LA FEILLÉE. 
(Prisage d'une succession par ces deux chevaliers.) Dans 
cet acte ils appellent le duc leur cher seigneur. Raoul 
Tesson descendait d'autre Raoul, mentionné dans un rôle 
d'hommages et de services militaires dus au Mont-Saint- 
Michel en 1154. Robin Tesson figure parmi les écuyers de 
la compagnie d'Olivier de Mauny en 1371; Raoul, chevalier, 
servait avec onze écuyers en 1378 ; Jean, chevalier, était 
s' de la Rochetesson en Normandie, seigneurie que posséda 
après lui Olivier du Guesclin, frère du connétable. Les 
Tesson étaient originaires de Normandie. 

Le sceau de Thébaud de la Feillée, apposé à l'acte pré- 
cité, représente une croix engreslée. 

1313. BERTRAND GOUYON, 

BERTRAND DE LA GUERGHE. 
(Appels à la cour de France.) 

JEAN ni, duc de Bretagne, 

GUY, frère du duc, 



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DU DUCHÉ DE BRETAONB. 187 

JEAN DE BRETAGNE, comte de Righemont, 

PIERRE DE BRETAGNE, 
sont qualifiés milites dans un acte de 1313, concernant un 
partage donné à Guy de Bretagne. Jean et Pierre de Bre- 
tagne étaient oncles du duc. 

1314. OLIVIER, sire DE MONTAUBAN. (Don à sa femme Ju- 
lienne Toumemine.) A cet acte est apposé le sceau d'Oli- 
vier, sur lequel il est représenté à chevah armé de toutes 
piècesj Vépée dans la main droite^ tenant de la gauche un 
bouclier chargé de sept macles , surmontées d*un lambel 
pour brisurej indiquant que la maison de Montauban était 
une branche cadette de celle de Rohan. . 

EON DE BODRIMONT. (Acte d'échange passé entre Alain 
de Lanvaux et Thomasse de Lanvaux, dame de Bodri- 
mont.) 

1315. RAOUL DU BOSCHET et OLIVIER DE LA CHAPELLE 
(depuis maréchal de Bretagne), chevaliers, furent chargés 
par le duc de recevoir les comptes relatifs à la guerre de 
Flandre et aux Etats de Ploërmel. Le sceau de Geofifroi du 
Boschet, chevalier en 1369, est un écuj chargé d'un autre 
écu semé d'hermines en losangesj avec un lambel. Un sceau 
de Raoul du Boschet, qui vivait en 1430, représente une 
croix engreslée. Légende : S. Raoul du Boschet. Plusieurs 
gentilshommes de ce nom figurent dans des montres 
d'hommes d'armes des XIV* et XV<* siècles. Charles du 
Boschet est mentionné parmi les écuyers du duc, dans un 
compte de 1454; Guy du Boschet fut vice-chancelier de 
Bretagne en 1474. 

Monsieur GUILLAUME DE LA FEÏIRIÈRE, 



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188 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

Le sire DE MONTGEROULT, 

Monsieur GUILLAUME DE AUTON, 

Monsieur JEAN DE BERNEHET, 
chevaliers-bacheliers dans la compagnie du sire d'Avau* 
gour, pendant la guerre de Flandre. (Comptes relatifs à 
cette guerre.) 

Monsieur GUILLAUME D'USAGES assista, d'après les 
comptes précités, au Parlement tenu à Ploërmel. Jacquet 
d'Usages, écuyer du duc d'Anjou, fut envoyé par ce prince 
en 1360, en Angleterre, pour traiter diverses affaires. 

Monsour ROLLAND DE COETHUAL est mentionné dans 
une sentence rendue en la Cour de Ploërmel contre Henri 
de Coëthual. Sur le sceau de Henri de Coëthual, apposé à 
cet acte, on voit trois fasces avec une bordure besantée de 
treize pièces, six de chaque côté et une en pointe. Olivier de 
Coëthual était, en 1356, un des écuyers de la compagnie de 
Thibaut de Rochefort. 

EON DE GOETUHAN, chevalier, épousa en 1315 Mar- 
guerite de Maure, qui lui apporta les fiefs de Carentoir et 
de Siz. (Du Paz.) 



1316. OLIVIER AREL. (Acte d'échange passé entre le duc et 
Brient de Châteaugiron.) Il fut probablement père d'autre 
Olivier, un des chevaliers du combat des Trente en 
1350. Olivier Arel, chevalier, petit-fils du précédent, était 
prisonnier en Angleterre, en 1404 ; il ratifia le traité de 
Troyes en 1427; messire Pierre Arel fut en 1462 un des 
commissaires désignés par le duc pour tenir les montres 
des nobles. 



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BU DUCHÉ DR BRBTAGKfi. 189 

EON DE ROHAN, s^ du Gué de l'Islb. (Retrait lignager 
pour ce seigneur.) Il était père d'Olivier» vicomte de 
Rohan. 



1319. JUZAEL DE BERRKNÉ, jadis chevalier. (Accord entre 
Hervé de Léon et Hervé Adam.) 

SIMON DE MONTBOURCHER est appelé par le duc de 
Bretagne son amé bachelier monsieur Simon de Montbour- 
cher, dans un acte relatif à une assiette de trois cents 
livres de rente, que lui fait Guy de Bretagne. 

1320. BERTRAND BUDES, chevalier, en 1320. (Arrêt de la 
Réformation de 1669.) 

NICOLAS GIFFART, un des témoins du mariage d'Alix 
de Bretagne avec Bouchard, comte de Vendôme. 

1321. MORICE DE COETQUEN. (Arbitrage entre les sires de 
Noyon et de Montafilant.) 

JEAN DE LANMEUR, s' de Boiséon, chevalier, fils de 
monsieur Pierre de Lanmeur et de Renée de Boiséon, 
épousa en 1320 Constance de Ponthou. Leur fille unique 
Margilie fut mariée à Henri de Goëtredrez, dont les descen- 
dants prirent le nom de Boiséon. (Arrêt de la Réformation 
de 1669, art. Boiséon.) 

1322. GUILLAUME, sire DE LA MUCE, (Sentence arbitrale 
rendue par Robert d'Artois, comte de Beaumont, entre Thi- 
baut de Rochefort et Gaucher de Chàtillon, connétable de 
France, au sujet d'un gage de bataille qu'ils avaient 
échangé.) La terre de la Muce, dite de la Muce-Ponthus^ 



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190 RECHERCHES SUR LA GHEYALBIUE 

appartenait en 1200 à Hux de la Muce, qui bâtit le châ- 
teau de Ponthus. Cette terre, ancienne bachelerie, fut 
érigée en bannière en 1455, en faveur de Guillaume de la 
Muce, chevalier. L'héritière de cette maison épousa Jean 
Chauvin, s' de TEpronnière, chambellan du roi Louis XI ; 
Bonaventure Chauvin, leur petit-fils, obtint, en 1572, de 
prendre les nom et armes de la Muce. 

HENRI GOUZILLON. (Contrat de mariage d'Olivier, 
vicomte de Rohan, et de Jeanne de Rohan.) Prégeùt Gou- 
zillon est mentionné dans une montre de 1355, parmi les 
écuyers de la compagnie de Hue de Kerautret. 

ETIENNE 'GAUVAEN, s' DE la Roghe-Moysan. (Accord 
avec Hervé de Léon.) 



1324. BERTRAND DE MONTBOURCHER est nommé parmi les 
seigneurs de la suite du comte de Richement, dans un sauf- 
conduit donné, en 1324, à ce prince, par le roi d'Angle- 
terre. 



1325. PHILIPPE DE MONTRELAIS. (Donat. à Pontron.) 

1326. GEOFFROI LE VOYER, s'^ DE TrégoMar , sénéchal du 
comte de Richement, fut gratifié par le duc Jean III, par 
lettres datées du lendemain après là fête de Noël, l'an 
1326^ d'une pension viagère de cinquante livres, et d'une 
autre pension de cinquante livres, transmissible à ses héri- 
tiers. Par d'autres lettres de l'an 1328, le duc rappelle 
qu'il a fait autrefois certaines promesses de rentes et de 
montures de chevaux à son amé et féal bacheler monsour 
Oeffrey le Voyer, en sa nouvelle chevalerie, pour l'exécu- 



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DU DUGHi DB BRETAGnS. 191 

tion desquelles, il lui fait don de dîyerses rentes et pensions. 
Les armes des le Voyer de Trégomar sont d'argent à trois 
haches d'armes de sable. 



1327. Monsieur GUILLAUME DE BADEN, chevalier, est ainsi 
qualifié dans des lettres du roi d'Angleterre de Tan 1327, 
par lesquelles on voit que Guillaume de Baden avait été 
chargé par le duc de Bretagne, de la maintenue de ses 
droits de Briefs à Bordeaux. Les titres de chevalier et de 
maître d'hôtel du duc lui sont donnés dans des lettres de 
ce prince de Tan 1332, concernant une permission accordée 
aux religieux de Saint-Mahé de bâtir une f(M:teresse. Le 
duc Jean II, dans son testament de Tan 1304, fit plusieurs 
legs à Guillaume, ainsi qu'à Pierre et h, Silvestre de Baden, 
. pour les dédommager des pertes qu'ils avaient éprouvées à 
son service, en harnais et en chevaux. Guillaume de Baden, 
ayant suivi le parti de Charles de Blois, vit les biens qu'il 
possédait dans l'île de Groye confisqués, en 1356, par le 
comte de Montfort, sur l'avis du duc de Lancastre. 

MORICE DE COETGUACOU, 

ALAIN DE COETILEZ, 
chevaliers, apposèrent leurs sceaux à un acte de l'an 1327, 
concernant un parts^e donné par Hervé de Léon à la 
vicomtesse de Rohan, sa fille. Alain de Coëtilez est aussi 
qualifié chevalier dans un traité passé, en 1332, entre les 
sires de Noyon et de Montafilant. 

1330. BERTRAND DE SAINT-PERN, s** de Ligouyeb, cheva- 
lier, est ainsi qualifié dans un exploit judiciel rendu, en 
1330, aux plaids généraux de la cour de Rennes, portant 
son opposition contre plusieurs de ses vassaux. Le titre de 



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192 RBCHEKGHBS SUR LA CHEVALSRIB 

chevalier lui est encore donné dans un autre acte de Tan 
1350, du samedi après Saint-Étienne. (Arrêt de la réfor- 
mation de 1669.) Suivant plusieurs historiens bretons, 
Bertrand de Saint-Pern fut le parrain du connétable Ber- 
trand du Guesclin. Hay du (Ihastelet, qui a écrit la vie de 
ce grand capitaine, rapporte que Bertrand de Saint-Pern 
sauva la ville de Rennes assiégée par les Anglais, en 1356, 
en détruisant une mine qu'ils avaient établie sous une des 
tours de la ville. L'arrêt de la réformation de 1669, que nous 
avons cité, constate qu'en mémoire de cet exploit, les habi- 
tants de Rennes firent construire un canon de fer auquel 
ils donnèrent le nom de pétard de Ligouyer^ et qu'on tirait 
chaque année sur la promenade des Lices, le jour anniver- 
saire de la levée du siège de la ville. Un vitrail, placé dans 
une des chapelles de Saint-Sauveur de Rennes, et dans 
lequel Bertrand de Saint-Pern est représenté armé de 
toutes pièces, revêtu d'une cotte d'armes à ses armes, d'azur 
à dix billettes percées d'argent, rappelle ce fait d'armes. 
Le fils de Bertrand de Saint-Pern, nommé aussi Bertrand, 
est mentionné parmi les écuyers qui signèrent, en 1379, 
l'acte d'association de la noblesse bretonne pour repousser 
l'invasion française. 

Cette maison, dont un membre a été admis, en 1787, aux 
honneurs de la cour, a produit un seigneur croisé en 
1248, et, depuis Tan 1487 jusqu'à l'an 1595, quatre conné- 
tables de Rennes, dont les trois derniers furent chevaliers 
de l'ordre du roi. Elle compte encore un chevalier de Malte 
des lieutenants-généraux des armées du roi, etc. 

Le premier auteur de la maison de Saint-Pern est un 
seigneur surnommé Quimarhoc, appelé quidam miles Qui- 
marhocus nomine, dans un acte de l'an 1050 environ, 
relatif à la donation faite par lui et par sa femme Rotrucia 
à l'abbaye de Saint-Nicolas d'Angers, de l'église de Saint- 



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DU DUCHÉ DB BRBTAONE. 193 

Patern ou de Saint-Pern, avec diverses terres. Cette charte 
nous apprend aussi que Tabbé de Saint-Nicolas, étant 
venu à Saint-Pern, y fut reçu par Quimarhoc, entouré de 
sa famille et de ses principaux vassaux, cum suis militibus 
atque sua familia. D'autres faits, rapportés dans cet acte, 
qui constate en outre la volonté exprimée par Quimarhoc 
d'être enseveli dans l'église de Saint-Pern, prouvent que 
ses prédécesseurs avaient été, comme lui, seigneurs de cette 
paroisse. 



1332. JEAN, sire DE DERVAL, est qualifié par le duc dans des 
lettres du mois de mars 1332, concernant les religieux de 
Saint-Mahé, de son amé et féal messire Jean, sire de 
Dervah chevalier. Par d'autres lettres de la même année, 
il l'autorisa à continuer de porter les armes écartelées de 
Bretagne et de Derval, et lui fit don de la seigneurie de 
Pontcallec et de diverses autres terres, pour réparer quel- 
ques injustices faites aux sires de Derval par ses prédéces- 
seurs. Les sires de Derval avaient la prétention de descendre 
de Salomon, comte de Nantes, fait consigné dans une lettre 
de l'an 1302, attribuée au duc Arthur, qui autorisait en 
conséquence les sires de Derval à écarteler leurs armes 
avec celles de Bretagne. Mais D. Morice, qui donne cette 
pièce dans les Preuves de son histoire de Bretagne, a soin 
d'ajouter qu'elle est fausse. Jean de Derval embrassa le 
parti de Charles de Blois, et fut tué au combat de la Roche- 
Derrien, en 1347. 

GÉRARD DE MACHECOUL, s' de la Bénatb, chevalier, 
et Aliéner de Thouars, sa femme, avec l'approbation du 
pape Jean XXII, fondèrent, en 1332 dans la ville de Bourg- 
neuf, un couvent de Frères-Mineurs et un hôpital, aumô- 
11 13 



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194 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

nerie ou maison-Dieu, pour y héberger quinze pauvres, qui 
y seraient logés, nourris et entretenus. Cet hôpital fut placé 
sous la direction desdits Frères-Mineurs. (Cart. des sires 
de Rays.) 



1333. Messire GUILLAUME GUERRIF, chevalier, épousa, en 
1333, Marguerite d'Avoir, (Du Paz.) 

HERVÉ DE LÉON, le jeune. (Obligation de Guillaume 
Trestan.) Il ne faut pas confondre cet Hervé de Léon avec 
Hervé de Léon, sire de Noyon, dont il sera parlé ci-après. 
Le sceau de Guillaume Trestan représente une merlette 
accompagnée de trois rustres, deux en chef et Vautre en 
pointe. 

1335. GUILLAUME DU VIEUX-CHATEL, chevalier, épousa en 
1335 Plesou de Quintin. (Généalogie de la maison de Pen- 
thièvre. D. M. Hist. t. I.) Il existe en Bretagne plusieurs 
familles appelées du Vieux-Chastel. 

GUILLAUME DE LANVALLAY, s' de Trbssaint, cheva- 
lier. (Actes des années 1335 et 1374, rapportés par du 
Paz.) 

1336. YVON DE LA JAILLE, V* du nom, sire de la Jaille et 
de Pordic, fut, suivant du Paz, un chevalier adroit et 
renommé, dont il est fait mention dans la chronique d'An- 
jou. U guerroya en 1336, en Vermandois, contre les An- 
glais, sous le duc d'Anjou. Il suivit le parti de Charles dô 
Blois, et fut tué au combat de la Roche-Derrien en 1347. 
D. Morice et d'Argentré rapportent également ce fait. Le^ 
fils d'Yvon de la Jaille, nommé aussi Yvon, prit part aux 
guerres que les Français firent aux Anglais en Guyenne. 



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DU DUCHÉ DB BRETAGNE. 195 

1337. JEAN BOTEREL, chevalier, flls de Geoflfroi Boterel, che- 
valier, S' de Quintin, épousa Philippe de Dinan, vicomtesse 
de la Bellière, ainsi que Tindiquent des chartes de l'abbaye 
de Saint-Aubin-des-Bois, des années 1337 et 1338. (Du Paz.) 
Geoffroi Boterel, flls de Jean Boterel précité, suivit le parti 
de Charles de Blois et fut tué en 1364 à la bataille d'Auray. 
Suivant Le Baud, les Boterel de Quintin seraient issus de 
la maison d'Avaugour, dont un cadet, Geoflfroi d'Avaugour, 
aurait pris le nom de Boterel. Une charte de Tan 1171, de 
Saint-Aubin-des-Bois, confirme cette origine. Le sceau de 
Pierre Boterel, s' d'Appigné en 1410, représente un lion. 

ROLLAND DE TRÉMEREUC, arbitre entre les moines de 
Saint-Aubin-des-Bois et le sire de Quintin. (Ch. de Saint- 
Aubin-des-Bois.) Il est qualifié chevalier, s' de Plumoizon 
dans l'acte relatif à la ratification du traité de Guérande 
en 1381. La maison de Trémereuc est connue depuis Guil- 
laume de Trémereuc, mentionné dans une charte de l'abbaye 
de Saint-Aubin-des-Bois, de l'an 1187. 

HERVÉ DE LÉON, nobilis et potens dominus D. Herveus 
de Leoniaj dominus de Noyon, milesj est ainsi qualifié dans 
un traité passé en 1337, avec Jeanne de Montmorency, sa 
mère. Hervé de Léon embrassa d'abord le parti du comte 
de Montfort, et défendit en 1341 la ville de Nantes, assiégée 
jpar les Français et par les Génois ; mais, piqué de quelques 
observations qui lui avaient été adressées par ce prince, il 
abandonna son parti et alla trouver Charles de Blois, qui 
l'accueillit fort bien, et lui donna le commandement du pre- 
mier corps de son armée, ainsi qu'à Louis d'Espagne et au 
vicomte de Rohan. Us assiégèrent Hennebont et Carhaîx 
dont ils s'emparèrent. Après la prise de cette ville, Hervé 
de Léon se retira au château de Trégarantec pour y pren- 
dre un peu de repos, mais il y fut surpris par Gautier de 



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196 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

Mauny et par Tanguy du Chastel, qui le firent prisonnier 
et renvoyèrent en Angleterre. Quelque temps après, ayant 
été échangé contre le comte de Salisbury, il prit part au 
siège de Vannes, et fut fait encore prisonnier. Reconduit en 
Angleterre, il n'obtint sa délivrance qu'au prix d'une ran- 
çon de cent mille écus. On voit, dans les chroniques de 
Froissart, qu'Hervé de Léon avait été combattre les Maures 
d'Espagne et les païens de Prusse. 

1338. GUILLAUME DE ROCHEFORT prend la qualité de che- 
valier dans une quittance de ses gages donnée à Amiens le 
17 septembre 1338, à laquelle est apposé son sceau, qui 
représente un écu vairè d'or et d'azur. Dans une autre 
quittance, il prend le titre de vicomte de Donges. 

ROBERT DU GUESCLIN, W du nom, fils de Guillaume 
du Guesclin, s' de Broon, fut, suivant du Paz, un chevalier 
de valeur et de réputation qui suivit le parti de Charles de 
Blois. Il est qualifié monsieur dans des titres des années 
1333 à 1340, et chevalier dans le testament de sa femme 
Jeanne de Mallemains, en date du mois de juin 1350. Dans 
cet acte, on voit que cette dame choisit pour exécuteur 
testamentaire dominum suum Robertum don Glaquin, 
militenij Theobaldum de Sancto-Didiero et Herveum de 
Malonido (de Mauny). Robert du Guesclin eut de son ma- 
riage avec Jeanne de Mallemains, quatre fils et cinq filles, 
savoir : Bertrand, qui fut connétable de France et de Cas- 
tille, duc de Molina et comte de Longueville; Olivier, qui 
lui succéda au comté de Longueville et qui fut aussi con- 
nétable de Castille; Guillaume, Robert, Loyette, Jeanne, 
Colette, Agathe, Julienne et Clémence. 

BERTRAND DU GUESCLIN, s' de Vauruzk, chevalier, 
frère de Robert, père du connétable, épousa Thomasse le 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 197 

Blanc, dame de la Roberie et de la Sonnerie, fille de Perrin 
le Blanc, chevalier, et mourut en 1364. Du Paz cite, à l'ap- 
pui des faits précités, plusieurs actes des années 1364, 1366 
et 1367, dans lesquels figure Thomasse le Blanc, dame de 
la Roberie, veuve de messire Bertrand du Glayclin. 

OLIVIER DU GUESCLIN, oncle du connétable, fût, sui- 
vant du Paz, d'abord écuyer, et ensuite chevalier et sei- 
gneur de la Ville-Anne, par partage qui lui fut donné par 
son atné Robert. Du Paz cite des actes des années 1338, 
1340 et 1345, dans lesquels Olivier du Guesclin est qualifié 
chevalier. 

GUILLAUME D'AUBIGNÉ (Remise faite au duc de Bre^ 
tagne, par le roi d'Angleterre, de tous les droits qui lui 
étaient dus sur le comté de Richement.) Guillaume d'Aubi- 
gné est qualifié chevalier et seigneur de Landal, dans une 
donation à l'abbaye de la Vieuville, de l'an 1358. D'après un 
sceau de l'an 1367, gravé dans les Planches de D. Morice, 
il portait : d'azur à trois fusées d'argent à la cotice de 
même brochant. 

GUILLAUME D'AVAUGOUR fut un des arbitres choisis 
en 1338, pour examiner le partage donné par le seigneur 
et par la dame de Penthièvre à Marguerite d'Avaugour. 
Guillaume d'Avaugour est mentionné avec la qualité de 
chevalier-bachelier, dans une montre du sire de Rieux, du 
30 août 1351. D'après D. Morice, ce Guillaume d'Avaugour 
aurait été la tige des seigneurs du Parc, origine que rap- 
pelle la devise suivante : 

Là où finit d'ÂTaugour, 
Ou Parc a son tour. 

Il existe en Bretagne plusieurs familles appelées du Parc, 
mais nous n'avons trouvé l'attache d'aucune d'elles avec 
Guillaume d'Avaugour. 



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198 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

JEAN DE QUÉBRIAC, chevalier, figure avec Olivier de 
Clisson, Amaurjr et Jean de Chateaubriand, et Alain du 
Chastellier, chevaliers, dans un acte du 1" septembre 1338, 
qui les institue exécuteurs testamentaires de Jean de Maure, 
(Du Paz.) 

1339. RIOU DE ROSMADEC. (Accord passé entre Hervé et 
Erard de Léon, et acte de 1364, relatif à des impositions 
établies par le duc sur les marchandises.) 

ETIENNE GOYON, lU^ du nom, sire db Matignon et 
DE LA RoGHE-GoYON, cst qualifié chevalier dans deux actes, 
le premier du mardi après la Trinité 1339, par lequel, avec 
ses frères Pierre et Philippe, il fonde une chapellenie dans 
l'église de Matignon ; le second, daté du jeudi avant la fête 
de Saint-André, Tan 1342, concernant la fondation d'une 
autre chapellenie dans le même lieu. U suivit le parti de 
Charles de Blois, qui le nomma capitaine du château de 
Jugon. Charles de Blois, voulant récompenser les services 
de son amé coicsin et féal bacheler, monsieur Estienne 
Gouyonj sire de Matignon^ lui donna, ainsi qu'à ses hoirs, 
par lettres du 20 juillet 1341, le domaine de la Ville- 
Haméon et les bois qui en dépendaient dans la paroisse de 
Plédunou. Etienne Goyon est qualifié chevalier dans un 
sauf-conduit donné le 13 juillet 1355 à Westminster, par le 
roi d'Angleterre, à des chevaliers bretons chargés de trai- 
ter de la rançon de Charles de Blois. Le petit-fils d'Etienne 
Goyon, nommé aussi Etienne, fut amiral de Bretagne en 
1398. 



1340. OLIVIER DE CADOUDAL fut, pendant la guerre de la 
succession pour le duché de Bretagne, un des principaux 
capitaines de Jean de Montfort. Le duc Jean III, dans des 



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DU DUCHÉ DE BRBTA0NB. 199 

lettres de Tan 1340, par lesquelles il établit le vicomte de 
Rohan son exécuteur testamentaire, appelle Olivier de 
Cadoudal son amé et féal monsieur Olivier de Cadoudal. Ce 
prince, dans son testament du g9 avril 1341, lui donne les 
qualités de son amé et féal bachelier et conseiller mon- 
sieur Olivier de Cadoudal. Guillaume et Gamier de Cadou- 
dal, dont il sera fait mention ci-après, suivirent aussi le 
parti du comte de Montfort. Nous n'avons rien trouvé, avant 
Tan 1340, de relatif à la maison de Cadoudal, qui parait 
s'être éteinte à la fin du XIV siècle *. 

GUILLAUME DE CADOUDAL fat capitaine d'Hennebont 
pour la comtesse de Montfort. « Elle avait, dit Froissart, 
» établi capitaine dans cette place un vaillant chevalier et 
» hardi, qu'on appelait messire Guillaume de Cadoudal, 
» gentilhomme durement du pays de Bretagne. » Il fut en 
1341 capitaine de la ville de Rennes, qu'il défendit vaillam- 
ment; mais elle fut livrée à Charles de Blois par la trahi- 
son des bourgeois de la ville, qui s'emparèrent de leur 
capitaine parce qu'il ne voulait pas se rendre. En 1342, 
Gautier de Mauny, chevalier flamand, au service de la 
comtesse de Montfort, ayant quitté la ville d'Hennebont, 
en confia la garde à Guillaume de Cadoudal. Pendant qu'il 
était dans cette ville, Louis d'Espagne vint avec une flotte 
nombreuse près d'Hennebont et y débarqua six mille 
hommes. Gautier de Mauny accourut aussitôt, et, de con- 
cert avec Guillaume de Cadoudal, les deux d'Espinefort, 
Yves de Tréziguidy et un grand nombre de chevaliers du 
parti de Montfort, ils battirent Louis d'Espagne et s'empa- 
rèrent de sa flotte. 

^ Il est Trai qne M. Roger, dans ToaTrage intitaié la Noblesse de France aux Crot- 
saies, cite le sire de Cadondal comme ayant pris la croix en 10% ; mais nous arons 
expliqué, dans la préface de notre premier volame, comment M. Roger, aatear ao reste 
fort consciencieux, avait pris on armoriai de Tan 1400 pour une liste de seigneurs 
croisés en 1096. 



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200 RSGHBRCHBS SUR LA GHBTALRRIE 

GARNIER DE CADOUDAL suivit le parti du comte de 
Montfort, et prit part, en 1347, au combat de la Roche- 
Derrien, dans lequel Charles de Blois fut fait prisonnier. « A 
ji cette heure et en cet état, rapporte Froissart, entrementes 
j» qu'ils étaient en grand conseil d'eux déloger, vint là un 
» chevalier de par la comtesse de Montfort, qui s'appelait 
» messire Garnier de Quadudal, atout cent armures de fer, 
» et n'avait pas plus tôt venir. Sitôt qu'il sçut le convenant 
» et le parti où ils étaient, et comment par leur emprise ils 
» avaient perdu , si leur donna nouveau conseil, et dit à 
» messire Jean et à messire Tanguy: a Or tôt armez-vous 
» et faites armer vos gens et monter à cheval qui cheval 
B a; et qui n'en a si vienne à pied ; car nous irons voir 
» nos ennemis, et ne doute mie, selon ce que ils se tien* 
» nent pour tous assurés, que nous les déconfirons, et 
• recouvrerons nos dommages et nos gens. » Ce conseil fut 
suivi, et Charles de Blois fut vaincu et pris à la Roche- 
Derrien, malgré une vigoureuse résistance. En 1351, Gar- 
nier de Cadoudal, Guillaume de Bentelée et Yves de Trô- 
ziguidy, à la tète de trois cents hommes d'armes et d'au- 
tant d'archers, défirent près de Mauron le maréchal de 
Nesle, lui tuèrent treize seigneurs de marque, cent qua- 
rante chevaliers et un grand nombre de gens de pied. 

RENAUD DE MONTAUBAN. (Douaire accordé à Julienne 
Toumemine, veuve du sire de Montauban.) Il est mentionné 
dans une montre du 16 janvier 1356, au nombre des che- 
valiers de la compagnie d'Olivier, sire de Montauban. 
Suivant du Paz, Renaud de Montauban, un des plus 
renommés chevaliers de son temps, défit les Anglais, parti- 
sans de Montfort, dans un combat livré dans un lieu nommé 
Gourhel, près Ploërmel. 

ALAIN DE LA CHAPELLE. (Douaire accordé à Julienne 
Toumemine, veuve du sire de Montauban.) 



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BU DUCHÉ DB BRETAGNE. 201 

Monsieur LOUIS DE MACHECOUL. (Contrat de mariage 
de ce seigneur avec Jeanne de Beaucé.) Dans cet acte 
figure aussi, avec le titre de monsieur, le père de Louis de 
Machecoul, Gérard, s^ du Loroux-Bottereau, qui est qua- 
lifié chevalier, s' de la Bénate, dans un acte de 1332, précé- 
demment cité. 

YVES DE COETMEN. (Testament d'Hervé de Léon.) 

1341. ROBERT DE SAINT-PÈRE fut institué par le duc 
Jean III, dans son testament, daté du 29 avril 1341, un de 
ses exécuteurs testamentaires. Dans cet acte le duc appelle 
Robert de Saint-Père son amè et féal bachelier et conseiller 
monsieur Robert de Saint -Père, kpvès la mort de ce prince, 
Robert de Saint-Père suivit le parti de Charles de Blois, 
qui disputait le duché de Bretagne au comte de Montfort. 
En 1355, Robert de Saint-Père passa en Angleterre, pour 
traiter de la rançon de Charles de Blois. Le roi d'Angle- 
terre lui fit délivrer à cette occasion, le 13 mai de la même 
année, un sauf-conduit dans lequel il le qualifie de miles 
Britannica. FroissdiTt cite monseigneur Robert de Saint-Père 
au nombre des chevaliers bretons qui prirent part à la 
bataille de Cocherel, en 1364. Un sceau de l'an 1366, de 
Bertrand de Saint-Père, chevalier, frère du précédent, 
représente un écu d'argent chargé de deu^ bandes de 
gueules. Gautier de Saint-Père fut évoque de Vannes en 
1357 ; Guyon servait, en 1380, avec dix écuyers, sous le 
commandement d'Olivier de Mauny ; son sceau, apposé 
à la quittance de ses gages, représente dix rustres 
4. 3. 2. 1 avec une cotice. Guillaume de Saint-Père , avec 
neuf écuyers de sa chambre, faisait partie, en 1414, du 
corps d'armée commandé par le comte de Richement. Les 
biens de Jean de Saint-Père furent confisqués, en 1487, par 



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202 RSCHBRGHÉ8 SUR LA GHEVALBRIE 

le duc, pour le punir d'avoir suivi le parti des Français. 
La châtellenie de Saint-Père, paroisse de Saint-Père-Marc- 
en-Poulet, évêché de Saint-Malo, était une bachelerie. 
Nous voyons, en effet, le sire de Saint-Père en Pelet siéger 
parmi les bannerets et les bacheliers au Parlement 
général tenu à Vannes en 1455. La maison de Saint-Père, 
qui est depuis longtemps éteinte, est connue depuis Ars- 
coit de Saint-Père, Arscoidus de Sancto-Petro, mentionné 
dans une lettre de Benoist, évoque de Nantes, pour Saint- 
Florent, en 1104. Il figure aussi dans une autre charte de 
Tan 1105. 

TANGUY DU CHASTEL est nommé dans des lettres don- 
nées, en 1341, par Philippe de Valois au maréchal de 
Briquebec, pour ramener à son obéissance et à celle de 
Charles de Blois plusieurs chevaliers du parti de Montfort. 
Tanguy du Chastel était, suivant Froissart, un chevalier 
bretonnant fortement et bon homme d'armes. Il ne céda 
pas aux sollicitations du maréchal de Briquebec, et resta 
fidèle au prince qu'il avait choisi. En 1341, il était capitaine 
du château de Brest. Il prit part, en 1347, au combat de la 
Roche-Derrien, et contribua, en 1351, au gain du combat 
de Mauron, où les Français, commandés par le maréchal de 
Nesle, furent défaits. 

GUILLAUME DE CORNOUAILLES, nommé dans les 
lettres données par Philippe de Valois au maréchal de 
Briquebec, pour attirer au service de Charles de Blois 
quelques chevaliers bretons, n'en tint pas compte, et resta 
fidèle au comte de Montfort. 

YVES DE TRÉSIGUIDY est mentionné au nombre des 
chevaliers bretons que Robert Bertrand, sire de Briquebec, 
maréchal de France, fut chargé par le roi, en vertu d'une 



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DU DUCHÉ DB BRBTAGNE. 203 

commission datée du 1«' février 1341, de ramener à son 
obéissance. Yves de Tréziguidy embrassa d'abord le service 
de Charles de Blois, pour lequel il était avec Geoffroi de 
Malestroit, capitaine d'Auray. Mais, assiégés par le comte 
de Montfort, ils se laissèrent gagner par lui et lui remirent 
cette ville. Ce prince, pour les récompenser de leur trahi- 
son, leur en laissa la garde. En 1342, Yves de Trésiguidy, 
se trouvant à Hennebont Avec la comtesse de Montfort, 
prit part avec les troupes qu'il avait sous ses ordres, à la 
prise de la flotte de Louis d'Espagne, qui avait abordé près 
d'Hennebont, ainsi qu'à la défaite de ce seigneur, dont les 
soldats furent taillés en pièces. La même année la comtesse, 
ayant quitté Hennebont pour aller attaquer Vannes, amena 
avec elle Gautier de Mauny, Guillaume de Cadoudal et 
Yves de Trésiguidy, avec cent hommes d'armes et cent 
archers. Elle s'empara de cette ville, et, après avoir chargé 
Robert d'Artois de la défendre, elle retourna à Hennebont 
avec Yves de Trésiguidy et les autres chevaliers qui ^ 
l'avaient accompagnée. En 1344, le roi d'Angleterre écrivit 
à Yves de Trésiguidy, alors capitaine de Quimper-Coren- 
tin, ainsi qu'à plusieurs autres seigneurs, pour les féliciter 
de leur attachement au comte de Montfort. Yves de Trési- 
guidy contribua au gain du combat de Mauron, où les Fran- 
çais, auxiliaires de Charles jie Blois, furent défaits en 
1352. 

La maison de Trésiguidy est connue depuis Thomas de 
Trésiguidy, croisé- en 1249, d'après une charte datée de 
Limisso ; Morice fut en 1350, un des écuyers du combat des 
Trente, et en 1380, capitaine de Paris; Olivier est cité 
parmi les principaux capitaines du comte de Montfort; 
Jean, s^ de Trésiguidy, chevalier, ratifia le traité de Caen 
en 1470. Cette maison compte aussi un évoque de Rennes 
en 1260. Ses armes sont, d'après un sceau de Morice de 
Trésiguidy, de l'an 1357, trois pommes de pin. 



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204 RBCHSRGHBS SÛR LA CHBVALERIB 

ALAIN DE KERMÉNOU est nommé dans une commis- 
sion donnée par le roi Philippe de Valois au maréchal de 
Briquebec, pour ramener à son obéissance plusieurs cheva- 
liers bretons. Un seigneur de cette famille, Guillaume de 
Kerménou fut procureur-général du duc en 1472, et député 
par lui vers le duc de Bourgogne. Nicolas, fils de Guil- 
laume, ftit aussi procureur-général, sénéchal de Vannes et 
de Broërec, et Tun des ambassadeurs de Bretagne qui rati-< 
fièrent en 1375 le traité de Senlis. 

HENRI DE NEVET est nommé parmi les chevaliers bre- 
tons que le maréchal de Briquebec fut chargé par Philippe 
de Valois d'attirer au service de Charles de Blois. Henri 
de Nevet abandonna alors le parti du comte de Montfort et 
se trouva au siège de Quimper, qui fut pris par le fils du 
comte. Celui-ci, devenu, après la bataille d'Auray, paisible 
possesseur du duché, pardonna aux habitants de Quimper, 
ainsi qu'au sire de Nevet. Ce seigneur descendait d'Hervé 
de Nevet, chevalier en 1294. Au Parlement général de 
1462, le sire de Nevet siégea parmi les bannerets et les 
bacheliers. 

ALAIN, vicomte DE ROHAN. (Accord avec Olivier de 
Rohan, s' du Gué de l'Isle.) Presque tous les historiens, 
rapporte D. Morice, ont prétendu que le vicomte de Rohan 
avait été tué au combat de la Roche-Derrien en 1347, mais 
ils se sont trompés, ajoute-t-il, comme on le verra par la 
suite. S'il y eut un Rohan tué dans cette journée, ce ne 
fut pas Alain VII, mais un cadet de cette maison. Suivant 
le savant religieux, Alain VII mourut en 1352. 

HENRI DE KAER (ou de Keraër), que le duc Jean de 
Montfort appelle son très- cher et très-amé bacheler, dans 
des lettres données à Nantes le 18 décembre 1341, est qua- 
lifié chevalier dans plusieurs mandements du roi d'Angle- 
terre, des années 1350 et 1360. 



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DU DtCHÉ DB BRETAGNE. 205 

1342. OLIVIER DE CLISSON, père du connétable , prend la 
qualité de chevalier, dans des lettres datées du dimanche 
après la Toussaint, Tan 1342, par lesquelles il établit Macé 
Brindeau capitaine de son château de Châteauceaux. 
Olivier de Clisson fut un des principaux capitaines de 
Charles de Blois, qui lui confia la garde du château de la 
Roche -Derrien. Fait prisonnier, en 1342, au siège de 
Vannes, dont il était capitaine, il fut conduit en Angle- 
terre, et n'en sortit qu'après avoir été échangé contre le 
baron de Stanfort. Mais le roi Philippe de Valois l'ayant 
soupçonné d'avoir, pendant son séjour en Angleterre, 
traité secrètement avec les Anglais et d'avoir embrassé le 
parti du comte de Montfort, le fit arrêter à Paris, en 1343, 
dans un tournoi, et, sans forme de procès, lui fit trancher 
la tète. Dix seigneurs bretons subirent le même sort quel- 
que temps après. On voit dans les chroniques de Flandre, 
que le comte de Salisbury, outré de la violence que le roi 
Edouard avait faite à la comtesse pendant son absence, 
livra pour se venger au roi de France les engagements pris 
avec le roi d'Angleterre par plusieurs chevaliers, parmi 
lesquels se trouvait celui d'Olivier de Clisson. Mais Frois- 
sart, qui vivait au milieu des seigneurs de France et 
d'Angleterre, recueillant leurs récits, étant à même de 
savoir ce qu'ils' pensaient, a de grands doutes au sujet de 
cette trahison : « Je ne sais, dit-il, s'il était coupable ou 
» non : mais je croirai moult envis que un si noble et si 
» gentilhomme, comme il estait, et si riche homme, dut 
» penser ni pourchasser fausseté ni trahison, etc. » Le sup- 
plice de Clisson fut la raison qui rendit pendant longtemps 
son fils, qui devint connétable, ennemi des Français. 

GAUTIER DE CLISSON, capitaine du château de Brest 
pour Charles de Blois, était, suivant D. Morice, un chevallier 
de beaucoup de mérite. Il mourut des blessures qu'il reçut 



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206 RBCHRRGHB8 SUR LA. GHEVALERIB 

au siège de Brest, dont le château ne fut remis qu'après 
sa mort, au comte de Montfort. Froissart l'appelle Gamier 
de Clisson. « Et estait de garde, dit-il, du château de Brest, 
» un; gentil cheyalier qu'on appelait messire Gamier de 
i> Clisson, cousin du duc, qui mort estait, et cousin à mes- 
» sire Olivier de Clisson, un noble chevalier et des plus 
hauts barons de Bretagne. D 

Messire AMAURY DE CLISSON ftit, suivant Froissart et 
d'Argentré, un des principaux capitaines du comte de 
Montfort, ainsi que tuteur et curateur de son fils, comme nous 
rapprend un mandement du roi d'Angleterre du 15 mars 
1342. La même année, la comtesse de Montfort envoya 
Amaury de Clisson en Angleterre pour obtenir des secours 
d'hommes et d'argent. Il en revint avec six mille hommes, 
dont le roi Edouard lui donna le commandement, ainsi 
qu'à Gautier de Mauny. Ces deux capitaines, ayant appris 
que Louis d'Espagne était entré dans la rivière de Quim* 
perlé et avait mis à terre des troupes considérables, allèrent 
avec un grand nombre de chevaliers et trois mille archers 
les attaquer, s'emparèrent de sa flotte et taillèrent ses 
troupes en pièces. Quelque temps après, deux chevaliers 
nommés Jean le Bouteiller et Hubert de Fresnay tombèrent 
entre les mains de Louis d'Espagne, qui, furieux d'avoir été 
défait et blessé à Quimperlé, résolut de leur faire trancher 
la tête. Dès que Gautier de Mauny et Amaury de Clisson 
eurent appris cette triste nouvelle, ils rassemljlèrent un 
grand nombre de chevaliers et d'écuyers, ainsi que trois 
cents hommes d'armes, soutenus par trois mille archers, et 
allèrent attaquer le camp de Louis d'Espagne. Ils renver- 
sèrent et tuèrent tout ce qui se présenta tlevant eux, péné- 
trèrent jusqu'à l'endroit où étaient gardés les deux cheva- 
liers, les délivrèrent et rentrèrent à Hennebont, où la 



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DU DUCHÉ DB BRBTAQNB. 207 

comtesse de Montfort leur fit Taccueil qu'ils méritaient. 
Dans la suite, Amaury de Clisson s'attacha au service du 
roi, ainsi que nous l'apprend une quittance de ses gages 
du 13 juin 1363, dans laquelle il prend la qualité de cheva- 
lier, et à laquelle est apposé son sceau, qui représente une 
fasce^ accompagnée de trois molettes d'éperons. 

JEAN LE BOUTEILLER, 

HUBERT DE FRESNAY, aliàs du Fresnoy *, 
chevaliers du parti de Montfort, prisonniers de Louis 
d'Espagne, furent délivrés, ainsi que nous l'avons raconté 
précédemment, par Gautier de Mauny et par Olivier de 
Clisson. 

Messire GALERAN DE LANDERNEAU, appelé ordi- 
nairement le sire de Landerneau, souvent cité par Froissart, 
embrassa le parti du comte de Montfort et se trouva avec 
lui au siège de Rennes, en 1342. Fait prisonnier à celui 
d'Hennebont, il céda aux sollicitations de Charles de Blois 
et entra au service de ce prince. La ville de Landerneau 
était la capitale de la principauté de Léon. A l'exception de 
Galeran de Landerneau et de Jean de Landerneau, un des 
écuyers de la compagnie d'Olivier de Clisson en 1379, nous 
n'avons trouvé rien de relatif à la maison de Landerneau 
dans les histoires de Bretagne. 

Messire JEAN DE KERRIEC était, suivant Froissart, un 
des chevaliers du parti de Jean de Montfort. D. Morice cite 
les deux Kerriec parmi les chevaliers qui, en 1341, défen- 
dirent Hennebont avec la comtesse de Montfort. Cette 
famille remonte à Guillaume de Kerriec, mentionné dans 
une charte de 1283, relative à des dons faits à Geoffroi de 

* Ce noih est orthographié de f resnay par Froissart et d'Argentré, et da Fresnoy pat 
b. Morictt, 



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208 RBGHBRCHBS SUR LA CHBVALBRIB 

Rohan par Guillaume de Noyai. Charles de Kerriec fut 
capitaine de Lesneven, en 1372 ; Guillaume figure parmi 
les écuyers de la compagnie de Guillaume l'Évêque, cheva- 
lier, en 1425. 

HENRI et OLIVIER DE L'ESPINEFORT , nom aussi 
orthographié de Spinefort ou d'Espinefort, en latin, de Spi- 
naforii furent, suivant Froissart et les historiens de Bre- 
tagne, deux vaillants chevaliers, qui prirent une grande 
part à la guerre de la succession pour le duché de Bretagne. 
La ville de Rennes avait, en 1342, pour capitaine Henri de 
TEspinefort, homme fort aimé du peuple et connu par sa 
valeur, qui y commandait pour Charles de Blois. Dans une 
sortie, TEspinefort fut fait prisonnier et conduit au comte 
de Montfort.Le prince, sachant combien était grande Taffec' 
tion que les habitants de Rennes portaient à leur capitaine, 
le fit conduire au bord du fossé de la ville et lui ordonna 
de dire aux assiégés que, s'ils ne se rendaient pas prompte- 
ment, il serait pendu devant leur porte. Pour sauver la vie 
de l'Espinefort et aussi parce qu'ils étaient pressés par la 
famine, les habitants de Rennes se soumirent au duc et lui 
rendirent hommage. L'Espinefort suivit leur exemple, et 
fut admis dans le conseil du duc. Quelque temps après, 
craignant pour son frère Olivier, qui était capitaine d'Henne- 
bont pour Charles de Blois, il promit au comte de Montfort 
de lui livrer cette place sans coup férir, s'il voulait lui 
donner cinq cents hommes d'armes, et lui jurer sur la foi 
de son corps^ qu'il ne ferait aucun mal à son frère. Le comte 
le lui promit, et lui accorda le nombre d'hommes qu'il lui 
avait demandés. Avec cette escorte, Henri de l'Espinefort 
s'approcha d'Hennebont et arbora la bannière de Bretagne. 
Son frère, ayant appris son arrivée, lui fit ouvrir les portes 
de la ville, dans la persuasion qu'il venait à son secours. 
Aussitôt que les troupes furent entrées dans la ville, Henri 



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BU DUCHÉ DB BRBTAGNE. 209 

joignit son frère, et le saisit en lui disant: Olivier, vous êtes 
mon prisonnier. Olivier lui reprocha son action et lui dit 
tout ce que la colère lui suggéra dans ce moment. Alors 
Henri lui représenta que la majeure partie des Bretons 
reconnaissait le comte pour duc, qu'il valait mieux se 
rendre de bonne grâce que d'y être contraint par la force, 
et que le prince n'oublierait jamais un service aussi signalé 
que celui-là. Olivier, vaincu par les instances de son frère, 
livra Hennebont au comte, qui lui en laissa la garde. Les 
deux frères prirent part ensuite au combat de Quimperlé, 
où fut défait Louis d'Espagne, dont la flotte fut capturée. 
On voit par une lettre du roi d'Angleterre, de l'an 1343, 
qu'Olivier de l'Espinefort était encore, à cette époque, capi- 
taine d'Hennebont. Cette maison remonte à Alain de 
l'Espinefort, deSpmaforti^ chevalier, mentionné dans des 
comptes rendus au duc Jean le Roux, en 1272. 

GIRARD DE ROCHEFORT, que Froîssart appelle un che^ 
vcUier moult genUUumme^ commandait avec Gautier de 
Mauny, pour Jean de Montfort, un corps d'armée de cinq 
cents hommes d'armes et de mille archers, pour faire le 
siège de Rennes. Il fût aussi, en 1348, capitaine du château 
de Jugon pour le comte de Montfort ; mais, assiégé par 
Charles de Blois, il capitula et remit le château à ce prince, 
qui lui en laissa la garde, après avoir reçu son serment de 
fidélité, et changé la garnison. 

GUILLAUME FOUCAULT servait avec trois écuyers sous 
le duc de Normandie, ainsi que le prouve une quittance de 
ses gages du 14 juin 1342. Le sceau de Guillaume Foucault, 
qui vivait, en 1403, représente un semé de fleurs de lys^ 
armes des Foucault de Lescalouarn et de Kervégan, éteints 
avant la réformation de 1669. Il existe d'autres familles de 
c6 nom en Bretagne. 

n 14 



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210 RECHERCHES SUR LA GHBVALERIB 

Messire RENAUD DE GUINGAMP, vaillant chevalier et 
hardi durement , suivant Froissart, fit prigonnier, en 1332, 
Girard de Maulain, gentilhomme bourguignon, qui était au 
service de Charles de Blois. Renaud de Guingamp était, en 
1342, capitaine de Dinan pour le comte de Monlfort. H fut 
tué par les bourgeois de cette ville, parce qu'il refusait de 
se rendre. 

Guingamp était la capitale du duché de Penthièvre. Les 
comtes de Guingamp descendaient d'Eudon, fils de GeofEroi 
duc de Bretagne, en 1079. Renaud de Guingamp était pro- 
bablement un cadet de cette maison. 

Messire GUY DE LOHÉAC, rapporte Froissart, était un 
des chevaliers du parti de Charles de Blois qui, en 1342, 
défendirent Vannes contre les Anglais, alliés de Montfort. 
Il fut tué, en 1347, au combat de la Roche-Derrien. 

Monsieur OLIVIER DE TINTÉNIAC épousa, en 1343, 
Amice de Léon. L'enquête qui eut lieu, en 1371, pour la 
canonisation de Charles de Blois, fait mention de feu mon- 
sieur Olivier de Tinténiac, chevalier. On y voit qu'il était 
parent de la duchesse, femme de Charles de Blois, et qu'il 
avait suivi ce prince au siège de Quimperlé. Il était frère 
de Jean et d'Alain de Tinténiac, qui prirent part, en 1350, 
au combat des Trente. 

OLIVIER TOURNEMINE. (Contrat de mariage entre 
Olivier de Tinténiac et Amice de Léon.) Il suivit le parti 
de Charles de Blois, et commanda dans la ville de Vannes 
avec le vicomte de Léon, lorsqu'elle fut surprise en 1343, par 
les troupes du comte de Montfort. Le vicomte et lui, s'étant 
joints au sire de Beaumanoir, assemblèrent un corps de 
douze mille hommes et la reprirent. Olivier Tournemine 
avait épousé Isabeau de Machecoul, avec laquelle il fonda 
le couvent des Augustins de Lamballe. En 1339, il prit une 



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DU DUCHÉ DB BRETAQNB. 211 

seconde alliance avec Marguerite de Rougé. Il mourut en 
1344. Du premier lit sortirent : Geoffroi Tournemine, s' de 
la Hunaudaye, tué au siège de la Roche-Derrien en 1347 ; 
Olivier, tué à la bataille d'Auray en 1364. Du second ma^ 
riage naquit Pierre, s' de la Hunaudaye, qui fut chevalier 
bannereL 

ROLLAND DE DINAN. (Contrat de mariage entre Olivier 
de Tinténiac et Amice de Léon.) Des lettres de Philippe de 
Valois, du 8 mai 1343, font remise à son amé Rolland de 
Dinan, chevalier, s' de Montafllant, d'une amende de 
soixante livres parisis, en récompense de ses bons et 
agréables services. Suivant du Paz, il suivit le parti de 
Charles de Blois, et fut fait prisonnier par les Anglais. 
Ayant acquitté s% rançon, il servit de nouveau Charles de 
Blois, et fut tué en 1364 à la bataille d'Auray, dans laquelle 
ce prince perdit la vie. 

ERART DE LÉON. (Contrat de mariage d'Olivier de Tin- 
téniac et d' Amice de Léon.) Il est appelé noble homme, 
monsieur Erart de Léon, chevalier, dans un acte du 1«' jan- 
vier 1355, relatif au douaire accordé par Hervé de Léon à 
sa mère. Dans l'enquête établie en 1371, pour la canonisa- 
tion de Charles de Blois , Erart de Léon est qualifié che- 
valier, s' de Frémerville, et cousin de la duchesse^ femme 
de Charles de Blois. 



1 343. Messire GEOFFROI DE MALESTROIT, 

Messire JEAN DE MALESTROIT, flls du précédent, 
Messire JEAN DE MONTAUBAN, 
Messire ALAIN DE QUÉDILLAC, 
Messire DBNIS DU PLESSIS, 



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212 RECHERCHES SUR LA GHEYALBRIE 

Messire GUILLAUME DES BRIEUX, 

. Me»sire DENIS DE CALLAC, 

tous chevaliers de réputation, rapporte d'Argentré, soup- 
çonnés par Philippe de Valois d'avoir traité seciètement 
avec les Anglais, furent arrêtés à Paris par son ordre, et 
exécutés sans jugement. Les deux frères de Guillaume des 
Brieux, Jean Malart, Guillaume de Sennedavi, et, suivant 
quelques autres historiens, Thébaud de Morillon et le sire 
de Laval eurent le même sort. Henri de Malestroit, qui était 
diacre et qui avait été maître des requêtes de Thôtel du roi, 
fut réclamé en qualité de clerc, par l'archevêque de Paris; 
mais bientôt après, le roi, ayant obtenu du pape qu'il fût 
dégradé, le fit élever sur une échelle où il fut lapidé par la 
populace de Paris, vers la fin du mois d'août ou le commen- 
cement de septembre 1344. Nous avons dit précédemment, 
que le sire de Clisson fut mis à mort pour le même motif 

1345. PIERRE DE MONTFORT^ s' db Plangobt, 
ETIENNE GOIRON, 

JEAN DE LA ROCHE, 

ALAIN DE PONTUAL, 

JEAN BETEL. 

(Lettre du roi Philippe de Valois au bailli de Coutances, au 
sujet de divers excès commis par ces chevaliers envers les 
religieux de Saint-Jacat.) 

1346. Messire GEOFFROI DE PONTBLANC, chevalier, homme 
vaillant et puissant de sa personne, rapporte d'Argentré, fit 
des prodiges de valeur à la prise de Lannion où il fut tué. 



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D0 J>VCBk DE BRBTAONB. 213 

Il ne faut pas le confondre avec un autre Geoffroi de Pont- 
blanc, qui suivait, comme lui, le parti de Charles de Blois, 
et qui fut maître d'hôtel de ce prince* Guyon de Pontblanc 
fut, en 1350, un des écuyers du combat des Trente. Le plus 
ancien* de ce nom que Ton connaisse, est Pierre de Pont* 
blanc, mentionné pour un ]^gs de trente livres, dans le 
testament du duc Jean II, en 1304. 

Messire GEOFFROI DE KERIMEL , partisan de Charles 
de Blois, fut tué à l'attaque de Lannîon. (D'Argentré.) 

1347. Messire GEOFFROI TOURNEMINE , capitaine deGuin- 
gamp pour Charles de Blois, fut tué en 1347 au combat de 
la Roche-Derrien. (D'Argentré, du Paz, Moréri.) 

Messfte THIBAUD DU BOIS-BOUESSEL, partisan de 
Charles de Blois, perdit la tî^ au combat de la Roche- 
Derrien, en 1347. « Ainsi finirent leurs jours, dit d'Arçentré, 
» les seigneurs de Chateaubriand, de Rays, messire Geofik*oi 
» Toumemine, messire Thibaut du Bois-Bouëssel, cheva- 
» lier de grande valeur, les sires de Rieux, de Machecoul, 
i> de Rostrenen, de Lohéac et de la Jaille *. » Pierre du 
Bois-Bouëssel, chevalier, frère de Thibaut, suivit aussi le 
parti de Charles de Blois, et fUt tué à la bataille d'Auray 
en 1364. Yves fut en 1340 évêque de Tréguier ; Guillaume 
servait avec trois honmies d'armes en 1419; Pierre était 
homme d'armes de la compagnie de Geoffi:oi de Couvran en 
1479. 

Suivant M. de Courcy, la famille du Boîs-Bouëssel porta 


* D'après Robert d*A?e8bury, lei sires de La?al, de CbftteaubriaDd, de Malestroit, de 
RobaD, de Quiolio, de Rongé, le sire de Derval et son fils aine, ainsi que Raool de 
Montfort, péritent dans cette journée. Parmi les prisonoiers, oo compte Guy de Laval, 
fils de celui qui fut tué, les sires de Rocbeforl, de Quintio, de Reaumanoir, de Molac, 
de Tioténiae et de Lobéae. Nous avoDS dit précédemment qu*Alain VII, vicomte d 
Rohao, ne périt point daos cette bataille. 



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214 RSGHSKGHBS SUR LA GHBVÂLSBIB 

jusqu'au XIV* siècle le nom de prévost, et les seigneurs du 
Bois-Bouëssel furent prévôts féodés héréditaires de Tévèque 
de Saint-Brieuc. Selon lui, l'auteur de cette fomille est 
Chesnin le Prévost, fils de Juhaël, qui donna partage à 
Alain, s' du Fossé-Raflfray, son frère puîné, en 1317", Il est 
possible que les du Bois-Boudbsel modernes descendent de 
Chesnin le Prévost, mais il a existé certainement, antérieu- 
rement, une famille qui avait tiré son nom de la terre du 
Bois-Bouëssel, et à laquelle appartenait Guillaume du Boia- 
Bouëssel, de Bosco-Bouselli^ qui, en 1311, échangea un 
gage de bataille avec Jean Joguet de Plédran, Les auteurs 
de l'ouvrage intitulé les Anciens évêchés de Bretagne noua 
apprennent que le fief du Bois-Bouëssel avait une origine 
plus ancienne que celui du fief du chapitre, et que sa juri- 
diction féodale s'étendait sur le tiers de la ville éb Saint- 
Brieuc. U possédait aussi une justice patibulaire à deux 
pots aux Régaires. Nous pourrions en conclure que c'est 
pour éviter un conflit de juridiction, que les évèques de 
Saint-Brieuc donnèrent aux seigneurs du Bois-Bouëssel la 
charge de prévôt féodé héréditaire de cette ville. En 1381, 
Hélie du Rouvre, ou du Rouvre, capitaine de Saint-Brieuc- 
des-Vaulx, était propriétaire du Bois-BouësseL Cette terre 
fut plus tard possédée par les Brehan de l'Isle. 

Messire GUILLAUME DE QUINTIN, 

Messire JEAN DE QUINTIN, 
fils du sire de Quintin, qui fut tué, en 1347, au combat de la 
Roche-Derrien, y furent faits prisonniers. (D'Argentré.) 

• ROBERT DU CHASTEL , chevalier breton , raconte 
D. Morice, fut celui auquel Charles de Blois rendit son épée 
au combat de la Roche-Derrien. Les notes des chroniques 
de Froissart, édition Buchon, confirment ce fait. D'Argentré 
prétend que ce fut Tanguy ou Evrard du Ghastel, qui fit 



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DU DTTCHé DE BRETAGNE. 215 

prisonnier Charles de Blois. Quoi qu'il en soit, on peut en 
conclure que ce fut à un seigneur de la maison du Chastel 
que se rendit Charles de Blois. 

Messire RAOUL DE MONTFORT, qui suivait le parti de 
Charles de Blois, fut tué au combat de la Roche-Derrien, 
d'après une lettre de Robert d'Avesbury.Le fils du sire de 
Montfort prit part à la bataille d'Auray, en 1364. 

Monseigneur GUY DE LAVAL, fils et héritier du sire de 
Laval, qui fut tué au combat de la Roche-Derrien, y fut fait 
prisonnier. Il prend la qualité de chevalier dans une quit- 
tance de ses gages du 9 mai 1363. Il servit sous Bertrand 
du Guesclin en Poitou, se trouva, en 1372, au siège de 
Bécherel, et prit part, en 1383, à la guerre de Flandre. 

Messire JEAN DE MACHEGOUL, d'après du Paz, succéda 
à son père l'an 1308, et fut second du nom. Il embrassa le 
parti de Charles de Blois, et fut tué au combat delà Roche- 
Derrien, en 1347. 



1348. THOMAS LA VACHE est mentionné dans un sauf-con- 
duit du roi d'Angleterre, du 13 juillet 1348, délivré à quel- 
ques chevaliers bretons, pour venir traiter de la rançon de 
Charles de Blois. Thomas la Vache fut tué en 1370, au 
combat de Pont-Valain, livré par du Guesclin aux Anglais, 
qui y furent défaits. « Thomas de la Vache, Breton, s* de la 
» Tousche, rapporte d'Argentré, sage et vaillant chevalier, 
» se mesla si avant parmi les Anglais, qu'il ne put se 
» retirer *. » Cette maison remonte à Geoffrôi la Vache, 
chevalier, sénéchal de Ploërmel, en 1272. 

JEAN RUFFIER est mentionné dans le sauf-conduit pré- 

* Le ficomte de Rohao, les sires* de Clisson. de Rays, de Rocbefort, et de la Hnnaa- 
daye se distingnérent dans ce combat, où da Gaesdin loi-méme, fit prisonnier Thomas 
de GrantsoD, qui conunandtit les Anglais. 



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216 RSCEBRCmS 8UR LA CBSTAUmi 

cité, parmi led chevaliers t^hargés de traiter de la rangon de 
Charles de Blois. Il faisait partie, en 1351, des chevaliers 
de la compagnie du vicomte de Rohaji< Use trouva, en 1356, 
au combat de Montmuran, et à la bataille d' Auray, en 1364 
n suivit Bertrand du Guesclin en Espagne, en 1866, et 
prit part aux batailles ^de Navarette et de MontieLH figure 
avec le titre de miles dans Tenquète établie, en 1371, pour 
la canonisation de Charles de Blois. 

JEAN DE MONTBOURCHER est mentionné dans le sauf- 
conduit précité, parmi les chevaliers chargés de traiter de la 
délivrance de Charles de Blois* Une quittance du 21 mai 
1352, dans laquelle il prend la qualité de chevalier, et à 
laquelle son sceau est apposé, nous apprend qu'il portait : 
d*or à trois channes ou marmites de gueules, à Vorle semé 
de besants. Il est qualifié chevalier dans une quittance du 
roi d'Angleterre du 13 juillet 1375, relative au payement de 
vingt-cinq mille nobles efifëctué pour la rançon de Charles 
de Blois. D'Argentré cite le seigneur de Montbourcher au 
nombre des capitaines bretons qui prirent part, en 1369, à 
la bataille de Montiel. 

BRIDEAU DE CHATEAUBRIAND, chevalier, ' donna à 
Vannes, le 3 septembre 1348, quittance de ses gages à 
Nicolas Le Chandelier, trésorier des guerres du roi. Son 
sceau représente les armes de Chateaubriand avec un 
lambél pour brisure. 

BRIENT DE MACHBCOUL, chevalier, conseiller du roi 
et maître des requêtes de son hôtel, reconnut par une 
quittance scellée de ses armes, qui représentent trois 
chevrons et une bordure besantée, avoir reçu six vingt 
dix-huit livres tournois , pour dépenses faites aux voyages 
de Poitou, de Saintonge et ailleurs. 



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DU jxOCïïi DB BRBTAGNB. 217 

PAYBN DE COESMES figure avec trois hommes d'armes, 
dans diverses montres de Tan 1348. Son sceau représente 
un écu à la bordure engresléCj chargé d'un lion ram- 
pant. 

GUILLAUME DE LÉON, doniinus Gullielmus de Léon, 
miles, (Extraits d'un compte du trésor.) 

1349. LOUIS DE ROBIHAN (ou DE ROBIEN) obtint du duc 
Jean de Montfort un mandement en sa faveur, donné le 
8 mars 1349. Dans cet acte, ce prince rappelle son amé et 
féal chevalier Louis de Rohihan, seigneur dudit lieu. La 
maison de Robien descend de Jacques Boschier, chevalier 
anglais, qui épousa en 1212 Jeanne d'Âvangour, dame de 
Robien. Jean de Robien, homme d'armes de l'ordonnance, 
était capitaine de Nantes et chambellan du duc, en 1490. 
Fondu en 1595, dans Gautron. 

GUILLAUME DU CHASTELLIER. (Sentence rendue en 
faveur d'Amice de Léon, sa femme.) Il est compris au nom- 
bre des chevaliers de la suite de Charles de Biais, dans un 
sauf-conduit du roi d'Angleterre, donné à ce prince le 
7 août 1356, pour aller en Bretagne et en revenir. Charles 
de Blois était alors prisonnier des Anglais. Suivant du 
Paz, Guillaume du Chastellier était flls de Raoulet du 
Chastellier et de Mahaut de Plouër. 

1350. Messîre ALAIN HAY, s'du Bbeii-Hay, vivait en 1350, 
d'après du Paz, qui n'appolrte au reste aucune preuve à 
Tappiû de cette assertion. Selon lui , un flls d'Alain Hay, 
épousa Marguerite Le Neptun, dame des Nétumières. 

JOSSELIN DE LA HAYE, chevalier, fils Gillot, vivait en 
1350. n fut père de Guillaume, qui s'était marié en 1383 à 



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218 REGHRRGHSS SUR LA GHBTALSIRIB 

Marie de Rosmarho. Du Paz, qui relate ce fait, ne Ta 
appuyé d'aucune preuve. 

JEAN DE BEAUMANOm, maréchal de Bretagne S 

JEAN DE TINTÉNIAC, 

EVEN CHARRUEL, 

GUILLAUME DE LA MARCHE, 

ROBIN RAGUENEL, 

GUY DE ROGHEFORT, 

HUON DE SAINT-YVON, aliàs DE SAINT-HUGEON, 

CARO DE BODEGAT, 

OLIVIER AREJ., 

GEOFFROI DU BOIS, 

JEAN ROUSSELET ou ROUSSELOT, 

GEOFFROI DE LA ROCHE, 

chevaliers, prirent part, en 1350, au fameux combat des 
Trente. (Voyez tome I, p. 157.) 

HENRI DE DINAN est mentionné dans une montre du 
22 juin 1351, au nombre des chevaliers de la compagnie de 
Jean de Beaumanoir. 



1351. GEOFFROI DE DINAN figure parmi les chevaliers 
de la compagnie de Jean de Beaumanoir, dans une mon- 
tre du 22 juin 1351. Dans Tenquète qui eut lieu en 
1371, pour la canonisation de Charles de Blois, il est 
appelé nobilis vir Gaufridus de DinanOj miles, œtatis l. 



* Jean de Baïamanoir était maréchal Ue Bretagne pour Charles de Blois. Ce combat 
eut lien le 20 mars 1350, saÎTant la chronique de Jean de Saint-Paul, et le 27 mars 1351, 
sulfant les historiens hretoas. 



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DIT DUCHÉ DS BRBTAGKE. 219 

Il emBrassa le parti de Charles de Blois, et se trouva en 
1364 à la bataille d'Auray. Il suivit ensuite, en 1366 et en 
1369, Bertrand du Guesclin en Espagne, et se distingua aux 
batailles de Navarette et de Montiel. Il fut tué en 1390 au 
siège de Carthage. 

GEOFFROI DES FERRIÈRES était un des chevaliers de 
la compagnie de Jean de Beaumanoir, d'aprk une montre 
du 22 juin 1351; d'Argentré le cite au nombre des gentils- 
hommes bretons qui prirent part en 1369 à la bataille de 
Montiel. D. Morice nomme Raoul des Ferrières parmi les 
chevaliers et écuyers bretons qui furent tués en 1415 à la 
bataille d'Azincourt; mais nous ignorons s'il appartenait à 
la famille des Ferrières ou à une autre famille appelée de 
Ferrière, les ressemblances de nom rendant les erreurs 
très-faciles. 

PIERRE DU BOISBOUESSEL figure parmi les chevaliers 
de la compagnie du vicomte de Rohan, chevalier banneret, 
dans une montre du 27 juin 1351. Il fut tué à la bataille 
d'Auray en 1364. 

OLIVIER DE VAUCLERC faisait partie des chevaliers 
de la compagnie du vicomte de Rohan, d'après une montre 
du 27 juin 1351. Olivier de Vauclerc, chevalier, capitaine 
du château de Surydorf et bastion de Lymorou, prêta ser- 
ment de fidélité au duc le 18 décembre 1372; l'acte est 
scellé des armes d'Henri de Kerennou, chevalier. Un sceau 
de Guillaume de Vauclerc, peut-être frère d'Olivier, apposé 
à une quittance de ses gages du 20 novembre 1378, repré- 
sente trois chouettes et une orle. Supports: deux léopards. 
Cimier : une chouette. Hervé de Vauclerc servait avec 
quatre écuyers en 1418. Le sire de Vauclerc prit place 
parmi les bannerets et les bacheliers aux États tenus à 
Vannes en 1455 et en 1461 ; mais ce seigneur de Vauclerc 



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220 RSGHBRGHBS 8UR LA GHtCVALBRIB 

n'appartenait pas à la maison de ce nom^ c'était Guyon de 
la Motte, S' de TOrfeuil et de Vauclerci chevalier, qui prit 
part en 1451 à l'expédition de Guyenne, et qui en 1460, 
était commissaire du duc pour tenir les moi^tres des nobles 
de l'évêchô de Saint-Brieuc. 

PIERRE DE GUICHEN est mentionné parmi les cheva- 
liers de la cocupagnie de Thibaut de Rochefort, dans une 
montre du 1" juin 1351. Ce seigneur de Guichen est le seul 
de ce nom dont nous ayons connaissance, Guichen est le 
nom d'une seigneurie qui a été possédée par la famille du 
Bouëxic, dont une branche anoblie en 1672, a produit un 
lieutenant-général des armées navales- 

BERTRAND DE SAINT^PÈRB était un des chevaliers de 
la compagnie de Thibaut de Rochefort, chevalier banneret, 
d'après une montre du 1*' juin 1351. Il est mentionné aussi 
dans une montre du 1*' juillet 1371, parmi les chevaliers de 
la compagnie de Bertrand du Guesclin. Le titre de cheva- 
lier lui est encore donné dans un accord passé en 1384 
entre le duc et les habitants de Saint-Malo* Son sceau, 
qui est gravé dans les Planches de D. Morice, représente 
deux bandes. Légende: S. Bertran de S.-Père. H était 
frère de Robert de Saint-Père, chevalier, conseiller du 
duc Jean III, en 1341. 

PIERRE ANGER, chevalier, servait avec trois autres 
chevaliers, vingt-deux écuyers et quatorze archers, sous le 
commandement de M. de Melun, lieutenant du roi en Bre- 
tagne, d'après une montre du 8 octobre 1351. Suivant du 
Paz, la maison d'Anger était issue de celle de Lofcéac •• 

GUILLAUME DE LANDIVY est mentionné parmi les 
chevaliers de la compagnie de Pierre Anger, dans une 

« C'est par Mile d'onc fante d'impression qu'une quittance de Pierre Anger a été 
donnée par D. Moriee à la date de 1308; c'est 1858 qu'U but lire. 



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DU DUCHÉ DB fiRBTAONB. 221 

montre du 12 octobre 1351. Jean de Landivy, peut-être 
frère du précédent, est cité par D. Morice au nombre des 
chevaliers bretons qui accompagnèrent Bertrand du Gues- 
clin dans son expédition en Normandie, en 1378. Une 
branche de cette maison, originaire du Maine, était depuis 
longtemps fixée en Bretagne ; nous voyons en effet Phi- 
lippe de Landivy figurer, comme témoin, dans une charte 
de Tan 1157, de Raoul de Fougères, pour l'abbaye de Savi- 
gné. Robert et Philippe de Landivy se croisèrent en 1191, 
d'aptes l'histoire de Sablé. 

JEAN DE LA RUE était, en 1351, un des chevaliers de 
la compagnie de Pierre Anger, chevalier. On trouve Jean 
de la Rue, peut-être frère ou parent du précédent, parmi 
les écuyers qui ratifièrent, en 1381, le traité de Guérande. 

EON DU PONTOU est mentionné dans une montre du 
10 octobre 1351 , parmi les chevaliers de la compagnie de 
Jean de Beaumanoir, chevalier. Eon du Pontou aurait pu 
être fils d'Even , chevalier en 1310. 

ROBERT DE BEAUMONT, tin des chevaliers de la com- 
pagnie du sire de Rougé et de Derval , chevalier banneret. 
(Montre du 3 août 1351.) 

GUY D'APREMONT , un des chevaliers de la compagnie 
du sire de Rougé. (Montre du 3 août 1351.) Raoulet d' Apre- 
mont M un des tenants du combat des Trente, du côté des 
Anglais. Il ne faut pas confondre cette famille , qui tire son 
nom de la terre d'Apremont, située dans l'évêché de 
Vannes, avec la maison d'Aspremont de Lorraine, qui a 
produit quatre seigneurs croisés en 1249 : Gosbert, Guy, 
Geoffroi et Guillaume. {La Noblesse de, France aux croi- 
sades.) 



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222 RBGHBRGHB8 SUR LA GHB7ALBRXB 

JEAN DE ROUGÉ , un des chevaliers de la compagnie 
du sire de Rougé et de Derval. (Montre du 3 août 1351.) 

ROBERT DE MONTRELAIS, un des chevaliers de la 
compagnie du sire de Rougé et de Derval. (Montre du 
3 août 1351.) 

GEOFFROI DE COESMES, un des chevaliers de la com- 
pagnie du sire de Rougé et de Derval. (Montre du 3 août 
1351.) Geoflfroi de Coësmes était, en 1352, capitaine de 
Redon , d'après une lettre de ce seigneur du 6 juin ^e la 
même année. 

1 352. GUILLAUME RABAUT, chevalier, servait sous le maré- 
chal de Nesle avec un écuyer et deux archers. La quittance 
de ses gages est scellée de ses armes, qui sont trois poi- 
gnards en bandes, la pointe en bas. Le Laboureur dit dans 
son Histoire de la maison des Budes que Guillaume Rabaut, 
chevalier, était s' du Châtelet, de Breley et de Vendale, et 
que sa fille Agace épousa Guy de Sévigné. Pierre Rabaud 
se croisa en 1249, d'après une charte de Nymocium ; Guil- 
laume, écuyer, ratifia le traité de Guérande en 1381. 

PHILIPPE DU FRESNOY ou DE FRESNAY prend la 
qualité de chevalier dans une quittance de ses gages et de 
ceux des gens d'armes de sa compagnie, datée du 24 juin 
1352, et scellée de ses armes, qui sont un semé de fleurs de 
lys et un franc quartier. Ces armes nous font voir que ce 
chevalier n'appartenait pas à la famille du Fresnay, ramage 
de Blain, qui porte de ^air plein. Ce Philippe du Fresnoy 
pourrait descendre de Nicolas de Fresnay^ de Fresneio, 
mentionné dans une charte de l'abbaye de Saint^-Plorent^ 
de l'an 1158 ; mais nous n'avons à ce sijjet aucune certi- 
tude. 



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I>U DUCHÉ DE BRBTAQNB. 

JEAN »AVAUGOUR se qualifie chevalier dans une quit- 
tance de ^ gages et de ceux de deux écuyers et de deux 
archers de sa compagnie. Son sceau représente les armes 
d'Avaugour, avec une bande pour brisure. Dans une lettre 
de Charles de Bloîs pour Maurice du Parc , son chambel- 
lan, lettre datée du 1*' mars 1359 , ce prince appelle Jean 
d'Avaugour son très^ cherj amé et féal cotmn , monsieur 
Jean d*Avaugourj son gouverneur pour le terroir du 
Maine. 

JEAN DE MALESTROIT servait en 1352 sous le maré- 
chal de Nesle , avec une compagnie de gens d'armes. La 
quittance de ses gages , dans laquelle il prend la qualité 
de chevalier, est scellée de ses armes, qui sont : écartelé de 
Châteaugiron et de Malestroit , à la cotice brochant sur le 
tout. Ce sceau nous fait penser que Jean de Malestroit n'est 
autre que Jean de Châteaugiron qui, suivant du Paz, épousa 
vers Tan 1352, Théritière de Malestroit et en prit le nom. 
Ce Jean de Châteaugiron est qualifié s' de Malestroit et 
banneret , dans un sauf-conduit délivré en 1348 par le roi 
d'Angleterre à des seigneurs bretons chargés de traiter de 
la rançon de Charles de Blois. (Voy. chap. Chevaliers ban* 
nerets, année 1348.) Jean de Malestroit ne peut être celui 
qui arma chevalier, en 1375, Silvestre Eudes, pendant 
l'expédition des Bretons en Allemagne , car Froissart dit 
que Jean de Malestroit et Silvestre Budes étaient seulement 
écuyers en 1371, époque où ils guerroyaient en Guyenne. 
Il est difficile, au reste, de distinguer les uns des autres les 
différents persoimages de la maison de Malestroit, car 
presque tous portent le prénom de Jean. 

RAOUL DE MONTFORT, chevalier, servait avec cinq 
écuyei^ et six archers sous le commandement du maréchal 
de Nesle. La quittance de ses gages est datée du 13 juillet 
1352) et scellée d*un signet avec un casque èurmofUé d'uHe 



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324 RSGHËKCHfiS StJR LA GHBVALERIB 

tête de loup. Il suivit le parti de Charles de Blois; fut fait 
prisonnier en 1364 à la bataille d'Auray, et paya* quarante 
mille écus pour sa rançon. (V^oy. pour la notice sur la mai- 
son de Montfort, 1. 1, p. 270.) 

GUILLAUME DU POUEZ, chevalier, commandait une 
compagnie de gens d'armes sous le maréchal de Nesle. La 
quittance de ses gages est datée du 11 août 1352, et scellée 
de ses armes, qui représentent une bande. Le sceau de Ber- 
trand du Pouëz, en 1418, est un losange d'argent et de 
gueules. Messire Bertrand du Pouëz ou de Pouëz, vit ses 
biens confisqués en 1487, pour avoir suivi le parti des Fran- 
çais. 



1 353. HENRI DE PLÉDRÂN est mentionné dans un sauf-con- 
duit du roi d'Angleterre^ du 10 mars 1353, parmi les cheva- 
liers chargés de traiter de la rançon de Charles de Blois. 
Pendant son séjour en Angleterre, Henri de Plédran se dis- 
tingua dans une joute contre les Anglais, à laquelle prirent 
part plusieurs des gentilshommes bretons qui faisaient 
partie de la même ambassade. Il se trouva en 1364 à la 
bataille de Cocherél. « Dans cette bataille, rapporte d'Ar- 
» gentré , la bannière de messire Bertrand du Guesclin 
» était portée par le sire de Matignon ; elle fut deux ou 
» trois fois abattue et autant de fois relevée par Olivier de 
» Mauny, Thébaut de la Rivière, Yvon Charruel, Nicolas 
» Paynel, Henri de Plédran , GeofFroi de Kerimel, Jean et 
» Geoffroi Péan, Jean du Hallay et Jean de la Ghemaye, 
» tous gentilshommes suivant ladite bannière, et furent, en 
» ce faisant , tués cinq cents Anglais de la compagnie de 
» Jouel, leqpel fut fait prisonnier par Olivier de la Chapelle, 
» étant si blessé que, deux jours après, il mourut à Vernon- 
» sur-Loire où il fut emporté. » Henri de Plédran prit psurt 



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DT7 DUCHÉ DE BRETAGNE. 225 

aussi à la bataille de Chisey en 1372. Son sceau , apposé 
à une quittance de ses gages du 28 juin 1373, représente 
un casqœ sommé d'une hure de sanglier j avec les lettres 
H. P. Un autre sceau, joint à un acte de donation mutuelle 
du 14 juillet 1392, entre lui et sa femme, Catherine de 
Léon , représente sept macles, 3. 3. i. Plusieurs gentils- 
hommes de cette maison figurent dans les montres d'hommes 
d'armes. Jean de Plédran faisait partie , en 1488 , des cent 
gentilshommes de la garde de la duchesse Anne. La terre 
de Plédran était une vicomte d'ancienneté, située dans 
l'évêché de Saint-Brieuc. 

PIERRE FOUCAULT est mentionné dans un sauf-con- 
duit du roi d'Angleterre du 10 mars 1353, parmi les cheva- 
liers bretons chargés de traiter de la rançon de Charles de 
Blois. U est compris dang une montre de 1356, parmi les 
chevaliers de la compagnie d'Even Charruel. (Voy. année 
1272, art. Alain Foucault.) 

1 355. GUILLAUME DE BEAUMONT est qualifié chevalier dans 
une montre du 1" juillet 1355, qui nous apprend qu'il était 
au service du roi de France avec quinze écuyers et deux 
archers. 

FOULQUES DE LAVAL servait dans l'Anjou et dans le 
Maine avec une compagnie de gens d'armes, ainsi que 
nous l'apprenons par une quittance de ses gages du 4 dé- 
cembre 1355. Dans une montre du 20 novembre 1356, il est 
qualifié chevalier, capitaine général pour le roi es comtés 
d'Anjou et du Maine. Il suivit le parti de Charles de Blois 
et fut fait prisonnier par les Anglais en 1350. Il épousa 
Jeanne Chabot, fille de Girard Chabot, sire de Rays, et de 
Marie de Parthenay. C'est de lui que descendait Gilles de 
Laval, S' de Rays et de Blazon, maréchal de France, coimu 
n 15 



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226 RECHERCHES 6UR LA CHEVALERIE 

SOUS le nom de Barbe -Bleue, célèbre par ses crimes, qui le 
firent condamner à être brûlé vif à Nantes, en 1440. Cette 
seconde maison de Laval était issue de celle de Montmo- 
rency. (Voy. 1. 1, p. 264.) 

1356. Messire GEOFFROI CHARRUEL, vaiUant chef et bien 
renommé pour homme de guerre, raconte d'Argentré» 
défendit Rennes contre les Anglais en 1356, avec Guil- 
laume de Penhoët , dit le Boiteux , qui en était capitaine. 

HUE DE KERAUTRET , un des chevaliers de la compa- 
gnie de Foulques de Laval. (Montre du 15 novembre 1356.) 
Il prend la qualité de chevalier dans une quittance du 28 
juillet 1357, scellée de ses armes, deux chevrons j cantonnés 
de trois quintefeuilles. Support : deux sirènes. Cimier : un 
buste d'honune. Il suivit le parti de Charles de Blois. Guil- 
laume de Saint- André , dans sa chronique en vers de l'his- 
toire de Jean le Conquérant, en parle ainsi : 

Et fit Charles par sa puissance 
CheTalerie Tenir de France, 
Et ot à luy maint Damoiseau, 
Et Glequin le preux Tasseau ; 
Kerautret aussi y estait 
En qui forment il se fiait 

Hue de Kerautret est le seul de ce nom dont il soit fait 
mention dans les histoires de Bretagne. 

GUY DE ROCHEFORT servait avec un autre chevalier, 
huit écuyers et seize archers de sa compagnie, d'après une 
montre reçue à Vitré le 10 septembre 1356. En 1352, 
raconte d'Argentré , les Anglais s'emparèrent par surprise 
du château de Nantes ; mais Messire Guy de Rochefort, qui 
en était capitaine , et qui se trouvait alors dans la ville ^ 
assembla aussitôt les habitants avec ce qu'il avait de soldats 
avec lui, attaqua le château et le reprit la nuit môme. Tous 



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DU DUCHÉ DB BRETAGNE. 227 

les Anglais furent tués , sans qu'il en échappât un seul. 
Guy de Rochefort, qu'il ne faut pas confondre avec Guy 
de Rochefort, s' d'Assérac, était frère de Thibaut, sire de 
Rochefort , chevalier banneret. 

GUY DE MOLAG figure dans une montre du 20 décembre 
1356, parmi les chevaliers de la compagnie de Guy de 
Rochefort. Dans une déclaration que lui donna le vicomte 
deRohan le 7 juillet 1368, il l'appelle son amé cousin et 
féal monsor Guy de Molac. 

Messire OLIVIER DE SAINT-GILLES fut, suivant d'Ar- 
gentré et les Annales d'Aquitaine de Bouchot, un des che- 
valiers qui furent tués en 1356 à la bataille de Poitiers ou 
de Maupertuîs. 

YVON DU PONT| s' DE Rochesbrvibrb, fut au nombre 
des chevaliers bretons tués à la bataille de Poitiers. {An- 
nales d'Aquitaine de Bouchot.) Il est difficile de savoir à 
quelle maison appartient Yvon du Pont , car les seigneurs 
de Pontchâteau et du Pont-l'Abbé sont ordinairement dési- 
gnés dans les anciens actes, par le nom de s^ du Pont. Ainsi 
Hervé, sire du Pont-l'Abbé, qui figure dans un mandement 
du duc du 11 août 1366 , se qualifie Hervé , sire du Pont , 
dans un acte de l'an 1383 , par lequel il prête serment de 
fidélité au duc, pour la garde du Pont-l'Abbé. Mais comme 
la maison de Pontchâteau s'était fondue dans celle de Clis- 
son au XIII* siècle, nous pensons qu'Yvon du Pont appar- 
tenait à la maison de Pont-l'Abbé. 

BONABES DE ROUGÉ, (Ju'il ne faut pas confondre avec 
Bonabes de Rougé, sire de Derval, fait prisonnier à la 
bataille de Poitiers, fut un des chevaliers bretons qui 
périrent dans cette journée , d'après les Annales d'Aqui^ 
taine *. 

* Parmi les écuyers bretons qui périrent dans cette bataille, on cilv Richard de Vendel, 
lean de Brignac, îhibaad de Uval et on gentilhomme de la umibob de Champagne. 
(iAMkf d'ÂqMàMf d*Argentr6.) 



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228 RECHERCHES SUR LA CHBVALERIB 

SILVESTRE DE REZAY (aujourd'hui Rezé) figure parmi 
les chevaliers de la compagnie de Thibaut, sire de Roche- 
fort, dans une montre du 20 décembre 1356. 

JEAN DE LÀ MUGE, un des chevaliers de la compagnie 
du sire de Rochefort. (Montre' du 20 décembre 1356.) 

GUY DE ROHAN, un des chevaliers de la compagnie du 
sire de Beaumanoir. (Montre du 1«' janvier 1356.) 

PHILIPPE DU QUELLENEG donna quittance de ses 
gages et de ceux des gens d'armes et des archers de sa 
compagnie le 3 avril 1356. Son sceau est : d'hermines au 
chef de gueules, chargé de trois fleurs de lys d'or. La mai- 
son du Quellenec a produit au XV^' siècle deux amiraux 
de Bretagne. 

1357. GEOFFROI DE PONTBLANG , maître d'hôtel de Charles 
deBlois, Oaufridus de Ponte-Alho, miles, magister Eospicii 
D. Caroli, est ainsi qualifié dans l'enquête relative à la 
canonisation de Gharles de Blois, au sujet d'un fait arrivé 
en 1357, et dont Geoflfroi de Pontblanc fut témoin. Un autre 
Geoflroi de Pontblanc fut tué , suivant d'Ârgentré , au sac 
de Lannioû, en 1346. 

PIERRE POULART est mentionné dans un sauf-conduit 
du roi d'Angleterre du 3 juillet 1357, au nombre des che- 
valiers qui se rendirent en Angleterre pour traiter de la 
rançon de Gharles de Blols. Ge prince, dans des lettres du 
1*' mars 1359, données à Maurice du Parc, son chambellan, 
qualifie Pierre Poulart de son amé chevalier et conseiller. 
On voit, dans l'abbaye de Beauport, une tombe sur laquelle 
sont représentées les effigies de Pierre Poulart et de Cens* 
tance de Kerraoul, sa femme. Geoflfroi Poulart, un des 
écuyers du combat des Trente ^ en 1350, fut tué vers la fin 



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PU DUCHÉ DE BRBTAQNE. 229 

de Taction ; Guillaume fut évèque de Saint-Brieuc, en 1365. 
Plusieurs gentilshommes de ce nom figurent dans des 
montres d'hommes d'armes. 

RAOUL DE KERRAOUL est mentionné, dans un sauf- 
conduit du roi d'Angleterre du 3 juillet 1357, parmi les 
chevaliers chargés de traiter de la rançon de Charles de 
Blois.Guyomar de Kerraoul était, en 1418, un des écuyers 
de la compagnie de Prégent Huon ; Raoul figure dans une 
montre de la même année, parmi les hommes d'armes qui 
accompagnèrent le duc dans son voyage en France. 

GUILLAUME GAUTERON, chevalier, cadet de la Gau- 
tronière, se distingua à la défense de Rennes en 1357, 
suivant M. de la Grasserie. Jean Gauteron fut tué à la 
bataille de Poitiers , en 1356 ; Raoul perdit la vie à celle 
de Saint-Aubin-du-Cormier, en 1488. Cette maison est 
connue depuis Payen Gauteron, croisé en 1^9. Jacques 
Gauteron, chevalier de Tordre du roi, épousa en 1569, 
Claudine de Robien, à condition que leurs descendants 
prendraient le nom de Robien. 

1358. PIERRE PAYEN, chevalier, conseiller du roi et de 
Monsieur le Régent, reconnut, par quittance du 5 novem- 
bre 1358, scellée de ses armes , qui sont une croix engres-- 
léBj avoir reçu cent deniers d'or, qu'il avait prêtés à 
Monsieur le Régent pour le service des guerres. Sur un 
autre sceau du même chevalier, apposé à Aine quittance du 
28 juillet 1378, on voit deux léopards. Olivier Payen, 
écuyer, scellait en 1415, de trois têtes de Maures. Le sceau 
de Jean Payen, chevalier, en 1418, représente trois roses. 
Ces changements d'armoiries ne doivent pas étonner, car 
en Bretagne ils étaient fréquents dans les mêmes familles 
aux XIV' et XV« siècles. Geoffroi Payen, gentilhomme 



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230 REGHSRGHS8 Stm LA GHBVALERIS 

breton, rapporte D. Morice, se trouvant en 1371, an siège 
de Saint-Sever, s'étant approché des fossés de la ville , 
s'appuya sur sa hache d'armes pour considérer les fortifi- 
cations. Sa hache lui ayant échappé, il pria ses compa- 
gnons de l'aider à descendre dans le fossé pour la repren- 
dre. Mais ni lui, ni une partie de ceux qui l'avaient aidé, 
ne purent remonter. Quelques archers qui étaient sur les 
murs de la place les ayant aperçus, commencèrent à tirer 
sur eux. Payen et ses compagnons, résolus de mourir avec 
honneur, traversèrent l'eau et commencèrent à percer les 
murs. Cependant ceux qui les avaient accompagnés retour- 
nèrent au camp, pour y donner avis de ce qui s'y passait. 
Les Français, qui dînaient alors, quittèrent aussitôt la table 
et s'armèrent pour secourir ceux qui étaient dans le fossé. 
La place fut assaillie de toutes parts et emportée , malgré la 
résistance des assiégés. 

Le nom de Payen est aussi quelquefois orthographié 
Péan, qui est celui de plusieurs familles de Bretagne , dont 
l'une porte d*or à trois têtes de Maures de sable, qui sont 
les armes d'Olivier Payen, écuyer, en 1415. D'Argentrô 
appelle Geoflfroi Péan celui que D. Morice nomme Geoffiroi 
Payen y et qui se distingua en 1371, à la prise de Saint- 
Sever. Cette différence d'orthographe des noms jette une 
grande confusion dans l'attribution qu'on peut faire de 
certains personnages à telle ou telle famille. Celle de Payen 
est connue depuis Henri Payen, Paganus, chevalier, séné- 
chal de Ooëllo e{i 1263. 



1359. JEAN GASTINEAU, s» de Vibillkvignb , chevalier en 
1359. (Dict. des terres du comté nantais). Guillaume Gasti- 
neau figure, dans une montre de 1411 , parmi les écuyers' 
de la compagnie de Hue de Lamboul. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 231 

1360. JEAN BATWALON, 
BONABES DE CALLAC, 

sont qvi2àiûés milites ducatus Britanniœ, dans un mande- 
ment du roi d'Angleterre, du 29 août 1360, concernant les 
affaires de Bretagne. Peut-être ce Jean Batwalon est-il le 
même personnage que Jean de Bavalen, chevalier, en 1369, 
dont le nom aura été dénaturé par les secrétaires du roi 
d'Angleterre. Bonabes de Callac est mentionné avec le 
titre de chivalerj dans plusieurs autres mandements du 
roi d'Angleterre. Il figure en 1379, au nombre des chevaliers 
de la compagnie d'Olivier de Clisson. Bonabes de Callac 
appartenait à la même famille que Denis de Callac, décapité 
à Paris en 1343, par ordre de Philippe de Valois. 

1361. ROBERT DE GOUDELIN , chevalier, épousa vers l'an 
1361, Unode Budes, fille de Guillaume Budes, s' d'Uzel, et 
de Jeanne du Guesclin. On trouve antérieurement : Jean 
de Goudelin, mentionné dans des comptes rendus au duc 
en 1271. (Le Laboureur. D. Morice.) 

1362. Messire GEOFFROY LE VOYER était, suivant d'Argen- 
tré, capitaine de la compagnie de Bertrand du Guesclin au 
combat de Saint-Méen. Il pourrait avoir été fils d'autre 
Geofifroi, chevalier en 1326. 

1363. JEAN DE VILLENEUVE. (Testament d'Hervé de Léon, 
s' de Noyon.) Il figure parmi les chevaliers de la compagnie 
de Bertrand du Guesclin, dans une montre du 1*' octobre 
1371. Il existe en Bretagne plusieurs familles appelées de 
Villeneuve. 

HERVÉ LE HEUC, dominus Herveus le Heulz j est 
compris pour cinquante livres de rente dans le testament 



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RECHERCHES 8TJR Là GHEYALBRIE 

d'Herré de Léon, sire de Noyon, en 1363. Il est appelé 
Herveus le HeuCj miles Britanniœ^ dans un compte du 
trésor de Paris, pour Tannée 1385. Il est mentionné dans 
une montre du 15 octobre 1378, parmi les chevaliers de la 
compagnie d'Alain de Rohan, sire de Léon. Etienne Le 
Heuc faisait partie des hommes d'armes qui accompagnè- 
rent Richard de Bretagne en France en 1419 ; Gùyon était 
homme d'armes de l'ordonnance du duc, en 1461. 

Monsieur HERVÉ ANUNG fut, en 1363, un des exécu- 
teurs testamentaires d'Hervé de Léon, sire de Noyon. 

RAOUL DE VAUNOISE, chevalier, obtint, en 1363, de 
Pierre Adeline, abbé de Saint- Jugon-de-Montfort , une 
certaine juridiction sur les vassaux de l'abbaye. (D. Taillan- 
dier, Catalogue des abbés de Bretagne.) Jean de Vaunoise 
fdt élu de Dol, en 1199. Jean de Lizannet, son successeur, 
fat le premier qui prit le titre d'évêque de Dol. 

1 364. MAURICE DE TRÉZIGUIDY, qui fut un des tenants du 
combat des Trente, en 1350, et qui figure avec la qualité 
d'écuyer dans plusieurs montres antérieures à 1364, prend 
le titre de chevalier dans une quittance de la même année, 
scellée de ses armes, qui sont : trois pommes de pin , la 
pointe en haut, et par laquelle il reconnaît avoir reçu huit 
vingt livres tournois pour ses gages et pour ceux de quatre 
écuyers et de cinq archers de sa compagnie. Le roi l'appelle 
son amé et féal chevalier et conseiller j dans le brevet de 
capitaine de Paris, qu'il lui donna le 7 février 1380. Il se 
trouva, en 1373, au siège de Dinan avec le connétable 
du Guesclin, prit part en 1376, à l'expédition de Guyenne, 
et fut envoyé en 1379 en ambassade en Aragon. Il se dis- 
tingua en 1382, dans la guerre de Flandre, pendant laquelle 
il fut chargé avec trois autres chevaliers, d'accompagner 



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DU DUCHÉ DB 6RBTAGNB. 233 

partout roriflamme *. Il eut aussi Thonneur de porter la 
bannière de du Guesclin à ses obsèques, qui eurent lieu à 
Saint-Denis en 1380. Yves de Trésiguidy, frère de Maurice, 
suivit, comme lui, le parti de Charles de Blois, mais il 
Tabandonna ensuite pour celui du comte de Montfort. H 
contribua à la défaite de Louis d'Espagne à Quimperlé et à 
la prise de Vannes, et, en 1352, au gain de la bataille de 
Mauron, où les Français, commandés par le maréchal de 
Nesle, furent défaits. D. Morice rapporte que Guy de Trézi- 
guidy était un des quatre chevaliers chargés de porter 
roriflamme pendant la guerre de Flandre ; mais nous 
pensons qu'il se trompe, et qu'il faut s'en rapporter aux 
récits de Froissart et de d'Argentré, qui attribuent cet 
honneur à* Maurice de Tréziguidy. (Voy. art. Yves de 
Tréziguidy, année 1341.) 

ALAIN LE MAISTRE, s' de la Garelayb et du Bois- 
VBRT, chevalier, nous est connu par la lettre suivante : 
« Jehan, duc de Bretagne, comte de Montfort, à Alain le 
» Maistre, chevalier, s' du Boisvert et de la Garelaye, salut. 
» Comme ainsi soit, que toujours dans le commencement 
» de ces guerres, vous avez été notre bienveillant, nous 
» avez très-bien et très-longuement servi, notamment au 
» champ d'Auray, nous vous baillons et octroyons l'office 
» de capitaine de nostre dit chàtel de Jugon, avec les pro- 
» flts et droits y appartenant. Mandons à tous nos sujets, 
A y demeurant, qu'ils aient à vous obéir. Donné à Dinan, 
» sous notre scel, au mois d'octobre de l'an mgcglxiv. » 
(Voy. art. Arthur le Maistre, année 1289.) 

JEAN DE MAURE, vaillant chevalier, fut, suivant du 



* Les trois antres cheysliers étaient: da Bandraio de la Heoze, messire Robert le 
Btfeu et messire Guy de Sanoonrt 



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234 RBCHBRCHBS SUR Là GHSVALKRIB 

Paz, fait prisonnier à la bataille d'Auray, en 1364, par un 
gentilhomme nommé Guézenec Eaërminiguy, mais il ajoute 
qu'il ignore à quel parti Jean de Maure appartenait Les 
Preuves de Thistoire de Bretagne de D. Morîce nous 
apprennent qu'en 1352, le sire de Maure ait envoyé en 
Angleterre avec plusieurs autres seigneurs bretons, pour 
traiter de la rançon de Charles de Blois. Jean de Maure 
est qualifié monsieur dans un acte du 29 mai 1371, par 
lequel Jeanne de Rostrenen cède au duc la terre de Gué- 
mené-Guingamp. Il est mentionné avec les titres de sire 
de Maure et de chevalier, parmi les seigneurs qui ratifièrent 
le traité de Guérande, le 10 avril 1381. 

ROBERT RICHER est qualifié chevalier et procureur du 
duc, dans des lettres du 3 novembre 1364, par lesquelles 
le roi accorde à ce prince un délai pour lui rendre hom- 
mage. Robert Richer est mentionné parmi les chevaliers 
qui ratifièrent le traité de Guérande le 10 avril 1381. Son 
sceau, gravé dans les Planches de D. Morice, représente 
des fleurs de lys, sans nombre. Suivant d'Argentré, 
Robert Richer, chevalier du pays de Rays, partisan de 
Jean de Montfort, fut fait prisonnier, en 1351, par Bertrand 
du Guesclin, près de Bécherel. Le nom de Richer est aussi 
écrit Richier dans différents titres. Hervé Riquier (sans 
doute Richier) se croisa avec trois autres écuy ers bretons, 
d'après une charte de Limisso, du mois d'avril 1249. 

JEAN DE BOURGCHIER, dont le nom est aussi ortho- 
graphié de Bourcharré, de Bourgcharro et du Bourg de 
Caro, figure avec plusieurs autres chevaliers, dans un 
traité passé entre le duc Jean IV et l'abbé de Redon , le 
8 octobre 1364. 11 est aussi mentionné avec la qualité de 
milesj dans un acte de 1384. Il fut donné par Charles de 
Montfort à Charles de Blois, comme un des otages du traité 



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DU DUCHÉ DB BRXTACnm. • 285 

de paix qui Ait conclu entre ces deux princes en 1363. Le 
sceau de Jean de Bourgchier, apposé à la quittance qu'il 
donna à cette occasion au comte de Montfort le 3 juin 1364, 
représente trois roses. 

JACQUES DE LA PLANCHE ( Accord* entre le duc et 
Tabbé de Redon.) Rolland de la Planche est mentionné 
parmi les écuyers de la compagnie d'Olivier, sire de Mon- 
tauban, chevalier banneret, dans une montre du 1" mai 
1371. On trouve d'autres gentilshommes de ce nom dans 
les montres d'hommes d'armes du XV^' siècle. Jean de la 
Planche était archer de la garde du duc, en 1488. 

JEAN DE SAINT-GILLES (Accord entre le duc et l'abbé 
de Redon.) Il est aussi qualifié chevalier, dans l'acte relatif 
à la ratification du traité de Guérande, en 1380. En 1367, 
il était capitaine du château de Saint- Aubin-du-Cormier. 
Son sceau représente tm semé de fleurs de lys d'argent sur 
un fond d'azur. (D. M. PI) 

THIBAUT DE LA RIVIÈRE, chevalier de renom, sui- 
vant du Paz, suivit Bertrand du Guesclin dans toutes ses 
expéditions. Il embrassa le parti de Charles de Blois, et prit 
part à la bataille d'Auray en 1364, ainsi qii'à celle de Co- 
cherel, qui fut livrée la même année, et dans laquelle, avec 
plusieurs autres seigneurs bretons, il releva la bannière de 
Bertrand du Guesclin, qui avait été abattue. En 1366, il 
suivit Bertrand du Guesclin en Espagne. Il figure parmi les 
chevaliers de sa compagnie, dans une montre du 1®^ juin 
1371. Il servit en 1386 en Normandie avec neuf écuyers, 
ainsi que nous l'apprenons par une quittance de ses gages 
du dernier jour de juin de la même année, à laquelle est 
apposé son sceau, qui représente tme croix engreslée, 
cantonnée à senestre d'wn écusson fretté. Supports : deux 
sauvages. Cimier : une tête et un cou de cygne dans un voL 



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286 RBCHBRCHBB SUR LA GHBVALERIB 

Suivant du Paz, Thibaut de la Rivière eut un flls nommé 
Jean, qui fut après lui, s' de la Rivière et de la Chauve- 
lière, et qui ne laissa qu'une fille nommée Isabeau, son 
unique héritière, laquelle épousa Gilles Menguy, écuyer, 
qui prit le nom^le la Rivière. C'est de lui que descendait 
Jean de la Rivière, chevalier, chambellan du duc, qui fut, 
en 1450, chancelier de Bretagne. 

Messire OLIVIER TOURNEMINE, III» du nom, chevalier, 
et onzième seigneur de la Hunaudaye, succéda à son frère 
GeoflFroi, second flls d'Olivier II et d'Isabeau de Machecoul. 
Il suivit le parti de Charles de Blois et fut tué à la bataille 
d'Auray, en 1364. (Du Paz.) 

Messire HENRI DE MALESTROIT, partisan de Charles 
de Blois, fut, d'après Froissart, fait prisonnier à la bataille 
d'Auray. 

THIBAUT DE BLOSSAC ou DE BELOCZAC est mentionné 
parmi les chevaliers qui ratifièrent le traité de Guérande 
en 1364. Dans l'enquête qui eut lieu en 1371 pour la cano- 
nisation de Charles de Blois, il est appelé nobilis vir 
Dominus Theobaldus de Beloczac, miles j œtcUis xl annorum. 
n raconte qu'ayant été au combat de la Roche-Derrien, si 
grièvement blessé à la jambe que le nerf avait été coupé, 
il fut guéri par l'intercession de Charles de Blois. Les armes 
de Thibaut de Blossac étaient de vair à la fasce de gueules, 
d'après un sceau de 1388. Cette maison, qui a produit plu- 
sieurs chevaliers de renom , remonte à Hamon de Blossac , 
témoin d'une donation faite en 1163, par Pierre de Lohéac 
à l'abbaye de Montfort; René se croisa en 1^9; Jean était, 
en 1375, un des chevaliers de la compagnie d'Olivier de 
Glisson ; René, chevalier, fut capitaine de Rennes en 1406; 
Olivier figure parmi les gentilshommes de la garde du duc, 
dans un rôle de l'an 1418. La terre de Beloczac ou de 



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DU DVCïtk DE ÈRfiTAGNE. Ô37 

Blossac donnait à son possesseur le droit de siéger aux 
Parlements généraux parmi les bannerets et les bache- 
liers. 

Messire GUILLAUME BRUSLÉ est cité par d'Argentré, 
au nombre des capitaines bretons qui vinrent joindre 
Charles de Blois à Auray, en 1364. Olivier figure dans une 
enquête de 1226, concernant le nombre des chevaliers d'ost 
dus au duc par Tévêque de Dol; Hamon était un des 
écuyers de la compagnie du vicomte de Rohan , en 1351 ; 
Yvonnet est mentionné parmi les hommes d*armes de la 
compagnie du maréchal de Gié en 1476. 

YVES DE BEAUPOIL, s' du Haut et du Bas-Ménil, 
chevalier, suivit, selon Moréri, le parti de Charles de Blois, 
et se retira , après la mort de ce prince , tué à la bataille 
d'Auray, auprès du roi Charles V, qui lui donna une 
pension. Il alla ensuite rejoindre en Limousin Jean de 
Penthièvre, vicomte de Limoges, fils de Charles de Blois, 
et y mourut. Son fils Julien, écuyer d'écurie du roi 
Charles VII, en 1441, acheta en Limousin la terre de Sainte- 
Aulaire. Cette maison a produit deux grands échansons 
de France et nombre de personnages de marque. (Voy. 
tom. I, p. 818.) 

Messire GUY DE LAVAL, surnommé BRUMOR, que 
Froissart appelle un grand seigneur de Bretagne , fut fait 
prisonnier dans un combat livré aux Navarrais quelque 
temps avant la bataille de Cocherel. Brumor de Laval 
assista au siège de Brest , en 1373 , avec un chevalier et 
six écuyers, ainsi que nous l'apprend une quittance de ses 
gages, du 28 juin de la même année, scellée de ses armes, 
et dans laquelle il prend la qualité de chevalier* Il fut 
grand -père de Gilles de Laval, s' de Rays, maréchal de 
France. 



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238 RBGHERGHBS SUR LA GHBVALBRIB 

JEAN DE BAVALEN est mentionné parmi les chevaliers 
qui ratifièrent, en 1364, le traité de Guérande. Étant en 
1380 capitaine du château de THermine, il sauva la vie 
au connétable de Clisson, son prisonnier, que le duc lui 
avait ordonné de faire périr. Il fut envoyé en 1381, en 
ambassade en Angleterre. (Voy. art. Bonabes de Bavalen, 
année 1307.) 

ROBERT DE GUETTÉ, que Froîssart qualifie du titre 
de monseigneurj prit part à la bataille de Cocherel en 
1364. U prend la qualité de chevalier dans une quittance 
de ses gages du 27 septembre 1370, scellée de ses armes, 
qui représentent une croix, et qui nous apprend qu'il 
était au service du roi de France avec un autre chevalier, 
quarante écuyers et vingt-sept archers de sa compagnie. 
Dans une montre de Fan 1371 , Robert de Guitté et Jean 
de Beaumanoir sont qualifiés maréchaux du connétable du 
Guesclin. Dans le traité de Guérande de Van 1381, il prend 
le titre de capitaine de Dinan, ville qu'il avait enlevée aux 
Anglais, en 137S. La maison de Guitté remonte à Eudes 
de Guitté « témoin, en 1148, d'une donation faite par Ber-** 
trand de Ditian à l'abbaye de Boquen; Olivier, chevalier, 
vivait en 1239; autre Olivier, écuyer, se croisa en 1249» 
Plusieurs gentilshommes de ce nom figurent dai» les 
montres d'hommes d'armes, d'autres furent écuyers des 
ducs. Les registres de la chancellerie de Bretagne, année 
1477, nous apprennent que Guillaume de Guitté n'eut 
qu'une fille, nommée Béatrix, qui épousa Jean de Rosny- 
vinen, capitaine de Dinan, et que leur fils François prit le 
nom de Guitté. 

ALAIN DE SAINT-POL, que Froissart appelle monsei- 
gneur Alain de Saiiit*Pol, est cité par lui parmi les 
chevaliers bi'etons qui ptirent part, en 1364, à la bataille 



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DU DUCHÉ DB BRETAGNE. 239 

de Cocherel. Il suivit Bertrand du Guesclin en Espagne , 
et se trouva, eh 1369, à la bataille de Montiel, et en France, 
à celle de Chisey, en 1372, ainsi qu'aux sièges de diverses 
places. D. Morice et d'Argentré le représentent comme un 
vaillant capitaine breton. Jean de Saint-Pol, peut-être 
frère du précédent, prend la qualité d'écuyer de Bretagne, 
dans une quittance de ses gages, du 11 février 1362, pour 
lui et pour les gens d'armes et de pied de sa compagnie. 
Il devint ensuite chevalier, car d'Argentré cite messire 
Jean de Saint-Paul au nombre des capitaines bretons qui 
assiégèrent, en 1376, Mortagne, défendu par les Anglais. 
Bertrand de Saint-Pol est mentionné dans une montre du 
15 octobre 1374, parmi les écuyers de la compagnie de 
Geoflfroi de Maillechat, chevalier; Raoul ratifia le traité 
de Guérande, en 1381; Robert, chevalier, était maître de 
la fauconnerie du duc en 1418. Rolland de Saint-Pou, 
chevalier, chambellan du duc et maître de l'artillerie de 
Bretagne , en 1431 , est appelé Rolland de Saint-Pol dans 
un registre intitulé Réformations des ordonnances de l'hôtel 
du duc, commençant à l'année 1415 et finissant à l'an 1421. 
Cette circonstance nous fait voir que la famille de Saint- 
Pou, dont le nom est quelquefois orthographié de Saint- 
Poul, n'est pas une famille différente de celle de Saint-Pol. . 
Jacques de Saint-Pou, chevalier de l'Hermine, en 1454, 
est dit fils de Jean de Saint-Poul, dans un acte de 
l'an 1475. 

JEAN DE KERGORLAY, chevalier, suivit le parti de 
Charles de Blois, et fut tué à la bataille d'Auray, en 1364» 
Froissart et d'Argentré mettent le sire de Kergor- 
lay au nombre des bannerets de Bretagne qui périi'ent 
à la bataille d'Auray. 

GEOFFROY FERRON, que Froissart qualifie de monseU 



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â4Ô MGHBRCRBS SUR Lk GHEVALBRIB 

gneur, est cité par lui au nombre des chevaliers bretons 
qui combattirent à la bataille de Cocherel, en 1364. Olivier 
et Jean Perron y prirent également part et devinrent plus 
tard chevaliers. Geoffroi Ferron prend les titres de chevalier 
et de capitaine de Dinan dans Tacte relatif à la ratification 
du traité de Guérande, en 1381. Son sceau, gravé avec la 
date de 1379, dans les Planches de D. Morice, nous apprend 
qu'il portait d'azur à six billettes d'argent 3^ Set 1 ; au 
chef cousu de gueules chargé de trois besants. Cette mai- 
son est connue depuis Guillaume Ferron, chevalier du 
Temple, nommé dans une charte du duc Conan IV, de Tan 
1170. Michel Ferron fut, en 1487, grand fauconnier de 
Bretagnq. Plusieurs membres de cette maison, appartenant 
à la branche de la Ferronays, ont été admis en 1787 aux 
honneurs de la cour. 

Monseigneur GUILLAUME BODIN fut, suivant Froissart, 
un des chevaliers bretons qui se distinguèrent à la bataille 
de Cocherel, en 1364. On voit dans les Preuves de l'histoire 
de D. Morice, que monsieur Guillaume Bodin prêta serment 
de fidélité au duc en 1379, et qu'il ratifia, en 1381, le traité 
de Guérande, dans lequel il est qualifié chevalier. Le nom 
de Bodin est souvent mentionné dans les montres bretonnes. 
Une note insérée dans les chroniques de Froissart, édition 
Buchon , nous apprend qu'une pièce conservée au Trésor 
des Chartes , et qui a été publiée dans les Mémoires de 
Charles le Mauvais, constate que ce fut Roland Bodin , 
écuyer breton , qui fit prisonnier le captai de Buch à la 
bataille de Cocherel en 1364, et qui le céda au roi« 

Monseigneur JEAN LE VOYER est cité par Froissart au 
nombre des chevaliers bretons qui prirent part à la bataille 
de Cocherel , en 1364. Il est vrai qu'il l'appelle Jean le 
Boier, mais c'est certainement le Voyer qu'il faut Ure^ 



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DU DUCHÉ DB BRBTAONE. 241 

Il est qualifié chevalier et chambellan du duc dans un 
accord passé en 1393, entre le duc, le connétable de Clisson 
et le comte de Penlhièvre. 

Monseigneur ALAIN DE LA HOUSSAYE fut, suivant 
Froissart, un des chevaliers bretons qui se distinguèrent à 
la bataille de Cocherel, en 1364. Il suivit, en 1366, Bertrand 
du Guesclin en Espagne, et se trouva à l'attaque de la ville 
de Birviesca, où il eut les deux bras rompus. Il accompa- 
gna aussi du Guesclin dans sa seconde expédition en 
Espagne, et combattit, en 1369, à la bataille de MontieL 
D'Argentré prétend que ce fut dans la tente d'Alain de la 
Houssaye qu'Henri de Transtamare tua son frère D. Pedro ; 
mais Froissard raconte que la lutte entre les deux frères 
eut lieu dans la tente d'Yvon de Lakonet o\x de Lescouët, 
gentilhomme breton. Les auteurs espagnols, favorables au 
roi D. Pedro, placent cette scène dans la tente même de 
Du Guesclin; mais leur récit, peu favorable à ce grand 
capitaine, n'a pas prévalu. Alain de la Houssaye guerroya 
ensuite en France en 1371 et en 1378, et s'empara, 
avec Maurice de Trêsiguidy, Alain de Saint-Pol et Guil- 
laume de Montauban , capitaines bretons , de la ville de 
Cadillac, en Gascogne. Il figure avec un autre chevalier et 
vingt et un écuyers dans une montre reçue le 17 novembre 
1373, à Valognes. Son sceau, apposé à une quittance de ses 
gages du 20 novembre de la même année, représente 
un échiqueté d* argent et de sable ^ avec une bordure. Sup- 
ports : deux léopards. On le trouve mentionné avec la qua- 
lité de capitaine de Rennes, au nombre des chevaliers qui 
ratifièrent le traité de Guérande, le i^^ mai 1381. Il était 
frère d'Eustache de la Houssaye, un des quatre maréchaux 
nommés, en 1379, par la noblesse de Bretagne, pendant l'ab- 
sence du duc , pour repousser l'invasion française. ( Voy. 
1. 1, p. 355.) 

u 16 



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242 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

1 365. Monsieur HERVÉ, sire DU PONT-L' ABBÉ, est mentionné 
dans un mandement du duc du 11 août 1365, concernant 
une imposition sur les marchandises. Suivant Froissart, il 
prit part au siège de Brest, en 1373. Son fils, nommé aussi 
Hervé, fonda, par lettres du 28 mai 1383, le couvent des 
Carmes à Pont-l'Abbé. Son sceau, apposé à cet acte, repré- 
sente un lion passant *. Nous ignorons si ce fut lui qui fut 
tué au siège de Saint-James de Beuvron en 1427 ; Yvon et 
Jean furent tués, le premier à la bataille de Poitiers, en 
1350, et le second à celle d'Auray, en 1364 ; Pierre perdit 
la vie au combat de Saint-Aubin-du-Cormier, en 1488. La 
maison du Pont-l'Abbé, une des plus considérables de Bre- 
tagne, remonte à Juhel du Pont-l'Abbé, qui fut fait prison- 
nier au siège de Dol, en 1172. La baronnie du Pont-PAbbé 
fut érigée en baronnie d'Etats en 1493, en faveur de Jean, 
sire du Pont et de Rostrenen. 

JEAN DU JUCH est mentionné dans un mandement du 
duc du 11 août 1365, relatif à une imposition sur les mar- 
chandises. Il était au service du roi avec neuf écuyers de 
sa chambre, d'après une montre du 1«' novembre 1379. Par 
lettre du 12 octobre de la même année, le roi Charles V 
retint à son service > en qualité de capitaine de quarante 
hommes d'armes, son amé et féal chevalier et chambellan 
Jean du Juch, capitaine de la ville de Conq. D. Morice le 
cite au nombre des capitaines bretons qui servirent en Anjou 
et en Poitou, sous le connétable du Guesclin. Un sceau de 
Tan 1365, de Jean du Juch, représente un lion passant 
Cette maison, qui remonte à Hervé du Juch, lequel assista, 
suivant D. Morice, aux Etats de Vannes, en 1202, a produit 
des chevaliers bannerets, des chambellans des ducs, des 



* Noos supposons qo'il était son fils, car dans cet acte de foDdatioo il De prend pas 
la qoalité de cbefalier^ 



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DU DUCHÉ DE BRBTAONE. 243 

capitaines d'hommes d'armes , des gouverneurs de places 
fortes, etc. (Voy. chap. Chevaliers bannerets, 1. 1, p. 51.) 

Monsieur GUY, vicomte DU FOU, figure dans un mande- 
ment du duc, du 9 mai 1365, relatif à une imposition établie 
sur les marchandises. Il assista à la bataille d*Auray. en 
1364, et y fat fait prisonnier par Jean Chandos, à qui le 
comte de Montfort paya mille francs pour sa rançon , afin 
de s'attacher le vicomte du Fou, qui avait suivi le parti de 
Charles de Blois. Il est mentionné parmi les chevaliers qui 
ratifièrent le traité de Guérande, en 1381. D'après un sceau 
de 1379, Guy, vicomte du Faou, portait d'azur au léopard 
d'or. La vicomte du Fou donnait à ses possesseurs le droit 
de siéger aux parlements généraux avec les bannerets et 
les bacheliers. Elle passa, en 1371, dans la maison du Quel- 
lenec, par le mariage de Tiphaine, vicomtesse du Fou, 
avec Jean du Quellenec. La maison du Fou ou du Faou 
a produit, au XV* siècle, un grand veneur, ainsi qu'un grand 
échanson et un premier échanson de France. (Voy. t. L, 
p. 314.) 

GAUTIER HUET, chevalier anglais, fut gratifié par le 
duc Jean IV, en 1365, de la terre de Collet , et plus tard de 
celle de Loyaux, toutes les deux situées dans l'évèché de 
Nantes. Gauthier Huet fut grièvement blessé d'un coup de 
hache par Jean de Beaumanoir à la bataille d'Auray, en 
1364. Il fut un des capitaines des grandes compagnies, et 
suivit, en 1366, Bertrand du Guesclin en Espagne. 

OLIVIER DU GUESCLIN, s^ de Vauruzk, chevalier, fils 
de Bertrand, oncle du connétable, et de Thomase le Blanc, 
dame de la Roberie, épousa, le 8 décembre 1365, Jeanne de 
Bouille, dame de laMorlière.Du Paz, qui, dans son ouvrage, 
donne un extrait de ce contrat de mariage, rapporte aussi 



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244 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

plusieurs actes, dans lesquels Olivier du Guesclin est qua- 
lifié chevalier et seigneur de la Morlière. 

JEAN DE KERVALEN. (Lettre du duc pour le prieuré de 
Saint-Georges.) Henri de Kervalen, peut-être frère du pré- 
cédent, est mentionné dans une montre du !•' août 1375, 
au nombre des écuyers de la compagnie d'Olivier de 
Clisson. 



i 366. Monsieur EON, s' DE MONTFORT, est cité par d'Argen- 
tré au nombre des capitaines bretons qui suivirent Ber- 
trand du Guesclin en Espagne, et qui prirent part aux 
batailles de Navarette et de Montiel. 

JEAN EUDES, S'* DU Hirbl, frère de Silvestre, gonfalon- 
nier de TEglise romaine, est, suivant Le Laboureur, qualifié 
chevalier dans des actes de Tan 1366, rappelés dans un par- 
tage de 1567. Il suivit en Espagne Bertrand du Guesclin, 
dont il était filleul, et arbora son pennon sur une des tours 
du château de Soria, où il monta le premier. 11 servit 
ensuite contre les Anglais, et mourut glorieusement, en 
1382, à la bataille de Rosebecque. (Voy. chap. Maréchaux 
de France, 1. 1, p. 285.) 

BERTRAND BUDES, fils de Guillaume, s' d'Uzel et frère 
de Silvestre et de Geoffroi Budes, est qualifié chevalier dans 
la généalogie produite à la réformation de 1668. Le Labou- 
reur lui donne aussi la qualité de chevalier. Le Baud, dans 
son Histoire de Bretagne, rapporte que Bertrand du Gues- 
clin, par sa faveur, tira moult de gentilshommes du 
royaume et d'ailleurs, qui le suivirent, ainsi que des com- 
pagnies de Bretons, dont messire Bertrand Budes, Alain 
de Saint-Pol , Guillaume de Bruel et Alain de Lakonet (de 
Lescouët) étaient capitaines. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 245 

GEOFFROI EUDES, s' du Plessis-Budes, chevalier, frère 
de Silvestre et de Bertrand Eudes, suivit, en 1366, Bertrand 
du Guesclin en Espagne, suivant Le Laboureur. Il faut 
remarquer qu'on confond souvent Geoflfroi Eudes avec son 
fils nommé aussi Geoflfroi, qui était chevalier et âgé de 
vingt-cinq ans, en 1371 , année où il figure dans l'enquête 
relative à la canonisation de Charles de Blois. D'Argentré 
donne à Silvestre Eudes et à son frère Geoflfroi la qualité 
de grands capitaines , et D. Morice nous apprend que ce 
dernier fut un des seigneurs bretons qui, en 1364, vinrent 
rejoindre l'armée de Charles de Elois. 

JEAN BASSET, chevalier anglais, maître d'hôtel du duc 
Jean IV, assista, comme témoin, à l'hommage que rendit 
ce prince au roi, en 1366. Un seigneur de cette maison, Raoul 
Basset de Drayton, épousa Jeanne de Bretagne, sœur du duc 
Jean IV, ainsi que nous le voyons par deux titres des années 
1397 et 1399, rapportés par D. Morice. Jean Basset portait, 
d'après un sceau de 1370 : de gueules à trois fasces vivrées 
d'argent j chargées chacune de cinq tourteaux de gueules. 
La maison de Basset est originaire de Normandie ; un de 
ses membres, passé sans doute en Angleterre avec Guillaume 
le Conquérant, en 1066, aura été l'auteur de la branche des 
Basset de Drayton. 

PIERRE D'AVOIR est nommé parmi les chevaliers,- 
témoins du roi de France, qui assistèrent, en 1366, à l'hom- 
mage que lui rendit le duc Jean IV. Dans un compte du 
trésor de l'an 1385, il est qualifié chevalier, chambellan du 
roi et s' de Châteaufremont. Il s'intitule sire de Château- 
fremont, chambellan du roi, gouverneur du bailliage de 
Touraine, dans une quittance du 3 juillet 1388, scellée de 
ses armes, qui sont une croix ancrée. Il descendait d'Ay- 
meric d'Avoir, chevalier, s^ de la Fosse à Nantes, en 1265. 



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246 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

Messire PONS DU LISCOËT était, suivant d'Argentré, un 
des capitaines des grandes compagnies qui suivirent Bertrand 
du Guesclin en Espagne, en 1366. Après la perte de la 
bataille de Navarette, le roi D. Henri, retiré au château de 
Rochemore, assembla plusieurs capitaines bretons qui 
avaient combattu avec lui en Espagne , entré autres Pons 
du Liscoët, Arnaud du Solier, dit le Limousin, Messire 
Geoflfroi Ricon, Alliot de Callac et Alain de Saint-Pol, et 
attaqua avec eux les Anglais en Guyenne, leur faisant 
éprouver tous les maux imaginables, en attendant l'occasion 
de passer en Espagne. Il existe en Bretagne deux familles 
appelées l'une de Lescoët, et l'autre du Liscoët; mais sou- 
vent le même nom est orthographié, tantôt du Liscoët, et 
tantôt de Lescoët, ce qui rend les erreurs faciles. 

Messire YVON DE LESCOËT, que Froissart appelle Yons 
de Lakonet, fut, suivant d'Argentré, un des capitaines 
bt'etons qui suivirent Bertrand du Guesclin en Espagne. 
D'après le premier de ces historiens, ce serait dans la tente 
d'Yvon de Lescoët, qu'après la bataille de Montiel, D. Henri 
aurait tué son frère D. Pedro. 

Monseigneur GEOFFROI RICON, ainsi que l'appelle Frois- 
sart, fut un des capitaines bretons qui, en 1366, accompa- 
gnèrent Bertrand du Guesclin en Espagne. Après la bataille 
de Navarette, il suivit en Provence le roi D. Henri, et, sous 
sa conduite, il attaqua avec d'autres capitaines bretons, les 
Anglais en Guyenne, leur causant tous les maux imagi- 
nables, en attendant l'occasion de repasser en Espagne. Il 
y retourna, en 1369, et se distingua à la bataille de Montiel. 
A cette bataille, rapporte d'Argentré, messire Bertrand du 
Guesclin fit des armes incroyables, et près de lui, messire 
Geoffroi Ricon et d'autres capitaines, lesquels on vit à coups 
de hache fendre les presses, abattre hommes et enseignes 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 247 

par terre, et faire place nette devant eux. Geoflfroi Ricon 
combattit vaillamment à la bataille de Chisey, en 1372, 
commanda un corps de troupes bretonnes sous du Guesclin, 
en Limousin et en Rouergue, et fut tué, en 1385, au combat 
d'Alcobaça d'Aljubarotta, en Portugal, où il était passé avec 
Olivier du Guesclin, pour faire la guerre aux Portugais, 
alors ennemis du roi de Castille. Froissart et d'Argentré 
sont les seuls historiens gui parlent de Geoffroi Ricon, 
dont la famille nous est inconnue. 

Monsieur PIERRE DU GUESCLIN, s' du Plbssis-Bbr- 
TRAND, est ainsi appelé dans un accord passé le vendredi 
avant la fête de Saint-Michel, de Mont-Gargan, Tan 1366, 
avec monsieur Jean, sire de Beaumanoir. Cet acte est en 
entier rapporté par du Paz. Il ajoute que Pierre du Guesclin 
embrassa le parti de Charles de Blois, et qu'il fut fait pri- 
sonnier, en 1364, à la bataille d'Auray, par Guillaume de 
Latimer, capitaine anglais, et imposé pour sa rançon, à 
quinze cents écus au coin de France, que messire Jean de 
Beaumanoir, dont il avait épousé la fille, paya pour lui. 
Pierre du Guesclin était petit-fils de Bertrand du Guesclin, 
qui vivait, en 1247, et qui, ayant abandonné Tancien château 
de Guarclip, fit bâtir celui du Plessis-Bertrand. 

ARNAUD DU SOLIER, vulgairement appelé par les an- 
ciens historiens Arnaud Limousin, fut un vaillant cheva- 
lier, qui suivit Bertrand du Guesclin en Espagne, et se 
trouva avec lui à la bataille de Chisey. Voici comment en 
parle d'Argentré : « Messire Olivier du Guesclin , frère du 
connétable, vint au commandement du roi Jean de Cas- 
» tille en Portugal sur le printemps de Tan 1382. Venu 
I) qu'il fut, le roi alla assiéger la ville de Lisbonne, laquelle 
D il tint assiégée un an du long, et y était maréchal mes- 
» sire Régnant ou Arnaud du Solier, dit Limousin, parce 



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248 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

» qu'il avait longtemps commandé en Limousin, natif de 
» Bretagne, vaillant capitaine, et duquel la maison dure 
» encore en ce pays, lequel était nourri de la main de 
» messire Bertrand du Guesclin,et avait conquis de grandes 
» possessions en Espagne au service du roi et y était ricbe^ 
D ment marié. » 

Froissart cite messire Regnault Limousin , ainsi que 
messire Geoffroi Ricon et messire Yons de Lakonet (do 
Lescoët), au nombre des capitaines bretons au service du 
roi D. Henri, qui guerroyaient avec lui, en 1367, Il nous 
apprend aussi que Regnault Limousin prit part, en 1872, à la 
bataille de Chisey, qu'il fut maréchal du roi de Castille, et 
qu'il fut tué, en 1385, au combat d'Alcobaça d'Aljubarotta, 
en Portugal. Suivant une note insérée dans les Chroniques 
de Froissart, édition Buchon, Arnaud Limousin s'appe- 
lait Arnaud Solier. Il obtint de vastes domaines en Espagne, 
et maria sa fille à Jean de Velasco, appartenant à la puis- 
sante maison de ce nom. On trouve, dans les Preuves de 
D. Morice, Perrinet du Solier au nombre des écuyers de la 
compagnie du vicomte de Melun, en 1351. Jean des Soliers 
figure parmi les écuyers de la compagnie de Raoul de 
Ploësquellec, en 1418. 



1367- GUILLAUME DE SAINT-GILLES est appelé feu monsieur 
Guillaume de Saint-Gilles dans une obligation de son fils 
Jean, capitaine de Saint-Aubin du Cormier, datée du 11 oc- 
tobre 1367. Les armes de Guillaume de Saint-Gilles sont, 
d'après un sceau de l'an 1343 : coupé au i", parti un léo^ 
pard à dextre et une rose à senestre; au 2% une rose. Le 
sceau de Jean de Saint-Gilles représente un semé de fleurs 
de lys. 



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DU DUCHÉ DB BKBTÀGNB. 249 

1368. Monsieur GUY DE MOLAG figure avec son père monsieur 
Guy de Molac, dont nous avons parlé précédemment, 
comme témoin d'un hommage rendu le samedi après la 
fête de Noël, Tan 1368, par Guillaume le Sénéchal à Alain, 
son frère aîné. Une quittance du 13 mai 1378 , donnée à 
Gauray, nous apprend que Guy de Molac, chevalier, servait 
avec quatre écuyers en Normandie , sous le connétable. Le 
sceau de Guy de Molac représente sept macles. Il est men- 
tionné parmi les chevaliers qui ratifièrent le traité de 
Guérande le 6 avril 1380. Les armoiries de la maison de 
Molac ont fait présumer qu'elle descendait de celle de 
Roban. 

Monsieur OLIVIER THOMELIN. (Hommage rendu par 
Guillaume le Sénéchal à Alain, son frère atné.) Olivier 
Thomelin est mentionné parmi les chevaliers qui signèrent 
l'acte d'association de la noblesse bretonne, en 1379. Ce 
chevalier, qui fut, pour le comte de Montfort, gouverneur 
du château de Trogoflf, n'était pas, comme Ta rapporté 
d'Argentré, d'origine anglaise, mais bien d'origine bretonne. 
(Voy. 1. 1, p. 509, chap. premiers Bouteillers et premiers 
Échansons des ducs.) 

1369. Messire PATRY DE CHATEAUGIRON est mentionné 
comme ayant sous ses ordres douze écuyers, dans des 
lettres du 27 septembre 1369, d'Amaury de Craon, lieute- 
nant du roi en Normandie. Du Paz donne à Patry de Châ- 
teaugiron la qualité de chevalier, et dit qu'il suivit le parti 
de Charles de Blois, et qu'il fut fait prisonnier, en 1364, à la 
bataille d'Auray, par Jean de Montfort, chevalier normand, 
qui fixa sa rançon à un cheval de la valeur de cent florins 
d'or, et à six cents florins d'or, en outre. Patry lui donna 
pour caution Olivier du Guesclin, frère du connétable. Le 



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250 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

petit-flls de Patry, Armel de Chàteaugiron, devint, en 1402, 
maréchal de Bretagne. 

GUILLAUME BOUËSTEL ou BOISTEL, est qualifié che- 
valier dans une montre du 12 avril 1369, reçue à Alençon, 
dans laquelle il est mentionné avec trois chevaliers et trente 
et un écuyers de sa compagnie. Une quittance du 27 mai de 
la même année est scellée de ses armes, sept losanges. Il 
est qualifié chevalier-bachelier dans plusieurs autres mon- 
tres, mais non chevalier banneret, comme D. Morice Ta 
avancé, par erreur, dans son Histoire de Bretagne. Il était, 
en 1370, au service du roi avec six chevaliers, quatre-vingt- 
trois écuyers et vingt-sept archers. Il prit part, en 1364, à la 
bataille de Cocherel, dans laquelle il commanda, suivant 
d'Argentré, qui l'appelle un vaillant et autorisé capitaine, 
le troisième corps de l'armée française, et repoussa l'at- 
taque dirigée par le capitaine anglais Jean Jouël ou Juviel. 
Guillaume Bouëstel suivit ensuite, en 1366, Bertrand du 
Guesclin en Espagne, contribua à la prise du château de 
Birviesca et de Maguelone, et se distingua à la bataille de 
Navarette. Il servit, en 1371, sous le connétable et prit part 
au siège d'Usson en Auvergne. Suivant M. de Fréminville, 
auteur d'une histoire de Bertrand du Guesclin, ce serait 
Guillaume Bouëstel qui aurait tué le célèbre Jean Chandos, 
à l'attaque du pont de Lussac, en Poitou, en 1369; mais 
Froissart et d'Argentré rapportent ce fait difi'éremment. 
D'après le premier, Chandos aurait été blessé à mort par 
un écuyer nommé Jacques de Saint-Martin, et d'après le 
second, Chandos, après avoir reçu un coup de flèche d'un 
archer breton, Alain de Guingamp, aurait eu la poitrine 
traversée par la lance d'un autre Breton nommé Aimery. 
Dans cette rencontre, Jean de Keranlouët avec cinquante 
lances avait attaqué Chandos, qui en avait trois cents; 
aussi presque tous les Bretons furent tués ou faits prison- 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 251 

niers. Ceux qui se distinguèrent dans cette affaire furent 
Jean et Geoflfroi Péan, Pierre d'Argentré, Yvon de TEspine 
et Yvon de Launay, qui portait l'enseigne de Keranlouët *• 
Jean Bouëstel, peut-être flls de Guillaume, était échanson 
du roi, en 1400. Son sceau, apposé à une quittance de ses 
gages, représente un chevron, accompagné de trois gerbes 
ou boestesj avec une bordure ^. Geoflfroi Bouëstel figure, en 
1413, parmi les écuyers de la compagnie de Guillaume le 
Hideux ; Pierre est mentionné avec douze écuyers de sa 
compagnie, dans une montre de la môme année. Cette mai- 
son compte aussi un archevêque de Tours, en 1383. Une 
famille du même nom a été anoblie, en 1426. 

Messire JEAN D'UST, que d'Argentré appelle un vaillant 
et hardi capitaine, suivit Bertrand du Guesclin en Espagne, 
et prit part, en 1369, à la bataille de Montiel. Il devint, en 

* Jean de Keranlouët, doot le Dom est qoelqoefois orthographié Kcrlonét et Carlonet, 
(ut uo des plus célèbres capitaines du XIV* siècle. Néanmoins, il ne reçut pas les hon- 
neurs de la chevalerie, comme le feraient supposer les paroles que, suivant M. de Fré- 
minville, le Bègue de Vilaines lui adressa après la bataille de Montiel, dans laquelle il 
s'était couvert de gloire : « Vrai chevalier, benoite soit la mère qui te porta. > Il suivit 
Bertrand du Guesclin dans presque toutes ses expéditions, prit part à la bataille de 
Cocherel, à celle de Montiel en Espagne, et fut tué au siège de Lusignan en Poitou. 

Jean de Keranlooèt se qualifie écuyer, huissier d*armes du roi, capitaine de la ville, 
chàtel et forteresse de la Roche-Posay, dans une quittance du 28 novembre 1369, scellée 
de ses armes, qui sont: un cor de chasse. Dans une autre quittance du 23 avril 1371, 
il s'intitule Jean Karanlouët, écuyer de Bretagne. Celte quittance, scellée de ses armes : 
un cor de chasse, accompagné de trois merleUes, nous apprend que le roi lui avait donné 
le commandement de quatre cents combattants, pour les conduire en Guyenne. Jean de 
Keranlouët ligure dans l'enquête établie en 1371, pour la canonisalion de Charles de 
Blois. Elle nous fait connaître qu'à cette époque il était âgé de trente-cinq ans, qu'il 
était natif de la paroisse de Plézuin , évéché de Quimper, et qu'il avait suivi Bertrand du 
Guet»clin en Espagne. 

Parmi les autres capitaines bretons qui servirent en Guyenne, depuis 1369 jusqu'à 
1379, nous citerons Alain de Taillecol, dit l'abbé de Malepaye, ancien chef des grandes 
compagnies. Il avait sous ses ordres deux chevaliers et douze écuyers. Il fut grièvement 
blessé au siège de Saint-Sever en Poitou. Le roi lui fit, en récompense de ses services, 
des dons considérables. Une quittance du 26 juin 1371 , dans laquelle il s'intitule Alain 
de Taillecol, écuyer, dit l'abbé de Malpaye, est scellée de ses armes: une fleur de lys, 
accompagnée de six étoiles. 

3 Les armoiries variaient tellement en Bretagne, dans les mêmes familles, que souvent 
le fils usait d'un sceau différent de celui de son père. 



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252 RBGHBRGHE8 SUR LA CHRTALRRIB 

1371, capitaine du château de Saint-Nazaire. En 1372, il se 
mit à la tète des paysans de Comouailles, pour courir sus 
aux Anglais, que le duc avait mis en garnison dans la plupart 
des places du duché. D. Morice dans ses Planches donne le 
sceau de Jean d'Ust, peut-être fils du précédent et qui 
vivait en 1392. D'après ce sceau, ses armes étaient de sable 
fretté d'argent de six pièces. La maison d'Ust compte des 
écuyers des ducs, un trésorier et receveur général du duc, 
en 1436, ensuite président à la chambre des Comptes, un 
otage donné par la duchesse Anne au roi d'Angleterre 
Henri VIII, lors du traité passé entre elle et ce prince, 
en 1488, etc. 

PIERRE BROESSIN, dont le nom est aussi orthographié 
Brossin et Broucin, est mentionné parmi les chevaliers de 
la compagnie de Guillaume Bouëstel, dans une montre du 
29 avril 1369. L'enquête faite, en 1371, pour la canonisation 
de Charles de Blois, nous apprend que la dame de la Grange, 
veuve de Pierre Broessin, chevalier, fut guérie par l'inter- 
cession de Charles de Blois. Cette circonstance fait présu- 
mer que Pierre Broessin avait suivi le parti de ce prince. 
Jean Broessin faisait partie des écuyers de la compagnie de 
Jean de Beaumanoir, et Guillebert Broucin de ceux de la 
compagnie de Bertrand du Guesclin, en 1369. 

GEOFFROI, S' DU BOSCHET, servait sous le duc de 
Bourbon, avec cinq autres chevaliers bacheliers et vingt- 
quatre écuyers de sa compagnie. La quittance de ses gages 
du 12 octobre 1369, est scellée de ses armes, un écu chargé 
d'un autre écu semé d'hermines en losanges^ avec un lam- 
bel en cfief. (Voy. art. Raoul du Boschet , chevalier, année 
1315, et 1. 1, p. 389.) 

GACION ou GARSIS DU CHASTEL servait avec une 
compagnie de gens d'armes contre les Anglais, sous les 



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DU DUCHÉ DB BRETAGNE. 253 

ordres du comte d'Armagnac. La quittance de ses gages du 
21 mai 1369, et dans laquelle il prend la qualité de cheva- 
lier, est scellée des armes des du Chastel de Bretagne, avec 
une étoile pour brisure. Il était fils de Guillaume du Chastel 
qui fut capitaine de Brest pour la comtesse de Montfort. 
Garsis du Chastel suivit le comte d'Armagnac en Espagne, 
et combattit avec lui dans l'armée du roi D. Pedro, à la 
bataille de Navarette, en 1367. Trois autres seigneurs bre- 
tons et du même parti, les sires de Rieux, de Rays et de 
Clisson, s'y trouvèrent avec lui. Il passa ensuite au service 
du roi de France, lorsque le comte d'Armagnac et la plupart 
des seigneurs gascons abandonnèrent le parti des Anglais. 
Il servit aussi sous le duc d'Anjou, qui le fit son maréchal 
et général d'armée. (Froissart, Moréri , d'Argenlré.) 

Messire GAUVAIN DE BAILLEUL est cité par d'Argentrô 
parmi les capitaines bretons qui, à côté de du Guesclin, 
firent des prodiges de valeur à la bataille de Montiel, où fut 
défait D. Pedro , en 1369, Toutefois Froissart, qui repré- 
sente Gauvain de Bailleul combattant tantôt avec les 
Bretons, tantôt avec les Français, ne se prononce pas sur 
sa nationalité. Une montre du 3 août 1375 nous apprend 
que messire Gauvain de Bailleul servait avec neuf écuyers. 
Moréri dit que cette famille est originaire de Normandie, 
et qu'un seigneur de ce nom, ayant dans une bataille offert 
son cheval à un duc de Bretagne qui avait été démonté, ce 
prince, en récompense de ce service, lui accorda la permis- 
sion de joindre à ses armes celles de Bretagne. D'après le 
Dictionnaire des terres du comté nantais, la maison de 
Bailleul possédait, dès le XV' siècle, plusieurs terres dans 
ce comté. On trouve un Guillaume de Bailleul au nombre 
des chevaliers, écuyers et officiers du duc Jean V, qui 
l'accompagnèrent dans son voyage à Rouen, en 1418 ; Raoul 



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254 tUSCilERCHÉS SUR LA CHEVALERIB 

de Bailleul est mentionné parmi les cent dix-neuf gentils- 
hommes qui défendirent le mont Saint-Michel, en 1427, mais 
nous ignorons s'il appartenait à la branche établie en 
Bretagne. 

Messire JEAN YSORE, chevalier breton, avait épousé, 
suivant d'Argentré, la fille de Richard ou de Guichard 
d'Angle. Froissart rapporte qu'en 1369, ce seigneur, voyant 
qu'il ne pouvait retourner en Guyenne, donna tout son état 
et son arroy en la gouvernance et ordonnance d'un cheva- 
lier de sa compagnie j qui s'appelait messire Jean Ysore. Cil 
avait sa fille épousé, et estait bon français des marches de 
Bretagne. Une note insérée dans les chroniques de Frois- 
sart, édition Buchon, nous apprend que Johnes, appelle 
Jean Ysore sir John Shore, et que peut-être son vrai nom 
est Isser. On ne trouve aucun chevalier de ce nom dans les 
histoires de Bretagne, mais bien un chevalier appelé Acaris 
d'Yffer, qui vivait, en 1392. Quant à Richard d'Angle, il 
devint sénéchal d'Aquitaine, pair d'Angleterre sous le nom 
de comte de Hutington, et chevalier de la Jarretière. 

BRIENT DE LA HAYE était au service du roi avec un 
autre chevalier et trois écuyers , d'après une lettre adressée 
par le sire de Craon, lieutenant du roi en basse Normandie, 
au trésorier général des guerres. Il existe en Bretagne 
plusieurs familles appelées de la Haye. 

JEAN DE CHAMPAGNE, chevalier, servait en Normandie 
avec une compagnie composée de six chevaliers et de trente- 
six écuyers, d'après une lettre du 16 août 1369, du sire de 
Craon, lieutenant du roi en basse Normandie. Suivant d'Ar- 
gentré, ce fut à Jean de Champagne que fut remise la 
lettre d'alliance des nobles et des bourgeois de Rennes, en 
1379, pour la garde de cette ville. Juhel de Champagne 
se croisa, en 1191; Alain fut tué à la bataille de Nicopolis 
en Hongrie, en 1396. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 255 

GEOFFROI FÉVRIER servait en 1369, sous Amaury de 
Craon, lieutenant du roi en basse Normandie, avec trois 
autres chevaliers et trente-six écuyers. Une quittance de 
ses gages du 20 août 1380 est scellée de ses armes : un 
cerf rampant. Supports : un griffon et un lion. Cimier : une 
tête de cerf, sortant d'une couronne fleurdelysée. Des lettres 
du roi Charles V, du 2 mai 1380, nous apprennent que 
Geoffroi Février, qu'il appelle son féal chevalier, était 
chargé de la garde de la Guerche, avec trente lances sous 
ses ordres. 

AMAURY DE CLISSON, sire de Raymeffort, probable- 
ment fils d'autre Amaury, qui vivait en 1342, servait avec 
treize écuyers sous le commandement du sire de Craon, 
lieutenant du roi en basse Normandie, en 1369. On le trouve 
dans une montre de l'année suivante, au nombre des che- 
valiers de la compagnie d'Olivier de Clisson. En 1380, à la 
tête de deux cents lances, il fit plusieurs sorties heureuses 
contre les Anglais qui assiégeaient Nantes. Ce fut à ce 
siège , rapporte Froissart , qu'il fit chevalier le sire d'Am- 
boise, qui commandait avec lui ces deux cents lances. 

OLIVIER DE PORCON est mentionné, danà une montre 
du 1" février 1369, au nombre des chevaliers de la compa- 
gnie de Jean de Beaumanoir, et dans plusieurs montres de 
Bertrand du Guêsclin, de l'an 1370. Olivier de Porcon est 
cité par du Paz et par d'Argentré, au nombre des vaillants 
capitaines qui accompagnèrent ce grand homme dans ses 
expéditions en France et en Espagne. Olivier de Porcon se 
distingua aussi dans un combat qui fut livré en 1362, près 
Saint- James de Beuvron, aux Anglais. « Et fut parlé là, 
» rapporte d'Argentré , de la vaillance desdits Ruffier^ la 
» Chapelle^ Porcon, de la Chesnaye, Hongar, Thibault de 
» la Rivière et Maillechatj pour s'y être portés vaillans et 



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256 RECHBRGHBS SUR LA CHEVALERIE 

» avoir faict de belles armes j estant allé Vaffaire finale- 
» ment en telle sortej qu^après en avoir tué plusieurs, les 
» Anglais furent défaicts^ et lesdiis Windsore et Pléby pris 
» prisonniers et menés à Pontorson*. » Olivier de Porcon 
se distingua dans diverses autres rencontres, entre autres, 
dans un combat livré aux Anglais près des landes de 
Meillac, et dans lequel Felleton, leur capitaine, fut pris par 
Rolland Bodin, vaillant écuyer breton. On voit figurer dans 
une montre du 26 juillet 1392, un Jean de Porcon, dont le 
sceau représente une fasce^ accompagnée de trois fleurs de 
lys. La maison de Porcon est connue depuis Barthélémy de 
Porcon, chevalier, mentionné dans une charte de l'abbaye 
de Saint-Aubin- des-Bois, de Tan 1242. Plusieurs gentils- 
hommes de ce nom figurent dans les montres d'hommes 
d'armes. Arthur de Porcon était, en 1481, écuyer du duc et 
un des cinquante hommes d'armes de sa garde. 

GEOFFROI RUFFIER est mentionné dans une montre 
du 1" février 1369, au nombre des chevaliers de la compa- 
gnie du sire de Beaumanoir. Il était, en 1393, maître d'hôtel 
du duc. 

YVON ou EON DE PLUMAUGAT faisait partie, en 1369, 
des chevaliers de la compagnie du sire de Beaumanoir. Il 
servit sous Bertrand du Guesclin en Normandie, signa, en 
1379, l'acte d'association de la noblesse pour repousser 



* Parmi les genlilshonimes bretons qoi servireol ea basse Normandie, sons Bertrand 
Un Gaesclin, d*Argeotré cite eoeore : Olivier de Mauni, les Beaamont frères, Brémor de 
Laval, Henri de Plédran, Jean de CoClquen, Yvon Charruel, Nicole Paynel, Baool Tesson^ 
Pierre dn Bois-Booèsdel, Geofiroi de Kerimel, Gaillanme de Keimerch, Geoffroi» son 
frère, de Goiirgoz, Jean et Henri Davy, Eon le Moine, Jean et Geoffroi Péan. frères, 
Thiband delà Bivière, Bnoul de Coêtqaen, Gnillaume et Olivier de la Chapelle, Jean du 
Hirel, Thomas Boutier, Geofirui Garrel, Jean Hongar, Hamon Leraal, BruzeoiUy, Maille- 
chat. Chesoaye, Cardenilly, Lorgeril, Jean de la Bouëxière, Jean d*Oranges, Jean et 
Thibaut de Langan, Bertrand de SainlpPére, Robert de Pléguen, Jean Bnfller. Gaillanme 
de Qaébriac, Olivier dePorcoRrleBouleiller du pays de Dol, Alain du Parc, Plnmangat, 
Philippe TArdoux. Romillé, de Saint-Brieuc, Jean Goujon, Monlbourcher> Simon de 
Littré et Bertrand d'Angonlevent. 



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DU DUGH6 DB BRETAGNE. 257 

rinvasion des Français, et ratifia, en 1381, le traité de Gué- 
rande. Il était alors connétable de Rennes. Un compte du 
trésor, de Tan 1379, nous apprend que Monsieur Eon de 
Plumaugat reçut du roi un don de cent francs, en récom- 
pense de ses services. Nous pensons que le nom de Plu- 
maugat est le même que celui de Plomargat , qui figure 
dans des chartes du XIIP siècle. Raoul de Plomargat se 
croisa, en 1249; Eudes, chevalier, est mentionné dans une 
charte de l'abbaye de Sainte-Marie-de-Boquen, de Tan 1260; 
Alain, chambellan du duc, prit part, en 1453, à l'expédition 
de Guyenne ; Raoul fat capitaine de Fougères , en 1483 ; 
Anne était, en 1488, une des demoiselles d'honneur de la 
duchesse Anne. 

Messire LOUIS DE COESMES, Breton, rapporte d'Argen- 
tré, occupait, en 1369, un place située près de la Roche- 
Posay, en Poitou, et reçut l'ordre du roi d'aller au secours 
des Français. 

Messire BERTRAND DE MAUNY prit part, avec Olivier 
et Alain de Mauny, à la bataille de Montiel en Espagne, en 
1369. (D'Argentré.) 



1370. PIERRE DU BOIS-HÉLIOU figure, comme témoin, en 
1370, dans un acte relatif à l'échange du comté de Porhoët 
contre la baronnie de Thuis en Normandie. Il est men- 
tionné, dans plusieurs montres de l'an 1375, parmi les che- 
valiers de la compagnie d'Olivier de Clisson. On trouve 
antérieurement : Thomas du Bois-Héllou, archer, dans une 
montre d'Yvon de Kergorlay, en 1356. 

EON DE QUÉLEN, chevalier, Guillaume, Rolland et 
Jehan de Quélen, frères dudit monsieur Eon , ayant eu du 
duc Jean la garde de la ville et du château de Kerahaix 
II 17 



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258 RBGHERCHES SUR LA CHEVALBRIB 

(Carhaix), tous, et chacun pour le tout, jurèrent fidélité, à 
Vannes, le 5 décembre 1370. (D. M. Pr.) Eon de Quélen fut 
aussi gouverneur de Josselin pour le comte d'Alençon. 

ROBIN DE LANVALLAY fit, avec plusieurs autres sei- 
gneurs bretons, alliance avec le duc , par acte scellé , du 
11 août 1370. Le sceau de Robin de Lanvallay représente 
sept losanges. Supports : deux léopards. Cimier : une tête 
de lion. Il figure, dans une montre du 1" mars 1371, parmi 
les chevaliers de la compagnie de Bertrand du Guesclin. Il 
épousa Marguerite Tournemine , fille du s' de la Hunau- 
daye. La maison de Lanvallay remonte à Yvon de Lan- 
vallay, chevalier, en 1181. 

YVON ou ÉON DE TRÉMIGON , dont le nom est quel- 
quefois orthographié Trémangon ou Trémagon , servait en 
Normandie , sous le duc d'Alençon , avec dix-huit écuyers 
et cinq archers. La quittance de ses gages , datée du 12 dé- 
cembre 1370, est scellée de ses armes, d'argent à Vécusson 
de gueules en abymej accompagné de six fusées de même. Il 
est mentionné avec le titre de chevalier dans plusieurs 
montres postérieures à Tannée 1370. Il suivit en Italie Sil- 
vestre Budes, et fut un des dix Bretons qui combattirent à 
Rome, en combat singulier, en 1377, contre dix Allemands, 
qui furent vaincus *. Nous lisons dans le poème intitulé 
Gestes des Bretons en Italie, sous le pontificat de Gré- 
goire XII : 

Après celuy est Trémigon 
Qui avait fait cette emprise. 
Très vaillamment l'avait emprise. 
Bien y parut : des armes tant 
Fist icel jour, plus que Rolant 
N'avait onc fait, ne Olivier, 
Qui furent moult bons chevaliers» 

• Voyci (.ï.p. M 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 259 

Dans cette lutte, cinq Allemands furent tués, et les autres 
grièvement blessés. Eon de Trémigon fut, en 1379, capi- 
taine de trente hommes d'armes. Cette maison remonte à 
Hervé de Trémigon, chevalier en 1160. Nous citerons 
ensuite: Juhel, croisé, en 1191 ; Erart, évoque de Dol en 
1386 ; Louis, qui se distingua, en 1423, au combat de la 
Broussinière, où les Anglais furent défaits, en 1434, et qui 
fut conseiller et chambellan du roi ; Jean, homme d'armes 
de l'ordonnance du duc, en 1474, capitaine des francs- 
archers de l'évèché de Dol, en 1508 ; François, gentilhomme 
de la chambre du roi Charles IX, capitaine des francs- 
archers de l'évèché de Saint-Brieuc, en 1573; Jean, capi- 
taine d'une compagnie de cinquante chevau-légers et de 
cent carabins, en 1607. Un membre de cette maison a été 
admis aux honneurs de la cour en 1771. (D. Morice, Hist. 
du roi Charles VI ; Nob. de Courcy.) 

ALAIN DE ROHAN faisait partie des chevaliers de la 
compagnie de Bertrand du Guesclin, d'après une montre 
du 1" décembre 1370. 

GUILLAUME DE LAUNAY est mentionné dans une 
montre du 1" décembre 1370 , parmi les chevaliers de la 
compagnie de Bertrand du Guesclin. Il était, suivant d'Ar- 
gentré, s' de Pluscallec, partisan de Charles de Blois, et se 
trouva en 1364 à la bataille d'Auray. Il suivit ensuite Ber- 
trand du Guesclin en Espagne, prit part aux sièges de 
Maguelone et de Birviesca, et se trouva, en 1369, à la bataille 
de Montiel. Il accompagna aussi Bertrand du Guesclin dans 
d'autres expéditions. Olivier de Launay, sire de Pluscallec 
ou de Ploësquellec, chevalier, signa, en 1379, l'acte d'asso- 
ciation de la noblesse, pour s'opposer à l'invasion des 
Français; il servait, en 1370, dans la compagnie de Ber- 
trand du Guesclin ; Jean de Launay suivit Bertrand du 



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260 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

Guesclin en Espagne, ainsi que nous l'apprend l'enquête 
établie, en 1371, pour la canonisation de Charles de Blois, 
et fut tué, suivant D. Morice, en 1390, au siège de Carthage. 
L'enquête précitée nous fait aussi connaître qu'un gentil- 
homme breton nommé Yves de Launay tua en duel, en 

1370, un Gascon appelé le Bourt de Caumont,.qui avait 
prétendu que les Gascons étaient meilleurs hommes 
d'armes que les Bretons. Il existe en Bretagne beaucoup 
de familles du nom de Launay, qui est aussi quelquefois 
orthographié de Launoi. 

, GEOFFROI BUDES faisait partie, en 1370, des chevaliers 
de la compagnie de Bertrand du Guesclin. Il était fils de 
Geoflfroi Budes, chevalier, frère du fameux Silvestre Budes, 
gonfalonnier de l'Église romaine. L'enquête qui eut lieu en 

1371, pour la canonisation de Charles de Blois, nous apprend 
que GeofFroi Budes était alors âgé de vingt-cinq ans, et 
neveu de Silvestre de la Feillée, avec lequel il combattit 
aux côtés de Charles de Blois, à la bataille d'Auray où il 
fut fait prisonnier. Il est ainsi désigné dans cette enquête : 
nobilis vir Gaufridus Budes j miles, de Parrochiade Uscello 
(d'Uzel) Brioc. Dioc. œtatis xxv annorum. Il (féposa dans 
cette enquête, qu'au siège d'Usson il eut une jambe rompue, 
le bras droit fracturé et entièrement disloqué, et qu'il fut si 
grièvement blessé par les coups de pierres qu'il avait reçus, 
qu'il resta étendu dans les fossés du château* Dans cet état, 
il fut emporté par plusieurs de ses amis* Mais ayant fait un 
vœu à Charles de Blois, il se sentit tellement soulagé, qu'il 
put remonter à cheval et faire une chevauchée de sept 
lieues. Dans une quittance donnée à Villeneuve-lès- Avignon, 
le 16 avril 1375, Geoflfroi Budes prend les qualités de che- 
valier et de chambellan du duc d'Anjou. Son sceau, apposé 
à cette quittance, représente une bande chargée de trois 
tourteaux. Cimier: une tête d'âne. Légende: scel Oeoffroi 



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DU DTTCHâ DE BRETAGNE. 261 

Budesj chevalier. D'après d'Argentré, il se distingua au 
siège de Gournay, en 1373. 

NICOLAS DE KERGOURNADECH est mentionné, dans 
une montre du 1" décembre 1370, parmi les chevaliers de la 
compagnie de Bertrand du Guesclin. (Voy. art. Olivier de 
Kergournadech, année 1288.) 

JACQUES DE PENHOADIC faisait partie, en 1370, des 
chevaliers de la compagnie de Bertrand du Guesclin. Le roi, 
par lettres du l*' juillet 1371, donna Tordre à ses trésoriers 
généraux des aides, de compter à son amé et féal chevalier 
Jacques de Penhoadic la somme de sept cents francs, pour 
subvenir aux dépenses de certaines missions qui lui avaient 
été confiées. Il suivit le parti de Charles de Blois et fut fait 
prisonnier dans une rencontre par un chevalier anglais 
nommé Jean Dalton. Il obtint du roi d'Angleterre un sauf- 
conduit , qui lui fut donné, le 28 juillet 1358, afin de venir 
en Bretagne chercher sa rançon. Un de ses descendants, 
Jacques de Penhoadic, conseiller du duc, fut envoyé avec 
Jean Hingant à la cour d'Éçosse, pour y faire la proposition 
du mariage du comte de Montfort avec la princesse 
Isabeau. 

OLIVIER DE LAUNAY faisait partie, en 1370, des cheva- 
liers de la compagnie de Bertrand du Guesclin. Il est 
qualifié chevalier et s' de Pluscallec, dans l'acte d'associa- 
tion de la noblesse, en 1379, et dans le traité de Guérande, 
en 1381. 

JEAN DE BEAUMONT est mentionné dans une montre 
du 1" décembre 1370, parmi les chevaliers de la compagnie 
de Bertrand du Guesclin. Il le suivit avec son frère Alain 
en Espagne, et se distingua aux sièges de Maguelone et de 
Birviesca, ainsi qu'à la bataille de Montiel. En 1370, il 



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262 BECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

accompagna Bertrand du Guesclin dans son expédition en 
Poitou, prit part au siège de Saint-Sever, et se rendit 
maître, en 1372, de la ville de Chisey. Pendant qu'il assié- 
geait cette place, il battit complètement Robert Myton, qui 
en était capitaine, et le fit lui-même prisonnier. Jean de 
Beaumont est qualifié chevalier dans un sauf-conduit qui 
lui fut délivré le 13 juillet 1380, par le roi d'Angleterre, 
ainsi qu'à plusieurs autres chevaliers qui devaient rester 
en otage à Calais pour Olivier du Guesclin, qui avait été 
fait prisonnier par Evecot de SoUe. Il existe en Bretagne 
plusieurs familles et deux terres appelées Beaumont. Ce 
nom a aussi été porté par des familles étrangères à la Bre- 
tagne. Jean et Alain de Beaumont pourraient descendre 
d'autre Alain de Beaumont, chevalier, en 1298, dont le 
sceau représente trois pieds de biche ; mais nous ne saurions 
l'affirmer. Le nom de Beaumont est connu en Bretagne 
depuis Hervé de Beaumont, témoin d'un accord passé, en 
1158, entre André de Vitré et Guillaume de la Guerchp. 
Guillaume et Macé de Beaumont furent écuyers du duc, 
en 1417. 

EON DE PENGREAL est mentionné parmi les chevaliers 
de la compagnie de Bertrand du Guesclin dans une montre 
du !•' décembre 1370. On trouve un autre Eon de Pengreal 
au nombre des nobles de Rohan et de Porhoët, qui prê- 
tèrent serment de fidélité au duc en 1437 ; Guillaume de 
Pengreal était écuyer du duc, en 1431. 

GUILLAUME DE MONTBOURCHER figure, dans une 
montre du 1" décembre 1370, au nombre des chevaliers de 
la compagnie de Bertrand du Guesclin. Le sire de Mont- 
bourcher prit part, suivant divers historiens, à la bataille 
de Montiel, en 1369, mais nous ignorons si c'est de Guil- 
laume de Montbourcher dont ils ont voulu parler. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 263 

PIERRE ROUSSEAU est mentionné parmi les chevaliers 
de la compagnie de Bertrand du Guesclin, dans une montre 
du 1" décembre 1370. Il existe en Bretagne plusieurs 
familles appelées Rousseau ou le Rousseau, dont deux 
seules, originaires de l'évêché de Cornouailles, sont d'an- 
cienne noblesse. 

ALAIN DE SAFFRÉ était, d'après une montre du 28 jan- 
vier 1370, un des chevaliers de la compagnie de Girard , 
sire de Rays, chevalier banneret. Son sceau, gravé dans les 
Planches de D. Morice, représente trois croisettes fleurde- 
lysées. La maison de Saffré remonte à Alain de Saffré, qui 
vivait en 1220. On trouve ensuite : Foulques, qui épousa 
l'héritière de Sion en 1360 ; Jean, un des chevaliers de la 
compagnie d'Olivier de Clisson; Louis, homme d'armes de 
la garde du duc , son écuyer et maître d'hôtel, en 1485 ; 
Catherine et Isabeau, dames d'honneur de la duchesse 
Anne. La terre de Saflfré était une châtellenie qui donnait 
le droit à ses possesseurs, de siéger aux Parlements géné- 
raux parmi les bannerets et les bacheliers. 

JEAN DE CHATEAUBRIAND, un des chevaliers de la 
compagnie de Girard Chabot, sire de Rays. (Montre du 
28 janvier 1370.) 

YVON DE LA JAILLE faisait partie, en 1370, des cheva- 
liers de la compagnie de Pierre Toumemine, s' de la Hunau- 
daye. Dans l'enquête établie, en 1371, pour la canonisation 
de Charles de Blois, Yves de la Jaille est ainsi désigné : 
nobilis vir D. Yvo de Jailla, miles, dominus dicti loci , et 
dominus Castri S. Marsi. Nan. Dioc. œtatis xlvi. La terre 
de Saint-Mars, dont il est ici question, était située dans 
l'évêché de Nantes et appartenait à la maison de la Jaille, 
depuis l'an 1196. 



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264 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

GUILLAUME DE ROUGÉ était, d'après une montre du 
27 janvier 1370, un des chevaliers de la compagnie de 
Pierre, s' de la Hunaudaye, chevalier banneret. Dans un 
compte de Tan 1377, de Jean Le Flament , trésorier des 
guerres du roi, Guillaume de Rougé figure comme ayant 
sous ses ordres un chevalier et six écuyers, 

JEAN DE LA COUR, un des chevaliers de la compagnie 
du sire de la Hunaudaye. (Montre du 29 janvier 1370.) On 
trouve un Jean de la Cour, peut-être fils du précédent, au 
nombre des nobles de Lamballe qui prêtèrent serment de 
fidélité au duc, en 1437. 

GUILLAUME DE PENHOET, un des chevaliers de la 
compagnie de Guillaume Bouëstel. (Montre du 29 janvier 
1370.) Par lettres du 10 septembre 1373, Charles V accorda 
à son amé et féal Guillaume , sire de Penhoët , chevalier, 
une pension viagère de deux cents livres , en récompense 
de ses loyaux services. 

JEAN D'ACIGNÉ, au nombre des chevaliers de la com- 
pagnie de Guillaume BouësteL (Montre du 29 janvier 1370.) 
Il servit en 1378, avec sept écuyers dans les guerres de 
Normandie, et fut envoyé, en 1388, en ambassade au roi 
par le duc de Bretagne. Ses armes, d'après un sceau de 
1379, sont d'hermines à la bande d'azur j chargée de trois 
fleurs de lys d'argent, à la bordure d'azur. Cimier : une 
tête de cerf. Supports : deucv sauvages. Légende : S. Jehan 
d'Acigné. Jean d'Acigné, Talné, chambellan du duc, fut 
fait prisonnier à la bataille de Nicopolis, en 1396. La maison 
d'Acigné, ramage de celle de Vitré, a produit nombre de 
chevaliers, parmi lesquels nous citerons Pierre, grand 
sénéchal de Provence, en 1411. Les sires d'Acigné siégeaient 
aux Parlements généraux parmi les bannerets et les bache- 
liers. 



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DU DUCHÉ DB BRBTAONB. 265 

ROBERT DE MAIMBIER est mentionné avec la qualité 
de chevalier dans une montre de Guillaume Bouëstel , du 
29 janvier 1370, et dans plusieurs autres montres de la 
même année. Nous citerons ensuite: Guillaume, au nombre 
des hommes d'armes qui ont servi le duc, en 1427; Georges, 
envoyé, en 1488, en ambassade en Angleterre; Guy on, au 
nombre des gentilshommes qui reçurent des habits de 
deuil, à l'époque de la mort du duc François' II, en 
1488. 

JULIEN COLIN , s' de la Briayb, db la Herbetibrb , 
d'Ardenkbs et autres lieux, chevalier, vivait en 1370, 
d'après le Dictionnaire des maisons nobles et anoblies de 
France, de M. Laine, qui nous apprend, en outre, que cette 
famille a produit un capitaine de cent hommes d'armes à 
la fin du XIV* siècle, nombre de gentilshommes au service 
des ducs de Bretagne, et, dans des temps postérieurs, des 
officiers de tous grades, un chef d'escadre des armées 
navales, etc. 

L'armoriai de M. de la Grasserie remonte l'origine de 
cette famille à messire Colin, s' d'Ingrande, chevalier, qui 
vivait, en 1247, et qui portait pour armes des merUttes 
sans nombre. Cette origine est controuvée , car Colin est 
ici un prénom et nullement un nom patronymique. En 
confondant les prénoms avec les noms, on peut facilement 
obtenir les descendances les plus illustres. Simon CoUin se 
croisa, en 1249, d'après une charte de Nymocium. {La 
noblesse de France aux croisades.) 

Messire GILBERT GIFFART, souvent cité par Froissart, 
était un chevalier breton passé au service des Anglais. Il 
combattit avec eux au combat de Pont-Valain, en 1370. 
Dans ce combat , les capitaines anglais étaient , rapporte 
d'Argentré , Thomas Granson , Hue de Caverley et Gilbert 



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266 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

Giflfart, grand compagnon, au temps passé, du connétable 
du Guesclin. 

GUILLAUME DE LA MOTTE était un des chevaliers de 
la compagnie d'Olivier de Clisson, en 1370. D'après un 
sceau de Tan 1379, ses armes étaient de gueules à la fasce 
d'argent j accompagnée de six fleurs de lys, trois en chef et 
trois en pointe. Supports : deux loups. Cimier : une tête de 
cheval, issant d'une couronne fleurdelysée. Légende: S. Guilr 
laume de la Motte. Le Dictionnaire des terres du comté 
nantais nous apprend qu'il était, en 1370 , s' de la Motte- 
Allemand, terre de haute justice située près de Saint- 
Nazaire. Il existe en Bretagne plusieurs familles appelées 
la Motte. 



1371. JEAN DE LA TEILLAYE, un des chevaliers de la com- 
pagnie d'Olivier de Montauban, chevalier. (Montre du 
10 avril 1371.) Il est mentionné dans une montre du 
22 août 1380, avec deux chevaliers et sept écuyers de sa 
chambre. Une quittance de ses gages du 17 janvier de la 
même année, est scellée de ses armes, deux fasces avec 
quatre besants en chef. Pierre de la Teillaye, peut-être 
son fils, était, en 1418, au service du roi avec seize 
écuyers. 

HUE DE LEET, au nombre des chevaliers de la com- 
pagnie de Jean du Juch, chevalier. (Montre du 10 avril 
1371.) Le nom de Leet figure souvent dans les montres des 
XIV* et XV* siècles. Guillaume de Leet, chevalier, fonda, 
en 1376, à l'abbaye de Buzay, trois messes par semaine. 
Olivier, écuyer d'écurie du dauphin , avait pour armes un 
écu losange, d'après une quittance du 4 décembre 1421. 
Pierre, s' de la Desnerie, évècbé de Nantes, reçut en don 



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Pt DUCHÉ DB BRETAGNE. 267 

du duc, des terres confisquées, en 1488, sur François de la 
Touche. 

ÉLIE DU ROUVRE est mentionné, dans une montre du 
10 avril 1371, parmi les chevaliers de la compagnie d'Henri 
de Plédran, chevalier. Élie du Rouvre est qualifié s^ du 
Bois-Bouëssel, ainsi que capitaine de Saint-Brieuc des Vaux, 
dans Tacte relatif à la ratification du traité de Guérande , 
en 1381. Son sceau, d'après M. de Courcy, représentait un 
sautoir, cantonné de quatre merlettes. Ce nom est aussi 
orthographié du Rouvray dans les Preuves de D. Morice, 
et du Rouvre, dans le Nobiliaire de M. de Courcy et dans 
l'ouvrage intitulé les anciens Évêchés de Bretagne. 

JEAN DU MUR est mentionné dans une montre d'Henri 
de Plédran du 10 avril 1371 , parmi les chevaliers de sa 
compagnie, et aussi parmi ceux de la compagnie de Ber- 
trand du Guesclin, dans diverses montres de la même 
année. Il existe en Bretagne plusieurs familles appelées 
du Mur ; nous ignorons à laquelle Jean du Mur appartient. 
Ce nom est très-ancien en Bretagne; Eudon, dit Mab- 
Gestin, fut présent à la fondation de l'abbaye de Bonrepos, 
en 1184; Guillaume était, en 1420, homme d'armes de la 
compagnie du vicomte de la Bellière ; Guillaume, capitaine 
de Guingamp, est mentionné parmi les écuyers du duc, 
dans un compte de l'an 1452. Plusieurs gentilshommes de 
ce nom figurent dans les compagnies d'hommes d'armes. 

EUSTACHE DE MAUNY faisait partie, d'après une 
montre du 1" mai 1371 , des chevaliers de la compagnie 
d'Olivier de Mauny, chevalier banneret. 11 figure avec un 
chevalier et vingt -sept écuyers de sa chambre, dans une 
montre du 1«' juin de la même année. Une quittance de ses 
gages, du 13 septembre 1372, est scellée de ses armes. 



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268 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

un croissant surmonté d'un lambel de trois pièces. Il était 
cousin de Bertrand du Guesclin, et prit part avec ses frères 
Olivier, Hervé, Alain et Henri à la bataille d'Auray, en 1364. 
Ils avaient embrassé le parti de Charles de Blois. Eustache 
de Mauny accompagna Bertrand du Guesclin en Espagne, 
en 1366, et servit sous ses ordres en Auvergne, en 1371. 

GEOFFROI GIFFART, un des chevaliers de la compagnie 
d'Olivier de Mauny. (Montre du 1" mai 1371.) Il servit dans 
les guerres de Bretagne avec quatre écuyers, d'après une 
quittance de ses gages, du 15 août 1380, scellée de ses 
armes, une fasce^ surmontée de deux étoiles. Légende : scel 
Geoffroi Giffart. 

ROBIN DE LA BOISSIÈRE ou DE LA BOUEXIÈRE est 
mentionné dans une montre du 1*' mai 1371, de Bertrand 
du Guesclin, parmi les chevaliers de sa compagnie. Il existe 
en Bretagne plusieurs familles portant le nom de la Bois- 
sière. 

JEAN RAGUENEL était, en 1371, un des chevaliers de 
la compagnie de Bertrand du Guesclin. Il prend les titres 
de vicomte de Dinan et de chevalier, dans une montre du 
1" juin 1373, reçue au siège de Brest, qui nous fait con- 
naître qu'il avait sous ses ordres vingt-sept écuyers. Il est 
appelé vicomte de la Bellière dans une montre du 17 no- 
vembre 1378. Son sceau, apposé à une quittance du 27 avril 
de la même année, représente un écartelé d'argent et de 
sable. Il suivit, en 1366, Bertrand du Guesclin en Espagne, 
et, de retour en France, prit part au siège de Conq, à la 
prise du château de Gournay dans Tlle de Jarzé, ainsi 
qu'aux sièges de Saint-Malo et de Brest. Il commanda une 
compagnie de gens d'armes pendant la guerre de Flandre 
en 1382, et se trouva à l'attaque du pont de Commines. En 



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DU DUCHÉ DE BRETAQNB. 269 

1386, il suivit en Castille Olivier du Guesclin avec une 
compagnie de trois cents lances, qu'il commandait avec 
Guy le Baveux. On le trouve mentionné dans un compte de 
Tan 1405, parmi les chambellans du duc. Il fut tué en 1415, 
à la bataille d'Azincourt. Il était petit-fils de Robin Rague- 
nel, un des chevaliers du combat des Trente, et père de 
Jean Raguenel , qui épousa rhéritière de Malestroit, et qui 
mourut le 25 novembre 1436. Leur fils fut, en 1452, maré- 
chal de Bretagne. 

GEOFFROI DE MAILLECHAT, un des chevaliers de la 
compagnie de Bertrand du Guesclin. (Montre du 1" août 
1371.) Il figure avec quatorze écuyers de sa chambre, dans 
une montre du 15 octobre 1374. Son sceau, apposé à une 
obligation du mois d'octobre 1375, souscrite par son frère 
Alain, représente une bande j chargée de trois channes. 
D'Argentré cite, parmi les capitaines bretons qui prirent 
part, en 1372, à la bataille de Chisey, Charles de Maillechat, 
qui aurait pu être le frère de GeoflFroi. La maison de 
Maillechat remonte à Olivier de Maillechat, qui, au mo- 
ment de partir pour la Terre-Sainte, fit une donation à 
Tabbaye de la Vieuville, en 1162. Plusieurs gentilshommes 
de ce nom sont mentionnés dans des montres d'hommes 
d'armes des XIV* et XV* siècles. 

ALAIN DE BEAUMONT, l'aîné, figure dans une montre 
du 1*' mai 1371, parmi les chevaliers de la compagnie die 
Bertrand du Guesclin. Il le suivit dans ses deux expéditions 
en Espagne, se trouva aux sièges de Maguelone et de Bir- 
viesca, ainsi qu'aux batailles de Navarette et de Montiel. De 
retour en France, il prit part, en 1370, au siège de Saint* 
Sever, et s'empara de la ville de Saint-Honorê-le-BeL II 
commanda, en 1372, à la bataille de Chisey, avec Maurice du 
Parc, l'aile gauche de l'armée française. Eâ récompense de 



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270 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

ses services, il fut institué la même année sénéchal du 
Poitou. 

Une lettre du roi Charles V, du 8 novembre 1379, contient 
ce qui suit : « Comme je pieça nous eussions retenu notre 
» amé et féal chevalier Alain de Beaumont au nombre de 
» quarante hojnmes d'armes, et de deux cents francs d'or 
» d'estat par mois ; nous, pour certaines causes qu'à ce nous 
» est meu, lui avons de nouvel ordonné d'avoir de creue 
» vingt hommes d'armes en sa compagnie, et cent francs 
» d'or d'estat par mois, au lieu de Guillaume de la Hous- 
» saye, pour nous servir en nos guerres au pays de 
» Guyenne, en la garde de nostre ville de Bergerac, sous le 
» gouvernement de nostre amé et féal chevalier Loys de 
» Sancerre, maréchal de France. Donné à Montargis, etc. » 
Alain de Beaumont fut un des chevaliers qui portèrent les 
quatre écus qui figurèrent aux obsèques du connétable 
du Guesclin, lesquelles eurent lieu à Saint-Denis, en 1380. 

Le franc comte de Longueville 
Porta le primier des escus. 
Frère fut de Bertrand sans guile. 
Dieu recieve s'ame la sus. 
Li cons de Dammartin nobile 
Fu avec luy, n*en doutez nuls, 
Le second escu par Saint-Gille 
Fu porté du seignour Gremus 
Alain de Biaumont, sans doubtance 
Li porta et deus chevaliers 
Monsieur Olivier sans failliance 
De Maugny y porta le tiers, 
Le quart escu par reverance 
Fu porté de nobles guerroyers 
Maugni, Beaumanoir en présence 
Et le Bègue fesaient le tiers. 

(Manuscrit de Saint- Aubin d'Angers.) 

ALAIN DE BEAUMONT, le jeune, est mentionné dand 
une montre du 1«' juin 1371, parmi les chevaliers de la 
compagnie de Bei'trand du Guesclin« 



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DU DUCHE DB BRBÏAÔNfi. 2^1 

JEAN DE LÉON, sire de Hacquevillb, chevalier, ser- 
vait en Auvergne sous les ordres du connétable du Gues- 
clin, avec un chevalier et trois écuyers, d'après une montre 
du 1" juin 1371. 

BERTHELOT LE ROUX, un des chevaliers de la compa- 
gnie du connétable du Guesclin. (Montre du 1" juin 1371.) 
Une quittance de ses gages, du 22 mai 1378, est scellée de 
ses armes : trois coquilles. Il existe en Bretagne d'autres 
familles de ce nom. 

LAURENT DE MÉEL, un des chevaliers de la compagnie 
du connétable du Guesclin. (Montre du 1" juin 1371.) Jean 
de Méel, chevalier, servait aussi en Normandie en 1371, 
sous les ordres du connétable, avec neuf écuyers. Son 
sceau, apposé à une quittance de ses gages du 10 août de 
la môme année, représente trois quintefeuilles. Eon de 
Méel, écuyer, servait également en Normandie avec cinq 
écuyers en 1378 ; sur son sceau on voit sept merlettes. 
Olivier de Méel figure avec quarante-cinq écuyers de sa 
compagnie, dans une montre du 1" septembre 1426. Ayant 
trempé dans l'assassinat du malheureux Gilles de Bretagne, 
il eut la tête tranchée à Vannes, en 1451, malgré les efforts 
que fit le roi pour lui sauver la vie. 

JEAN DE BEAUMANOIR, qu'il ne faut pas confondre 
avec le sire de Beaumanoir, chevalier banneret, est men-^ 
tionné dans une montre du 1«' juin 1371, parmi les cheva- 
liers de la compagnie du connétable du Guesclin. Jean de 
Beaumanoir et Robert de Guitté sont qualifiés maréchaux 
du connétable dans une montre de la même année. Jean, 
Alain et Robert de Beaumanoir, chevaliers , prirent part, 
suivant Froissart, à la bataille de Chisey. 

JEAN D'ORÉNGES figure, dans deux montres du !•' juin 
et du 1" juillet 1371, parmi les chevaliers de la compagnie 



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272 KBÛHËRGHÉS Stiîl tA ÔltËVALBRIB 

du connétable du Guesclin. Nous ignorons si ce chevalier 
est le même que Jean, s' d'Orenges, en Bretagne, frère 
de messire Nicole Paynel, Normand, qui, suivant d'Argentré, 
prit part, en 1356, sous l'enseigne de Bertrand du Guesclin, 
au combat de Montmurau. Il existait en Bretagne une 
famille appelée d'Orenges, qui possédait la terre de ce nom, 
située dans Tévèché de Rennes, et qui remontait à Guil- 
laume d'Orenges, un des défenseurs de Dol, en 1173. Plu- 
sieurs gentilshommes de ce nom figurent dans des montres 
d'hommes d'armes des XIV* et XV* siècles. 

THIBAUT DE SAINT-DIDIER, un des chevaliers de la 
compagnie du connétable du Guesclin. (Montre du 1" juin 
1371.) Il figure avec vingt-quatre écuyers de sa chambre, 
dans une montre reçue le 1" juin 1380, à Pont-Audemer. 
Cette maison remonte à Hamon de Saint-Didier, qualifié 
miles dans une charte de l'an 1070, de l'abbaye de Saint- 
Serge On trouve ensuite: Ruellan, chevalier, en 1240; 
Eudes, croisé, en 1248; Jean, chevalier, qui servait avec 
trois chevaliers et vingt-quatre écuyers, sous les ordres du 
connétable, en 1377 ; Guyot, en 1480, homme d'armes de la 
compagnie de Pierre de Rohan, s' de Gié, maréchal de 
France. La terre de Saint-Didier est située dans Tévêché de 
Rennes. 

GUILLAUME DES BRIEUX, un des chevaliers de la 
compagnie du connétable du Guesclin. (Montre du !•' juin 
1371.) Une enquête faite en 1391, au sujet des droits du duc 
sur ses vassaux, nous apprend que monsieur Guillaume, 
S' des Brieux , avait été maître d'hôtel du duc. Ce seigneur 
était sans doute fils d'autre Guillaume, qui fut arrêté à 
Paris au milieu d'un tournoi, en 1344, avec quelques autres 
seigneurs bretons, que Philippe de Valois fit conduire aux 
• halles de Paris, et exécuter^ immédiatement. 



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DU DUCHÉ DB BRBTAONB. 273 

RAOUL DE L*ISLE, un des chevaliers de la compagnie 
de Bertrand du Guesclin. (Montre du 1" juin 1371.) Il 
existe en Bretagne plusieurs familles appelées de Tlsle. 

JEAN DE TRÉAL, un des chevaliers de la compagnie 
du connétable du Guesclin. (Montre du !•' juin i371.) Il est 
qualifié chevalier dans plusieurs autres titres qui nous font 
connaître qu'il fut envoyé, en 1388, par le duc, en ambas- 
sade auprès du roi Charles VI, et qu'il fut ^maître d'hôtel 
du duc , en 1404. Cette maison tire son nom de la paroisse 
de Tréal, dont il est fait mention dans une charte de 
l'abbaye de Redon de 857. Elle a produit un évoque de 
Rennes, en 1364, un ambassadeur du duc en 1386, des 
maîtres d'hôtels, des chambellans des ducs, des capitaines 
de places fortes, etc. Le sire de Tréal prit place parmi 
les bannerets et les bacheliers, aux États de Vannes, en 
1462. 

RAOUL DE BEAUCHAMP est mentionné dans une 
montre du 1*' août 1371, parmi les chevaliers de la compa- 
gnie du connétable du Guesclin. On trouve un Pierre de 
Beauchamp, témoin avec Jean de Tournebec, comme lui 
Normand, d'une fondation faite, en 1166, à l'abbaye de 
Redon par le roi d'Angleterre. Mais il est possible qu'il se 
fût établi en Bretagne, et que Raoul de Beauchamp fiit un 
de ses descendants. 

RAOUL TESSON était, en 1371, un des chevaliers de la 
compagnie de Bertrand du Guesclin. Il figure avec neuf 
écuyers dans une montre de 1381. Il était probablement fils 
d'autre Raoul, chevalier, en 1312, commis par le duc 
Arthur avec Thibaut de la Feillée, chevalier^ pour évaluer 
la succession du vicomte de Rohan. La maison de Tesson, 
originaire de Normandie, est connue depuis Jourdan Tesson, 
II 18 



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274 RECHBRCHES SUR LA GHEVALBRIB 

mentionné dans un rôle de services militaires dus au mont 
Saint-Michel, en 1154. 

JEAN DE VILLIERS, un des chevaliers de la compagnie 
du connétable du Guesclin. (Montre du 1" octobre 1371.) Il 
servit, en 1380, dans les guerres de Bretagne, avec neuf 
écuyers, sous le commandement de Geoffroi Février, che- 
valier. Ses armes étaient, d'après une quittance de ses gages 
à laquelle était apposé son sceau , une croix j accompagnée 
au 1 et 4, d'une fleur de lys et demie ; au S et 3 j d'une 
rose. Cette maison, qu'il ne faut pas confondre avec celle de 
Villîers de l'Isle-Adam, originaire de Tlsle de France, re- 
monte à Gautier de Villiers, témoin d'un accord passé, en 
1235, entre Raoul de Fougères et Guy Mauvoisin ; Jean de 
Villiers était scolastre du chapitre de Dol, en 1340; Eon 
servait, comme écuyer, dans la compagnie d'Olivier de 
Clisson, en 1375.0n trouve beaucoup d'autres gentilshommes 
de ce nom dans les montres bretonnes d'hommes d'armes. 

BERNARD DE MAREIL faisait partie des chevaliers de 
la compagnie de Bertrand du Guesclin, d'après une montre 
du 1" octobre 1371. Henri de Mareil est cité par d'Argentré 
parmi les capitaines bretons qui suivirent Bertrand du 
Guesclin en Espagne; Guillaume de Mareil portait, d'après 
un sceau de 1435, échiqueté d'hermines et de gueules; 
Bertrand de Mareil fut créé, en 1453, chevalier de l'Hermine. 

JEAN MARTEL, au nombre des chevaliers de la compa- 
gnie du connétable du Guesclin. (Montre du 1«' octobre 
1371.) Il figure dans une montre du 22 juillet 1392, avec 
un chevalier et onze écuyers de sa compagnie. Son sceau 
représente un fretté. Supports : deux lions. Cimier : une tête 
de chien. Ces armes sont celles des Martel, s" de la Ville- 
Gallé, de la Ville-Josse et de la Mettrie, paroisse de Henna- 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 275 

bihan, évôché de Saint-Brieuc. Une autre famille du môme 
nom habitait Févêché de Nantes. 

HERVÉ LE COQ ou LE COCH, chevalier, servait avec 
neuf chevaliers et trente écuyers de sa compagnie sous les 
ordres du connétable de France , d'après une quittance de 
ses gages du 6 août 1371, scellée de ses armes, deux fasces. 
Perrot le Coq signa l'acte d'association de la noblesse de 
Bretagne, en 1379; Jamet était auditeur à la chambre des 
Comptes, en 1403; Alain est mentionné parmi les hommes 
d'armes de la compagnie de Guy de Laval, sire de la Roche- 
Bernard, dans une montre de l'an 1426. 

Monsieur ROGER DAVID, très-cher seigneur, époux de 
Jeanne de Rostrenen, vicomtesse de Rohan, est ainsi qua- 
lifié dans un acte du 29 mai 1371, par lequel elle cède au 
duc, pour la somme de mille livres de rente viagère, la terre 
de Guémené-Guingamp. Cet acte est scellé des armes de 
Roger David, qui sont une fasce accompagnée de trois 
roses, et de celles de Rohan et de Rostrenen. Jeanne de 
Rostrenen avait épousé en premières noces Alain, vicomte 
de Rohan. Le roi d'Angleterre avait fait don à Roger David, 
capitaine anglais, par lettres datées du l*"^ avril 1364, de la 
châtellenie de Guémené-Guingamp, et l'avait nommé capi- 
taine de Quimperlé. Nous ignorons si la postérité de Roger 
David se fixa en Bretagne, et nous ne le nommons que 
comme ayant été s' de Guémené-Guingamp. 

GEOFFROI DE PONTGLOU. (Cession faite au duc en 1371 , 
par Jeanne de Rostrenen, de la terre de Guémené-Guin- 
gamp.) Il est mentionné, dans une montre du 1«' janvier 
1375, parmi les chevaliers de la compagnie d'Olivier de 
Clisson. Il prêta serment au duc et donna son scellé, comme 
capitaine de Brest, le 24 février 1371. Son sceau représente 
les armes suivantes : de gueules à trois fasces d'argent, au 



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276 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

franc canton écartelé d'or et d'azur. Légende: S. Giefroi 
dePoulglou. Il fut nommée en 1381, iiar le duc, capitaine de 
Saint-Malo. Maurice, peut-être son fils, prêta serment au 
duc parmi les nobles de Tréguier, en 1437 ; Raoulet était, 
en 1481, un des soixante-quinze archers de la garde du 
corps du duc. 

JEAN DE SAINT-NOUAN. (Cession faite au duc en 1371, 
par Jeanne de Rostrenen, de la terre de Guémené-Guin- 
gamp.) Jean de Saint-Nouan est mentionné dans une montre 
du !•' janvier 1371, parmi les chevaliers de la compagnie 
de Maurice de Tréziguidy. Cette maison, qui remonte à 
Mahaut de Saint Nouan, chevalier, en 1268 , a produit, en 
1454, un chevalier de THermine. 

Monsieur HENRI LE PARISY scella un acte du 29 mai 
1371, concernant la cession faite au duc par Jeanne de 
Rostrenen de la terre de Guémené-Guingamp. Il est dési- 
gné par ces mots: Henricus Parisy, miles de Britanniâ, 
dans un compte du trésor royal de l'an 1385. Il fut sans 
doute père d'autre Henri, qui était, en 1414, maître de la 
vénerie du duc, et, en 1419, grand-maltre des eaux et forêts 
de Bretagne. 

AUFFRAY DE MONTBOURCHER, chevalier, figure » 
comme témoin, dans l'enquête établie, en 1371, pour la 
canonisation de Charles de Blois. 

MAURICE DU PARC, qui fut, en 1350, un des écuyers 
du combat des Trente, est désigné ainsi qu'il suit, dans 
l'enquête qui eut lieu, en 1371, pour la canonisation de 
Charles de Blois : nobilis vir Mauricius de Parcu, miles, 
parrochianus de Roslohen. Trec. Dioc. œtatis l annorum. 
Cette enquête constate qu'il avait été chambellan de 
Charles de Blois, pendant les dix dernières années de la vie 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 277 

de ce prince. Il fut aussi pour lui capitaine de Quimper, et 
contribua à sa rançon pour une somme de cinq mille écus, 
en 1359. Après la mort de Charles de Blois, tué à la bataille 
d'Auray, en 1364, Maurice du Parc entra au service du 
comte de Montfort, devenu par suite du traité de Guérande, 
légitime souverain de Bretagne. Ce prince, dans des lettres 
du !•' mai 1369, données en faveur de Maurice du Parc, 
rappelle son très chier, amé escuyer et chambellan, autre- 
fois capitaine de Quimper-Corentin et garde du pays de 
Comouailles. En 1372, il commanda avec Alain de Beau- 
mont, à la bataille de Chisey, l'aile droite de l'armée fran- 
çaise. Il fut aussi gouverneur de la Rochelle. M. Guérin de 
la Grasserie prétend, dans son Armoriai de Bretagne, que 
Maurice du Parc appartenait à la famille du Parc de Loc- 
maria, dont les armes sont trois jumelles. M. de Courcy, 
au contraire, attribue le combattant des Trente à la famille 
du Parc, s' dudit lieu, paroisse de Rosnoën, évôché de Cor- 
nouailles, dont les armes sont d'azur au léopard d'or, au 
lamhel de gueules , qui sont les armes de la maison du Faou, 
dont il suppose que ces du Parc sont issus. Cette opinion 
nous semble la plus probable ; nous ferons seulement remar- 
quer que l'enquête de 1371, indique la paroisse de Roslohen 
ou Rosnoën comme faisant partie du diocèse de Tréguier^ 
et non de celui de Comouailles ; mais, depuis cette époque, 
les limites de ces diocèses ont pu changer. 

GUILLAUME DE KERIMEL, nohilis vir D. Gullielmus 
de Kaerimel, miles, astatis xxx annorum, est ainsi désigné 
dans l'enquête de 1371, relative à la canonisation de Charles 
de Blois. Il déclara que, se trouvant avec Geoffroi du 
Plomb , chevalier, ils virent sortir du sang du portrait de 
Charles de Blois. Il raconte aussi qu'à la bataille d'Auray, 
il fut fait prisonnier par un Anglais, nommé Colin Pié- 
don. 



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278 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

GEOFFROI DU PLOMB, dominus Gullielmus de Plombo, 
miles, témoin dans Venquête de 1371, relative à la canoni- 
sation de Charles de Blois. On trouve Michel de Plomb au 
nombre des écuyers de la compagnie de Nicole Paynel , 
chevalier banneret, dans une montre du 1" mai 1421. 

PIERRE DU GUESCLIN est qualiûé miles dans l'enquête 
qui eut lieu, en 1371, pour la canonisation de Charles de 
Blois. Suivant du Paz, Pierre du Guesclin, s*" du Plessis- 
Bertrand, fut fait prisonnier, en 1364, à la bataille d'Auray, 
par un capitaine anglais , nommé Guillaume de Latimer , 
auquel il paya pour sa rançon quinze cents écus d'or. 

GUILLAUME LE BARD , miles, figure, comme témoin, 
dans l'enquête de 1371, pour la canonisation de Charles de 
Blois. Cette maison remonte à Geoflfroi le Bard ou le Bart, 
dont le sceau, gravé avec la date de 1241, dans les Planches 
de D. Morice, représente un léopard. Macé le Bart fut 
chancelier de Bretagne, en 1390, et Thomas, chevalier de 
l'Hermine, en 1454. 

HERVÉ DE KERALEN, nobilis vir D. Henricus de Keron 
len, miles, xl annorum, est ainsi désigné dans l'enquête 
relative à la canonisation de Charles de Blois. Elle nous 
apprend qu'il avait été capitaine des archers de ce prince. 
Alain de Keralen servait dans les guerres de Bretagne, sous 
les ordres du sire de Bueil, en 1380 ; Jean rendit hommage 
au vicomte de Rohan en 1396. 

JEAN D'INGRANDE, miles, de la paroisse d'Azay, près 
de Chàteaugontier, figure, comme témoin , dans l'enquête 
relative à la canonisation de Charles de Blois. Il est men- 
tionné dans une montre du 27 janvier 1382, parmi les 
chevaliers de la compagnie d'Eon de Lesnerac , capitaine 
de Clisson. Ingrande est une baronnie avec ville et château, 



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DU DUCHÉ DB BRETAGNE. 279 

située partie en Anjou, partie dans Tévôché de Nantes. 
Colin dlngrande se croisa, en 1248. 

ROLLAND MADEUC, D. Rollandus Madeuc , miles. 
(Enquête pour la canonisation de Charles de Blois.) Un 
sceau de Rolland Madeuc, de Tan 1407, représente un 
léopard j accompagné de sept coquilles 4 et 3. Supports: 
un léopard et un lion. Timbre : une tête d'homme. Cette 
maison a produit d'autres chevaliers, un seigneur croisé, en 
1248, des écuyers et des chambellans des ducs, des capitai- 
nes de places fortes, et en 1454, un chevalier de THermine, 
en faveur duquel les terres de Crénelles, de Guémadeuc et 
de Launay, furent érigées en bannière. 

GEOFFROI DESTRAT, miles. (Enquête pour la canoni- 
sation de Charles de Blois.) 

GUILLAUME LE VOYER, Gullielmus Villici. miles, 
figure dans Fenquête relative à la canonisation de Charles 
de Blois, et dans une montre du 1'^ février 1380, qui nous 
apprend qu'il était au service du roi avec neuf écuyers. 
Son sceau représente trois haches d'armes, armes des le 
Voyer de Trégomar. Dans une autre montre de 1380, il est 
qualifié capitaine de la Roche-Goyon. 

MORICE DE PLUSCALLEC (orthographié aussi de Plus- 
quellec et de Ploësquellec) figure dans Tenquête établie 
pour la canonisation de Charles de Blois. Geoffroi Bemabit, 
écuyer, déposa qu'il vit du sang couler du portrait de 
Charles de Blois, et qu'il en recueillit de la main de mon- 
sieur Morice de Pluscallec, chevalier, qui, avec un couteau, 
en avait enlevé quelques gouttes. Morice de Pluscallec est 
mentionné parmi les chevaliers qui ratifièrent le traité de 
Guérande, en 1381. Le sceau d'un autre Morice de Plus- 
callec, chevalier banneret, en 1416, représente trois che- 
vrons. 



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280 BECHBRGHE8 SUR LA. CHByALBRIE 

ALAIN DE KERNEVENOY prêta serment de fidélité au 
duc, avec quelques autres chevaliers, en 137i. Son sceau, 
donné avec la date de 1371, dans les Planches de D. Morice, 
représente un écu vairé d'azur et d'argenU un franc can- 
ion à dextre. Un autre Alain de Eemevenoy est mentionné 
dans une montre de 1421 , au nombre des écuyçrs de la 
compagnie de Jean Rogon, écuyer ; Guillaume faisait partie 
des écuyers de la compagnie de Thibaut de la Clartière, en 
1421; le seigneur de Kernevenoy, sergent féodé sous la 
barre d'Hennebont, ne se présenta pas au parlement gêné* 
rai tenu à Vannes, en 1462. 

HENRI DU PERENNO est mentionné parmi les cheva- 
liers de la compagnie d'Olivier de Clisson, dans une montre 
du 1«' janvier 1375, ainsi que dans diverses autres montres. 
Henri du Perenno pourrait avoir été frère de Guillaume, 
dont il sera parlé ci-après, et d'Hervé, qui fut commis, en 
1379, par le sire de Clisson, pour passer la revue des qua- 
rante hommes d'armes, qui étiaient sous les ordres de Jean 
du Juch, chevalier, capitaine de Conq. Le sceau d*Hervé du 
Perenno représente une fasce ondée. On trouve encore, 
Jean, un des écuyers de la compagnie d'Olivier de Clisson 
en 1371. 

GUILLAUME DU PERENNO, chevalier, ou en français, 
Guillaume de la Perenne, est l'auteur d'un curieux roman 
en vers, dans lequel sont relatés les exploits de Silvestre 
Budes et des Bretons en Italie, en 1379. Guillaume du 
Perenno l'avait accompagné dans cette expédition. Ce 
nom est quelquefois aussi orthographié de Perenno. 

EVEN CHESNEL, chevalier, prêta serment de fidélité au 
duc, par lettres du 4 décembre 1371, scellées du sceau de 
M. de Bléhéban. Il a existé en Bretagne deux familles du 



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DU DUCHÉ DB BRBTA6NB. 281 

nom de Chesnel. Uuue d'elles a été maintenue, en 1669; elle 
portait de sable à la bande fuselée d*or. Â Taatre famille, 
depuis longtemps éteinte, appartenait Georges Chesnel, 
chevalier, chambellan du duc, capitaine du château du Cor- 
mier, tué en 1415 à la bataille d'Âzincourt, et dont les 
armes étaient, d'après un sceau de Tan 1402, trois charmes 
ou marmites. Dans une charte de Tan 1163, de Raoul de 
Fougères, pour Rillé, on voit que Raoul de Sens et son frère 
firent don à cette abbaye de neuf journaux de terre, avec 
le consentement de Georges Chesnel, leur seigneur; Robert 
Chesnel, chevalier, vivait, en 1235; Jean, s' de Malechat, 
lieutenant du capitaine de Dinan, défendit, suivant d'Âr- 
gentré, cette ville assiégée par les Français, en 1488. 

Monsieur DE BLÉHÉ6AN, dont il a été fait mention à 
l'article précédent, est Pierre de Bléhéban, qui devint s' de 
Sulé , par suite de son mariage avec Thomasse de Sulé , 
ainsi que nous l'apprennent des lettres du 13 juillet 1378, 
de Jeanne, duchesse de Bretagne, comtesse de Penthièvre, 
en faveur de ce seigneur. Les armes de Pierre de Pléhéban 
sont, d'après un sceau de l'an 1370, gravé dans les Planches 
de D. Morice, de gueules à la croix d'argent^ cantonnée 
de quatre étoiles de même. Supports : deux aigles. Cimier : 
deux plumes. Légende : S. Pierre de ... heban. Ce nom a 
été aussi orthographié de Blébéhan. Ce Pierre de Bléhéban 
était probablement fils d'autre Pierre, un des écuyers de 
la compagnie du sire de Rochefort, en 1356. Ce nom de 
Pierre était souvent porté dans cette famille, car nous trou- 
vons mentionné dans un compte de Jean Mauléon, trésorier, 
Pierre de Pléhéban, comme ayant sous ses ordres, en 1427, 
vingt-deux hommes d'armes et quinze de trait. Les sei- 
gneurs de Bléhéban siégeaient aux Parlements généraux 
parmi les bannerets et les bacheliers. 



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282 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

1372. EON DE ROCHEFORT, chevalier, capitaine de vingt- 
cinq hommes d'armes, était employé par le roi à la garde 
des forteresses de Bretagne, ainsi que nous l'apprend une 
quittance de ses gages du 8 mars 1372, scellée de ses armes, 
qui sont, un lion vairé. Supports: deux harpies. Timbre: 
une couronne fleuronnée. Il prend le titre de vicomte de 
Donges, dans son testament du 22 novembre 1372. 

Messire PIERRE BOUEL fut, suivant d'Argentré, un 
des capitaines bretons qui prirent part, en 1372, à la 
bataille de Chisey. 

Monsieur GUILLAUME FONDRIGAY, chevalier breton, 
rapporte d'Argentré, qui pendant sept ans avait servi les 
Anglais, vint, au moment où allait être livrée la bataille de 
Chisey, trouver le connétable, et lui demanda pardon, lui 
promettant que désormais il serait bon Français. Le conné^ 
table lui pardonna, et depuis Fondrigay devint un vaillant 
capitaine. Il mourut, en 1390, en Barbarie, à l'assaut de 
Malidia. Toutefois Froissart, en parlant de cette expédition 
et de ceux qui y prirent part, ne donne à Guillaume Fon- 
drigay que la qualité d'écuyer. Nous voyons dans les 
Preuves de l'histoire de Bretagne de D. Morice, qu*en 1386, 
Richard Fondrigay et sa femme Jeanne de Ravalen avaient, 
avec Berthelot du Dreizouc, un procès qui fût jugé aux 
États de Rennes. 

BRIENT DE LANNION, chevalier, gouverneur de la comté 
de Montfort, pour très-noble et très-puissant prince Mon- 
seigneur Bertrand du Guesclin, connétable de France, 
prend ces qualités dans une quittance du 7 juillet 1372, 
scellée de ses armes, qui sont trois merlettes, avec un chef 
chargé de trois quintefeuilles. Supports: deux sauvages. 
Cimier: une merlette. Contre-scel: les armes de Bretagne, 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 283 

avec un franc-quartier, chargé d'un lion. Le connétable 
vendit ce comté au roi, qui maintint dans le poste de gou- 
verneur Brient de Lannion. Il servit sous les ordres du 
connétable en Normandie, et se trouva, en 1364, à la prise 
de Mantes, où il fit prisonnier un chevalier nommé Léger 
d'Orgessin, pour la rançon duquel le roi lui paya douze 
cents francs d'or. Il se trouva, en 1373, au siège de Brest, et 
servit, en 1378, avec neuf écuyers. En 1379, le roi ayant 
essayé de réunir la Bretagne à la France, prient de Lannion 
abandonna son service et signa l'acte d'association de la 
noblesse bretonne pour la défense du pays. Jean de Lan- 
nion, fils de Brient , fut en 1404, chevalier, chambellan du 
duc et capitaine de Brest; Olivier et Yvon furent créés, en 
1488, par le duc d'Orléans, chevaliers du Camail. La Ches- 
naye des Bois a avancé, sans preuves, qu'ils avaient été 
successivement vice-amiraux de Bretagne. La maison de 
Lannion tire son nom de la ville de Lannion, domaine de 
la maison d'Avaugour, ce qui pourrait faire supposer qu'elle 
en est issue. Néanmoins, on ne trouve, avant le XIV* siècle, 
rien de relatif à cette maison fort distinguée, qui a produit 
des lieutenants -généraux, des commandants de vaisseaux, 
et autres officiers de marque. 

HENRI DE KERENNOU, chevalier, scella l'acte par 
lequel Olivier de Vauclerc , chevalier, nommé capitaine de 
Surydorf, près de Saint-Malo, prêta serment de fidélité au 
duc le 18 décembre 1372. Le sceau d'Henri de Kerennou 
représente une fasce vivrée. Supports : deux sauvages. 
Cimier: une couronne fleurdelysèe et un vol d* aigle. Jeanne 
de Kerenno était, en 1457, demoiselle d'honneur des filles 
de la duchesse Isabeau. 

1 373. YVON DE COEFFRESNE est mentionné, dans une mon- 
tre du 1" juin 1373, au nombre des chevaliers de la com- 
pagnie de Geoflfroi de KerimeL 



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284 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

GUILLAUME DE COETREVAN est mentionné dans une 
montre du !•' juin 1373, parmi les chevaliers de la compa- 
gnie de Geoflfroi de Kerimel, et, dans diverses montres de 
Tan 1379, parmi ceux de la compagnie d'Olivier de Clisson. 
Il signa l'acte d'association de la noblesse, en 1379, et ratifia, 
en 1381, le traité de Guérande. Henri de Coëtrevan, cheva- 
lier bachelier, servait avec neuf écuyers sous les ordres du 
comte de Richement, en 1414 ; son sceau, apposé à une 
quittance de ses gages, représente un écarteléj chargé de 
trois croissants. 

GEOFFROI DE BARACH était un des chevaliers de la 
compagnie de Geoffroi de Kerîmel, d'après une montre du 
!•' juin 1373. Le nom de Barach a aussi été orthographié 
Bara ou Barra. Olivier de Barra ratifia, en 1275, le change- 
ment du droit de bail en rachat. Le sceau d'Even Bara, qui 
vivait en 1306, représente un cheval gai. Jean Bara est 
mentionné avec un chevalier et douze écuyers dans une 
montre reçue à Nantes le 1*' juin 1380. Il apposa son sceau, 
en l'absence de celui de Guillaume de Derval , chevalier 
banneret, à une quittance donnée par ce seigneur, le 12 oc- 
tobre 1383, à Jean le Flament, trésorier des guerres. Ce 
sceau représente deux fasces, accompagnées de deux fleurs 
de lys. Supports : deu^ aigles. On trouve d'autres person- 
nages de ce nom , mentionnés dans des montres d'hommes 
d'armes ; mais nous ignorons s'ils appartiennent, ainsi que 
ceux que nous avons cités, à une seule famille, ou à des 
familles différentes, car la diversité des sceaux n'est pas 
toujours une preuve de la diversité des familles. 

GUILLAUME LE ROY, un des chevaliers de la compa- 
gnie du sire de Montauban, chevalier banneret. (Montre 
du !•' septembre 1373.) Il existait, à l'époque de la réforma- 
tion de la noblesse de Bretagne, plusieurs familles appelées 
Le Roi, dont aucune ne parait remonter au XIV* siècle. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNB. 285 

OLIVIER DE LA ROCHE, au nombre des chevaliers de 
la compagnie du sire de Montauban. (Montre du !•' sep- 
tembre 1373.) Nous ignorons à laquelle des familles de la 
Roche Olivier de la Roche appartenait. 

GILBERT DE COMBRAY servait au siège de Brest dans 
l'armée du connétable du Guesclin , avec un chevalier et 
sept écuyers, d'après une montre du 13 juin 1373. Il est 
mentionné avec le titre de chevalier, dans d'autres montres, 
a Le connétable, rapporte D. Morice dans son Histoire de 
» Bretagne, laissa deux mille hommes pour commencer le 
siège de Brest. Les capitaines de ces Bretons étaient le 
« vicomte de Rohan, Pierre de Rostrenen, Gilbert de Com- 
» bray, Henri de Plédran et Brient de Lannion. » Cette 
famille de Combray est probablement la même que celle de 
Cambray, dont il est fait aussi mention dans les Preuves 
de D. Morice. Richard de Combray est mentionné parmi les 
chevaliers et écuyers normands et bretons qui furent faits 
prisonniers, en 1173, au siège de Dol; le bâtard de Cambray 
figure parmi les cent dix -neuf gentilshommes qui défendi- 
rent le mont Saint- Michel, en 1429; Foulques de Cambray 
est mentionné parmi les cl^evaliers de la compagnie de 
Guy de Laval, sire du Gavre, en 1426; Marie de Cambray 
était, en 1442, une des demoiselles d'honneur de la du- 
chesse. 

1374. Messîre ROBERT D'ARGENTRÉ figure, comme témoin, 
avec messire Jean de Coësmes et messire Jean de Beloczao, 
dans le contrat de mariage d'Olivier de Clisson avec Cathe*- 
rine de Lavah (D'Argentré, p. 567.) Du Paz a donné la 
généalogie de la maison d'Argentré, depuis Renaud, s' de 
Launeel, qui vivait, en 1095. Il attribue ensuite, mais sans 
en apporter aucune preuve, la qualité de chevalier à Pierre, 



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286 RBCHBRCHES SUR LA GHEVALBRIA 

Robert, André P' du nom, André II* du nom, descendant 
successivement de Renaud. Cette mention ne peut être 
considérée que comme un simple renseignement. Quant à 
Robert, il lui donne les qualités de messire et de s^ de Lau- 
neel, et dit qu'il fut présent au traité de mariage passé 
entre messire Olivier de Clisson , connétable de France , et 
Catherine de Laval. Il ajoute qu'il n'eut qu'une fille, qui 
fut mariée avec Guillaume de Marcillé. Pierre d'Argentré, 
S' du Val , issu d'une branche cadette , fut un des gentils- 
hommes bretons qui, avec Jean de Keranlouët, leur capi- 
taine, attaquèrent le fameux Jean Chandos, près du pont 
de Lussac, en Poitou, où il fut tué. Pierre d'Argentré fut 
fait prisonnier dans cette rencontre, et après avoir payé sa 
rançon, continua à faire la guerre aux Anglais. Il devint 
capitaine de Poitiers. Un autre seigneur de la maison 
d'Argentré , nommé Pierre , sénéchal de Rennes , fut fait 
chevalier par le duc François III, dauphin de France, lors 
de son couronnement à Rennes, en 1532. Bertrand d'Argen- 
tré, fils du précédent, conseiller du roi et président au 
présidial de Rennes, est l'auteur d'une Histoire de Bretagne,* 
imprimée, en 1618, qui a illustré son nom. 

JEAN DE LANDIVY servait avec huit écuyers sous les 
maréchaux de. France, d'après une montre du 1«' décembre 
1374. Il est mentionné dans une montre du 5 septembre 
1380, avec sept chevaliers et quatre-vingt-huit écuyers de 
sa compagnie, destinés à passer en Angleterre avec le sire 
de la Trémoille. Il est qualifié chevalier et chambellan du 
roi, dans une quittance de ses gages du 22 juin 1401. 
ÎD. Morice le cite parmi les capitaines bretons qui servirent, 
en 1378^ en Normandie, sous les ordres du connétable. Les 
armes de Jean de Landivy étaient, d'après des sceaux, 
l'un de 1386, et l'autre de 1401, fascé d'or et de 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 287 

gueules de six pièces. (Voy. art, Guillaume de Landivy, 
année 1351.) 

PIERRE BARDOUL, chevalier, servait en Normandie 
sous les ordres de Jean de Vienne, amiral de France, 
d'après une quittance de ses gages, du 7 octobre 1394, 
scellée de ses armes, qui sont une fasce accompagnée de 
deux burèles. Cette maison remonte à Thomas , qui , avec 
ses frères, ratifia, en 1199, une concession de leur père à 
Saint-Sulpice de Rennes. Plusieurs gentilshommes de ce 
nom figurent, aux XIV et XV* siècles, dans les compagnies 
bretonnes d'hommes d'armes. Jacques, chevalier de Saint- 
Jean de Jérusalem, fut un des défenseurs de Rhodes, 
assiégé par Mahomet II, en 1480. Cette famille était éteinte 
à l'époque de la Réformation de 1669. Une autre famille 
du même nom a été maintenue à la même Réformation. 

GUILLAUME DE KERMARTIN, chevalier, servait en 
Normandie avec dix-neuf écuyers, sous Jean de Vienne, 
amiral de France, ainsi que nous l'apprend une quittance 
de ses gages, du 17 octobre 1374. D. Morice rapporte qu'il 
fut nommé par du Guesclin, en 1373, capitaine du château 
de Huelgoët. Dans un compte du trésor royal, de l'an 1385, 
il est ainsi désigné : Guillelmus de Kaermartin , miles de 
Britannia. Yves Helory, prêtre du diocèse de Tréguier, 
canonisé sous le nom de Saint- Yves, mourut, en 1303, au 
château de Kermartîn, et cette circonstance a fait croire à 
divers auteurs qu'il appartenait à la famille de Ker- 
toartin. 

GAUVAIN DE PERRIÈRE, chevalier, servait avec quatre 
écuyers sous, Jean de Vienne, amiral de France, d'après 
une quittance de ses gages du 21 décembre 1374. Son sceau, 
apposé à cette quittance, représente trois fers de cheval en 
orle. Ces armes sont celles d'une famille de l'évèché de 



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288 RBGHBRGHBS 8UR LA CHBYALBRIE 

Saint-Brieuc, qui a été maintenue sur preuves remontant 
à Bertrand Perrière, qui vivait à la fin du XIV siècle. Jean 
Perrière, écuyer, de la paroisse de Ploasne, évêché de 
Saint-Malo, figure, comme témoin, dans Tenquète établie, 
en' 1371, pour la canonisation de Charles de Blois; il est 
qualifié chevalier, dans la ratification du traité de Guérande, 
en 1380. Olivier Perrière, chevalier, servait avec six écuyers, 
en 1378. Un seigneur de Perrière, partisan de Charles de 
Blois, se trouva, suivant d'Argentré, à la bataille d'Auray, 
en 1364. Raoul de Perrière est cité par D. Morice, parmi 
les seigneurs bretons qui périrent, en 1415, à la bataille 
d'Azincourt. On trouve d'autres gentilshommes de ce nom 
mentionnés dans les montres d'hommes d'armes du XV« siè- 
cle. 

Une famille de l'évèché de Nantes, appelée de la Perrière, 
et qui portait d* argent à trois fers de mules de sable, a 
été maintenue à la Réformation de 1669. Les Planches de 
D. Morice contiennent le sceau d'un Guillaume de la Per- 
rière , écuyer, en 1380 ; il représente un gironné d* argent 
et d'azur de huit pièces. Il a existé aussi en Bretagne une 
famille appelée des Perrières. 

Messire JEAN DE MALESTROIT, fils aîné de Jean' de 
Chàteaugiron , s' de Malestroit et d'Oudon , succéda à son 
père, en 1374, rapporte du Paz, et conserva le nom de 
Malestroit, seigneurie entrée vers l'an 1352 dans sa famille, 
par le mariage d'Hervé de Chàteaugiron, avec l'héritière de 
Malestroit. Il est mentionné au nombre des chevaliers qui 
signèrent l'acte d'association de la noblesse, en 1379, pour 
repousser l'invasion des Français. Il battit un corps d'Es- 
pagnols au service du roi de France, qui avaient attaqué 
le château de Sucinio, dont il était capitaine. En 1382, il fit 
partie de l'armée que le duc de/^Bretagne envoya contre 
les Flamands révoltés, et prit part à l'attaque du pont de 



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DU DtCHÉ DB BRETAGNE. 289 

Commines, et à la bataille de Rosebecque, où Arteweld fut 
tué. Il commandait, avec le sire de Combourg, son frère, le 
vicomte delaBellière et autres vaillants capitaines, l'armée 
bretonne qui assiégeait Brest au pouvoir des Anglais, en 
1386, et se distingua dans plusieurs combats qui eurent 
lieu sous les murs de cette ville. Il assista aux États de 
Vannes, et mourut en 1394. Suivant du Paz, il eut de son 
mariage avec Jeanne de Lohéac un fils nommé Jean, qui 
devint s' de Kaër, et une fille nommée Jeanne, qui, en 1394, 
lui succéda dans la seigneurie de Malestroit, et épousa 
ensuite Jean Raguenel , s' de la Bellière , qui devint , par 
suite, s^ de Malestroit. Ainsi, le fils de Jean de Malestroit 
ne serait pas devenu s' de Malestroit après la mort de son 
père, fait surprenant, ajoute du Paz, mais qu'il laisse à 
expliquer à ceux qui auront plus de jugement et de meil- 
leurs titres et mémoires que lui. Suivant du Paz, toutes les 
branches de la maison de Malestroit se seraient fondues 
dans celles de Châteaugiron. Cette matière est fort obscure 
et aurait besoin d'être éclaircie. Il est regrettable que du 
Paz , à l'histoire des seigneuries les plus importantes de 
Bretagne, n'ait pas joint les généalogies complètes, basées 
sur des titres authentiques, des maisons qui les ont possé- 
dées. Les renseignements qu'il donne sont certainement 
précieux, mais insufiflsants. Il serait désirable que son 
œuvre fût reprise et plus complètement traitée par un 
auteur de talent. 

1375. ROBERT DE BEAUMANOIR, frère de Jean, s' de Beau- 
manoir, chevalier banneret , figure parmi les chevaliers de 
la compagnie d'Olivier dé Clisson, dans une montre du 
1" janvier 1375. Il succéda à son frère, qui fut assassiné 
par les ordres de Jean Toumemine, s' de la Hunaudaye. 
Les preuves judiciaires n'ayant pas paru suffisantes, Robert 
II 19 



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290 BECHBRCHBS SOR LA CHEVALERIE 

de Beaumanoir demanda au duc la permission de combattre 
Jean Tournemine en champ clos. Le duel eut lieu à Nantes 
sur la place du Bouflfay, le 20 décembre 1386. Tournemine 
fut vaincu, enlevé hors du camp, et ne dut la vie qu'aux 
prières de Beaumanoir et de ses amis. Froissart cite Robert 
de Beaumanoir au nombre des chevaliers bretons qui prirent 
part à la bataille de Chisey, en 1372. 

GUILLAUME HAY prend le titre de chevalier dans une 
quittance de ses gages du 5 juillet 1375, qui nous fait 
connaître qu'il était au service du roi avec quatre écuyers. 

JEAN DE MALESTROIT, qui, en 1371, n'était encore 
qu'écuyer, rapporte Froissart , fut un des capitaines bretons 
qui à cette époque faisaient la guerre aux Anglais en 
Guyenne. Plus tard il devint chevalier, car les historiens 
bretons et Guillaume du Perenno, qui composa, en 1390, un 
poëme sur les Gestes des Bretons en Italie, rapportent que 
Jean de Malestroit arma chevalier Silvestre Budes, pendant 
l'expédition que les Bretons entreprirent en Allemagne, en 
1375, sous ses ordres. Mais cette expédition n'eut aucune 
suite, parce que les Allemands détruisirent toutes les ré- 
coltes du pays, de sorte que les Bretons furent obligés 
d'aller chercher fortune ailleurs. Ils s'engagèrent au service 
du pape Grégoire XI, qui les employa à soumettre ses sujets 
révoltés. Us ravagèrent les environs de Bologne, de Cesena 
et commirent une infinité de cruautés. Le pape, étant alors 
en guerre avec les Florentins, mit deux mille Bretons softs 
les ordres de Rodolphe de Camerino pour les combattre. 
Avec eux, il pilla et ruina le territoire de cette république; 
mais, le pape étant mort en 1377, la guerre fut terminée. Les 
Bretons, se trouvant sans emploi, se mirent au service du 
duc de Milan, qui faisait la guerre au seigneur de Vérone^ 
mais cette guerre dura peu de temps. Après la mort du pape 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 



291 



Grégoire XI, un grand schisme s'éleva dans l'Église, deux 
papes furent élus simultanément. Les Romains, qui ne vou- 
laient plus de papes français, forcèrent les cardinaux à 
élire un pontife italien. Leur choix tomba sur Barthélémy 
deCari, qui prit le nom d'Urbain VI; mais les cardinaux 
protestèrent contre la pression exercée sur eux par les Ro- 
mains et se retirèrent à Fondi, où ils élurent pour pape le 
cardinal Robert de Genève , qui prit le nom de Clément VII. 
Jean de Malestroit et Silvestre Eudes, qui commandaient les 
Bretons, soutinrent la cause de ce dernier, pour lequel 
s'étaient déclarées la France et l'Espagne. Ils entrèrent en 
Romagne et s'emparèrent des villes d' Agnanie et de Viterbe. 
Ils marchèrent ensuite sur Rome sous la conduite de Sil- 
vestre Budes et se rendirent maîtres du bourg et du château 
Saint-Ange, où ils se maintinrent plus d'un an. Quant à 
Jean de Malestroit, rapporte d'Argentré, il fut pratiqué par 
le pape Urbain estant à Rome, et print son parti j et bientôt 
après mourut dans ce lieu où il gist 

SILVESTRE BUDES fut armé chevalier par Jean de 
Malestroit pendant l'expédition que les Bretons entreprirent 
en 1375, en Allemagne, pour le sire de Coucy, qui préten- 
dait avoir des droits à la possession du duché d'Autriche. 
Guillaume du Perenno, chevalier breton, qui fut un des 
compagnons de Silvestre Budes, et qui écrivit, en 1390, un 
poëme sur les Gestes des Bretons en Italie, raconte à quelle 
occasion Silvestre Budes reçut l'ordre de chevalerie. Un 
jour, en Allemagne, il vainquit en combat singulier un 
chevalier de renom : 

Tous les seigneurs qui là estoient, 
Communément ne 11 cessoient 
Qu^il print estât de chevalier. 
Pour ce quant vint au commencier 
De la bataille, à li tout droit 
Vint Monseigneur de Malestroit 



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292 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

Et Ji dit: Sehestre, SeWestre, 

Par droit chevalier doys estre. 

A donc requist cbeyalerie. 

Très humblement s'humilie; 

Quar bien veoit que son seignour 

Se li offiroit molt grand honnour. 

Ainsin le fist certainement ^ 

Honorablement, vaillamment; 

Et mieulx o tout se le savoye 

Dire ne penser en nulle voye. 

Silvestre Budes prit part, en 1364, à la bataille.de Coche- 
rel ; il suivit ensuite, en 1366, en Espagne Bertrand du 
Guesclin, son cousin, et porta sa bannière à la bataille de 
Navarette. En 1371, il guerroya en Guyenne contre les 
Anglais avec Jean de Malestroit, puis. Tannée suivante, ils 
entrèrent au service du roi de Majorque, qui faisait la 
guerre au roi d'Aragon; mais, le roi de Majorque étant venu 
à mourir, la guerre fut terminée. Nous avons raconté, 
à l'article précédent, comment Jean de Malestroit et Sil» 
vestre Budes se mirent successivement au service du pape 
Grégoire XI, du duc de Milan et enfin du pape Clément VU, 
qui faisait la guerre au pape Urbain VI, son compétiteur à 
la chaire de Saint-Pierre, et comment Silvestre Budes 
s*empara du bourg de Saint-Pierre et du château Saint- 
Ange, dans lequel il se maintint plus d'un an, molestant les 
Romains de mille manières. Mais, les vivres ayant fini par 
leur manquer, les Bretons entrèrent en composition avec 
Urbain, qui leur permit de se retirer où bon leur semblerait. 
Budes, qui était absent dans ce moment, fut fort irrité ée 
cette capitulation, et, quelques jours après, ayant appris que 
les principaux che^ de la ville étaient réunis au Capitole, 
il monta aussitôt à cheval avec quelques cavaliers, se rendit 
au Capitole, entra dans la salle du conseil, massacra les 
sénateurs qui s'y trouvaient, et ensuite tous les habitants 
qu'il rencontra sur son passage. Pendant qu'il se retirait 



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DU DUCHÉ DK BRETAGNE. * 293 

pour rejoindre son armée, il fut attaqué par Jean Aucut, 
capitaine anglais au service d'Urbain, et fait prisonnier. Il 
fut mis à rançon à d'assez bonnes conditions, ce qui le ren- 
dit suspect au pape Clément, de sorte que, lorsqu'il vint le 
trouver à Avignon, celui-ci le fit arrêter et lui fit trancher 
la tête, ainsi qu'à un autre capitaine nommé Etienne Boi- 
leau. Cette mort courrouça beaucoup Bertrand du Guesclin, 
qui était cousin de Budes, et il jura qu'il en ferait repentir 
le pape Clément, menace qu'il eût certainement exécutée, 
s'il eût vécu plus longtemps. 

JEAN ANGER est mentionné parmi les chevaliers de la 
compagnie d'Olivier de Clisson, dans des montres de l'an 
1375 et années suivantes. La maison d'Anger passait pour 
être issue de celle de Lohéac. 

JEAN, sire DE MQNTELLAYS ou DE MONTRELAIS, 
faisait partie des chevaliers de la compagnie d'Olivier de 
Clisson. (Montre du !•' janvier 1375.) 

HENRI PHILIPPE est mentionné parmi les chevaliers 
de la compagnie d'Olivier de Clisson dans plusieurs montres 
de 1375 et années suivantes. Il fut un des procureurs du 
duc chargés, en 1380, de ratifier le traité de paix conclu 
entre ce prince et le roi de France. Hervé Philippe, écuyer, 
qui servait sous Tanguy du Chastel, portait d'azur à trois 
couronnes duxales d'orj d'après un sceau de Van 1416. Il 
existe en Bretagne plusieurs familles appelées Philippe et 
Phélippes, dont les noms sont souvent orthographiés de ces 
deux manières, ce qui rend difficile l'attribution à telle ou 
telle famille, des personnages portantée nom de Philippe 

ou celui de Phélippe. 

• 

PAYEN DE CALLAC figure parmi les chevaliers de la 
compagnie d'Olivier de Clisson, dans plusieurs montres de 



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294 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

1375 et aimées suivantes. Il existait autrefois en Bretagne 
deux familles du nom de Callac ; nous ignorons à laquelle 
appartenait Payen de Callac 

GUILLAUME COUPPU faisait partie, en 1375, des che- 
valiers de la compagnie d'Olivier de Clisson. Il ratifia* le 
traité de Guérande en 1381, et rendit hommage au vicomte 
de Rohan, en 1396. Suivant du Paz, Guillaume Couppu était 
s' de la Couppuaye, de Corron et de Villequeno, et beau- 
frère de Jean Raguenel, vicomte de la Bellière. (Voy. 1. 1, 
p. 397.) 

SILVÉSTRE DE CAMPSON est mentionné, dans une 
montre du 1^' juillet 1375, parmi les chevaliers de la com- 
pagnie d'Olivier de Clisson. Dans un compte du trésor royal, 
de Tan 1385, il est ainsi désigné: Silvester de CampsoUj 
miles de Britanniaj capitaneiis de Morlaiœ. Un autre Sil- 
vestre de Campson, peut-être son fils, faisait partie, en 1420, 
' des hommes d'armes de la retenue du sire de Rieux, armé 
pour la délivrance du duc, prisonnier des Penthièvre. On 
trouve le sire de Campson mentionné dans un compte de 
l'an 1457, au nombre des échansons de la duchesse Isabeau. 
Françoise de Campson fut aussi demoiselle d'honneur de 
cette princesse. 

JEAN DE LA MARCHE faisait partie, en 1375, des che- 
valiers de la compagnie d'Olivier de Clisson. Il ratifia, le 
5 avril 1380, le traité de Guérande. Il était fils de Guillaume, 
un des champions du combat des Trente, et mourut sans 
postérité. Sa succession fut recueillie par sa sœur, qui 
épousa Raymond , 9 de Fronsac, en Guyenne. (D. M. Rela- 
tion du combat des Trente, par M. de Courcy, Du Paz.) 

GUILLAUME DE SESMAISONS est mentionné parmi les 
chevaliers de la compagnie d'Olivier de Clisson dans plu- 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 295 

sieurs montres de 1375 et années suivantes. (Voy. art. Hervé 
de Sesmaisons, année 1249.) 

JEAN GARNIER, un des chevaliers de la compagnie 
d'Olivier de Clisson. (Montres de 1375 à 1379.) Monsieur 
Jean Gamier, chevalier, est ainsi qualifié dans un compte 
de Tan 1383, de Jean le Flament, trésorier des guerres; il 
servait avec un chevalier et vingt et un écuyers. Il existe 
en Bretagne plusieurs familles appelées Gamier; nous 
ignorons à laquelle Jean Gamier appartient. 

JEAN DE BELOCZAC ou DE BLOSSAC, figure parmi 
les chevaliers de la compagnie d'Olivier de Clisson, dans 
des montres de 1375 à 1380. D'après un sceau de Thibaut 
de Beloczac, de l'an 1388, cette maison portait de vair à 
la fasce de gueules. Elle est connue depuis Hamon de 
Beloczac, témoin, en 1163, d'une donation à l'abbaye de 
Saint-Jacques de Montfort. Hervé se croisa en 1249, d'après 
une charte de Nymocium ; René, chevalier, était capitaine 
de Rennes en 1406. La terre de Blossac donnait le droit à 
son possesseur de siéger parmi les bannerets et les bâche-* 
liers aux États généraux. Elle appartenait, en 1454, à Tho- 
mas de Québriac, grand écuyer de Bretagne. 

HERVÉ DU CHASTEL, un des chevaliers de la compa- 
gnie d'Olivier de Clisson. (Montres de 1375 et années 
suivantes.) Il est cité parmi les chevaliers qui ratifièrent 
en 1381, le traité de Guérande. Suivant le P. Anselme, Hervé 
du Chastel, s' de Leslein et de Lezonny, servit dans ses 
guerres Charles V, qui lui donna six mille livres de rente 
viagère sur le trésor. Il était fils de Guillaume du Chastel , 
qui rendit de grands services au duc Jean le Vaillant , et 
qui, ayant été fait prisonnier, paya six mille écus au coin 
du roi pour sa rançon. 



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296 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

JEAN DE FRESNAY est mentionné, dans plusieurs 
montres de 1375 et années suivantes, parmi les chevaliers 
de la compagnie d'Olivier de Clisson. Il ratifia, en 1380, le 
traité de Guérande, et fut envoyé en 1381, par le duc, en 
ambassade en Angleterre. Nous ignorons si Jean de Fresnay 
appartenait à la maison de ce nom, dont les armes sont : 
un semé de fleurs de lys, ou à celle du Fresnay, ramage de 
Blain, dont le nom est aussi orthographié de Fresnay. 

GEOFFROI LE ROUX, au nombre des chevaliers de la 
compagnie d'Olivier de Clisson, dans des montres de 1375 
et années suivantes. Il existe plusieurs familles de ce nom 
en Bretagne. 

ROBERT DE LA MOTTE, un des chevaliers de la com- 
pagnie d^Olivier de Clisson. (Montres de 1375 et années 
suivantes.) Il est appelé Robert de la Motte, s' de Boczac 
(Blossac), chevalier, dans l'acte relatif à la ratification du 
traité de Guérande. Son sceau, gravé avec la date de 1407, 
dans les Planches de D. Morice, représente un écu vairé, 
chargé en chef d'un lanibel de trois pendants. Supports; 
deux lévriers. Cimier : une hure de sanglier. 

JEAN DE BEC ou DU BEC est mentionné, dans diverses 
montres de 1375, parmi les chevaliers de la compagnie 
d'Olivier de Clisson. Il était, du chef de sa femme, s' de la 
Haie-Poil de Grue. Un autre seigneur du même nom, messire 
Jean du Bec, subit, en 1495, une retenue de soixante-quinze 
livres sur sa pension , afin de subvenir aux frais de l'expé- 
dition de Naples. 

JEAN SOUVAING, un des chevaliers de la compagnie 
d'Olivier de Clisson. (Montres de 1375 et années suivantes.) 
La chàtellenie du Pallet , autrefois du Palais , évèché de 
Nantes, appartenait en 1280, à Pierre Souvaing, s' de Daen, 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 297 

en Anjou ; en 1315, Raoul Souvaing, son fils, en était sei- 
gneur. Son sceau, gravé avec la date de 1315, dans les 
Planches deD. Morice, nous apprend qu'il portait d'her^ 
mines à la croix pattée de gueules. En 1416, la terre du 
Pallet appartenait à Jeanne Souvaing, femme de Jean Ame- 
nard , s' de Chanzé et de Bouille en Anjou. (D. M. Dict. des 
terres du comté nantais.) 

PAYEN DE CONDEST figure dans plusieurs montres de 
1375, parmi les chevaliers de la compagnie d'Olivier de 
Clisson. Son sceau, de Tan 1399, représente trois épées en 
pal. Légende : S. Payen de Condest. On trouve ensuite : 
Jean, mentionné dans une montre du sire de Rieux, de 
l'an 1420 ; Guillaume, en 1481, archer de la garde du duc ; 
Gilles, S' de la Morteraye, en 1484, capitaine des francs- 
archers de l'évèché de Nantes, capitaine du Croisic,en 1489, 
et capitaine des cent archers de la garde. Condest était une 
terre de moyenne justice, située dans l'évèché de Nantes, 

JEAN GATJDIN, un des chevaliers de la compagnie d'Oli- 
vier de Clisson. (Montres de 1375.) Il était, en 1380, s^ de 
Martigné-Ferchaud. Une lettre du roi d'Angleterre, du 
25 mai 1400, nous apprend que Jean Gaudin, chivalerj était 
prisonnier en Angleterre avec quelques autres chevaliers 
bretons. Cette maison remonte à Payen Gaudin, mentionné 
dans une charte de l'an 1180, de Philippe, évèque de 
Nantes ; autre Péan fut grand maître de l'artillerie de 
Bretagne, en 1470. D'après un sceau de l'an 1270, les armes 
de cette maison étaient de gueules à cinq fleurs de lys 
d'argent en sautoir. 

GUILLAUME LE MOINE faisait partie, en 1375, des che- 
valiers de la compagnie d'Olivier de Clisson. Ce chevalier 
appartenait probablement à la maison des le Moine de Tré- 



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298 RECHERCHES SUR LA CHEVALBRIB 

Vigny, qui a produit trois grands écuyers de Bretagne, et 
dont les armes sont d'argent à trois coquilles de gueules. 

ROBERT DE COMENAN, au nombre des chevaliers de la 
compagnie d'Olivier de Clisspn, dans des montres de 1375 
à 1380. Les Comenan, s" dudit lieu, paroisse de Rieux, évè- 
ché de Nantes, comptent un des champions du combat 
des Trente, mais du côté des Anglais, dans la personne 
de Perrot de Comenan. Messire Morice de Comenan est 
mentionné parmi les seigneurs qui se liguèrent , en 1420, 
contre les Penthièvre; Pierre était, en 1454, écuyer du duc, 
et une des cinquante et une lances de Tordonnance, sous 
le capitaine Jean Blosset. 

GUILLAUME BLANCHART figure, dans diverses montres 
de 1375 à 1380, parmi les chevaliers de la compagnie 
d'Olivier de Clisson. Il prêta serment de fidélité au duc, en 
1383, comme sujet de la baronnie de Rays. Dans cet 
acte il est qualifié miles. Un sceau de Brient Blanchart, 
écuyer, apposé à une quittance de ses gages du 30 août 
1379, représente cinq losanges. Cette maison a possédé la 
terre de la Blanchardais , paroisse de Vue , et celle de la 
Pinelais , toutes les deux dépendant de la baronnie de 
Rays. 

JEAN DE LA BARILLÈRE , au nombre des chevaliers de 
la compagnie d'Olivier de Clisson. (Montres de 1375 à 1380.) 
Messire Guillaume de la Barillère est mentionné parmi les 
chevaliers, chevetaines et gens d'armes, qui accompagnè- 
rent le duc dans son voyage en France, en 1418. La Baril- 
lère était une terre avec juridiction, située dans la paroisse 
de Casson, évêché de Nantes. 

JEAN, sire DE SAFFRÉ, figure dans des montres de 1375 
à 1380, parmi les chevaliers de la compagnie d'Olivier de 
Clisson. (Voy. art. Alain de Saffré, année 1370.) 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 299 

HENRI CADORET, chevalier, s' de l'Espinb-Gubn, d'Es- 
TUBR, DE Cran, de la Ville-Cadoret , épousa Catherine 
Budes, fille de Guillaume Budes, s' d'Uzel,et sœur du 
fameux Silvestre; il vivait en 1375. (Le Laboureur, Oénéa- 
logie de la maison de Bvdes.) Jean Cadoret, ayant épousé, 
vers Tan 1451, la fille et unique héritière de Jean d'Estuer, 
chambellan du duc, prit les nom et armes d'Estuer. Thomas 
d'Estuer, un de ses descendants^ était maître de Tartillerie 
de Bretagne en 1508. (Voy. 1. 1, p. 491.) 

1376. EON LE MOINE est mentionné, dans une montre du 
1" juin 1376, parmi les chevaliers de la compagnie d'Oli- 
vier de Clisson. Il était probablement parent de Guillaume 
le Moine, qui servait également, en 1375, dans la compagnie 
d'Olivier de Clisson. 

Messire GUILLAUME DE MONCONTOUR, ainsi que mes- 
sire Maurice de Treziguidy et messire Alain de Saint-Paul, 
capitaines bretons, rapportent d'Argentré et Froissart, sui- 
virent le connétable en Guyenne et se trouvèrent aux sièges 
de Mortagne et de Bergerac. Cette maison remonte à Conan 
de Moncontour, témoin dans une charte de l'an 1092, 
d'Eudon , vicomte de Porhoët , en faveur du prieuré de 
Sainte-Croix de Josselin. 

ALIOT DE CALLAC suivit Bertrand du Guesclin en 
Espagne, et prit part, en 1369, à la bataille de Montiel, 
et en 1372, à celle de Chisey. Il fut tué, en 1377, à l'at- 
taque de Bergerac. Voici comment en parle d'Argentré : 
« Messire Aliot de Callac et messire Thibaut du Pont, deux 
» vaillants capitaines bretons , attaquèrent sous les murs 
» de Bergerac Thomas Felleton. En cette attaque périrent 
» Aliot de Callac et ledit Thibaut du Pont , vaillants et 
» hardis chevaliers , lesquels s'étaient trouvés en maintes 



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300 RBCHBRGHBS SUR LA CHEYALBRIB 

» batailles, rencontres, assauts de ville et prises de places, 
» en France, en Espagne et partout. » D. Morice cite Âliot 
de Callac parmi les chevaliers bretons qui suivirent le con- 
nétable en Guyenne; mais Froissart, qui parle souvent 
d'Aliot de Callac, qu'il appelle Aliot de Callay, ne lui donne 
que la qualité d'écuyer. « Au siège de Bergerac, raconte-t-îl, 
» fut Eliot de Callay, qui moult appert écuyer et bon 
» homme d'armes était , consuivi d'un coup de glaive au 
» haterel d'un large fer de Bordeaux, aussi tranchant et 
» affilé que nul rasoir pourrait être. Cil fer lui traversa 
» le haterel et lui passa outre , et lui coupa toutes les 
>» veines; duquel coup il fut porté à terre, et là tantôt il 
» mourut, dont ce fut dommage. Par telle aventure il finit 
» ainsi son temps, d II a existé en Bretagne deux maisons 
de Callac ; nous ignorons à laquelle appartient Eliot 

Messire THIBAUT DU PONT , ainsi que nous l'avons 
raconté à l'article précédent, fut tué, en 1377, à l'attaque 
de Bergerac. Il est cité par les historiens bretons comme 
un des plus vaillants chevaliers qui aient existé. A la 
bataille de Cocherel , il combattait avec une épée longue 
de cinq pieds et pesant douze livres, avec laquelle il faisait 
sauter les tètes et les bras. Toutefois, ce ne fut pas lui, 
comme le rapporte M. de Fréminville, qui fit prisonnier le 
captai de Buch. Ce capitaine fut pris par Roland Bodin, 
écuyer breton, qui le céda au roi, ainsi que le prouve une 
pièce du trésor des Chartes, insérée dans les Mémoires 
de Charles le Mauvais. Thibaut du Pont prit part, en 1372, 
à la bataille de Chisey, et servit, en 1376, en Guyenne, avec 
une compagnie de gens d'armes. En 1371, il n'était encore 
qu'écuyer, car c'est le titre qui lui est donné, ainsi que celui 
de capitaine de Rochechouart , dans une lettre du roi 
Charles V, du 4 septembre de la même année. Froissart, qui 



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BU DUCHÉ DE BRETAGNE. 301 

raconte les exploits de Thibaut du Pont, ne lui donne pas 
la qualité de chevalier. En Tabsence de titres positifs, nous 
ne pouvons que donner un extrait des histoires où il est 
mentionné. Il n'a point existé en Bretagne de familles 
appelées simplement du Pont, mais des familles appelées 
de Pont-Château, du Pont-l'Abbé, de Pontcallec, de Pont- 
blanc, etc. Les deux premières sont ordinairement dési- 
gnées dans les anciens titres par les noms de sires du Pont. 
Comme la maison de Pont-Château s'était fondue au XIII* 
siècle dans celle de Clisson, nous présumons que c'est à la 
maison du Pont-l'Abbé qu'appartenait Thibaut du Pont. 

Messire JEAN DE SAINT-PAUL ou DE SAINT-POL, était, 
suivant d'Argentré, un des capitaines bretons qui servirent 
en Guyenne sous le connétable, en 1376. (Voy. année 1364, 
et 1. 1, p. 485, art. Rolland de Saint-Pou.) 

GUILLAUME LE BOUTEILLER , s' de la Chesnaye , 
chevalier, fils de Jean le Bouteiller et d'Olive de la Marche, 
prit en mariage demoiselle Philippote Gouyon , dame des 
Landes et de Maupertuis, fille de messire Guillaume Gouyon, 
s' des dits lieux des Landes et de Maupertuis, qui vivait en 
1365 et 1376, comme il est constaté par des actes datés des- 
dites années. Il mourut, en 1396. (Du Paz.) Jean le Bouteiller, 
S' des Landes et de Maupertuis, chambellan du duc, capi- 
taine de Dol et des vingt-cinq archers de la petite garde 
du corps, fut créé chevalier de l'Hermine, en 1476. 

GUILLAUME LEET, chevalier, fonda, en 1376, trois 
messes par an à Tabbaye de Buzay. {Dict. des terres du 
comté nantais.) 

1377. JEAN DU CHASTELIER, chevalier, obtint du roi 
Charles V des lettres datées du 20 novembre 1377, en sa 



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302 RECHERCHES SUR LA GHETaLERIE 

faveur. A ces lettres, rapporte D. Morice, est apposé le sceau 
de Jean du Chastellier, qui est chargé d'une fasce et d'un 
lambel de trois pièces. Un autre sceau du môme chevalier, 
gravé avec la date de 1382, dans les Planches de D. Morice, 
représente wn, écu de gueules^ avec un chef chargé d'un 
lambel à trois pendants. 

HARSGOIT DU HALLAY, chevalier, est mentionné avec 
dix-sept écuyers de sa chambre, dans un compte du 29 avril 
1377, de Jean le Flament, trésorier des guerres du roi. Il 
aurait pu être frère de Jean du Hallay, écuyer, capitaine 
de Saint-Aubin du Cormier, en 1385, dont le sceau repré- 
sente une tête de MaurCj cantonnée d'une étoile. Ce Jean 
du Hallay faisait partie de la compagnie de Bertrand du 
Guesclin à la bataille de Cocherel; il le suivit en Espagne 
dans ses deux expéditions , et prit part aux batailles de 
Navarette et de Montiel. Il commandait une compagnie 
bretonne en Flandre, en 1385. Les armes déclarées à la réfor- 
mation de 1669 par la maison du Hallay, étaient : fretté 
d'argent et de gueules. Elle a été admise, en 1787, aux hon- 
neurs de la cour. 

GEOFFROI DE LA CELLE, chevalier, figure avec deux 
chevaliers et deux écuyers dans une montre reçue à Bayeux 
le 22 avril 1377. Il suivit le duc de Bourbon en Afrique, et 
fut tué au siège de Carthage, en 1390. Nous trouvons anté- 
rieurement : Létart de la Celle, témoin d'un don fait, en 
1055, par Téglise d'Hercé, près Rennes, à l'abbaye de Saint- 
Florent. Mathé de la Celle devait, avec Geoflfroi de la Tour 
et (?uillaume Botereau, d'après une enquête de l'an 1294, 
un chevalier d'ost pour leur terre du Loroux-Bottereau. 
Jean de la Celle était, en 1456, capitaine de Saint-Aubin 
du Cormier. Une famille de ce nom, qui a possédé le comté 
de Châteaubourg, a été maintenue en 1671; 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 303 

JEAN DE SAINT-DIDIER, chevalier, servait sous le con- 
nétable, avec trois chevaliers et vingt-quatre écuyers, 
d'après un compte de l'an 1377, de Jean le Flament , tréso- 
rier des guerres. Il est appelé monsieur Jehan de Saint- 
Didier, chevalier, s' de la Muce et de la Haye de Torcé , 
dans un accord passé le mercredi après la fête de la Tous- 
saint 1418, entre lui et Jean, sire de Montauban. Robert de 
Saint-Didier, chevalier, vivait en 1196 ; Ruellan, chevalier, 
en 1240 ; Guyot était, en 1481, homme d'armes de la com- 
pagnie de Pierre de Rohan , sire de Gié , maréchal de 
France. 

' GUILLAUME LE BIGOT , chevalier, servait avec douze 
écuyers de sa chambre, ainsi que cela est constaté par un 
compte de l'an 1377, de Jean le Flament , trésorier des 
guerres. 

1378. ROBERT DE LA FERRIÈRE faisait partie, d'après une 
montre du 18 juillet 1378, des chevaliers de la compagnie 
de Jean de Landivy. Il est mentionné dans une autre 
montre du 23 juillet 1392; [son sceau représente des fers à 
cheval. 

JEAN DE LA SORAYE, au nombre des chevaliers de la 
compagnie de Jean Tournemine, s' de la Hunaudaye, 
dans une montre du 24 août 1378. Il est qualifié de cheva- 
lier, dans l'acte relatif à la ratification du traité de Gué- 
rande, en 1381, ainsi que dans un acte du 9 mai 1407, rela- 
tif à la cession de Moncontour, faite au comte de Penthièvre 
par Robert de Dinan. (Voy. GeoflFroi de la Soraye , année 
12560 

PRÉGENT DE TRÉLEVER est mentionné parmi les 
chevaliers de la compagnie d'Alain de Rohan , dans une 



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304 RECHBRGHES SUR LA GHEYALERIE 

montre du 15 octobre 1378. Il est qualifié chevalier dans 
Tacte relatif à la ratification du traité de Guérande et dans 
d'autres titres. Ses armes étaient , d'après un sceau de Tan 
1385, gravé dans les Planches de D. Morice, bandé de 
gueules et d'hermines de six pièces. Supports : deux léo* 
pards. Cimier : trois plumes. Guillaume de Trélever prêta 
serment de fidélité au duc entre les nobles de Tréguier et 
de Goëllo, en 1437. 

JEAN DU BOULLAY, un des chevaliers de la compagnie 
d'Alain de la Houssaye, chevalier. (Montre du 13 novembre 
1378.) Il servait, en 1392, avec huit écuyers, d'après une 
montre du 30 juillet de la même année. Maison originaire 
de l'évêché de Nantes. 

JEAN DE ROHAN, au nombre des chevaliers de la com- 
pagnie de Morice de Tréziguidy, capitaine d'Hennebont. 
(Montre du 1" janvier 1378.) Il est qualifié chevalier dans 
l'acte relatif à la ratification du traité de Guérande, en 1381. 

JEAN DE COETCONEUC était, en 1378, un des chevaliers 
de la compagnie de Morice de Tréziguidy. 

JEAN DE MONTAUBAN figure parmi les chevaliers de 
la compagnie d'Olivier de Clisson, dans une montre du 
1^' mars 1378. 

HENRI DU CHASTEL, un des chevaliers de la compagnie 
d'Olivier de Clisson. (Montre du !•' mars 1378.) Dans un 
compte du trésor royal, de l'an 1385, il est désigné ainsi : 
Henricus de Castro^ miles de Britannia. Une lettre du roi 
d'Angleterre, du 25 mai 1404, apprend qu'Henri du Chastel 
était alors, avec quelques autres chevaliers bretons, prison- 
nier en Angleterre. 



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DU DUCHÉ DE BRBTAGNB. 305 

JEAN MALOR faisait partie, en 1378, des chevaliers de la 
compagnie d'Olivier de Clisson. Il ratifia, le 6 avril 1380, le 
traité de Guérande. Il fut un des gentilshommes qui, en 
1386, allèrent chercher en Navarre la princesse Jeanne , 
fiancée au duc de Bretagne. Il descendait de Pierre Malor, 
chevalier, qui, avec les autres seigneurs de la paroisse de 
Séné, devait un chevalier d'ost au duc, en 1294. Les armes 
de Jean Malor étaient, d'après un sceau de l'an 1381, rap- 
porté par M. de Courcy : écartelé au 1 et 4 : vairé d'or et 
d'azur ; au 2 et 3 : de gueules plein. 

OLIVIER PERRIÈRE était au service du roi avec six 
écuyers, d'après une montre reçue à Valognes le 26 avril 
1378. Il rendit hommage, en 1396, au vicomte de Rohan. 

(Voy. Art. Gauvain de Perrière, année 1376.) 

« 

HENRI DE SAINT-NOUAN figure dans une montre du 
1" janvier 1378, parmi les chevaliers de la compagnie de 
Morice de Trézîguidy. Un autre Henri de Saint-Nouan, 
chambellan du duc, fut créé, en 1454, chevalier de l'Her- 
mine. 

JEAN DU BOIS, chevalier, est mentionné avec vingt-neuf 
écuyers de sa compagnie dans une montre du 9 août 1378, 
et dans diverses autres montres. Il suivit Bertrand du 
Guesclin en Espagne, et prit part aux sièges de Maguelone 
et de Birviesca. De retour en Prance, il servit en Poitou, 
et se trouva au combat de Bressuire, où les Anglais furent 
défaits. Il existe en Bretagne beaucoup de familles appelées 
du Bois. 

1 379. JEAN DE TEHILLAC figure dans des montres des années 
1379 et 1380, parmi les chevaliers de la compagnie d'Oli- 
vier de Clisson. Il épousa Jeanne de la Motte, dont il eut 
II 20 



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306 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

une fille nommée Jeanne, dame de Téhillac, mariée vers 
Tan 1415, à Tristan de la Lande, grand mattre d'hôtel de 
Bretagne, dont les descendants ont pris le nom de Téhillac. 
Téhillac est une terre de moyenne justice de Tévôché de 
Nantes. 

GADIFER DE LA SALLE, au nombre des chevaliers 
de la compagnie d'Olivier de Glisson. (Montre du !•' juin 
1379.) Il est mentionné aussi, avec le titre de chevalier, 
dans un acte de 1407, relatif au partage des biens de la 
succession du connétable de Clisson. Il existe en Bretagne 
plusieurs familles appelées de la Salle, mais nous ignorons 
à laquelle Gadifer de la Salle appartient. 

SYLVESTRE DU CHAFFAUT est mentionné dans des 
montres des années 1379 et 1380, parmi les chevaliers de la 
compagnie d'Olivier de Clisson. La terre du Chaffaut, 
paroisse de Bouguenais, évèché de Nantes, était une juvei- 
gneurie des anciens vicomtes de Rezay, dont la famille du 
Chaffaut est issue. Cette terre appartenait, en 1271, à 
Sévestre du ChaflFaut ; elle est restée dans cette maison 
jusqu'à l'an 1483. Bertrand fut créé chevalier de l'Hermine 
en 1454 ; Pierre fut évoque de Nantes, en 1488. Cette maison, 
qui a obtenu en 1789 les honneurs de la cour, a produit 
nombre d'officiers de marque, un lieutenant-général des 
armées navales, etc. 

PIERRE D'ORVAUX, au nombre des chevaliers de la 
compagnie d'Olivier de Clisson. (Montre du 1«' juin 1379.) 
Thibaut d'Orvaux faisait partie, en 1351, des écuyers de la 
compagnie de Bonabes de Rougé, s' de Derval, chevalier* 
banneret. Un seigneur d'Orvaux, qui suivait le parti du duc 
de Mercœur, avec d'autres gentilshommes bretons, reçut, 
en 1589, ordre du Parlement de Rennes de déposer les 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 307 

armes et de se ranger à Tobéissance du roi. Orvault est 
une paroisse de Tévêché de Nantes, mais nous ignorons si 
la famille d'Orvaux en a tiré son nom. 

YVON DE KERANRAIS figure parmi les chevaliers qui 
signèrent l'acte d'association de la noblesse bretonne, en 
1379, et qui ratifièrent le traité de Guérande, en 1381. Deux 
seigneurs de cette maison, Alain et Olivier, prirent part, 
en 1350, au combat des Trente. 

ROLLAND DE KERSALIOU est mentionné parmi les 
chevaliers qui signèrent l'association de la noblesse, en 1379, 
et parmi ceux qui furent députés vers le duc, alors en 
Angleterre, pour le prier de revenir en Bretagne. Un sceau 
de Raoul de Kersaliou, chevalier, qui aurait pu être frère 
du précédent et qui vivait, en 1380, représente un lion. Un 
autre sceau de l'an 1416, du môme chevalier, représente 
un fascé d'argent et de gueules de huit pièces, chargé d'un 
lion. Cette maison est connue depuis Guillaume de Kersa- 
liou, croisé en 1248 ; Derien était archer de la compagnie 
du sire de Beaumanoir, en 1351 ; Jean, chevalier, fut cham 
bellan et écuyer du duc, en 1417 ; Yvon servait avec trente- 
neuf écuyers et quatre archers, en 1423, et devint capitaine 
de Pomic, en 1436. 

JEAN DE MAURE, au nombre des chevaliers de la com- 
pagnie d'Olivier de Clisson, en 1379. Il ratifia le traité de 
Guérande le 10 avril 1380, et prit place parmi les bannerets 
et les bacheliers, aux États de Rennes, en 1386. 

ELIE DE MUTILIEN figure parmi les chevaliers qui 
signèrent l'acte d'association de la noblesse, en 1379. Autre 
Élie de Mutilien, chevalier, est mentionné dans des comptes 
rendus au duc, en 1270. 



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308 RECHERCHES SUR LA CHE7ALERIE 

PIERRE DE L'ARGENTAYE, chevalier, signa Pacte 
d'association de la noblesse, en 1379, et ratifia, en 1381, 
le traité de Guérande. Il faisait partie, en 1383, des cheva- 
liers de la compagnie de Jean Tournemine, s' de la Hunau- 
daye, d'après une montre du 18 septembre de la même 
année reçue à Thérouenne, qui nous apprend qu'il avait 
pris part à la guerre de Flandre. On voit dans une enquête 
de l'an 1294, que Rolland de l'Argentaye devait un demi- 
chevalier d'ost. Un seigneur de l'Argentaye, homme 
d'armes de la compagnie de Richard de Bretagne, comte 
d'Etampes, prit part, en 1453, à l'expédition de Guyenne, 
d'après un compte de Raoul de Launay, trésorier du duc. 

JEAN FERRON est mentionné parmi les chevaliers qui 
signèrent l'acte d'association de la noblesse, en 1379. Il 
assista, selon Froissart, en 1364, à la bataille de Cocherel, 
avec monseigneur Geoffroi Ferron et Olivier Ferron, qui, 
ainsi que lui, n'était alors qu'écuyer. 

ALAIN DE BEAUBOIS figure parmi les chevaliers qui 
signèrent l'acte d'association de la noblesse, en 1379, et qui 
ratifièrent, en 1381, le traité de Guérande, Geoflfroi de Beau- 
bois, de Pulchro nemore^ fut témoin, en 1139, d'une dona- 
tion faite à Saint- Aubin-des-Bois par Geoflfroi du Plessis- 
Balisson. Raoul de Beaubois, chevalier, est mentionné dans 
le testament de GeoflTroi Tournemine, en 1267; Guillaume 
était homme d'armes de la retenue du sire de Rieux, en 
1420 ; Jean fut envoyé, en 1430, avec quelques autres sei- 
gneurs bretons, en ambassade vers le roi d'Angleterre* 

GEOFFROI DE CHEFDUBOIS figure parmi les chevaliers 
qui signèrent, en 1379, l'acte d'association de la noblesse 
et qui ratifièrent le traité de Guérande, en 1381. Ses armes 
étaient, d'après un sceau de l'an 1381, de gueules au sautoir 



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DU PUCHÉ DE BRETAGNE. 309 

d^OTs cantonné de quatre coquilles d'argent. Il existe en 
Bretagne plusieurs familles appelées de Chefdubois, qui 
portent des armes différentes, mais qui pourraient bien 
avoir la même origine. Le sceau d'Henri de Chefdubois, 
capitaine d'Hennebont, en 1379, représente un gresUer, 
avec une bande chargée de trois quintefeuilles brochant. 
Supports : un léopard et un griffon. Cimier : une tête de 
bœuf. Les Chefdubois de Bruslé, qui ont produit un maître 
de la vénerie du duc, en 1420, portaient : écartelé aux 1 
et 4 ; d'argent au lion de gueules ,• au^ 2 et 3 : d'azur à 
Vépervier d'argent, qui est Bruslé. 

HERVÉ DE CHATEAUGIRON faisait partie, en 1379, des 
chevaliers de la compagnie d'Olivier de Clisson. Il était, 
suivant du Paz, fils de Patry de Châteaugiron, auquel il 
succéda, en 1380. Du Paz rapporte qu'il a trouvé dans l'in- 
ventaire des titres de Châteaugiron l'acte suivant : Obliga- 
tion passée devant la cour de Vannes, d'Hervé, sire de 
Châteaugiron, de Jean de Malestroit et de Geoffroi de 
Kerimel, chevaliers, à Jean, duc de Bretagne, de luipayer 
la somme de huit mille francs d'or, à faute de rendre, 
dans certain temps, ledit Hervé de Châteaugiron prison^ 
nier ; ladite obligation datée du 4 janvier 1380. Hervé de 
Châteaugiron fut un des seigneurs qui signèrent le traité 
de paix passé entre le duc Jean et le roi Charles VI, en 
1381. Il accompagna le duc à Paris, lorsque ce prince y 
vint pour rendre hommage au roi, en 1404. Son fils et son 
petit-fils furent maréchaux et grands chambellans de Bre- 
tagne. (Voy. ch. Maréchaux de Bretagne.) 

JEAN DE PLOREC est mentionné parmi les chevaliers 
qui signèrent l'acte d'association de la noblesse, en 1379. 
Messire Bertrand de Plorec servait, en 1427, avec cinq 
hommes d'armes; Rolland était homme d'armes de la 
compagnie de Pierre de Rohan, sire de Gié, en 1484. 



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310 RECHERCHES SUR LA CHBYALERIB 

OLIVIER DU BOISJEAN figure parmi les chevaliers qui 
signèrent l'acte d'association de la noblesse, en 1379. Henri 
du Boisjean prêta serment de fidélité au duc avec d'autres 
chevaliers et écuyers, en 1389; Alain était, en 1480, un 
des quatre-vingts archers de la garde du duc. 

BRIENT DE MONTFORT, au nombre des chevaliers qui 
signèrent l'acte d'association de la noblesse, en 1379. 

THOMAS DE FONTENAY, chevalier, capitaine de Rennes, 
est ainsi qualifié dans l'acte d'association de la noblesse 
bretonne, en 1379. Avec son consentement, cette charge 
fut donnée à Amaury de Fontenay, qui fut en outre, 
nommé par la noblesse, un des quatre maréchaux chargés 
de défendre, pendant l'absence du duc, l'indépendance du 
duché. Thomas de Fontenay servait, en 1380, avec trente- 
trois écuyers, d'après un compte de Jean le Flament, tréso- 
rier des guerres du roi. (Voy. 1. 1, p. 254). 

RENÉ DE BLOSSAC ou DE BELOCZAC est mentionné 
parmi les chevaliers qui signèrent l'acte d'association de 
la noblesse bretonne, en 1379, et qui ratifièrent, en 1381, le 
traité de Guérande. Il figure avec treize écuyers de sa com- 
pagnie, dans une montre reçue à Valognes le 26 avril de 
la môme année. En 1406, il était capitaine de Rennes. Un 
sceau de Thibaut de Blossac, chevalier, en 1388, nous 
apprend que cette maison portait de vair à la fasce d'ar^ 
gent. 

GOHIER DE CHAMPAGNE fut un des '^chevaliers qui 
signèrent l'acte d'association de la noblesse bretonne, en 
1379. Suivant d'Argentré, cet acte fut remis à Gohier de 
Champagne, chevalier, s' de la Montagne. 

GUILLAUME DE CHEVIGNÉ figure parmi les chevaliers 
qui signèrent, en 1379, l'acte d'association de la noblesse 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 311 

de Bretagne. Il fut chargé, avec vingt-deux gentilshommes, 
de la garde du château de Rennes, sous le commandement 
d'Amaury de Fontenay, qui fut institué capitaine de 
Rennes, et en outre un des quatre maréchaux nommés par 
la noblesse pour veiller au maintien de Tindépendance du 
duché. Un autre Guillaume de Chevîgné, capitaine de vingt 
lances et de quarante archers, en 1467, fut aussi capitaine 
d'Auray et un des commissaires désignés pour tenir les 
montres des nobles. 

M. Laine, dans son ouvrage intitulé les Origines véri- 
diques des maisons nobles et anoblies de France, prétend 
que la maison de Chevigné est originaire d'Angleterre, où 
elle possédait la baronnie de ce nom dans le duché de Lan- 
castre, et qu'elle était établie, dès Tan 1130, en Bretagne. 
D'un autre côté, il existe en Bretagne une terre appelée 
Chevigné, située paroisse de Coësmes, évèché de Rennes, 
parmi les nobles de laquelle sont mentionnés plusieurs 
seigneurs du nom de Chevigné, dans les réformations du 
XV* siècle, circonstance qui ferait présumer que la maison 
de Chevigné tire son nom de cette terre. Quoi qu'il en soit, 
elle est une des plus distinguées de Bretagne ; elle a pro- 
duit des chevaliers de l'ordre du roi, un lieutenant-général 
des armées, et a obtenu, en 1785 et en 1786, les honneurs 
de la cour. Dans le temps des guerres de la Ligue, elle a eu 
l'honneur de loger, en la terre de la Sicaudais, l'une de ses 
possessions, le roi Henri IV, qui n'était alors que roi de 
Navarre. 

GUY DE SÉVIGNÉ fut un des chevaliers bretons qui 
signèrent, en 1379, l'acte d'association de la noblesse. Cette 
maison est connue depuis Gabillart de Sévigné, témoin 
d'une donation faite à l'abbaye de Savigné, en 1190 ; Guil- 
laume se croisa, en 1249, d'après une charte de Nymocium ; 



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312 RECHERCHES SUR LA GHETALERIE 

autre Guillaume, chevalier, était, en 1414, chambellan du 
duc. Son sceau, 'gravé dans les planches de D. Morice, 
représente un écartelé d'argent et de sable. Supports : deux 
griffons. Cimier : une couronne fleurdelysée. La terre de 
Sévigné fut érigée en bannière, en 1442, en faveur de Guil- 
laume de Sévigné, écuyer, chambellan du duc. Jean de 
Sévigné était au nombre des six lances que le sire de Vau- 
clerc emmena avec lui en Guyenne, en 1454, pour com- 
battre les Anglais ; Henri, maréchal de camp, tué en duel, 
en 1651, avait épousé Marie de Rabutin de Chantai, si con- 
nue par ses inimitables lettres. 

GUILLAUME DE DOMAIGNÉ est mentionné parmi les 
chevaliers qui signèrent Tacte d'association de la noblesse 
en 1379. Cette maison remonte à Ruellon de Domaigné, 
témoin d'une donation faite au prieuré de Sainte-Croix de 
Vitré, en 1199; Robert, chevalier, vivait en 1206; Guy 
était, en 1447, chevalier de Rhodes et commandeur de la 
Guerche. 

GEORGES DE SAINT-GILLES figure parmi les chevaliers 
qui signèrent l'acte d'association de la noblesse, en 1379. 

GUILLAUME MAHÉ fut un des chevaliers qui signèrent 
l'acte d'association de la noblesse, en 1379. Le sceau de 
Bertrand Mahé, écuyer, compris parmi les signataires du 
même acte, représente trois chevrons. Jean Mahé fut évoque 
de Dol en 1270, et Guillaume évêque de Saint-Malo, en 
1348. Il existe plusieurs familles de ce nom en Bretagne; à 
l'une d'elles appartenait un gouverneur des îles de France 
et de Bourbon, Mahé de la Bourdonnais, en 1750. 

JEAN DU PLESSIS, au nombre des chevaliers qui 
signèrent l'acte d'association de la noblesse, en 1379. Il 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 313 

existe plusieurs familles de ce nom en Bretagne ; la plus 
illustre est celle du Plessis-Balisson, à laquelle appartenait 
Guillaume du Plessis, un des chevaliers bannerets bretons 
qui prirent part à la bataille de Bouvines, en 1214, et qui 
descendait de Geoffroi Balisson, s' du Plessis, en 1187. 

A.LA1N DE MONTBOURCHER est mentionné parmi les 
chevaliers qui signèrent l'acte d'association de la noblesse, 
en 1379, et qui ratifièrent, en 1381, le traité de Guérande. 
Par acte du 26 février 1388, Alain de Montbourcher, che- 
valier, et Simon, son frère, prêtèrent serment de fidélité 
au duc pour la garde des château et forteresse de Saint- 
Brieuc, qui leur avait été confiée. 

ROBIN DE BAULON fut un des chevaliers qui signèrent 
l'acte d'association de la noblesse, en 1379, et qui ratifièrent 
le traité de Guérande, en 1380. Eon de Baulon servait, en 
1380 , en Auvergne , sous le connétable ; Guillaume était 
homme d'armes de la retenue du vicomte de la Bellière, 
en 1420 ; Jean servait avec dix hommes d'armes et trois 
archers, en 1427 ; Pierre fut fait prisonnier la même année, 
dans un combat livré aux Anglais près du Mont Saint- 
Michel. Un sceau d'Alain de Baulon, qui vivait, en 1406, 
représente trois roses. 

GUY DU GUÉ, chevalier, signa l'acte d'association de la 
noblesse, en 1379. Suivant du Paz, il épousa Marguerite 
d'Ancenis , et mourut en 1403. Parmi les seigneurs de ce 
nom nous citerons : Guillaume, un des écuyers de la com- 
pagnie de Bertrand du Guesclin, en 1371 ; Amaury, cheva- 
lier, en 1418; Fresne, mentionné avec dix-neuf écuyers de 
sa compagnie dans une montre de 1424; le sire du Gué, qui 
prit place parmi les bannerets et les bacheliers au parle - 
ment général de 1451 ; Antoine, écuyer du duc en 1457; 



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314 RBGHBRGHB8 SUR LA CHBVALBRIE . 

Robert, &" du Boisdeniel, mentionné, en 1498, parmi les 
cent gentilshommes de la garde de la duchesse Anne, reine 
de France ; François, chevalier de l'ordre du roi, capitaine 
et gouverneur de Rennes, en 1582. 

BRIENT DE CHATEAUBRIAND, sire de Bbauport, che- 
valier, prêta serment de fidélité au duc le 11 août 1379. Il 
ratifia le traité de Guérande, le 25 avril 1381. Ce fût son fils 
Brient de Chateaubriand, s' de Beaufort, qui, en 1423, fit 
nommé par Tévèque de Saint-Malo et par plusieurs sei- 
gneurs bretons ,* amiral d'une flotte composée d'un certain 
nombre de vaisseaux, qui se trouvaient alors dans le port 
de cette ville, et avec laquelle il battit la flotte anglaise 
près du Mont-Saint-Michel. Cette circonstance a fait croire 
à quelques auteurs que Brient de Chateaubriand avait été 
amiral de Bretagne. 

Monsieur RIV ALLEN DE PLOUER jura fidélité au duc, 
à vivre et à mourir, envers et contre tous, avec quelques 
autres chevaliers, le 11 août 1379. Son sceau, apposé à 
l'acte relatif à ce serment, représente six roses, 3. 2. 1. 
Légende : iS. Rudlen de Plouër. Ce nom s'écrit aussi de 
Ploër. Cette maison remonte à Ruellan de Plouër, cheva- 
lier, en 1218 ; Geoffroi était un des écuyers de la compa- 
gnie du sire de Rieux, en 1351 ; Gilles faisait partie de ceux 
de la compagnie de Bertrand du Guesclin, en 1371 ; Alain 
fut capitaine de Guingamp pour le comte de Penthièvre^ en 
1407 ; Olivier était écuyer du duc, en 1418 ; Jean est 
mentionné parmi les cinquante hommes d'armes de la 
garde du duc, en 1480 ; il fut aussi maître d'hôtel et écuyer 
d'écurie de la duchesse Anne, en 1489. 

Monsieur GUILLAUME RUFFIER jura fidélité au duc 
par acte du 11 août 1379. Son sceau représente dix bilUttes, 



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DU DUCHÉ DB BRBTAGNB. 815 

4. 3. 2. 1. Il figure dans une montre du 12 octobre 1386, 
parmi les chevaliers de la compagnie d'Olivier de Mauny, 
le jeune. 

EON DE TREZIGUIDY prêta serment de fidélité au duc, ' 
avec quelques autres chevaliers, le 22 octobre 1379. 

EON ou YVON DE PENGUILLY prêta serment de fidé- 
lité au duc le 22 octobre 1379. Il est qualifié chevalier dans 
un acte de 1384; Jean était homme d'armes dans la com- 
pagnie de Jean Chauvin, chevalier, en 1464. 

JEAN DE PLOERGAT jura fidélité au duc, avec quelques 
autres chevaliers, le 20 août 1379. Son sceau représente un 
fretté. 

BRIENT DE LA HAYE figui*e avec deux chevaliers 
et sept écuyers de sa compagnie dans une montre du 
!•' août 1379. Il existe beaucoup de familles de ce nom en 
Bretagne. 

ROBERT DE LA FOSSE est mentionné avec quatre 
écuyers de sa compagnie, dans une montre du 18 juillet 
1379, reçue à Pontorson. Il existe en Bretagne deux an- 
ciennes familles de ce nom. 

GUILLAUME DE MATHEFELON figure, avec trois che- 
valiers et trois écuyers, dans une montre reçue à Pontor- 
son le 16 septembre 1379 ; il est mentionné parmi les che- 
valiers qui ratifièrent le traité de Guérande, le 6 avril 1380. 
Cette maison est issue de Hubert de Champagne, auquel le 
comte Geoflfroi d'Anjou donna, en 1080, le château de 
Duretal. 

Cet Hubert épousa une cousine du comte Geoffroi, dame 
de Mathefelon, dont il prit le nom. 



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816 RBGHERGHBS SUR LA CHBYALBRIS 

JEAN D'USAGES est mentionné avec un chevalier et dix- 
sept écuyers de sa compagnie , dans une montre reçue à 
Pontorson le !«' septembre 1379, et avec quatre chevaliers 
et treize écuyers , dans une montre du 18 octobre de la 
même année. 11 descendait de Guillaume d'Usages, cheva- 
lier, qui fut convoqué, en 1315, aux Etats de Ploè'rmel. 

AMBROISE D'ORENGES figure avec neuf écuyers dans 
une montre du 18 juillet 1379, et parmi les chevaliers de 
la compagnie de Jean de Landivy, dans une montre du 
5 septembre 1386. Cette maison remonte à Raoul d'Orenges, 
mentionné, comme témoin, dans une charte de Raoul de 
Fougères pour l'abbaye de Rillé, en 1163. Guillaume 
d'Orenges fut un des défenseurs de Dol, assiégé par le 
roi d'Angleterre, en 1173 ; Guy assista, en 1225, à la fonda- 
tion de la ville de Saint- Aubin du Cormier ; le sire d'Orenges 
accompagna le duc dans son voyage en France , en 1418. 
La terre d'Orenges était située dans l'évèché de Rennes. 

JEAN DE LA CHAPELLE figure avec un chevalier et 
deux écuyers dans une montre du 18 juillet 1379. Il était, 
en 1403, chambellan du duc et capitaine de Jugon. (Voy. 
1. 1, p. 338.) 

GUY LE BAVEUX servait dans les guerres de Bretagne 
avec un chevalier et onze écuyers, ainsi que nous l'apprend 
une quittance de ses gages du 23 octobre 1379, dans 
laquelle il prend la qualité de chevalier, et qui est scellée 
de ses armes, qui représentent trois chevrons. Supports: 
un lion et une aigle. Cimier : Une couronne d'épines. Il 
était la même année capitaine, pour le roi, de la ville de 
Saint-Malo, pour la garde de laquelle il avait sous ses ordres 
cinq chevaliers et quarante-trois écuyers. La famille le 
Baveux est originaire d'Anjou, mais il paraîtrait que quel- 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 317 

ques-uns de ses membres, tels que Guy et Robert, s'étaient 
fixés en Bretagne, car d'Argentré les considère comme 
étant Bretons. Suivant lui, Guy le Baveux fit la guerre, en 
1369, sous Bertrand du Guesclin , et se distingua dans un 
combat livré près de Bressuire aux Anglais , qui y furent 
défaits. Le même historien rapporte qu'en 1382, le duc 
envoya des troupes en Flandre, sous la conduite du 
vicomte de Rohan, des sires de Rieux, de Laval, de Com- 
bourg , de Beaumanoir, de Rochefort , du vicomte de la 
Bellière, d'Olivier du Guesclin, frère du connétable, de 
Maurice de Mauny, du sire de Tinténiac, d'Henri de Trézi- 
guidy, de Tristan de Lescouët, de messire Guy et de mes- 
sire Robert le Baveux , de messire Nicole Paynel , de Jean 
Chauderon et du sire de Matignon. « A l'attaque du pont de 
Commines, raconte d'Argentré , messire Pierre de Villiers 
portait l'oriflamme, et pour les plus vaillants lui furent 
baillés quatre chevaliers pour se tenir près de lui, dont 
messire Morice de Tréziguidy et messire Robert le Baveux 
furent deux, et deux Français *. Pour le jour de la bataille, 
il fut avisé que la bataille où le roi était, combattrait à 
pied, et serait le roi seul à cheval, auquel furent baillés 
douze vaillants chevaliers, pour assister près de lui, entre 
lesquels furent messire Guy le Baveux et messire Nicole 
Paynel, Bretons, d En 1386, rapporte encore d'Argentré, Oli- 
vier du Guesclin passa en Espagne pour secourir le roi de 
Castille. Les capitaines bretons qui prirent part à cette 
expédition furent le vicomte de la Bellière et messire Guy 
le Baveux, qui menèrent avec eux troix cents hommes 
d'armes, chevaliers et écuyers , qui ne demandaient qu'à 
faire la guerre» L'issue de cette campagne fut heureuse, et 
les Bretons s'y enrichirent fort. On trouve j^ncore mention- 

* Ces deox Français étaient da Baadrain de la Heoze et Goy de Sattcottrt. 



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318 RECHERCHES SUR LÀ CHEVALERIE 

nés dans des montres françaises, en 1380, Hutin et Renaud 
le Baveux, chevaliers. 

NICOLE PAYNEL est mentionné avec la qualité de che- 
valier dans une montre du 14 novembre 1379, dans laquelle 
il figure avec un chevalier, quarante-sept écuyers et onze 
archers. D'Argentré rapporte qu'en 1356 , au combat de 
Montmuran , où Bertrand du Guesclin fut armé chevalier 
par Elâtre du Marais, chevalier du pays de Caux, Nicole 
Paynel, Normand, et un sien frère, Jean, s' d'Orenges en 
Bretagne, combattirent sous l'enseigne de Bertrand du 
Guesclin. D'un autre côté, nous venons de voir que le môme 
d'Argentré dit que Nicole Paynel fut un des capitaines 
bretons qui furent envoyés en Flandre en 1382, par le duc 
de Bretagne. On pourrait en conclure que Nicole Paynel 
s'était, ainsi que son frère, établi en Bretagne, et qu'il était 
considéré comme étant Breton. Mais nous dirons aussi, que 
Nicole Paynel aurait pu descendre d'une branche des 
Paynel de Normandie, qui possédait, dès le XUP siècle, les 
terres d'Aubigné et de Landal, situées dans l'évôché de 
Rennes, et dont les descendants sont mentionnés dans les 
reformations faites en 1427 et en 1513, dans le môme évè- 
ohé. Nicole Paynel prit part, en 1364, à la bataille de 
Cocherel, et suivit, en 1S66, Bertrand du Guesclin en 
Espagne. En 1373, il se trouva au siège de Dinan, monta 
sur les murs de la ville et y planta l'enseigne du conné- 
table. D. Morice rapporte qu'en 1382, le duc envoya en 
Flandre quelques compagnies bretonnes, entre autres celles 
de Nicole Paynel et de Jean du Hallay. Un seigneur de 
cette maison, appartenant à la branche de Normandie ^ 
accompagna, e^ 1066, Guillaume le Conquérant à la con- 
quête de l'Angleterre. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 319 

1380. GUILLAUME DE SAINT -MARTIN est mentionné au 
nombre des chevaliers de la compagnie du sire de Bueil 
dans une montre du 3 avril 1380. Il figure avec deux che- 
valiers et douze écuyers de sa chambre , dans une autre 
montre du 1*' novembre de la même année. Un gentilhomme 
de cette maison, Jacques de Saint-Martin, homme d'armes de 
la compagnie du fameux capitaine breton Jean de Keran- 
louët, blessa à mort , dans une rencontre près du pont de 
Lussac, en Poitou, Jean Chandos , qui commandait Tarmée 
anglaise, v Et vecy un coup qui vint sur messire Jean 
» ChandoSj rapporte Froissart, lancé d'un écuyer qui s^ap-- 
n pelait Jacques de Saint-Martinj qui estait fort homme et 
» appert durement. Si que en trébuchant messire Jean 
» Chandos s'appuya sur le coup, qui estait lancé d'un bras 
' a roide. Si lui entra le fer là dedans qui s'encousit jus- 
» qu'au cervel, et puis retira cil son glaive à lut Cil 
» Jacques de Saint-Martin , qui avait donné le coup ^ fut 
» avisé d'un écuyer de monseigneur Jean Chandos, cil vint 
» sur lui moult arrément, et le férit en encousant son 
» glaive, et le traperça tout outre parmi les deux cuisses^ 
» et puis retrait son glaive. Pour ce, ne laissa mie encore 
» cil Jacques de Saint-Martin à combattre. Si entendis que 
» cil Jacques de Saint-Martin qui avait navré ledit mon^ 
» seigneur Jean Chandos, fut si mal visité de ses plaies^ 
» qu'il mourut à Poitiers. » 

M. de Fréminville, dans son Histoire de Bertrand du 
Ouesclin, prétend que ce fut Guillaume Bouëstel^ chevalief 
breton, qui tua Chandos. D'Argentré, d'un autre côté^ 
raconte qu'un archer breton , nommé Alain de Guingamp, 
blessa grièvement d'un coup de flèche Jean Chandos , et 
iju'un autre Breton , que l'on nommait Aymeri , l'achevai 
De tous ces faits, on peut conclure que Jean Chandos « 
assailli à la fois par plusieurs hommes d'armes de la corn- 



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320 RBCHBRGHB8 SUR L^ CHEVALERIE 

pagnie de Eeranlouët, succomba sous leurs coups. La mai- 
son de Saint-Martin remonte à Geoflftoi de Saint-Martin , 
témoin d'une donation faite à l'abbaye de Saint-Aubin des 
Bois, en 1139, par Thibaut Gerbaud ; Foulques, chevalier, 
figure parmi les témoins d'une donation faite au prieuré de 
la Trinité de Fougères, en 1212, par Rolland de Chantelou ; 
Jean et Bon faisaient partie des écuyers de la compagnie 
d'Olivier de Clisson, en 1375; Galhot fut écuyer d'écurie 
du duc en 1430 ; Mathelin était homme d'armes de la garde 
de Clisson, en 1464 ; Geoffroi est mentionné dans un compte 
de l'an 1491 , parmi les gentilshommes qui recevaient une 
pension du duc. . 

AMBROISE DE LA FEILLÉE, au nombre des chevaliers 
de la compagnie du sire de Bueil, dans une montre du 
3 avril 1380. 

JEAN MOREAU , au nombre des chevaliers de la compa* 
gnie d'Olivier de Clisson, dans une montre du 1" avril 1380. 
Il existe en Bretagne plusieurs familles du nom de Moreau, 
et une famille appelée Moraud, qui a possédé les terres du 
Déron et de Callac; nous ignorons à laquelle Jean Moreau 
appartenait. 

JEAN LE BLANC faisait partie des chevaliers de la 
compagnie d'Olivier de Clisson, en 1380. Jean le Blanc 
appartenait probablement à la famille le Blanc de la 
Roberie, alliée aux du Guesclin. Suivant du Paz , Bertrand 
du Guesclin, chevalier, s' de Vauruzé, épousa Thomasse le 
Blanc, dame de la Roberie et de la Bonnerie, fille de Périn 
le Blanc , chevalier, s' desdits lieux, et mourut, en 1364. 
Plusieurs gentilshommes de ce nom sont mentionnés dans 
des montres d'hommes d'armes des XIV* et XV* siècles. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 321 

LOUIS DE MONTBOURCHER , chevalier, servait avec 
deux chevaliers et douze écuyers, d'après une montre du 
!•' août 1380, reçue à Clermont , en Auvergne. 

ROLLAND MASSUEL figure dans une montre reçue le 
3 mai 1380 à Paris, parmi les chevaliers de la compagnie 
d'Olivier de Mauny, capitaine de Dol. Rolland Massuel est 
aussi qualifié chevalier dans une autre montre de la même 
année, qui fait connaître qu'il était employé avec trois 
écuyers à la garde de Dol. Nous trouvons ensuite : Pierre 
Massuel, un des écuyers de la compagnie de Tugdual de 
Kermoisan, dit le Bourgeois, en 1416, et René qui, en 
1650, était capitaine de Montmuran, chevalier de l'ordre 
du roi et c&pitaine de cent hommes d'armes de ses ordon- 
nances. 

JEAN DE BRIE était, en 1380, un des chevaliers de là 
compagnie d'Olivier de Clisson. Angier de Brie faisait partie, 
en 1371, des écuyers delà compagnie d'Eustache de Mauny; 
Jean, Etienne et Geoflfroi figurent, comme écuyers, dans 
des montres des années 1412, 1416 et 1420. Cette maison a 
aussi produit un évêque de Rennes, en 1384. La terre de 
Brie était située dans l'évêché de Rennes. 

GUILLAUME DE DUAULT était un des chevaliers de la 
compagnie d'Olivier de Clisson, d*après une montre du 
1" août 1380. Plusieurs écuyers de ce nom sont mention- 
nés dans les montres du XV* siècle. Alain de Duault fut 
maître de la fauconnerie du duc, en 1420. 

GUILLAUME DE COURSEREUX est mentionné avec un 
chevalier et dix écuyers de la chambre, dans une montre 
reçue au Mans le 22 août 1380. Il figure également, avec 
la qualité de chevalier, dans une autre montre du l»'^ oc- 
tobre de la même année. Il est qualifié chevalier et sei^ 
II 21 



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322 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

gneur de la Perrière, dans le contrat de mariage passé le 
10 mars 1405, entre Charles de Rohan, s' de Guémené, et 
Catherine du Guesclin. 

GUILLAUME DE SAINT- JE AN, chevalier, servait dans 
la compagnie de Jean de la Haye, écuyer, ainsi que nous 
l'apprend une contre du 1" novembre 1380^ *. Il existe en 
Bretagne plusieurs familles appelées Saint-Jean. 

JEAN BOUCHART faisait partie des chevaliers de la 
compagnie de Tristan de la Jaille, chevalier. (Montre du 
!•' novembre 1380.) Nicolas Bouchart fut amiral de Bre- 
tagne en 1356. (Voy. chap. Amiraux de Bretagne, T. I, 
p. 357.) 

FRANÇOIS D'AUBIGNÉ, chevalier, servait avec six 
écuyers sous le maréchal de Sancerre. (Montre du 11 sep- 
tembre 1380.) 

ROBERT BUSSON est mentionné parmi les chevaliers 
qui ratifièrent, en 1380, le traité de Guérande. Il figure 
parmi les seigneurs qui furent convoqués, en 1388, dans 
la maison capitulaire des frères Prêcheurs à Nantes , pour 
entendre les plaintes du duc contre Olivier de Clisson et le 
comte de Penthièvre. Du Paz rapporte qu'un Raoul Bus- 
son, s' du Gazon, fut chambellan du duc, capitaine de 
Rennes, et qu'il épousa Jeanne de Villaines, fille de 
Pierre de Villaines, surnommé le Bègue, grand écuyer de 
France. Le fils de Raoul Busson, Olivier, s^ du Gazon, che- 
valier, fut, suivant le môme auteur^ premier maître d'hô- 
tel du duc et son ambassadeur en Angleterre. Thébaud 
Busson, s' du Gazon, écuyer du duc, eut le bras coupé en 

^ Dans es montres de la seconde moitié du XIV* siècle, on voit des chevaliers sehrir 
dans les compagnies de riches écuyers, ce qai prouve qu'à cette époque la chevalerie 
commençait à déchoir de son ancienne splendeur. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 323 

défendant ce prince en 1420, contre l'attaque des Pen- 
thièvre. 

JEAN DE LA PERRIÈRE est mentionné parmi les che- 
valiers qui ratifièrent le traité de Guérande le 6 avril 1380. 
Un seigneur de ce nom fut tué en 1415, à la bataille 
d'Azincourt. 

Messire ALAIN DE BURLÉON (probablement de Brul- 
lon) est mentionné dans le testament du connétable du 
Guesclin, daté du 5 juillet 1380, comme ayant reçu autre- 
fois, pour les bons services qu'il lui avait rendus, un don 
de cent livres de rente viagère, don confirmé par ce testa- 
ment. Cet Alain de Burléon est sans doute le même per- 
sonnage qu'Alain BruUon, chevalier, s' de l'Aunay, de la 
Corbière et de la Motte, qui fut institué, selon du Paz, 
capitaine des château et forteresse de Sucé au pays nan- 
tais, par le duc Jean le Vaillant, qui lui en donna la garde ; 
messire Jeoflfroi de Maillechat lut servit de piège et de cau- 
tion. Le fils d'Alain Brullon, nommé aussi Alain, fut, sui- 
vant la généalogie produite à la réformation de 1669, s^ de 
Launay, de la Corbière et de la Motte, en 1409. Yves 
Brullon, s' de Launay, etc., fut maître des requêtes d'Anne 
de Bretagne et son ambassadeur vers l'empereur Maximi- 
lien, en 1490 ; François Brullon, s^ de la Muce, fut fait che- 
valier, en 1532, au couronnement du duc François III, 
dauphin de France, qui eut lieu à Rennes; Pierre Brullon, 
fils du précédent, fut président au parlement de Bretagne 
et chevalier de l'ordre du roi. 

BI2IBN DE PESTIVIEN est mentionné parmi les cheva- 
liers qui ratifièrent le traité de Guérande , en 1380. Une 
enquête faite en 1410, au sujet des droits des vicomtes de 
Léon en CornouailleSt nous fait connaître que Bizien de 



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324 RBGHBRGHES SUR LA GHEVALBRIB 

Pestivien fut nommé par le vicomte de Rohan, capitaine 
de Quimperlé pour le roi, pendant le séjour du duc en 
Angleterre , après la bataille d'Auray. Il était frère de 
Tristan de Pestivien, un des écuyers du combat des Trente. 
Pestivien était un château fort dont s'empara, en 1363, un 
capitaine anglais nommé Roger David, mais il fut repris la 
même année par Bertrand du Guesclin. La terre de Pesti- 
vien donnait le droit à ses possesseurs de siéger aux parle- 
ments généraux parmi les bannerets et les bacheliers. Les 
armes de cette maison étaient, d'après un sceau de Tan 
1397, de Guillaume de Pestivien : vairé d'argent et de 
sable. 

GUILLAUME DE TRÉVÉCAR figure au nombre des 
chevaliers qui ratifièrent, en 1380, le traité de Guérande. 
Un de ses descendants, Jean de Trévécar, était chambellan 
du duc en 1484. Le duc confisqua ses biens pour le punir 
d'avoir embrassé le parti des Français, Les sires de Trévé- 
car siégeaient aux parlements généraux, parmi les banne- 
rets et les bacheliers. 

Messire GUILLAUME TANNEGUY ou TANGUY fut 
envoyé, suivant Froissart, en 1380, par le duc de Bretagne, 
avec messire Etienne Goyon, le sire de Montbourcher, mes- 
sire Eustache de la Houssaye et messire Geoffroi de Keri- 
mel, vers le duc de Buckingham, qui s'était arrêté avec 
son armée à Châteaubourg en Bretagne. Henri Tanguy 
prêta serment de fidélité au duc en 1371 ; Eon faisait par- 
tie des écuyers de la compagnie d'Olivier de Clisson, d'après 
une montre de la même année. 

GEOFFROI RUFFIER, au nombre des chevaliers qui, en 
1380, ratifièrent le traité de Guérande. Il fut, en 1393, 
maître d'hôtel du duc. 



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DU DUCHÉ DE BRBTAGNE. 325 

GUY DE ROCHEFORT, s' d'Assérac, est mentionné 
parmi les chevaliers qui ratifièrent le traité de Guérande 
le 6 avril 1380. Il est qualifié chambellan du duc, dans le 
traité passé en 1384, entre ce prince, Tévêque et les habi- 
tants de Saint-Malo. Ses armes sont, d'après un sceau de 
Tan 1387, vairé d'argent et d'azur. Légende : S. Guion de 
Rochefort, 5' d'Acérac. 

OLIVIER DU GUESCLIN, chevalier, s'^ de la Morlière, 
fut fait prisonnier par Evecot de SoUe, ainsi que nous l'ap- 
prend un sauf-conduit du roi d'Angleterre du 13 juil- 
let 1380, daté de Saint- Aubin, délivré à plusieurs gentils- 
hommes qui s'étaient offerts pour servir d'otages à ce che- 
valier. Parmi eux, figure Bertrand du Guesclin, fils dudit 
Olivier. 

1 38 1 . OLIVIER DE SAINT-GILLES, au nombre des chevaliers 
qui ratifièrent le traité de Guérande, en 1381. Il était fils 
d'autre Olivier, chevalier, tué à la bataille de Poitiers, en 
1356. 

JEAN DE LA MARZELIÈRE, chevalier, fonda par lettres 
du jeudi après Invocavh l'an 1381, une chapellenie de trois 
messes par semaine, au château de la Marzelière. Ces lettres 
sont scellées du sceau de la cour de Rennes et de celui du 
fondateur, qui est : de sable à trois fleurs de lys d'argent. 
Pierre de la Marzelière, chevalier, chambellan du duc, 
capitaine de Hédé, petit-fils de Jean, n'eut qu'une fille 
nommée Plézou, qui lui succéda et qui fut mariée à Arthur 
Giffart, qui prit le nom et les armes de la Marzelière (Du 
Paz.) Messîre Raoul de la Marzelière figure au nombre des 
seigneurs ligués en 1420 contre les Penthièvre. 

M. Laine, dans son ouvrage intitulé les Origines véri- 
diques des maisons nobles et anoblies de France, a con- 



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326 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

fondu la maison de la Marzelière avec une famille appelée 
de Mazellière, qu'il prétend originaire de Bretagne, et éta- 
blie dans le duché d'Albret vers Tan 1500. 

ACARIS D'IFFER figure parmi les chevaliers qui rati- 
fièrent le traité de Guérande, en 1381. Il fut, en 1392, un 
des témoins d'une enquête ordonnée par le duc, au sujet 
du serment que les ducs de Bretagne recevaient de leurs 
vassaux. Il était alors, rapporte D. Morice, un chevalier 
âgé de quatre-vingts ans, qui avait servi cinq ans en 
Flandre le duc Jean III. 

ROLLAND DE TRÉMEREUC, sire de Plumoyson, au 
nombre des chevaliers qui ratifièrent, en 1381, le traité de 
Guérande. Un sceau de Robert de Trémereuc, qui vivait 
en 1379, représente un échiqueté d'argent et d'azur^ avec 
un lamhel d'argent en chef. Cette maison remonte à Guil- , 
laume de Trémereuc, témoin d'une donation faite, vers 
l'an 1187, à Saint- Aubin-des-Bois, par Geoflfroi du Plessîs- 
Balisson ; Geoffroi, chevalier, est mentionné dans une 
autre charte de la même abbaye, de l'an 1241 ; le sire de 
Trémereuc est cité parmi les seigneurs ligués contre les 
Penthièvre, en 1420 ; Rolland figure parmi les gens de la 
retenue de Guillaume de Broon, chevalier, en 1424 ; Cris- 
tophe de Trémereuc, s' de Soutbrient, fit partie des gen- 
tilshommes de Bretagne assemblés, en 1529, pour aviser 
au payement de la rançon des enfants de François I". 

OLIVIER D'YVIGNAC, au nombre des chevaliers qui 
ratifièrent le traité de Guérande, en 1381. Guillaume ser- 
vait, comme écuyer, dans la compagnie du sire de Montau- 
ban, en 1356; messire Louis d'Yvignac faisait partie, en 
1498, des cinquante hommes d'armes de la duchesse Anne, 
reine de France. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 327 

GUY DE PLUSCALLEC ou DE PLUSQUÈLLEC est men- 
tionné parmi les chevaliers qui ratifièrent le traité de 
Guérande, en 1381. Le sire de Pluscallec siégea parmi les 
bannerets et les bacheliers au Parlement général tenu à 
Vannes, en 1386. 

OLIVIER L'ENFANT fut un des chevaliers qui ratifièrent 
le traité de Guérande le 2 mai 1381. Il descendait de Guil- 
laume TEnfant, chevalier en 1218 ; Jean, chevalier, était 
chambellan du duc, en 1448 ; Charles, chambellan du duc, 
capitaine de Pirmil, fut créé chevalier de l'Hermine, en 
1454. Il a existé en Normandie et dans le Maine d'autres 
familles portant le nom de l'Enfant. 

PIERRE DU HAUTBOIS, sire de Kerimerc'h, est men- 
tionné parmi les chevaliers qui ratifièrent le traité de 
Guérande le 1*' mai 1381. H rendit hommage à la dame de 
Rays, en 1382. Cette maison remonte à Pierre du Hautbois, 
chevalier, qui devait un chevalier d'ost au duc, d'après 
une enquête de l'an 1294. 

JEAN, sire de Quintin, au nombre des chevaliers qui 
ratifièrent, en 1381, le traité de Guérande. Il assista, comme 
sire de Quintin, aux États de Rennes, en 1386. Il est appelé 
Jean, fils aîné de monsieur Geoffroi Botherel, sire de Quin- 
tin en partie, dans son contrat de mariage avec Marguerite 
de Rohan, en date du 14 décembre 1378. Les Planches de 
D. Morice contiennent le sceau de Geoffroi Botherel, sire de 
Quintin, en 1388 ; il y est représenté à cheval, Vépée à la 
main, armé de toutes pièces, le casque timbré d'une cou- 
ronne, tenant de la main gauche un bouclier armorié 
ainsi : de gueules au chef d'argent, chargé d'un lambel 
de trois pendants, pour bri^re. Ces armes sont, en inter- 
vertissant les émaux, celles de la maison d'Avaugour, dont 



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328 RECHERCHES fiUR LA CHEVALERIE 

les Botherel de Quintin passaient pour être issus. Du Paz, 
dans la notice qu'il a donnée sur ces Botherel, a omis Jean, 
sire de Quintin, précité. Un de ses ancêtres, Jean Botherel 
ou Boterel de Quintin, fut un des seigneurs convoqués en 
1304, par le roi de France pour la guerre de Flandre; 
Geoffroi, père de celui dont il a été question précédem- 
ment, fut tué, en 1364, à la bataille d'Âuray. Cette maison 
s'est fondue dans celle du Perrier, au commencement du 
XV* siècle. 

1382. RAOUL DE MONTEVILLE, chevalier, est mentionné 
parmi les vassaux de la dame de Rays, qui lui rendirent 
hommage, en 1382. Hervé, sénéchal de Broërec, et Jean, 
sénéchal de Tréguier, sont mentionnés dans des comptes 
rendus au duc, en 1270 ; Olivier fut, en 13S0, un des écuyera 
du combat des Trente. 

GUY DE LA BALUE figure parmi les chevaliers de la 
compagnie d'Olivier de Clisson, dans une montre du 
27 janvier 1382. Pierre de la Balue ratifia le traité de Gué- 
rande en 1380 ; Jean fut conseiller du duc, en 1457. 

Messire MAURICE DE MAUNY, 

Messire JEAN DE MAUNY, 

Messire JEAN CHAUDERON, 

Messire HENRI DE TRÉZIGUIDY, 

Messire TRISTAN DE LESCOUET, 
sont cités, par d'Argentré, parmi les capitaines bretons 
qui prirent part, en 1382, à la guerre de Flandre , et qui 
se trouvèrent à l'attaque du pont de Gommines. Il en 
nomme encore plusieurs autres, dont les noms ont été déjà 
mentionnés dans cet ouvrage. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 329 

1383. ALAIN DE MALESTROIT, chevalier, fut un des témoins 
du serment de fidélité fait au duc par l'évêque de Quimper, 
le 3 mars 1383. Alain de Malestroit est qualifié chevalier et 
8^ d'Oudon, dans un acte de donation passé le 15 février 
1387, entre le duc et la duchesse. On le trouve, en 1398, 
mentionné parmi les chambellans du duc. Suivant Du Paz, 
il fut chevalier preux et hardi, et rendit de grands ser- 
vices au duc Jean le Vaillant. Il était fils d'Hervé de Châ- 
teaugiron, s"" d*Oudon, qui épousa l'héritière de Malestroit, 
dont il prit le nom. 

GUILLAUME DE FRANCE figure avec la qualité de che- 
valier, parmi les vassaux de la baronnie de Rays, qui prè* 
tèrent serment de fidélité au duc en 1383. M. Laine, dans 
ses Origines véridiques des maisons nobles et anoblies de 
France j prétend que cette famille, originaire de l'Artois, 
remonte à Jean France, avocat du roi au bailliage d'Orléans, 
anobli, pour services, en 1378. Il ajoute que la branche 
d'Artois porte : fascé d'argent et d'azur^ Vargent chargé 
de trois fleurs de lys de gueules, et celle de Bretagne, 
d* argent à trois fleurs de lys de gueules. M. Guérin de la 
Grasserie nous apprend, dans son Armoriai de Bretagne, 
que César de France vint s'établir en Bretagne en 1342, et 
que son fils Jean acquit, dans la paroisse de Guignen, une 
maison qu'il fit appeler France. Ce Jean de France figure 
parmi les écuyçrs de la compagnie, de Jean de Couvran, 
dans une montre de l'an 1380, rapportée par D. Morice. 
Pierre de France était, en 1392, un des écuyers de la com- 
pagnie de Jean de Rouverou, chevalier. 

MILES DE MACHECOUL, chevalier, prêta serment de 
fidélité au duc, en 1383, comme sujet de la baronnie de 
Rays. Il fut s^ de Vieillevigne. Nous ignorons si ce fut lui 
qui fut tué au siège de Carthage, en 1390, car les historiens 



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330 RBGHBRCHSS SUR LA CHBYALSRIE 

bretons se sont contentés de dire qu*nn seigneur de ce 
nom y perdit la vie, 

JEAN ROUAUD prêta serment de fidélité au duc, en 
1383, comme sujet de la baronnie de Rays. Il figure aussi, 
avec la qualité de chevalier, dans un compte de Tan 1418, 
d*Etienne Courtet, trésorier du comte de Vertus, qui nous 
apprend qu'il avait sous ses ordres un chevalier, vingt et 
un écuyers et seize archers. Une famille de ce nom a été 
anoblie en 1816. 

HERVÉ DE VOLVIRE prêta serment de fidélité au duc, 
en 1383, comme sujet de la baronnie de Rays. D. Morice a 
donné dans ses Planches le sceau d'Hervé de Volvire, che- 
valier, en 1389. Il représente les armes suivantes : parti 
au 1 de gueules à trois fusées d* argent^ chargées d'un franc^ 
canton de vair ; au 2 de gueules à trois fusées d'argent. Ci- 
mier : un croissant surmonté d'une aigrette. Supports : deux 
griffons. Légende : S. Hervé de Volvire. Une branche de 
cette maison, une des plus anciennes du Poitou, vint s'éta- 
blir en Bretagne vers le milieu du XIV« siècle. Elle a produit 
des chambellans des rois de France et des ducs de Bretagne. 
François de Volvire, chambellan du roi Louis XII, fut fait 
prisonnier à la bataille de Pavie, en 1522; Philippe fut 
chevalier des ordres du roi et lieutenant-général en Sain- 
tonge, en 1582. 

JEAN OSENIG, chevalier, prêta serment de fidélité au 
duc, comme sujet de la baronnie de Rays. 

GILLES DE PLOEL, chevalier, prêta serment de fidélité 
au duc, comme sujet de la baronnie de Rays. 

1384. Monsieur PHILIPPE DE COETGOUREDEN figure dans 
un appel au Parlement général, en 1384. Il est qualifié 



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DU BXTCHfi DB BRBTA0inS. 381 

chevalier et procureur du sire de Clisson, dans une sen- 
tence rendue par le duc de Bourgogne le 7 décembre 1394. 
Suivant M. de Courcy, une famille appelée Philippe ou 
Phélippe possédait, depuis Tan 1300, la terre de Goëtgou- 
reden, dont une de ses branches prit le nom. Ici, Philippe 
est un prénom, et non un nom patronymique. 

^ BERTRAND MILON ou MILLON, s^ de la Villb-Morbl, 
chevalier, est ainsi qualifié dans une obligation scellée de 
son sceau et de celui de Tristan de la Lande, s' de Gui- 
gnen, en 1384 , comme gouverneurs de places fortes. Les 
armes de Bertrand Millon sont, d'après ce sceau : d'azur à 
trois têtes de lévrier d'argents colletées de gueules. Sup- 
ports : deux lions. Cimier : une tête de lévrier. Légende : 
sceau de Bertrand Millon. (Voy. T. I, p. 899.) 

Monsieur PAYEN D'ESPINAY est mentionné dans un 
appel au Parlement général, tenu à Rennes en 1384. H est 
plusieurs fois désigné dans Tassignation qui lui fut donnée, 
par ces mots : ledit chevalier. 

OLIVIER DE LA FEILLÉE, IIP du nom, s' de la Rubkau- 
DiÈRE, chevalier, épousa la fille de Guillaume le Bard, che- 
valier, S' de la Grande Boissière. De ce mariage naquit un 
fils nommé Olivier, qui fut fait prisonnier, en 1415, à la 
bataille d'Azincourt. Du Paz, qui rapporte ces faits, ne cite 
aucune preuve à l'appui. 

THOMAS FOULL figure, comme représentant du duc et 
avec la qualité de chevalier, dans un traité passé entre ce 
prince et l'évêque de Saint-Malo, en 1384. 

GUILLAUME D'AUBIGNÉ, chevalier, est mentionné, 
comme témoin, dans un traité passé entre le duc etTévéque 
de Saint-Malo, en 1384. Il est rappelé dans un accord 



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332 MGHBRGHBS STTR LA GHBVALERIB 

passé, en 1408, entre le sire de Montauban et Jean de Saint- 
Didier. Cet acte nous apprend que Guillaume d^Âubigné 
était fils de Raoul d'Âubigné, s^ de Landal, terre qui passa 
dans la maison de Montauban par le mariage de Mahaut, 
flUe de Guillaume d'Aubigné, avec Guillaume de Montau- 
ban. 

GUILLAUME DE LA RIVIÈRE, chevalier, assista, comme 
témoin, à l'entrée du duc à Saint-Malo, en 1384, après le 
traité passé entre ce prince et l'évêque de cette ville. 

JEAN AUGUSTIN, chevalier, assista à rentrée du duc à 
Saint-Malo, en 1384. Froissart cite monseigneur Jean 
Augustin parmi les chevaliers que le duc de Bretagne 
envoya, en 1369, au devant de Tarmée anglaise à Saint- 
Malo. 

ROBERT DE GRENAVEN, chevalier, assista, comme 
témoin, à l'entrée du duc à Saint-Malo, en 1384. 

1385. HERVÉ DE SAINT-GOUESNOU, miles de BHtannia, est 
ainsi qualifié dans un compte du trésor royal, de Tan 
1385. Le sceau de ce chevalier, gravé dans les Planches de 
D. Morice, représente une bande, accompagnée de six 
besants 3, i, 1. Parmi les gentilshommes appartenant à 
cette maison, nous citerons: Yvon de Saint-Gouesnou, 
qui fit la campagne de Flandre, en 1382, parmi les écuyers 
de la compagnie d'Alain de Rohan, sire de Léon ; Thomas, 
une des trente lances de la compagnie d'ordonnance, de 
Jean de Launay, en 1488. Saint-Gouesnou est une paroisse 
de révèché de Léon, qui tire son nom d'un saint de l'île de 
Bretagne, nommé Gouesnou, qui vint en Bretagne au 
Yir siècle. 



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DU DUCHÉ DB BRBTAQNE. 333 

MORICE DE POESTELLEUR, wtZe5 (te Britannia, ainsi 
qualifié dans un compte du trésor royal, de Tan 1385. 

HENRI DU CHASTEL, miles de Britannia (compte de 

Tan 1385, du trésor royal.) 

> 

.. Messire GEOFFROI DE PARTHENAY fut un des capi- 
taines bretons qui vinrent, en 1385, au secours du roi de 
Castille. Les autres capitaines furent Geoffroi Ricon, Arnaud 
du Solier, dit Limousin, Olivier du Guesclin et le vicomte 
de la Bellière. Geoffroi de Parthenay et Geoffroi Ricon 
furent tués la même année , au combat de TAlcabaza d'Al- 
jubarotta. D. Lopez de Ayala, qui a écrit les chroniques de 
Castille,et qui assistait à cette bataille, met Geoffroi de 
Parthenay et Geoffroi Ricon au nombre des morts. Froîs- 
sart et d'Argentré les citent parmi ceux qui périrent dans 
cette journée. « Là furent tués, rapporte le dernier de ces 
historiens, messire Geoffroi de Parthenay et messire Geof- 
froi Ricon j vaillamment combattant à V avant-garde j 
mêfne Regnault du Solier^ étant tous entrés dans Venclos 
du camp ennemi trop témérairement. Ce fut le jour de la 
mi-août 1385, avec réputation d* avoir vaillamment fait, 
comme ils avaient fait en plusieurs batailles en Espagne et 
en France; mais ils s'avancèrent trop, et entrés qu'ils 
furent dans le camp ennemi avec leurs troupes, se trou- 
vèrent sous la merci du trait des Portugais qui tiraient en 
sûreté^ à la faveur de leurs remparts, si dru et si épais^ 
que cheval ne se soutenait qu'il ne fut cousu de flèches. » 
Une montre de Tan 1380 nous apprend que Geoffroi de 
Parthenay, qui n'était alors qu'écuyer, servait avec vingt- 
deux écuyers sous le commandement du connétable. Son 
sceau, apposé à une quittance de ses gages du 13 juin de la 
même année, représente wne croix pattée. Un des descen* 
dants de Geoffroi, Michel de Parthenay, s' de Parigné, 



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334 RBGHERGHE8 SUR LA CHEVALERIE 

chevalier , fut chambellan du roi Charles VII et du duc 
Pierre II, en 1451 , capitaine de Fougères et de Vire, etc. 
U ne faut pas confondre la maison de Parthenay de Bre- 
tagne , avec celle de Parthenay du Poitou, dont le nom 
ancien est l'Archevêque. 

• 

1 386- GUILLAUME DES PREZ est mentionné dans une montré 
du 5 septembre 1386, parmi les chevaliers de la compa- 
gnie de Jean de Landivy. Dans la même montre figure 
Olivier des Prez, parmi les quatre-vingt-neuf écuyers de 
cette compagnie. Une quittance des gages de Guillaume 
des Prez, datée du 22 juillet 1392, nous apprend qu'il avait 
sous ses ordres neuf écuyers. Son sceau représente une 
bande j surmontée d*une croix pattée. Robert des Prez 
servait avec quinze écuyers sous Tanguy du Chastel, 
maréchal des guerres du dauphin, en 1422. Il existe, en 
Bretagne, deux autres familles appelées des Prez. 

OLIVIER DE MAUNY, le jeune, chevalier, figure dans 
une montre du 12 octobre 1386, avec un chevalier banne- 
ret, un chevalier bachelier, quatre-vingt-neuf écuyers et 
trois archers, composant sa compagnie d'hommes d'armes. 

Messire MAURICE DE LA FONCHAYS, que d'Argentré 
appelle Maurice de Fonchans, suivit, en 1386, Olivier du 
Guesclin en Gastille. Macé de la Fonchays est mentionné 
î)armi les écuyers qui ratifièrent, en 1381, le traité de Gué- 
rande. 

JEAN GltFART, chevalier, donna quittance le 16 oc- 
tobre 1386^ à Guillaume TEnfernet, trésorier des guerres 
du roi, de la somme de quatre cent soixante-cinq livres, 
pour ses gages et pour ceux d'un chevalier bachelier, de 
binquanie-ôëpt écuyers et de huit archers de sa compa- 



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DU DUCHE DE BRETAGNE. 335 

gnie, destinée à passer en Angleterre sous le commande- 
ment da duc de Bourgogne. Le sceau de Jean Gi£fârt, 
apposé à sa quittance, représente UTie bande chargée de 
trois maclesj avec un lambel de trois pendants en chef. 
Cimier : une tête de cerf. Supports : deux lions. 

BERTRAND DU GUESCLIN, chevalier, flls d'Olivier, che- 
valier, et de Jeanne de Bouille, vivait, suivant du Paz, en 
1386, et épousa Isabeau d'Ancenis, dont il eut Catherine 
du Guesclin, mariée à Charles de Rohan, s' de Guémenê. 
Nous avons dit précédemment que Bertrand du Guesclin 
se rendit en Angleterre avec quelques gentilshommes, pour 
servir d'otages à Olivier du Guesclin, son frère, qui y était 
prisonnier. 

EUDON DU BOSCHET ou DU BOUSCHET fût avec Jean 
de Trélever, Jean de Tréal, comme lui chevaliers, et avec 
plusieurs autres, témoin, en 1387, des protestations faites 
aux ambassadeurs du roi de France, par les délégués du 
duc, au sujet des débats de ce dernier avec le sire de Clis- 
son. Guy du Boschet fut vice-chancelier de Bretagne en 
1462. (Voy. T. I, p, 389.) 

1388. HENRI DU JUCH, chevalier, figure au nombre des sei- 
gneurs qui furent convoqués, en 1388, dans la maison et 
lieu capitulaire des frères prêcheurs à Nantes, pour en-^ 
tendre les plaintes du duc contre Olivier de ClissOn et le 
comte de Penthièvre. Henri du Juch et Jean de Poulmic 
étaient, en 1392, capitaines de la Roche-Derrien. Par lettrés 
du 8 juin 1395, le duc déchargea son amé et féal chevalier 
et chambellan Henri du Juch de la garde du château de 
Tonquédec, qu'il aVait fait démolir *. Il fut envoyé, en 

*■ Les mines da cliâleao de Tonqaédec, silaé dans le départemelit des Cdtes-da-ftord, 
sont des plus remarquables. Elles se composent d'une Vaste enceinte flanqaée dé tonirs; 
dominée par on donjon. 



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336 RBGHBRCHBS SUR LA CHEVALERIE 

1424, en ambassade en Angleterre. La terre du Juch était 
une des bannières de Bretagne. (Voy. art. Jean du Juchi 
chevalier banneret, T. II, p. 51.) 



1389. GUILLAUME LE MAITRE, s' du Boisvbrt, chevalier, 
épousa, par contrat du 18 avril 1389, Jeanne de Chambal- 
lan, dont il eut deux enfants, Olivier, s' du Boisvert, et 
Robert, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, commandeur 
de Fougaret, en la ville de Guérande, en 1433. (Moréri.) 
Cette maison remonte à Arthur le Maître, s' du Boisvert et 
de la Garelaye, chevalier, chambellan du duc en 1289. 

1 390. Messire GUILLAUME DE GACILLÉ, chevalier, suivit, en 
1390, le duc de Bourbon en Afrique et se trouva au siège 
de Carthage. (D'Argentré) *. 

Messire RAINFROI DE LA CHAPELLE, chevalier, fut 
tué, en 1390, au siège de Carthage. 

Messire AUBERT DE LA MOTTE fut tué, en 1390, au 
siège de Carthage. 

JEAN, sire DE POULMIC, chevalier, fut avec Henri du 
Juch, chevalier, capitaine dé la Roche-Derrien, et prêta 
serment de fidélité au duc, en cette qualité, le 23 novembre 
1390. Il fut, en 1421, chambellan du duc, et mourut en 
1425 au combat de Saint- James-de-Beuvron, d'après le 
nècrologe des Cordeliers de Quimper. Hervé du Pont- 
TAbbé, Guillaume de Rosmadec, s^ de Tyvarlen, Geoffroi de 



^ Parmi les écuyers qui périrent à ce siège, d*Argentré elle Guillaume du Parc, 
Jacques de la Lande, Jeao de Laonaj, Jean le Moine, Jean du Poirier et Guillaume 
Fondrigay. A ces noms il Taut ajouter les suivants, relatés par D. Morice : GeofTroi de 
Dinan, le sire de Malestroit, Geoffroi de la Celle, Jean de Morilioo, Alain de Champa- 
gne et le sire de Rieux, dont hait hommes d'armes périrent aassi pendant le siège. 



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BU DUGHâ DE BRETAGNE. 337 

Piru, Henri de Lysun, Keransevet et de Lanros y perdirent 
aussi la vie. La maison de Poulmic est connue depuis 
Mathieu de Poulmic, un des légataires d'Hervé de Léon, 
s» de Noyon, en 1363 ; Jean, sire de Poulmic, fut, en 1451, 
lieutenant de Jean du Quellenec, amiral de Bretagne. Les 
sires de Poulmic siégeaient parmi les bannerets et les 
bacheliers aux États généraux de Bretagne. 

ALAIN DE SAINT-AUBIN, chevalier, s» du Sêrig, en 
1390. (Dictionnaire des terres du comté nantais.) Cette mai- 
son remonte à Hubert de Saint- Aubin, mentionné, comme 
témoin, dans des lettres de Tan 1185, d'Eudon, duc de Bre- 
tagne, pour Tabbaye de Savigné. Guillaume, chevalier, 
vivait, en 1210; Henri servait avec sept écuyers dans les 
guerres de Bretagne en 1369 ; Galhot était sénéchal de la 
Guerche, en 1396. D'autres gentilshommes de ce nom 
figurent dans des montres d'hommes d'armes bretonnes du 
XV* siècle. 

1392. PIERRE LE PORC, chevalier, est mentionné avec huit 
écuyers de sa chambre, dans une montre reçue au Mans 
le 26 juillet 1392; son sceau représente trois sangliers. En 
1427, il commandait vingt hommes d'armes et vingt archers. 
D'Argentré rapporte qu'en 1424, à la bataille de Vemeuil, 
Pierre le Porc, s' de Larchaz, défit à la tète de deux cents 
hommes une troupe d'Anglais. Il fut tué, en 1427, dans un 
combat qui leur fut livré près des grèves du Mont-Saint- 
Michel. Pierre le Porc, fils du précédent, avait pour armes 
un sanglier^ ainsi que nous le voyons par un sceau de Tan 
1429, gravé dans les Planches de D. Morice; Olivier, qui 
servait, en 1414, avec une compagnie de quatorze écuyers, 
fut chambellan du duc, en 1421 ; Raoul fut écuyer du duc 
en 1451, et maître des eaux et forêts de Fougères. Nous 
u 22 



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338 RBGHBRCHB8 SUR LÀ GHBVALERIB 

trouvons ensuite : Jacques, homme d'armes de la compa- 
gnl0 du sire de Lohéac, en 1464 ; Guillaume, s' de la Porte, 
dont leS| bi^ns furent confisqués pour n'avoir pas comparu 
a^z montres des nobles^ et Jean^ archer des ordonnances 
du roi, en 1489, 

BRISEGAUT DE GOESMES, chevalier, servait avec dix 
écuyers, d'après une montre du 24 juillet 1392, reçue au 
Mans. Son sceau représente un lion. Supports: deux 
sirènes. Cimier : un vol. Suivant M. Roger , auteur de 
l'ouvrage intitulé la Noblesse de France asux Croisades^ 
Âgelbade et Elzéar de Goësmes prirent la croix, en 1158, 
avec Geofliroi, fils de Juhel« sire de Mayenne. De cent-huit 
seigneurs qui avaient accompagné Geoffroi en Palestine, 
trentorcinq seulement revinrent en 1162. (Voy. p. 153, art. 
Robin.de Goësmes.) 



1393. SALOMON DE KERGOURNADEC'H est qualifié par le 
duc d*amé et féal chevalier^ dans des lettres qu'il lui 
adressa, en 1393, pour l'engager à venir le trouver à la 
Saint-Michel à Auray, avec tous les gentilshommes qu'il 
pourrait rassembler, afin de s'opposer aux entreprises d'Oli- 
vier de Clisson. La maison de Kergoumadec'h est connue 
depuis Olivier, chevalier, en 1288. 

JEAN LE BOUTEILLER, chevalier bachelier, servait en 
1393, avec deux autres chevaliers et huit écuyers, d'après 
la quittance de ses gages, à laquelle est apposé son sceau, 
qui représente un écartelé. Un sceau de Jean le Bouteiller, 
écuyer en 1392, représente un chevron, accompagné de 
trois besants. Les armes primitives de cette maison sont 
une amphore, emblème de l'office de Bouteiller, qu'elle 
Remplissait auprès des êvèques de DoL 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 339 

JEAN LE BARBU, chevalier, chambellan du duc, est 
mentionné dans un acte du 22 juin 1393, relatif à un 
accord passé entre le duc, le comte de Penthièvre et le 
connétable de Clisson. U fut témoin de Thommage rendu 
par le duc au roi, en 1404, et prit part, en 1420, à la ligue 
des seigneurs contre les Penthièvre. (Voy. Chap. Chance- 
liers de Bretagne, T. I, p. 376.) 

1394. RENAUD BREZILLE, chevalier,^ chambellan du roi 
Charles VI, fut chargé, avec Guy Chrétien-, trésorier du 
roi, de prendre possession de la ville de Saint-Malo, qui 
lui avait été cédée par le pape Clément VII. Renaud Bre- 
zille était capitaine de cette ville en 1396. Il est qualifié 
chevalier et capitaine de Saint-Malo dans deux autres 
montres de l'an 1396, dans lesquelles figure Jean Brezille, 
chevalier. Un gentilhomme de ce nom fut écuyer du duc 
en 1457. Nous ne saurions néanmoins affirmer que cette 
famille fût d'origine bretoime. 

THIBAUT THOMELIN, chevalier, gouverneur d'Henne- 
bont, certifie dans une attestation du mois de février 1394, 
qu'il a fait publier le traité de paix conclu entre le duc et 
le comte de Penthièvre. En 1381, il n'était pas encore che- 
valier^ car on le voit figurer au nombre des écuyers qui 
ratifièrent le traité de Guérande. Un sceau de Tan 1389 
nous apprend qu'il portait : d'argent au sautoir j vairé 
d'argent et de gueules. 

1395* JEAN DE LANGUEOUEZ, miles^ est ainsi qualifié dans 
le testament de Jean, vicomte de Rohan, du 24 février 1395. 
Il était ca)?italne de Brest, en 1404, d'après un compte de 
Robert Sorin, trésorier du duc. Hamon de Langueouëz, 
domicellvfs^ parochiannus de Treouguet, Leon-Dioc, figure 



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340 RBGHERGHBS SUR LA GHEVALBRIE 

dans Venquête établie, en 1371, pour la canonisation de 
Charles de Blois; Yvon faisait partie des écuyers de la com- 
pagnie d'Olivier de Clisson en 1375 ; Jean, chevalier, prit 
part, en 1431, au siège de Pouancé ; le sire de Langueouêz 
est mentionné, dans un compte de 1452, parmi les cham- 
bellans du duc ; Gauvain vit ses biens confisqués par le 
duc, en 1488, pour avoir suivi le parti des Français; Tristan, 
chevalier de Rhodes, était commandeur du Saint-Esprit 
d'Auray, en 1510. 

1396. Messire MARC CHASSERON, chevalier breton, fut tué 
en 1396, suivant d'Argentré, à la bataille de Nicopolis, en 
Hongrie *. Peut-être, au lieu de Chasseron, faudrait-il lire 
Ghapperon, qui est le nom d'une ancienne maison de Bre- 
tagne à laquelle appartenait Charles Chapperon, chevalier 
de Rhodes, qui prit part à la défense de cette ville, en 
1480. 

THOMAS DE KERIMEL, chevalier breton, périt, suivant 
d'Argentré, à la bataille de Nicopolis, en 1396. 

JEAN DU QUELLENEC, vicomte du Fou, est le même 
personnage que Jean, vicomte du Fou, qui prit part, 
suivant d'Argentré, à la bataille de Nicopolis, en 1396. H 
était devenu vicomte du Fou, par suite de son mariage 
avec Thiéfaine, flUe unique et héritière de Guy, vicomte du 
Fou, qu'il avait épousée en 1371. La maison du Quellenec a 
produit, au XV* siècle, deux amiraux de Bretagne. 

RIOU DE ROSMADEC rendit hommage, en 4396, au 
vicomte de Rohan. Dans cet acte il est qualifié nobilis miles 

*■ Des cent TÎngt Bretons qai prirent pari à celle bataille, rapporte d'Argentré, il 
n'échappa qae messire Jean, vicomte du Fon (Jean du Quellenec). Jean d'Acigné, 
chevalier, et on écuyer nommé de Lemanari (du Maoach, suivant D. Morice)» qui 
retournèrent en Bretagne. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 341 

Dominus Riocus de Rosmadec. Il était probablement flls de 
Riou de Rosmadec, chevalier en 1339. 

M. JEAN DE COETUHAN rendit hommage au vicomte 
de Rohan, en 1396. Jean de Coëtuhan est qualifié chevalier 
dans le contrat de mariage passé, en 1405, entre Charles 
de Rohan, s' de Guémené-Guingamp, et Catherine du Gués- 
clin. 



1397. BERTRAND DE GUITTÉ, s' de Vaucouleurs, chevalier 
preux et hardi, suivant du Paz , est mentionné dans deux 
actes rapportés par lui, l'un de l'an 1397, et l'autre du 15 
septembre 1405. Il est désigné par ces mots : Bertrand de 
Guytin, chivaler, dans une lettre du roi d'Angleterre du 
25 mai 1406, qui apprend que ce chevalier avait été fait 
prisonnier avec quelques autres seigneurs bretons, lors de 
la descente de Guillaume du Chastel en Angleterre. 

EUSTACHE DE MACHECOUL, chevalier, flls de messire 
Jean de Machecoul et d'Eschive de Vivonne, figure dans une 
transaction passée le 13 février 1397, entre Girard et Pla- 
cida de Machecoul, enfants de feu messire Miles de Mache- 
coul. Eustache de Machecoul est aussi qualifié chevalier 
dans un acte du 12 août 1400, rapporté, comme leprécé* 
dent, par du Paz. 

ALAIN EUDES était, en 1397, suivant le P. Anselme, 
chevalier, chambellan du roi et capitaine de Remerville. 

1398. Monseigneur JEAN D'ACIGNÉ, s' de la Lande, flls de 
monseigneur Jean d'Acigné, donna, par acte daté de l'an 
1398, partage à son frère , monseigneur Pierre d'Acigné. 
Jean d'Acigné est qualifié chevalier dans le codicille du tes- 



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342 * RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

tament du duc Jean IV, du 26 octobre 1399, et dans le tes- 
tament de Geoffroi de la Lande, en 1411. Jean d'Acigné fut 
fait prisonnier en 1396, suivant d'Argentré, à la bataille de 
Nicopolis ; il était maître d'hôtel du duc en 1404. La maison 
d'Acigné était une branche de celle de Vitré. Les sires 
d'Acigné siégeaient aux Etats généraux parmi les banne^ 
rets et les bacheliers. 

Monseigneur PIERRE D'ACIGNÉ, dont il a été fait men- 
tion à l'article précédent, fut grand sénéchal de Provence 
en 1411, et accompagna Louis, comte d'Anjou, à la conquête 
de la Provence et à celle des royaumes de Naples et de 
Sicile. Du Paz dit qu'il était second fils de Jean d'Acigné et 
de Jeanne de la Lande, et qu'il suivit le duc d'Anjou dans 
les expéditions qu'il entreprit en Guyenne et en Poitou 
contre les Anglais, et dans lesquelles il se conduisit si vail- 
lamment qu'il fut honoré du titre de chevalier. H accom- 
pagna ensuite ce prince à la conquête du comté de Pro- 
vence et des royaumes de Naples et de Sicile , et sa valeur 
lui fit donner, non-seulement par les capitaines les plus 
renommés, mais encore par le roi lui-même, le non de che- 
valier sans reproche et sans peur. Louis d'Anjou, qui, dans 
plusieurs lettres, l'appelle son consanguin familier et loyal 
serviteur, lui fit des dons très-considérables. Il épousa 
Hélène d'Enghien , ainsi que l'apprend son testament du 
20 mai 1416. 

1399. Messire GILLES D'ELBIEST, chevalier, chambellan du 
duc, capitaine de Nantes, est ainsi qualifié dans un acte du 
22 juillet 1399, par lequel le duc met la dame de Rays en 
possession de ses villes et châteaux de Bretagne. Suivant 
du Paz, Gilles d'Elbiest était un chevalier flamand qui entra 
au service du duc Jean V, lequel lui fit don, en récompense 



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DU DUCHÉ DB BRETAGNE. 343 

de ses services, de la terre de Thouaré, située dans Tévèché 
de Nantes. 

Messire JEAN D'AVAUGOUR et dame ISABEAU DU 
MARGHIS , sa compagne, sont nommés dans un accord du 
8 décembre 1399, passé entre les héritiers de Silvestre du 
Ghalonge. Dans cet acte, Jean d'Avaugour et sa femme sont 
désignés par ces mots : iceulx chevalier et dame. 



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XV^ SIÈCLE 



CHEVALIERS 



1400. GUILLAUME DE LA CHAPELLE, chevalier, en 1400, 
s' de Beuves, évèché de Nantes, du chef de sa femme Mar- 
tine de la Lande. {Dict. des tefres du comté nantais.) 

JEAN ANGER, chevalier, épousa Marie Couppu, fille de 
Guillaume Couppu, chevalier, s^ de la Couppuaye. H servit 
fidèlement les ducs de Bretagne et spécialement Jean Y, 
lorsqu'il fut pris par trahison en 1420, par les Penthièvre. 
En récompense de ses services, le duc lui fit don du fief de 
la Tour, qu'il avait confisqué sur Ponthus de la Tour, s' de 
la Tour-Landry. Jean Anger était fils de Thébaud, auquel il 
succéda, en 1400. (Du Paz.) 



* Les seigneurs ici mentionnés sont qnalîQés ehetMiUer on metsire dans les actes 
cî-aprés rapportés. Le titre de messire était accordé aux seuls chevaliers. Néanmoins, 
an XV* siéde, il était quelquefois donné à de hanU personnages de l'état ecclésiastique 
on de la magistntnre ; mais il est facile de les reconnaître à Tiiulication de leurs 
qnaUlés. 



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RBGHBRGHBS SUR LA CHSYALEIUE.. 345 

1 40 1 • JEAN y fut armé chevalier par le connétable de Clisson 
en 1401, lors de son couronnement, à Rennes. Ce prince, 
après avoir reçu Tordre de chevalerie, le conféra à ses 
frères Arthur, Gilles et Richard. H fut aussi chevalier de la 
Toison-d'Or. 



1402. GUILLAUME DE SÉVIGNÉ est qualifié chevalier dans 
le rôle d'une confrérie établie en Thonneur de la sainte 
Vierge, en 1402. Il était chambellan du duc, en 1418. Il est 
cité dans un mandement de ce prince, de Tan 1424, pour 
faire armer les communes du duché ; Guillaume de Sévigné 
était chargé de celle de Vitré. Son sceau, gravé dans les 
Pla/nches de D. Morice, avec la date de 1417, représente un 
écarteU d'argent et de sable. (Voy. art. Guy de Sévigné, 
année 1379.) 

GUILLAUME DE MALNOE, chevalier, épousa, en 1402, 
Péronnelle de Saint-Etienne. Leur fils, Jean de Malnoë, fut 
marié en premières noces avec Guillemette de la Chapelle, 
et en secondes noces avec Marie de Bintin. De ce mariage 
naquit un fils nommé Georges, qui de sa femme, Roberte 
de Fontenailles, eut un fils appelé Michel, qui fut chevalier 
preux et hardi , et capitaine de Vitré et de Chàtillon, du 
temps d'Anne de Laval, dame desdits lieux. (Du Paz.) 

Monsieur BERTRAND GOUÉON (GOUYON), chevalier, s' 
de Matignon, capitaine et garde du chàtel de Jugon, fit ser- 
ment et donna son scellé le 8 octobre 1402. Suivant Moréri, 
il rentra en possession de son château de la Roche-Goyon, 
dont Etienne, son bisaïeul, avait été spolié par le comte de 
Montfort, pour avoir suivi le parti de Charles de Blois. Il 
fonda, en 1397, une chapellenie dans Téglise de Matignon, 
et assista, en 1398, aux Etats de Bretagne. On voit, dans les 



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346 RECHERCHES SUR LÀ C^SSTÀLERIB 

Pr^wr^5 de l'histoire de Bretagne, de D. Morice, qu'il fut 
aussi, en 1403, chambellan du duc. Il était flls de Bertrand 
Goyon, qui portait la bannière de Bertrand du Guesclin, 
son cousin, à la bataille d^ Côcherel , en 1364, et qui, en 
1366, le suivit en Espagne. 

Messire PIERRE EDER est mentionné dans un compte 
de l'an 1402, de la chambre aux deniers, et figure avec la 
qualité de chevalier dans l'acte d'hommage du duc Jean V 
au roi Charles YI, en 1404, ainsi que dails le traité de 
mariage d'Anne de Bretagne, fille du duc Jean V, avec le 
fils aîné du duc de Bourbon. Pierre Eder fat chambellan et 
maître d'hôtel du duc, capitaine de Sucinio, commanda avec 
Jean de Kermellec les cent hommes d'armes de la garde de 
ce prince, et fut un de ses ambassadeurs en Angleterre, en 
1418. Il fut aussi gouverneur du comte de Montfort, fils 
atné du duc. Cette maison est connue depuis Guillaume 
Eder, écuyer, un des signataires du traité de Guérande, en 
1364 ; Guillaume fut tué au siège de Saint-James de Beu- 
vron ; autre Guillaume, chevalier, vivait en 1435 ; son 
sceau, gravé dans les Planches de D. Morice, représente 
une fasce, accompagnée de trois roses ; Jean fut, en 1454, 
chevalier de l'Hermine ; Guy, baron de la Fontenelle, célèbre 
capitaine ligueur, dont le nom est resté populaire en Bre- 
tagne, fut condamné à mort pour ses crimes, et exécuté 
en 1602. 

Messire RENAUD DE BAZOGES est nommé dans un 
compte de l'an 1402, de la chambre aux deniers. La qualité 
de chevalier lui est donnée dans le contrat de mariage 
passé en 1417, entre Louis , duc d'Anjou, et Isabeau de 
Bretagne. Il fut, en 1415, chambellan du duc et gouverneur 
du comté de Montfort. On le trouve, en 1420, au nombre 
des seigneurs ligués contre les Penthièvre. 



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DU DUCHÉ DB BRSTAONB. 347 

GEORGES CHESNEL, chevalier, donna, en 1402, son scellé 
pour lagarde du château de Saint-Âubin du Cormier. Ses armes 
étaient d'azur à trois channes ou marmites d'argent. Sup- 
ports : deux léopards. Cimier : un cygne, les ailes éployées. 
Monseigneur Georges Chesnel, chevalier, est ainsi qualifié 
dans le contrat de mariage passé le 19 juillet 1412, entre 
Anne de Bretagne, fille de Jean V, et le fils aîné du duc de 
Bourbon. Il était, en 1403, chambellan du duc. Il fut tué à 
la bataille d'Azincourt, en 1415. Cette famille est éteinte ; 
une autre du même nom, maintenue en 1671, portait de 
sable à la bande fuselée d'or. (Voy. p. 280, art. Even 
Chesnel.) 

1403. Messire SIMON D'ESPINAY était conseiller du duc en 
1403, suivant un compte d'Hervé Guyhomarou, trésorier du 
duc. D'après Moréri, il fut, en 1399, capitaine de Dinan et 
de Hédé. Il scella, en 1419, l'obligation de son fils Robert 
d'Espinay, chevalier, qui le remplaça comme capitaine de 
Hédé. 

FLEURIDAS DU BOIS, chevalier^ apposa ôon sceau à un 
acte du 1" mars 1403 , par lequel la duchesse de Bre- 
tagne accorda une pension de mille livres à la vicomtesse 
de Rohan, sa tante. 

JEAN DE LA CHAPELLE, chevalier, chambellan du duc, 
capitaine de Jugon, est qualifié chevalier dans divers 
actes de l'an 1403 et années suivantes, entre autres dans 
un acte de l'an 1408, relatif à la cession de la ville de Mon- 
contour à Arthur, comte de Richement, par Rolland de 
Dinan. 

1404, GUILLAUME DU CHASTEL, chevalier, frère du fameux 
Tanguy du Chastel, prévôt de Paris, se distingua, en 1404, 



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348 RBGHERGHB8 SUR LA CHEVALERIR 

dans un combat naval livré près de Saint-Malo aux Anglais, 
qui y furent défaits. Il fut tué peu de temps après, près 
d'Yarmouth, en Angleterre. Il fut un des tenants d'un com- 
bat singulier dans lequel sept Français défirent, en 1402, 
sept Anglais près du Château de Montendre. Suivant Moréri, 
il fut chambellan du roi Charles VI. (Voy. 1. 1, p. 196.) 

JEAN DE LAVAL , s^ du Gavrb , chevalier, fut un des 
témoins de l'hommage rendu au roi Charles VI, par Jean V, 
duc de Bretagne, en 1404. Jean de Laval est sans doute le 
même personnage que Jean de Montfort , s' de Kergorlay, 
qui épousa, le 22 janvier 1404, suivant Moréri, Anne, dame 
de Laval, de Vitré, du Gavre, etc., à condition de prendre 
les nom et armes de Laval pour lui et pour ses descendants. 
Toutefois, la date donnée par Moréri nous paraît inexacte, 
car ce fut le 7 janvier 1404, date antérieure à l'époque du 
mariage de Jean de Montfort, que le duc Jean rendit hom- 
mage au roi Charles VI. Si Jean V de Montfort prit aussitôt 
après son mariage le nom de Laval, ce ne fut néanmoins 
qu'après la mort de son beau-père, Guy XP du nom, arri- 
vée en 1412, qu'il devint possesseur de toutes les terres de 
la maison de Laval. Il prit alors le nom de Guy XII ; il 
mourut à Rhodes, en 1415. (Voy. 1. 1, p. 266 et suivantes.) 

Messire GEOFFROI DE CHOURSES est mentionné dans 
un état de la maison du duc, de l'an 1404, où on lit ce qui 
suit : Messire Geoffroi de Chourses aura bouche à cour 
pour lui et ses gentilshommes et XV livres par mois, quand 
il servira par quartiers. Messire Geoflfroi de Chourses 
figure parmi les barons et les nobles de Bretagne qui , par 
acte du 14 décembre 1408, donnèrent des instructions à 
Ancel , évêque de Rennes , et à plusieurs seigneurs , pour 
obtenir des éclaircissements du duc de Bourgogne, sur un 
envoi de gens d'armes, qu'on prétendait qu'il allait faire, 



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DU DUCHÉ DE BRBTAQNE. 349 

pour soutenir la cause des Penthièvre. La maison de 
Sourches est originaire du Maine. Un seigneur de ce nom, 
Antoine de Chourses, s* de Malicorne, fut tué à la bataille 
de Vemeuil, en 1424. 

OLIVIER AREL , chivaler, est ainsi qualifié dans des 
lettres du 25 mai 1404, du roi d'Angleterre, qui nous font 
connaître qu'il avait été fait prisonnier avec quelques autres 
seigneurs bretons, Bertrand de Quitté, Jean Gaudin, Tan- 
guy et Henri du Chastel, lors de la descente de Guillaume 
du Chastel en Angleterre. Olivier Arel prit part, en 1420, à 
la ligue des seigneurs contre les Penthièvre , et ratifia le 
traité de Troyes, en 1427. Dans ces actes, la qualité de che- 
valier lui est donnée. Il descendait d'autre Olivier, chevalier, 
qui prit part, en 1350, au combat des Trente. 

Messire GUYON DE LA CHAPELLE , sire de Molag, est 
mentionné, sou^ le nom de sire de Molac, parmi les cham- 
bellans du duc dans un état de sa maison , de l'an 1404, et 
sous celui de Guy de la Chapelle, sire de Molac, cham- 
bellan du duc, dans un mandement de ce prince de l'an 
1425, qui lui permet le rétablissement d'une Justice à 
quatre pots près de Malestroit. Guy de la Chapelle avait pris 
le nom et les armes de sa mère Aliette, dame de Molac, qui 
avait épousé en premières noces son père, Olivier de la 
Chapelle, et en secondes noces Henri le Parisy, s' de Keri- 
valen et%'Espinefort. Guy de la Chapelle, s'étant marié à 
Jeanne de Pestivien , prenait les titres de sire de Molac et 
de Pestivien. Un sceau de l'an 1404, de ce seigneur, repré- 
sente sept macles, armes des Rohan, dont on disait les 
Molac issus. Sur la légende sont incrits ces mots : Gut/j 
seigneur de Moulac et de Pestivien. Il fut, en 1406, capi- 
taine de Ploërmel. Le duc l'appelle son très-cher et très- 
amé cousin et féal messire Guy de Molac^ dans le contrat 



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350 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

de mariage passé le 3 avril 1407, entre Alam\ vicomte de 
Rohan, et Marguerite de Bretagne. Le sire de Molac fut tué, 
suivant d'Argentré , en 1425, au siège de Saint- James de 
Beuvron, ( Voy. art. Olivier de la Chapelle , maréchal de 
Bretagne, 1. 1, p. 338.) 

Monsieur ALAIN DE LA HOUSSAYE est mentionné dans 
un acte du 16 octobre 1404, qui nous apprend qu^il avait 
épousé Marguerite de Montauban , sœur de Guillaume de 
Montauban. Alain de la Houssaye était fils d'Eustache , un 
des quatre maréchaux nommés par la noblesse de Bretagne, 
en 1379 , ainsi que nous l'apprend un acte du 21 juillet 
1411, dans lequel il est qualifié chevalier. 

1405. Messire GUILLAUME LE BOUTEILLER, chambellan du 
duc , capitaine d'hommes d'armes , était capitaine de Dol 
en 1405 , d'après un compte de Robert Sorin , trésorier du 
duc. 

Messire JEAN DE LA MUGE, chevalier, chambellan du 
duc» (Compte de Robert Sorin.) 

Messire JEAN L'ÉPERVIER était maître d'hôtel du duc 
en 1405^ et, en 1411, homme d'armes de sa garde. (Compte 
de Robert Sorin, trésorier.) 

Messire JEAN DE TRÉAL était mattre d'hôt§l du duâ 
en 1405. (Compte de Robert Sorin.) 

GUILLAUME FOUCAULT, chevalier, servait avec tm 
chevalier et quatorze écuyers sous le commandement du 
connétable de Clisson, ainsi qu'on le voit par une quittance 
de ses gages, de l'an 1405, scellée de ses armes, qui sont un 
semé de fleurs de lys. Supports : deux léopards. Cimier : 
une fleur de lys. 



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DU DUCHÉ DB BRBTAGNB. 351 

I406w Messire ALAIN DE LA MOTTE est compris pour un legs 
de quatre-vingt-dix livres, dans le testament du connétable 
de Ciisson, daté du 5 février 1406. Il fut présent , en 1407, 
à la prise de possession, pour le duc, des places fortes 
appartenant aux Penthièvre. Il fut tué, ainsi que son fils, 
suivant d'Argentré, en 1425, au siège de Saint-James ^ 
Beuvron. Il existe en Bretagne beaucoup de familles appe- 
lées de la Motte. 

JEAN DE RIEUX, s' db C^ateauneuf, chevalier, est 
ainsi qualifié dans le testament du 6 août 1406, de la 
duchesse Jeanne de France, dans lequel il figure comme 
témoin. Il fut capitaine de Saint-Malo et chambellan du 
duc, en 1418. 

PHILIPPE DU QUELLENEC, chevalier, transigea, par 
acte du 10 juillet 1406, avec Tabbé de Beauport, au sujet 
de rétang et du /noulin de Keijoli, situés dans la paroisse 
de Plouhji. (Titres de la maison de Quelleneci apparte- 
nant à l'auteur.) Les branches de Kerjoly et du CoUedon 
sont les seules de la maison du Quellenec qui existaient à 
l'époque de la réformation de 1668. (Voy. 1. 1, p. 360.) 

1407. CHARLES DE DINAN, s' de Montafilant, et Rolland^ 
son fils, tous les deux chevaliers, figurent dans l'acte de 
cession de la ville de Moncoutour à Robert de Dinan^ 
en 1407. 

Messire BERTRAND DE MONTAUBAN fut présent, eil 
1407, à la prise de possession par lé duc des places des Pen- 
thièvre; Le duc, dans des lettres de la même année , par 
lesquelles il donna à Bertrand de Montauban la gardé 
desdites places, l'appelle son très cher et très féal cottsim 
Des lettres du roi Charles VI, du 14 mai 1415, nous ap- 



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352 RBGHBRGHÈ8 SUR LA GHEYALERIB 

prennent qu'il fut chambellan de ce prince et lieutenant du 
château du Louvre. U fut tué à la bataille d'Azincourt *. 

Messire OLIVIER DE CHEFDUBOIS reçut en garde, en 
1407, le château de la Roche-Derrien, appartenant aux 
Penthièvre. 

JEAN DE LANNION fut pourvu, par lettres du 17 jan- 
vier 1407, par le duc , qui l'appelle son féal et bien amé 
chevalier et chambellan, de la capitainerie de Dol. Il fut 
institué la môme année capitaine de Brest, et, en 1419^ 
nommé maître d'hôtel du duc. Il accompagnait ce prince 
lorsqu'il fut fait prisonnier par les Penthièvre. 

HENRI GRIMAUD, chevalier, était s' du Plessis-Grimaud 
en 1407. {Dict. des terres du comté nantais.) 



1 409. OLIVIER BODIN, chevalier, accompagna le duc à Gien, 
en 1409, ainsi que nous l'apprennent des lettres d'Etat du 
16 mars de la môme année, pour le sire de Coëtquen et quel- 
ques autres seigneurs. Rolland Bodin, écuyer breton, fit pri- 
sonnier le captai de Buch à la bataille de Cocherel, en 1364 

1410. PHILIPPE GOUEON ou GOYON, chevalier, apposa son 
sceau à des lettres du 5 mal 1410, relatives aux terres des 
sujets du duc occupées par les Penthièvre. 



* SoÎTant D. Morice et d'Argentré, cioq à six cents chevaliers et écoyers bretons 
|>érireDt dans celle funeste journée. Ceux que Ton reconnut furent le vicomte de la 
Bellière, le sire de Comboorg, Berlrand de Monlauban, lieutenant du ch&tean du LonTre, 
Jean de Coélquen, Geoffroi de Maleslroit, messire Jean de Malestroit, s' des Salles, 
messire Georges Chesnel » Jean de Cbàleaugiron , secrétaire du comte de Richemont» 
Guillaume de la Forest. maréchal de ce prince, Guillaume le Yayer, Bertrand de Saint- 
Gilles, sénéchal de Hainaut, Jean de Malesuroit, Raoul de Perrière , Henri de la Lande, 
Berlrand de Blois, Léonet Rois, Bertrand du Buisson on de Bnsson et ses enfanta. Le 
comte de Richemont, Edouard de Rohan, Jean Giffart, Olivier de la Feillée et le s' dn 
Boisson forent faits prisonniers* 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 358 

1411. HUE DE LAMBOUL, chevalier bachelier, est mentionné 
avec deux autres chevaliers bacheliers et quarante-six 
écuyers de sa compagnie, dans une montre reçue à Etampes 
le 6 décembre 1411. Il faisait partie, en 1419,. des gens 
d'armes de la retenue du maréchal de Bretagne, BertrsAid 
de Dinan. 

GUY DE LA BOUESSIÈRE ou DE LA BOUEXIÈRE , 
figure au nombre des chevaliers de la compagnie de Hue 
deLamboul dans une montre du 28 juillet 1411. Il existe 
en Bretagne plusieurs familles appelées de la Bouëxière. 

JEAN DE LA FEILLÉE, au nombre des chevaliers de la 
compagnie de Hue de Lamboul, dans une montre du 
28 juillet 1411. 

1412. JEAN RUFFIER faisait partie, en 1412, des chevaliers de 
la compagnie d'Amaury de Craon. 

JEAN DE SAINT-GILLES, s' de Betton et du Bois- 
Gepfroy , chevalier , se rendit plége pour Guillaume de 
Montauban, nommé capitaine de Dinan. Jean de Saint-Gilles 
était, en 1425, chambellan et conseiller du duc. Il prit part, 
en 1431, au siège de Pouancé. 

JEAN LOPIAHAC (ou plutôt LOPRIAC), chevalier, fut 
envoyé par le duc en ambassade en Angleterre, avec 
Armel de Châteaugiron , ainsi que nous l'apprend le sauf- 
conduit qui leur fut délivré à Westminster le 2 mars 1412, 
par le roi d'Angleterre. C'est sans doute Lopriac qu'il faut 
lire, au lieu de Lopiahac; en effet, le nom deLopiahac 
ne figure point dans la table des noms de VHistoire de 
Bretagne de D. Morice, mais bien celui de Lopriac, qui est 
mentionné avec l'indication de la colonne 874, qui est celle 
où est écrit le nom de Lopiahac. 

Il 23 



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354 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

GUILLAUME DE ROCHEFORT, chevalier, était, en 1412, 
seigneur du Henleix, terre de haute justice située dans 
Tévêché de Nantes. {Dictionnaire des terres du comté 
nantais.) 

PERROT GOUY, chevalier, fut, de4412 à 1447, seigneur 
de TÂngle, paroisse de Sainte-Pazanne. Cette terre passa 
ensuite à Robert Gouy, chevalier, s' du Branday et de la 
Noë-Pourceau, et resta dans cette famille jusqu'à l'an 1541. 
Silvestre Gouy est mentionné dans une montre de l'an 1464, 
parmi les hommes d'armes de la compagnie du sire de 
Lohéac. (D. Morice. Dict. des terres du comté nantais.) 

1 4 1 3. GUILLAUME DE LA MOTTE, chevalier, servait avec un 
autre chevalier et huit écuyer» sous le comte de Riche- 
mont, en 1413, d'après un compte de Hémon Raguier, tré- 
sorier des guerres du roi. Guillaume de la Motte fut aussi 
capitaine de Saint«Malo ; il périt avec son père, Alain de 
la Motte, chevalier, à la bataille d'Azincourt, en 1415. 

GUILLAUME DE LA FOREST servait avec deux cheva- 
liers et sept écuyers en 1413, d'après un compte de Hémon 
Raguier. Des lettres d'Arthur, comte de Richement, fils du 
duc de Bretagne, datées du 10 octobre de la même année^ 
nous font connaître que Guillaume de la Forest était maré- 
chal de ce prince, et qu'il commandait au siège de Parthe^ 
nay cent cinquante et un hommes d'armes. Il fut tué, en 
1415, à la bataille d'Azincourt. Il existe en Bretagne beau- 
coup de familles appelées de la Forest* 

JEAN L'ABBÉ, chevalier, était, en 1413, seigneur de 
la Rochefordière, terre de haute justice, paroisse de Lighéi 
évôché de Nantes. {Dict. des terres du comté nantais.) Lès 
armes des l'Abbé de la Rochefordière sont de gueules aU 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 355 

chevron d*argent, chargé de cinq tourteaux de sable, chor 
cun surchargé de trois mouchetures de contre-herminesj 
accompagné de trois billettes d'or. 

GUILLAUME DU GUESCLIN , second fils d'Olivier du 
Guesclin, s' de Vaun^é et de Jeanne de Bouille , est qua- 
lifié chevalier, chambellan du roi , garde et capitaine du 
château deRochetaillé, dans deux quittances qu'il donna 
le 28 juin 1413 et le 6 juin 1418. (Le P- Anselme.) Les 
Preuves de D. Morice nous apprennent que Guillaume du 
Guesclin servait avec quatre écuyers sous le comte de 
Richement. 

Messire ALAIN DE BEAUMONT fut, suivant d'Argentré, 
un des capitaines bretons qui accompagnèrent le comte de 
Richement au siège de Bourges, en 1413. Il servait avec 
quatre hommes d'armes en 1419. Il est mentionné parmi 
les seigneurs ligués, en 1420, contre les Penthièvre. 

I4I4« LOUIS DE LA MOTTE, chevalier, servait avec un che- 
valier et seize écuyers sous le comte de Richement, en 
1414, d'après un compte de Hémon Raguier, trésorier des 
guerres. U est mentionné parmi les chevaliers de la compa- 
gnie du sire de Rieux, en 1420 ; il fut chambellan du duc 
et seigneur de Blossac. Les armes de cette maison sont, 
d'après un sceau de Robert de la Motte, s^ de Blossac, en 
1407, de vair au lambel de gueules. 

MATHIEU L'ÉVÊQUE, chevalier^ servait, en 1414, avec 
dix-sept écuyers sous le comte de Richement. (Compte de 
Hémon Raguier.) 

HENRI Dfe COETREVAN , chevalier, servait sous le 
Comte de Richement avec dix-sept écuyers. (Compte de 
Hémon Raguier.) 



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356 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

SILVESTRE LE NEVEU, chevalier, servait sous le 
comte de Richemont avec dix-neuf écuyers. (Compte de 
Hémon Raguier.) 

ROLLAND BERNIER, chevalier, servait en 1414, sous le 
comte de Richemont, avec douze éci\yers. Il laisait partie, 
en 1421, de la compagnie de Jacques de Dinan, écuyer 
banneret. Antérieurement à Rolland Bernier, on trouve 
Geoflfroi Bernier, écuyer, qui, par acte daté du mois d'oc- 
tobre 1273, vendit au vicomte de Rohan tout ce qu'il possé- 
dait au lieu de la Bernardie, paroisse de Ploingennas. Gilles 
Bernier faisait partie, en 1475, des hommes d'armes de la 
compagnie de Tanguy du Chastel, grand écuyer de Bre- 
tagne ; Jean, s' de la Braye , servait comme arquebusier 
dans l'arrière-ban de Vannes, en 1558. 

GUILLAUME DE ROSMADEC , chevalier, servait avec 
neuf écuyers sous le comte de Richemont, en 1414. Il fut 
s' de Tyvarlen, chambellan et écuyer du duc, et périt, en 
1425, au siège de Saint-James de Beuvron. 

GAUCHER DU CHASTEL était un des chevaliers qui 
servaient, en 1414, sous le comte de Richemont, d'après un 
compte de Hémon Raguier. 

GUILLAUME, s' DE SÉRENT, chevalier bachelier, ser- 
vait, en 1414, sous le comte de Richemont, d'après un 
compte de Hémon Raguier. (V. t. I, p. 160 et 165.) 

HERVÉ DU JUCH prêta serment avec son père, Henri du 
Juch, le 22 août 1414, pour la capitainerie Quimper-Coren- 
tin. Par lettres du 22 août 1427, données au château de 
Sucinio, le duc fit remise à son amé et féal chevalier et 
chambellan, messire Hervé du Juch, des droits de rachat 
dus par suite de la mort de son père, Henri du Juch, che- 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 357 

valier, qui avait aussi été son chambellan, et cela, à cause 
des services que tous les deux lui avaient rendus. Au mo- 
ment de partir pour aller combattre les Maures d'Espagne, 
Hervé du Juch obtint, pour ce motif, des lettres d'Etat. Il 
fut aussi écuyer, maître d'hôtel du duc et capitaine de 
Conq. Il prit place parmi les bannerets et les bacheliers au 
parlement général tenu à Vannes en 1451. 

JEAN DE CHEVIGNÉ, chevalier, s' du Plessis de 
CoESMEs, épousa Clémence de Bintin, dont il eut une fille 
nommée Annette, qui épousa, par contrat du 30 avril 1414, 
messire Jean Gififart, s' du Plessis-Giflfart et du Fail. (Du 
Paz.) 

1415. PIERRE DE LA ROCHEROUSSE figure au nombre des 
chevaliers de la compagnie de Tanguy du Chastel, chevalier 
banneret , prévôt de Paris , dans une montre du 1«' avril 
1415. Il fut, en 1419, capitaine de cinquante hommes 
d'armes , et prit part , en 1420 , à la ligue des seigneurs 
contre les Penthièvre. Il était probablement fils de Guil- 
laume de la Rocherousse, un des écuyers de la compagnie 
de Bertrand du Guesclin, en 1370. Les sires de la Roche- 
rousse, châtellenie de l'évêché de Saint-Brieuc , siégeaient 
aux Parlements généraux du duché parmi les bannerets 
et les bacheliers. 

JEAN DE KERMELLEC est mentionné dans une montre 
du 1«' avril 1415 , parmi les chevaliers de la compagnie de 
Tanguy du Chastel , chevalier banneret , prévôt de Paris. 
Il fut, en 1420 , chambellan du duc, et commanda avec 
Pierre Eder les cent hommes d'armes de sa garde. Il prit 
part à la ligue des seigneurs contre les Penthièvre, et 
accompagna avec cinquante écuyers le duc , lors de son 



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358 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

voyage à Amiens, en 1425. Il ratifia, en 1427, le traité de 
Troyes, dans lequel il prend les qualités de chevalier et de 
seigneur de Châteaugal. La dame de Châteaugal fut dame 
d'honneur de la duchesse, en 1421. Alain de KermeUec était 
écuyer du duc, et capitaine des archers de sa garde, en 
1420. Les Nobiliaires de MM. de Courcy et de la Grasserie 
mentionnent deux familles de KermeUec, qui ont des armes 
différentes. Nous ne saurions affirmer à laquelle apparte- 
nait le S' de Châteaugal, ce nom ne figurant pas parmi ceux 
des terres possédées par ces familles. 

Messire JEAN DE COETQUEN, un des écuyers de Phôtel 
du comte de Richement, fut tué, en 1415, à la bataille 
d'Azincourt. (Guillaume Gruel. D. M. Pr.) 

OLIVIER DE LA FEILLÉE, s' de la Rubbaudibrb et 
DE LA Grande-Boessière, chovalier, se trouva, en 1415, 
suivant du Paz, à la bataille d'Azincourt. Il épousa Gervaise 
de Bourgneuf, sœur de messire Guillaume de Bourgnaïf , 
s' dudit lieu, en la paroisse de Meillac, qui perdit la vi^dans 
cette bataille, et auquel il succéda dans la seigneurie de 
Bourgneuf. Guillaume Gruel, qui fut écuyer du comte de 
Richement , et qui a écrit l'histoire de sa vie , mentionne 
Olivier de la Feillée parmi les écuyers de l'hôtel de ce 
prince. 

Messire GUILLAUME DE BOURGNEUF fut tué , ainsi 
que nous l'avons raconté précédemment, à la bataille 
d'Azincoùrt. 

Messire GUILLAUME LE VAYER ou LE VOYER, écuyer 
d6 l'hôtel du comte de Richement, fut tué, en 1415, à la 
bataille d'Azincoùrt. 

JEAN GIFFART est mentionné parmi les chevaliers de 
la compagnie de Tanguy du Chastel, en 1415, et en 1424, 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 359 

parmi ceux de la compagnie du sire de Montauban , clieva- 
lier banneret. Il fut écuyer de Thôtel du comte de Riche- 
mont, avec lequel il fut fait prisonnier à la bataille 
d'Azincourt, et chambellan du duc, en 1421. 

Messire GEOFFROI DE MALESTROIT, 

Messire JEAN DE MALESTROIT, s' des Salles, furent 
tués, selon d'Argentré, ainsi que Jean de Malestroit, 
s' de Combourg, à la bataille d'Azincourt. Ces seigneurs de 
Malestroit appartenaient à la maison de Châteaugiron, 
dont une branche , au XIV* siècle , avait pris le nom de 
Malestroit, par alliance avec Théritière de cette maison. Un 
autre Geoffroi de Malestroit fut , suivant le même historien, 
fait prisonnier, en 1424, avec messire Pierre Hérisson et le 
S' de Mauny à la bataiUe de Vemeuil. 

JEAN DE ROSGERF, chevalier, servait avec douze 
écuyers sous Tanguy du Chastel, prévôt de Paris, en 1415, 
diaprés une montre du 15 novembre. Son sceau représœte 
six annelets. Parmi les gentilshommes appartenant à cette 
maison , nous citerons Noël , écuyer, dans une montre du 
sire de Léon, en 1378 ; Éon ou Yvon, au nombre des sei- 
gneurs ligués, en 1420, contre les Penthièvre, maître d'hôtel 
du duc et son écuyer d'écurie, en 1437 ; Charles , homme 
d'armes de l'ordonnance du duc, en 1477, et, en 1484, capi- 
taine de Porcien pour le maréchal de Gié ; Yvon , s' du 
Bois de la Roche, chevalier, gentilhomme de la garde de la 
duchesse Anne, son conseiller et chambellan, en 1488, puis, 
en 1493, conseiller et chambellan du roi. 

Suivant le Nobiliaire de Bretagne, il existait en Bretagne 
une autre famille de Roscerf, dont les armes étaient d'azur 
au massacre de cerf d'or^ et dont la famille le Dourguy 
aurait pris le nom. 



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360 RECHERCHES SUR LA ÔHEVALERIE 

1416. JEAN GOYON, chevalier bachelier, servait sous Tanguy 
du Chasteli prévôt de Paris, en 1416. 

OLIVIER DE PONTBRIANT fut pourvu par lettres du 
14 juillet 1416, par le roi, qui l'appelle son amé et féal 
chevalier, de la charge de maître d'hôtel. Il est mentionné 
dans une montre du 28 avril 1421 , parmi les chevaliers de 
la compagnie de Richard de Bretagne , comte d'Étampes, 
Cette maison , qui s'est fondue, en 1496, dans celle de 
du Breil, est connue depuis Alain de Pontbriant, croisé en 
1191 , d'après une charte d'Acre ; Colin est mentionné dans 
une montre du 1" mai 1371 , parmi les écuyers de la com- 
pagnie de Bertrand du Guesclin; Jean, chevalier, était 
capitaine de Saint-Malo et des francs-archers de cet évèché, 
ainsi que de ceux de Dol et de Saint-Brieuc ; François , s"" 
de la Vilate , conseiller et chambellan du roi, fut, en 1479, 
capitaine de cent lances de ses ordonnances '. 

1417. GUILLAUME DE MENILLON, chevalier, figure, avec 
plusieurs autres seigneurs bretons , dans le contrat de 
mariage passé le 3 juillet 1417, entre Louis, duc d'Anjou, et 
Isabeau de Bretagne. 

JEAN DE CRAON, sire de la Suze, est mentionné sous 
le nom de sire de la Suze, chevalier, parmi les seigneurs 
bretons qui furent témoins du mariage de Louis, duc 
d'Anjou, avec Isabeau de Bretagne, en 1417. Il est men- 
tionné parmi les seigneurs bretons qui se liguèrent contre 
les Penthièvre. Il fut, en 1422, chambellan du duc. La 
maison de Craon était la plus illustre de l'Anjou ; elle a 
possédé en Bretagne les terres de Chantocé et d'Ingrande ; 
celle de la Suze était située dans le Maine. 

* Cette charge n'était donnée qn'à de trés-pnissants seigneurs. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 361 

ALAIN DE ROH AN , comte de Porhoet, figure comme 
témoin, avec la qualité de chevalier, dans le contrat de 
mariage passé le 3 juillet 1417, entre Louis, duc d'Anjou, et 
Isabeau de Bretagne. 

Messire NICOLAS DE VOLVIRE était, en 1417, cham- 
bellan du duc, d'après le registre intitulé Réformation des 
ordonnances de Thôtel du duc. Nicolas de Volvire figure avec 
son fils, messire Joachim de Volvire, dans une cause appe- 
lée au Parlement général de l'an 1451. Du Paz donne à 
Joachim de Volvire la qualité de chevalier. La maison de 
Volvire, originaire du Poitou , remonte à Hugues, croisé 
en 1249. 

Messire JEAN DE CORNOUAILLES est compris pour un 
legs décent quatre-vingts livres, dans un compte de l'an 
1417, de Jean Mauléon, trésorier du duc. (Voy. art. Guil- 
laume de Cornouailles, année 1341.) 

1418. Messire JEAN DE LA MOTTE est compris dans un rôle 
de l'an 1418, parmi les seigneurs, chevaliers et hommes 
d'armes qui accompagnèrent le duc en France. Il existe en 
Bretagne beaucoup de familles appelées de la Motte ; nous 
ignorons à laquelle Jean de la Motte appartient. 

Messire JEAN DU BOSCHET accompagna le duc dans 
son voyage en France, en 1418. Il est qualifié chevalier 
dans un compte du mois d'août 1419, d'Etienne Courtet, 
trésorier du comte de Vertus , qui constate qu'il contri- 
bua à réduire la ville de Parthenay à l'obéissance ,du Roi. 
(Voy. 1. 1, p. 389.) 

Messire ALAIN DE PLUSQUELLEC ou DE PLOESQUEL- 
LEC, gouverneur des gens de monsieur le maréchal (Ber- 



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RBCHEftCHES SUR LA CHEVALERIE 

trand de Dinan, maréchal de Bretagne), accompagna le duc 
dans son voyage en France, en 1418. Il prit part, en 1420, 
à la ligue des seigneurs contre les Penthièvre. Le duc 
rappelle son amé et féal chevalier et chambellan dans des 
lettres du 27 mai 1424, par lesquelles il accorde son pardon 
à Morice de Plusquellec , son fils atné. Ce nom est aussi 
souvent écrit de Pluscallec. (V. t. Il, p. 53.) 

Messire EUSTACHE DE LA HOUSSAYE accompagna le 
duc en France, en 1418. Il figure parmi les signataires du 
traité de Troyes , avec les titres de chevalier et de s^ de la 
Houssaye. Il suivit, d'après d'Argentré, le comte de Riche- 
mont au siège de Bourges, en 1413, et prit part, en 1431, 
à celui de Pouancé, d'après un compte de Jean Dronyou, 
trésorier du duc. Eustache de la Houssaye était sans doute 
fils d'autre Eustache, chevalier, un des quatre maréchaux 
nommés par la noblesse de Bretagne, en 1379, pour repous- 
ser l'agression des Français. 

Messire GUILLAUME DE LA MARZELIÈRE accompagna 
le duc en France, en 1418. Il faisait partie, en 1419, d'après 
un compte de Jean Mauléon, trésorier des gens d'armes de 
la retenue de Bertrand de Dinan, maréchal de Bretagne. 

Messire GUILLAUME PIEDE VACHE, ainsi que son fils, 
accompagnèrent le duc en France, en 1418. Le plus ancien 
de ce nom que l'on connaisse est Mathieu Piedevache, che- 
valier, en 1271 ; Bertrand , sans doute fils du précédent, 
vivait en 1306; son sceau, gravé dans les Planches de 
D. Morice, représente trois écussons d* argent sur fond 
d*azurj au bâton de même, brochant en bande sur le tout; 
autre Bertrand faisait partie , en 1351 , des écuyers de la 
compagnie du vicomte de Rohan. Les armes de GeofFroi 
Piedevache, qui vivait en 1417, sont, d'après un sceau de 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 363 

la même année, d*azur à trois pieds de vache d'argent , 
accompagnées en chefj à deœtre , d'une étoile de même. 
Beaucoup de gentilshommes de ce nom figurent dans les 
montres d'hommes d'armes. 

Messire JEAN BUDES accompagna le duc en FrancOi en 
1418. Il était, en 1419 , au service de ce prince avec cinq 
hommes d'armes. Il est mentionné, comme témoin, dans le 
traité d'alliance passé, en 1423, entre le duc de Bourgogne 
et les Etats de Bretagne. En 1433, secondé par cinq autres 
gentilshonmies bretons, Rolland TÂbbé, Gilles de Mareil ou 
de Mareuil, N. de la Barre et Hervé de Mériadec, il se 
rendit maître de la ville de Saint-Denis, occupée par les 
Anglais. Jean Budes fut aussi écuyer du comte de Biche- 
mont, avec lequel il se trouva, en 1450, à la bataille de 
Formigny. Le P. Anselme lui donne la qualité de s' du 
Hirel. 

Messire GUILLAUME DE LA BARILLIÈRE accompagna 
le duc en France, en 1418. Jeanne, sa flUe, épousa, en 1451, 
Raoul le Porc, s^ de Larchaz, et lui apporta sa terre de la 
Barillière, située dans la paroisse de Nort, évôché de 
Nantes. Il descendait de Jean de la Barillière , un des che- 
valiers de la compagnie d'Olivier de Clisson , en 1375. (D. 
Morice, Dict. des terres du comté nantais.) 

Messire GUILLAUME L'ÉVÊQUE figure au nombre des 
chevaliers et seigneurs de la suite du duc , lors de son 
voyage en France, en 1418. Il est qualifié chevalier dans 
un grand nombre de titres. Nous le trouvons, en 1419, gen- 
tilhomme de la garde du duc ; en 1420, capitaine des gens 
de trait, et en 1426, chambellan de ce prince et capitaine 
des archers de sa garde. Il fut tué, selon d'Argentré, au 
combat des Bas-Courtils, livré aux Anglais en 1427, près 
des grèves du Mont-Saint-Michel. (Voy. 1. 1, p. 396.) 



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364 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

Messire GUILLAUME DE BROON est mentionné parmi 
les seigneurs, chevaliers, chevetaines et gens d'armes qui 
accompagnèrent le duc en France, en 1418. Il fut chambel- 
lan do ce prince, en 1420, et prit part la môme année à la 
ligue des seigneurs contre les Penthièvre. En 1424, il était 
au service du roi avec un chevalier et cinq ésuyers. Il était 
probablement fils d'autre Guillaume, un des chevaliers de 
la compagnie de Bertrand du Guesclin, en 1370. 

Messire LANCELOT D'AURAY accompagna le duc en 
France, en 1418. Il prit part, en 1420, à la ligue des sei- 
gneurs contre les Penthièvre. On le trouve la môme année 
mentionné parmi les officiers de l'hôtel du comte de Riche- 
mont. (Voy. 1. 1, p. 506.) 

Messire ROBERT DE MAREIL accompagna le duc en 
France, en 1418. Suivant le Dictionnaire des terres du 
comté nantais , il fut, de 1408 à 1429, seigneur du Plessis- 
Barbotin, nommé aussi le Plessis-Mareil. Il était probable- 
ment frère de Bertrand de Mareil, qui fut chevalier de 
l'Hermine , en 1454. La maison de Mareil remonte à Guil- 
laume, chevalier, s' du Haut-Mareil, en 1280. (Voy. t. II, 
p. 274, art. Bernard de Mareil.) 

Messire ALAIN DE LA NOE faisait partie de la suite du 
duc, lors de son voyage en France, en 1418. Il prit part à 
la ligue des seigneurs contre les Penthièvre. Il existe en 
Bretagne plusieurs familles appelées de la Noë. 

JEAN D'ESTUER, chevalier, commandait une compagnie 
, de gens d'armes sous M«' le dauphin, ainsi que nous l'ap- 
prend une quittance du 8 septembre 1418, des gages de 
Guillaume de Léon , un des écuyers de sa compagnie. Jean 
d'Estuer fut, en 1452, chambellan du duc, d'après un compte 
de Raoul de Launay, trésorier. Il n'eut qu'une fille, mariée 



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: DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 365 

à Jean Cadoret, dont les descendants ont pris le nom 
d'Estuer. (Voy. 1. 1, p. 491.) 

Messire JEAN HARPEDANE est compris dans un compte 
de Jean Mauléon , trésorier, pour une somme de quatre 
cents livres. Il accompagna le duc, en France, en 1418. Il 
était s' de Belleville , de Montaigu et de Mirebeau , et avait 
épousé Jeanne de Penthièvre, fille du comte de Penthièvre 
et de Marguerite de Clisson, flUe du connétable. Cette 
alliance le fit soupçonner par le duc d'avoir pris part à la 
conspiration des Penthièvre , ses beaux -frères. Les troupes 
du duc firent, à cette occasion, des dégâts sur les terres 
d'Olivier de Blois et de Jean Harpedane. Sa femme et lui 
protestèrent qu'ils étaient innocents de ce dont on les 
accusait, et finirent par se justifier. Le duc trouva le moyen 
de les gagner entièrement par la suite. Jean Harpedane est 
qualifié chevalier banneret dans un compte d'Etienne 
Courtet , trésorier du comte de Vertus , qui nous apprend 
qu'il avait sous ses ordres un chevalier bachelier, vingt 
écuyers et douze archers. Les seigneuries qui donnaient le 
droit à Jean Harpedane de lever bannière étant situées 
en Poitou , nous n'avons pas cru devoir le comprendre au 
nombre des chevaliers bannerets de Bretagne, dans les 
notices que nous en avons données. Jean Harpedane était 
fils d'autre Jean, chevalier anglais, connétable d'Angleterre, 
qui commandait l'armée anglaise en Guyenne , en 1369. 
Ayant épousé Jeanne de Clisson, dame de Belleville, sœur 
du connétable , il s'attacha au service du roi Charles VI , 
dont il devint le chambellan , et qui le créa sénéchal de 
Saintonge et de Périgord. Son sceau a été gravé dans les 
Planches de D. Morice, avec la date de 1404; il représente 
un gironnè de vair et de gueules de douze pièces j qui est 
de Belleville. Supports : deuw griffons. Cimier : une tête de 



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RBGHBRCHBS SUR LA CHfaVALERIB 

lion. Légende: S. Jehan ffarptfdan^/ Louis Harpedane, 
son petit-fils, devint chambellan du roi Louis XI. 

Messîre JEAN D'ANGENIS figure, comme témoin, dans 
le contrat de mariage passé le 18 novembre 1418, entre 
Gilles , sire de Rays , et Béatrix de Rohan. La maison 
d'Âncenis remonte à Guérech, qui bâtit, en 987, le château 
d'Ancenis. (Voy. t. I, p. 21.) 

Messîre RAOUL LE SAGE est mentionné, comme témoin, 
dans le contrat de mariage du sire de Rays avec Béatrix 
de Rohan. Il fut un des commissaires nommés, en 1420, 
pour obtenir Télargissement d'Arthur de Bretagne, comte 
de Richement, qui avait été fait prisonnier à la bataille 
d'Azincourt. Dans le traité qui eut lieu à ce sujet , il est 
appelé Rodulphus le Sage Domimcs de Sancto-Petro et de 
Laniers, miles. Il accompagna, en 1418, le duc à Rouen, 
oîi se trouvait le roi d'Angleterre. Parmi les gentilshommes 
de cette maison , nous citerons Jean le Sage , en 1498 , 
homme d'armes de la compagnie de Pierre de Rohan, 
maréchal de France, et Geoffroi, mentionné parmi les nobles 
et hommes d'armes qui remirent, en 1488, la ville de Dinan 
au vicomte de Rohan, un des chefs de l'armée royale. Il 
ne faut pas confondre la famille le Sage avec une autre 
famille appelée le Saige , qui en est distincte. 

Messire ROLLAND DE SAINT-PÈRE accompagna le duc 
à Rouen , en 1418. 

Messire JEAN DE KERENNEZEL faisait partie de la suite 
du duc, lors de son voyage à Rouen, en 1418. 

Messire JEAN DE MONTFORT accompagna le duc à 
Rouen , en 1418. Jean de Montfort est qualifié chevalier, 
dans une montre du sire de Rieux, armé en 1420 ^ pour le 



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DU DUCHÉ DB BRBTAGNB. 367 

recouvrement de la personne du duc , prisonnier des Pen- 
thièvre. 

JEAN PAYEN, chevalier, donna quittance, le 9 septembre 
1418, de ses gages et de ceux de cinq arbalétriers de sa 
compagnie. Son sceau apposé à cette quittance représente 
trois roses ou violiers à quatre feuilles. 

AMAURY DU GUÉ est mentionné dans une montre de 
Tan 1418, parmi les chevaliers de la compagnie de Lancelot 
Gouyon, écuyer banneret. Suivant du Paz, Amaury du 
Gué était fils de Guy, chevalier, et de Marguerite d'Ancenis, 
dame de la Rouvray et de Lignières. Il rapporte aussi que 
François du Gué, s' de Méjusseaume, fut, en 1582, capitaine 
de Rennes et chevalier de Tordre du roi. Les seigneurs du 
Gué siégeaient aux Parlements généraux , parmi les banne- 
rets et les bacheliers. (Voy. art. Guy du Gué, année 1379.) 

Messire HERVÉ DE MALESTROIT fut capitaine de 
Vannes, en 1418, ensuite capitaine du château de l'Hermine, 
et chambellan du duc, en 1426. Il commandait vingt hommes 
d'armes et vingt archers au siège de Pouancé, en 1431. Il 
appartenait à la maison de Châteaugiron, qui avait pris , 
au XIV« siècle, par suite d'alliance, le nom de Males- 
troité 

FRANÇOIS DE VILLENEUVE , chevalier, servait aVeC 
Seize écuyers sous M«' le dauphin , d'après un compte de 
l'an 1418, de Macé Héron, trésorier. Il existe en Bretagne 
plusieurs familles appelées Villeneuve. 

PIERRE DU MOULIN, chevalier, était, en 1418, s' dû 
Moulin, terre située près de Nort, évêché de Nantes. {Dict;, 
des terres du comté nantais.) On trouve dans les Preuves 
de D; MOrice un Pierre du Moulin ^ écuyer^ qui servait, en 



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368 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

1418, avec treize écuyers, et qui prit part, en 1419, avec 
cent dix-neuf gentilshommes normands et bretons , à la 
défense du Mont-Saint-Michel, assiégé par les Anglais. Le 
plus ancien du nom de du Moulin que nous connaissions 
est Jean, s' du Moulin, en 1260. Pierre du Moulin n'eut 
qu'une fille, qui épousa Jean de la Barillière. 

1419. Messire ROLAND MADEUC et ROLAND, son fils, ser- 
vaient, en 1418, avec six hommes d'armes. Roland Madeuc 
prit part, en 1426, au siège de Pontorson, et, en 1431, à 
celui de Pouancé. Il fut, en 1426, chambellan du duc. La 
terre de Guémadeuc fut érigée en bannière, en 1451, en 
faveur de son fils , lequel devint , en 1454 , chevalier de 
l'Hermine. Cette maison est connue depuis Rioc Madeuc, 
croisé, en 1249. 

GUILLAUME MORIN, chevalier, servait avec seize 
écuyers sous monseigneur le Dauphin , en 1419. Ce nom 
figure dans diverses montres du XIV* siècle. Il existe en 
Bretagne plusieurs familles appelées Morin , mais aucune 
d'elles ne nous paraît avoir de rapport avec la précédente. 

GUILLAUME D'ORENGES, chevalier, servait sous mon- 
seigneur le Dauphin, avec seize écuyers, en 1419, d'après 
un compte de Macé Héron, trésorier des guerres du roi. 
(Voy. art. Ambroise d'Orenges, année 1379.) 

JEAN FOUCAULT, chevalier, servait avec trois cheva* 
liers, vingt écuyers et douze archers sous le comte de Vertus, 
en 1419. Il était, en 1437, capitaine de trente hommes de 
trait, et capitaine de Lagny avec Mahé Morillon , écuyer. 
Un sceau de l'an 1404, de Guillaume Foucault, probable- 
ment frère ou parent du précédent, représente un semé de 
fleicrs de lys. (Voy. art. Guillaume Foucault, année 1342.) 



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BU DUCHÉ DE BRETAGNE. 369 

GUILLAUME DE GOUDELIN, chevalier, est compris, en 
1419, parmi les défenseurs de la ville de Guingamp qui 
capitulèrent et remirent la ville entre les mains du duc. La 
maison de Goudelin est connue depuis Rolland de Goude- 
lin, chevalier, en 1253. 

ALAIN DE PENHOET, chevalier, apposa son sceau à 
Tacte relatif à la capitulation des bourgeois de Guingamp, 
en 1419, à leur requête, ainsi qu'à celle des gentilshommes 
qui se trouvaient dans cette ville. Il faisait partie, en 1420, 
de la retenue de Jean de Penhoët, amiral de Bretagne ; il 
fut aussi, en 1425, chambellan et maître d'hôtel du duc. 

Messîre ALAIN DE COETIVY est rappelé dans un 
accord passé le 29 mars 1419 , entre Hervé du Refuge et 
Prégent de Coëtivy, chevalier. Alain de Coëtivy est qualifié 
chevalier dans des lettres de la duchesse de Bretagne, du 
17 mars 1420, en faveur de Charles de Montfort, s' de Fre- 
doneur, son cousin, et de ceux qui s'étaient emparés du 
château de Broon. Suivant d'Argentré, un seigneur de Coë- 
tivy perdit la vie au siège de Saint-James de Beuvron ; mais 
nous ignorons si ce fut Alain de Coëtivy dont il a voulu 
parler. 

Messire ROBERT DE LORNAY fut nommé chambellan 
du duc à cent vingt livres de gages, le 10 décembre 1419. 
(Réformation des ordonnances de l'hôtel du duc.) Un sei- 
gneur de cette maison, Louis de Lornay, se distingua à la 
bataille de Fornoue, en 1495, et devint ;grand écuyer de la 
duchesse Anne, reine de France. 

Messire CHARLES DE LANVALLAY servait, en 1419, 
avec quatre hommes d'armes, d'après un coi^te de Jean 
Mauléon, trésorier du duc. Il prit part, en 1420, à la ligue 
n 24 



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370 RBCHERGHÈS SUR LÀ GHBVALBRIE 

des seigneurs contre les Penthièvre. Du Paz lui donne les 
qualités de chevalier et de s^ de Tressaint et de Claire-Fon- 
taine. 

Messire JOSSELIN DE QUITTÉ servait, en 1419, avec 
dix-neuf hommes d'armes. Il prit part, en 1420, à la ligue 
des seigneurs contre les Penthièvre, et ratifia, en 1427, le 
traité de Troyes, dans lequel on lui donne les qualités de 
chevalier et de s' de Vaucouleurs. Il fut aussi capitaine de 
Lehon, suivant d'Argentré. Guillaume de Quitté, frère ou 
parent du précédent, était en 1420, écuyer du duc. (Voy. 
t. II, p. 238.) 

Messire JEAN DE LA CHAPELLE servait, en 1419, avec 
dix hommes d'armes. Par lettre du 4 septembre 1420, le 
duc fit don à son amé et féal chevalier et chambellan, et 
capitaine de Jugon, Jean de la Chapelle, des biens confis- 
qués sur Jean Goudelin. [Jean de la Chapelle accompagna, 
en 1424, avec un chevalier et vingt-cinq écuyers, le comte 
de Richement, lors de son voyage à Angers. (Voy* Chap. 
Mar. de Bret., art. Olivier de la Chapelle, 1. 1, p. 338*) 

Messire ALAIN DE LA SORAYE servait avec quatre 
hommes d'armes, en 1419. (Compte de J. Mauléon, trésorier.) 
U prit part à la ligue des seigneurs contre les Penthièvre, 
en 1420, et fut un des signataires du traité d'alliance passé 
le 18 avril 1423, entre le duc de Bourgogne et les Etats de 
Bretagne. La maison de la Soraye, connue dès le XIII« 
siècle, a produit plusieurs chevaliers mentionnés dans cet 
ouvrage. 

Messire JEAN DE LANGAN servait, en 1419, avec trois 
hommes d'armes. Il était , en 1425 , chambellan du duc. 
(Compte de J. Mauléon, trésorier.) La maison de Langan 
remonte à Geoffroi de Langan, témoin de \d^ fondation du 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 371 

prieuré du Pont-à-Dînan, vers l'an 1070 ; Jean de Langan 
était forestier, magister forestarius, de Jean, seigneur de 
Dol, en 1167 ; ce même Jean de Langan fit une donation à 
l'abbaye de la Vieuville, vers Tan 1199. On voit , dans une 
charte de l'an 1210, que Jean de Langan était seigneur de 
Geoffroi le Bouteiller de Combourg, auquel il donna son con- 
sentement pour faire un don à la Vieuville. Olivier était un 
des écuyers de la compagnie d'Alain de la Houssaye, en 
1373 ; Simon, s^ du Bois-Février, écuyer du duc d'Alençon, 
lieutenant-général du roi , et qui lui avait servi d'otage 
quand il était prisonnier des Anglais, obtint de ce prince, 
le 24 avril 1439, une sauvegarde en sa faveur. Le fils de 
Simon, Etienne, fut ambassadeur du roi Louis XI auprès 
du duc François IL La maison de Langan a produit, depuis 
la réunion de la Bretagne à la France, des chevaliers de 
l'ordre du roi, des capitaines de cinquante hommes d'armes 
et nombre de personnages distingués. 

Messire BERTRAND DE PLŒUC était capitaine de 
vingt-cinq hommes d'armes, en 1419, d'après un compte de 
Jean Mauléon, trésorier du duc. Bertrand de Plœuc, appar- 
tenait à la maison de Kergorlay. Jeanne, fille unique de 
Guillaume de Plœuc et de Constance de Léon, épousa, vers 
l'an 1292, Tanguy, juveigneur de Kergorlay, à condition 
que ses descendants prendraient le nom et les armes de 
Plœuc. Les sires de Plœuc siégeaient aux parlements- 
généraux parmi les bannerets et les bacheliers. (D^ Morice. 
Nob. de Courcy.) 

Messire JACQUES BONENPANT faisait partie, en 1419, 
des gentilshommes de la garde du duc, et était, en 1420, 
capitaine de cent hommes d'armes et de cinquante archers. 
On le trouve, en 1424, au nombre des chevaliers de la com- 
pagnie de Bertrand de Dinan, maréchal de Bretagne. Il fut, 



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S7i RBCHBRGHBS SUR LA CHEVALERIE 

la même année, un des capitaines nommés par le duc pour 
commander les communes du duché. Dans quelques actes 
il est qualifié s' du Plessis-Guerrif. Il figure, en 1430, parmi 
les chambellans du duc, dans des comptes de ses trésoriers. 
Il était fils de Georges Bonenfant, écuyer du duc en 1393, 
capitaine de Sablé, tué dans une rencontre avec les Anglais, 
en 1423. Il descendait de GeofFroi Bonenfant, mentionné 
comme témoin dans une charte de Tan 1092, de Gros de 
Marcillé pour Marmoutiers. Une famille portant le nom de 
Bonenfant a été déboutée en Bretagne, à la réformation 
de 1671. 

Messire GEORGES DE LA GIGOGNE faisait partie, en 
1419, de la retenue de Bertrand de Dinan, maréchal de 
Bretagne. Parmi les gentilshommes de ce nom, nous cite* 
rons Gacien, qualifié damoiseau dans une déclaration du 
24 février 1391, de Suleguin d'Elbiest , capitaine de Vannes » 
et Jacquet, écuyer du duc, en 1442. 

Messire GUILLAUME DE BAGAR était, en 1419, homme 
d'armes de la retenue de Bertrand de Dinan, maréchal de 
Bretagne. Il prit part, en 1420, à la ligue des seigneurs 
contre les Penthièvre. La maison de Bagar remonte à 
Eudes, mentionné dans une charte de l'an 1181, de Henri II, 
roi d'Angleterre , pour le recouvrement de l'église de Dol. 
Cette charte nous fait connaître que le fief de Bagar devait 
annuellement neuf mines de froment et cinq sous à l'arche- 
vôque de Dol. Jacques de Bagar, chevalier, vivait en 1218 ; 
Raoul était, en 1426, honmie d'armes de la compagnie de 
Guy de Laval, sire du Gavre, et, en 1453, écuyer, maître 
d'hôtel et chambellan du duc ; Guillaume servait avec deux 
archers, en 1464, d'après un comptq, d'Olivier le Baud, tré- 
sorier du duc. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 373 

Messire CHARLES HINGANT était, en 1419, homme 
d*armes de la retenue de Bertrand de Dinan , maréchal de 
Bretagne. U prit part , en 14S0 , à la ligue des seigneurs 
contre les Penthièvre. U était s* du Hac. Son fils , Henri , 
S' de Floville, fut tué au siège de Fougères, en 1449. Jean, 
autre fils de Charles , fut chambellan du duc François P% 
et son ambassadeur en Ecosse. Le sceau de Charles Hin- 
gant, gravé dans les Planches de D. Morice, avec la date 
de 1401^ représente sept billettesj 4j S, accompagnées d'une 
fasce. Il existe en Bretagne deux autres familles Hingant 
qui portent des armes différentes. Ce nom est connu depuis 
Guillaume Hingant , mentionné dans une enquête faite en 
1181, par ordre de Henri H, roi d'Angleterre, pour le 
recouvrement des biens de Téglise de Dol. 

Messire GUILLAUME DE LA LANDE faisait partie, avec 
cinq hommes d'armes, en 1419, de la retenue de Bertrand 
de Dinan, maréchal de Bretagne. Un Henri de la Lande 
fut, suivant d'Argentré, fait prisonnier à la bataille d'Azin- 
court ; mais nous ignorons à laquelle des familles de la 
Lande il appartenait. 

PIERRE GRIMAUD, chevalier, était, en 1419, seigneur 
du Plessis-Grimaud, terre avec juridiction , située dans la 
paroisse de Frossay, évèché de Nantes. Il était aussi sei- 
gneur de la Bastardière , près Pornic. (Dict. des terres du 
comté nantais,) 

1420. Messire ROLLAND PÉAN figure , comme témoin, dans la 
déposition d'Alain Taillart, page du comte de Penthièvre, 
au sujet de la prise du duc. Rolland Péan prit part , en 
1431 , au siège de Pouancé , et prêta serment de fidélité au 
duc, en 1437, avec les chevaliers et les écuyers du diocèse 



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374 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

de Tréguier. Dans cet acte, il est qualifié chevalier. Son fils, 
Jean, s' de la Roche- Jagu et du Grandbois, créé banneret 
en 1451, fut tué à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, 
en 1488. Le nom de Péan a quelquefois été orthographié 
Payèn. (Voy. t. II, p. 229, art. Pierre Payen.) 

JEAN DU BERSO est mentionné parmi les chevaliers de 
la retenue du sire de Rieux, armé pour le recouvrement de 
la personne du duc , prisonnier, en 1420, des Penthièvre. 
Jean du Berso servait, en 1425, avec dix-neuf écuyers, 
d'après un compte de Hémon Raguier, trésorier des guer- 
res du roi. Nous n'avons pas trouvé d'autres titres relatifs 
à la famille du Berso, que nous supposons être d'origine 
bretonne. 

JEAN DE ROUGÉ prit part, en 1420, à la ligue des sei- 
gneurs contre les Penthièvre , et fit partie , la môme année, 
des chevaliers de la retenue de Bertrand de Dinan, maré- 
chal de Bretagne. 

BIZIEN TOUPIN est mentionné parmi les chevaliers de 
la retenue de Jean de Penhoët, amiral de Bretagne, com- 
prenant treize chevaliers, quatre cent soixante-huit hommes 
d'armes , cinquante-neuf arbalétriers et deux cent vingt- 
cinq archers. Le nom de Toupin est aussi orthographié 
Topin et Taupin. Henri Toupin (en latin Topin) est men- 
tionné dans des comptes rendus au duc, en 1271. Geoffi*oi 
comparut, comme sergent féodé, sous la barre de Tréguier, 
au Parlement général tenu à Vannes , en 1463 ; Jean était 
capitaine du château de Hédé, en 1475. 

JEAN DE BOUTE VILLE faisait partie, en 1420, des 
chevaliers de la retenue de Jean de Penhoët, amiral de 
Bretagne ; il fut fait prisonnier par les Anglais au siège du 
Mont-Saint-Michel, en 1427. La maison de Bouteville est 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 375 

connue depuis Hervé de Bouteville, sénéchal de Ploërmel, 
en 1270; Jean, qui vivait, en 1276, portait d'argent à trois 
écussons de sable ^ ax^compagnës de cinq hermines, trois en 
pal, et deux de chaque côté du dernier écu; Jean, s' du 
Faouët, chambellan du duc, servait, en 1464, avec sept 
hommes d'armes et trente-cinq archers; Yves, s' du Faouët, 
était, en 1546, capitaine des gentilshommes et des francs- 
archers de Tévôché de Gornouailles. 

GUILLAUME DE PLŒUC figure parmi les chevaliers de 
la retenue de Jean de Penhoët, amiral de Bretagne, en 1420. 
Il était, en 1425, chambellan du duc. Il ratifia le traité de 
Troyes, en 1427. Nous avons dit précédemment que la 
maison de Plœuc s'était fondue, en 1292 , dans celle de 
Kergorlay, dont une branche avait pris le nom et les armes 
de Plœuc. 

TANGUY DE KERMAVAN faisait partie, en 1420, des 
chevaliers de la retenue de Jean de Penhoët , aïniral de 
Bretagne. Il fut aussi capitaine de Lesneven et de trente 
hommes d'armes, chambellan du duc, en 1425, et prit part, 
en 1431, au siège de Pouancé. Ce fut en faveur de soi fils, 
nommé aussi Tanguy, chambellan du duc , que la terre de 
Kermavan fut érigée en bannière , en 1454. La maison de 
Kermavan, dont le nom est quelquefois orthographié de 
Kerman et de Carman, descend, suivant du Paz, de François 
de Léon, frère du vicomte de Léon, qui épousa, vers 1299^ 
Béatrix de Kermavan, à condition d'en prendre le nom et 
les armes. D'après une enquête de 1294, Jean de Kermavan, 
de la baillie de Léon, devait au duc deux chevaliers 
d'ost. 

OLIVIER LE MOINE faisait partie, en 1420, de la rete- 
nue de Jean de Penhoët, amiral de Bretagne. Il fut grand 
écuyer du duc. (Voy. 1. 1, p. 451.) 



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376 RËGHERCHBS SUR LA CHEVALERIE 

ROBERT DE KERGOUEZOU était, en 1420, un des che- 
valiers de la retenue de Jean de Penhoët, amiral de Bre- 
tagne. 

ALAIN DE PENMARG'H figure, en 1420, au nombre des 
chevaliers de la retenue de Jean de Penhoët, amiral de 
Bretagne. Parmi les gentilshommes de cette maison, nous 
citerons Henri, un des écuyers de la compagnie d'Alain de 
Rohan,sire de Léon, pendant la guerre de Flandre, en 
1383 ; autre Henri, qui servait contre les Anglais, en 1421, 
avec neuf écuyers , et qui est qualifié capitaine de gens 
d'armes et de trait dans un compte de Hémon Raguier, tré- 
sorier des guerres du roi ; Olivier, en 1487, capitaine de la 
nef la Madeleine de Brezay, qui faisait partie de la marine 
du duc. Lorsque les évèques de Léon faisaient leur entrée 
dans leur ville épiscopale, les seigneurs de Penmarc'h et 
de Coëtvenech portaient chacun un des poteaux de la 
chaire de Tévèque et partageaient entre eux la vaisselle du 
prélat. Sous le régime féodal, régime essentiellement 
rationnel, chaque immunité était la rémunération d'un 
service. 

Feu messire OLIVIER DE SAINT-DENOUAL est rappelé 
dans un aveu rendu au duc la veille de la Pentecôte, en 
1420, par Robert de Moncontour et sa femme , Marie de 
Saint-DenouaL 

Messire JEAN DE RIEUX prit part, en 1420, à la ligue 
des seigneurs contre les Penthièvre. Nous pensons que ce 
Jean de Rieux n'est pas le même que Jean de Rieux, s^ de 
Châteauneuf, en 1406. 

Messire RIOU DE ROSMADEG fut un des seigneurs qui 
se liguèrent, en 1420, contre les Penthièvre. 



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DU DUGHi DE BRI^GNB. 377 

Messire MORICE DE COMENAN figure au nombre des 
seigneurs ligués, en 1420, contre les Penthièvre. Perrot de 
Comenan, partisan du comte de Montfort, fut, en 1350, du 
côté des Anglais, un des champions du combat des Trente. 

Messire JAMES LE FLARNE, en 1420 , au nombre des 
seigneurs ligués contre les Penthièvre. 

Messire RAOUL DE LA MARZELIÈRE se ligua, en 1420, 
contre les Penthièvre. 

Messire RAOUL DE TRÉAL prit part, en 1420, à la ligue 
des seigneurs contre les Penthièvre, et fut un des signa- 
taires du traité d'alliance passé, en 1422, entre le duc de 
Bourgogne et les Etats de Bretagne. 

Messire EON DUVAL figure parmi les seigneurs ligués , 
en 1420, contre les Penthièvre. Il existe en Bretagne plu- 
sieurs familles appelées du Val. On trouve aussi messire 
Henri du Val au nombre des seigneurs ligués contre les 
Penthièvre. Un compte d'Auflfray Guynot, trésorier du 
duc, nous apprend que ce prince fit un don à Tarchidiacre 
de Rennes, pour faciliter le mariage de sa nièce avec le fils 
de messire Henri du Val. Ce seigneur est qualifié cheva* 
lier dans un acte de procédure de Tan 1444, concernant 
les héritiers de la dame de Molac. 

GUILLAUME GIFFART, chevalier, donna quittance, le 
21 juillet 1420, à Jean de Chàteaugiron, argentier du comte 
de Richement , de quatre cent quatorze moutonnets d*or, 
pour lui et pour divers écuyers et soudoyers de sa compa- 
gnie. Suivant du Paz, il fut chambellan de Charles VI et de 
son fils le Dauphin. 

THÉBAUD BUSSON, s' du Gazon, de Vilaine, de 
Ghevigné, chevalier, chambellan du duc, eut le bras coupé 



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378 RBGHBRCHE8 SUR LA GHBYALSRiE 

en défendant son maître, lorsqu'il fut pris, en 1420, par les 
Penthièvre, pendant qu'il se rendait de Nantes à Chantocé. 
(Du Paz. Le Laboureur.) Thébaud Busson est compris dans 
un compte de l'an 14121, des trésoriers du duc, parmi ses 
écuyers ; mais il ne figure pas parmi les chambellans de ce 
prince , dans les comptes relatés dans les Preuves de D. 
Morice. 

GEOFFROI DE BRUC, chevalier, frère de Jean, vice- 
chancelier de Bretagne en 1420. (Arrêt de la réformation 
de 1668.) 

Messire GEOFFROI DU PERRIER, sire dk Quintin, prit 
part à la ligue des seigneurs contre les Penthièvre. Il fut 
capitaine d'Auray et chambellan du duc. 

GUILLAUME, s' DE GOUDELIN , vicomte de Pléhédbl, 
chevalier, trempa dans la conspiration des Penthièvre 
contre le duc, qui lui fit trancher la tête, en 1420, et con- 
fisqua ses biens, qu'il donna à messire Yvon de Eerimel, 
son parent et son héritier présomptif. 

1 42 1 . Messire OLIVIER LE PORC, chambellan du duc, en 1421. 
(Réformation des ordonnances du duc, touchant l'état de sa 
maison.) 

BERTRAND RATAUD était, d'après une montre du 
l*' mai 1421, un des chevaliers de la compagnie de Guy 
de Beaumont, s' de Bressuire. Jacques .Rataud, écuyer du 
connétable de Richemont, fut, en 1445, créé chevalier de 
l'Hermine ; Archambaud devint aussi chevalier de l'Hermine, 
en 1455. 

JEAN DE LA HAYE est mentionné parmi les chevaliers 
de la compagnie de Nicole Paynel, en 1421. Il figure dans 
une montre d'Olivier de Mauny, de la même année. 



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DU DUCHÉ DE BRBTAGENE. 379 

AUBERT FOUCAULT ou FOUGAUD était au service du 
roi avec six chevaliers et quatorze écuyers de sa chambre, 
d'après une montre du 14 juillet 1431, Son sceau représente 
un semé de fleurs de lys. 

OLIVIER LA VACHE faisait partie, en 1421, des cheva- 
liers delà compagnie de Jean Tournemine, s^ de la Hunau- 
daye. (Voy. art. Geoffroi la Vache , année 1272.) 

GODEFROY DE KERMEL, chevalier, fonda la chapelle de 
Sainte-Marguerite, dans l'église de Brélevènez, en 1421. 
{Nob. de Courcy, t. in, additions et corrections.) 

PRÉGENT DE COETMENECH était, en 1421, homme 
d'armes de la garde du duc. On lit dans le registre intitulé 
Revu^ des ordonnances de la maison du duc: 9 Item^ 
I) Monsieur a ordonné pour chevaucher avec lui continueU 
» lement pour la sûreté de sa personne^ cent hommes 
» d^ armes sous la conduite de messire Pierre Eder et de 
» messire Jean de Kermellec, au nombre desquels cent sont 
» compris lesdits Eder et de Kermellec, et au nombre 
» desdits centj il y a devoc chevaliers ^ savoir: messire 
D Rolland de Saint-Fou et messire Prégent de Coëtmenech.» 
Prégent de Coëtmenech était probablement fils d'autre 
Prégent, qui faisait partie, en 1378, des écuyers de la com- 
pagnie d'Yvon le Moine, capitaine de Lesneven. 

1423. Messire CONAN DE QUÉLEN fut un des signataires du 
traité passé , en 1423 , entre le duc de Bourgogne et les 
États de Bretagne. 

1424. AUFFRAY FERRON est mentionné parmi les chevaliers 
qui accompagnèrent le comte de Richement dans son 
voyage à Angers, en 1424. 



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380 RBCRSRGHBS SUR LA CHEVALERIE 

Y VON FOUCAULT, s' de Lesoulouarn, chevalier, capi- 
taine de Conq, en 1424, et chambellan du duc, en 1427. 
(Comptes de J. Dronyou, trésorier du duc.) 

ANDRÉ ROU AULT, chevalier. (Sceau de 1424 , représen- 
tant deux lions léopardés. Légende : jS. André Rouaut.) Il 
existe en Bretagne plusieurs familles de ce nom; une 
d'elles a été anoblie en 1816. 



1425. JEAN TOURNEMINE, s' de Chatbaugras, chevalier, 
gouverneur des ville et château de Montargis et pays 
d'environ, prend ces qualités dans des lettres du 25 octobre 
1425, qu'il adressa aux gens des comptes du roi. Son sceau 
représente un écartelé d'or et d'azur. Il ne faut pas le 
confondre avec Jean Tournemine, s'' de la Hunaudaye. 

Messire CHARLES DE ROHAN, chambellan du duc, reçut 
de ce prince, en 1425, cent livres pour Taider à payer sa 
rançon et acheter un cheval. (Comptes de J. Dronyou, 
trésorier du duc.) 

1426. OLIVIER LE MAISTRE, s» de Boisvbrt, chevalier, 
assista, en 1426, avec le comte de Richement, l'amiral de 
Bretagne et plusieurs autres seigneurs, à la promulgation 
de l'ordonnance faite par Jean Y, duc de Bretagne, pour la 
convocation du ban et arrière-ban dans tout le duché. 
(Moréri. Voy. art. Arthur le Maistre, année 1289.) 

JEAN DE LA JAILLE est mentionné dans une montre 
du 22 mars 1426, parmi les chevaliers de la compagnie de 
Guy de Laval, sire du Gavre. 

Messire BERTRAND DE TRÉAL figure dans un compte 
du 1*' novembre 1426 , au nombre des hommes d'armes 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 381 

payés par le trésor ducal. D'après d'autres comptes , il fut 
chambellan du duc, et commanda, en 1431, avec le vicomte 
de Rohan, quarante-quatre hommes d'armes et quarante- 
quatre hommes de trait au siège de Pouancé. Dans l'acte 
constatant le serment d& fidélité qu'il prêta, comme capi- 
taine de Saint-Malo, à Tévêque de cette ville, il est ainsi 
désigné : Nobilis et potens vir Bertrandus de Treal, miles 
et capitaneus Maclov. 

Messire HENRI DU GHÂSTEL était chambellan du duc, 
en 1424, d'après un compte du trésor ducal. 

1427. JEAN DE MALESTROIT, s' de Mésange, chevalier, est 
ainsi qualifié dans le traité de Troyes, qu'il ratifia en 1427. 
Il fut chambellan du duc et un des chevaliers donnés pour 
otages par ce prince , pendant son entrevue avec le sire de 
la Trémoille, ambassadeur du roi de France. Jean et Hervé 
de Malestroit commandaient au siège de Pouancé, en 1431, 
vingt hommes d'armes et vingt archers. On trouve aussi un 
Jean et un Philippe de Malestroit, au nombre des capitaines 
bretons qui se distinguèrent à la bataille de Formigny, en 
1450 ; mais nous ignorons si ce Jean de Malestroit était le 
S' de Mésange. Il est facile de confondre les divers membres 
de la maison de Malestroit , car presque tous portent le 
prénom de Jean. 

JEAN DE TIERCENT, chevalier, ratifia le traité de 
Troyes, en 1427. Un autre Jean du Tiercent fut chambellan 
du duc, en 1464, chambellan du roi et capitaine de la 
Charité-sur-Loire, en 1481. La maison du Tiercent est 
connue depuis Alain du Tiercent, mentionné avec neuf 
autres écuyers de sa compagnie dans une montre du 
1" juin 1370. 



—.H 



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382 REGHERCHBS SUR LA CHEVALERIE 

ROLLAND DE COETMEN, chevalier, ratifia le traité de 
Troyes, en 1427; il fut chambellan du duc. Il est appelé 
messire Rolland, vicomte de Coëtmen, dans une cause 
appelée au Parlement général, en 1451. A celui de 1455, le 
vicomte de Coëtmen et le sire du Pont-l'Abbé prétendaient 
chacun avoir droit de prendre place, l'un avant Tautre , 
parmi les bannerets. Le duc , pour les accorder, ordonna 
que chacun d'eux prendrait place sur le haut siège qui 
fait la carrée de l'auditoire dudit Parlement ; que le "sire 
du Pont s'y asseoirait le premier, puis après, ledit de 
Coëtmen, et, après lui, le sire de Matignon. Cette décision 
du duc prouve, quoi qu'en ait dit Moréri, que les s" de 
Matignon n'étaient point les premiers bannerets de Bre- 
tagne. La bannière de Coëtmen fut érigée en baronnie 
d'États, en 1487, en faveur de Jean, vicomte de Coëtmen et 
de Tonquédec, fils du précédent. 

JEAN DE MACHECOUL, chevalier, ratifia le traité de 
Troyes, en 1427. Il était, en 1417, écuyer du duc. 

JEAN DE LESMALEUC, chevalier. (Mandement du duc, 
du 10 février 1427. (Cart. de Saint-Georges de Rennes.) 

JEAN DE KERSALIOU, chevalier, ratifia le traité de 
Troyes. Il fut chambellan et écuyer du duc, en 1419. (Voy. 
art. Rolland de Eersaliou, année 1420.) 

HERVÉ DE NEVET, chevalier, ratifia le traité de 
Troyes, en 1427. Il était, en 1420, capitaine de vingt 
hommes d'armes, de vingt archers et de deux arbalétriers, 
d'après un compte de Jean Périou , trésorier du duc. La 
maison de Nevet est connue depuis Hervé de Nevet, cheva- 
lier, en 1272 ; les sires de Nevet siégeaient aux Parlementô 
généraux parmi les bannerets et les bacheliers. Il est fait 
mention^ dans des chartes du XP siècle, de la forêt de 
îfevet 



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DU DUGHB DB BRETAGNE. 383 

CHARLES LE GHAUFF , nom orthographié aussi LES- 
CAUFF, est qualifié chevalier dans le traité de Troyes, en 
1427. D'après divers comptes des trésoriers du duc, il fut 
chambellan de ce prince et capitaine de Vannes. Il existe 
en Bretagne plusieurs familles appelées Le Chau£f. D'après 
Tarrèt de la réformation de 1669, celle à laquelle apparte- 
nait Charles Le Chauflf portait d*argent au pigeon d'azur ^ 
surmonté de deux croissants adossés de gueules. Le plus 
ancien de ce nom dont nous ayons connaissance est Alain 
Lescarflf (Le Chauflf), mentionné dans une charte de l'an 
1277, concernant les Beaumer, s" de Guémené-Guingamp. 
On y voit qu'Alain Lescarflf était un des juveigneurs 
de cette maison, et que. ses armes étaient une croix 
engreslée. 

JEAN DE BEAUMANOIR, s' du Bois de la Motte, 
chevalier, ratifia le traité de Troyes, en 1427. Il fut cham- 
bellan du duc Jean V, qui érigea en bannière, en sa faveur, 
en 1433 , les terres du Bois de la Motte et de Tréme- 
reuc. 

BERTRAND HÉRISSON, s* DE la Ville - HéLOuiN , 
chevalier, épousa, suivant du Paz, en 1427, Philipotte 
Ruffier, de la maison de Vauruffler* Messire Pierre Hérisson » 
frère ou parent du précédent, fut, au rapport de d'Argentré, 
fait prisonnier, en 1424, à la bataille de Verneuil. Un autte 
seigneur de cette maison stiitit le roi Louis XII dans son 
expédition en Italie, et mourut à Milan, âgé de vingt-cinq 
ans, en 1513. 

Messire ROBERT DE QUITTÉ fut tué au combat de 
Bas-Gourtils, livré aux Anglais,- près le Mont-Saint-Michel, 
en 1427. (D'Argentré) *. 

* Parmi les gentilshommes bretons faits î^risontiiers datis ce combat, D. Morice cite 
le«A Ragaeiie , yicointe de U Belliére, Lonis dé LaVAl, s' h Cbftiiilon, Yves d« Plascal- 



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384 RECHEBCHBS SUR LA CHEVALERIB 

Messire HENRI DU CHASTELLIER est mentionné parmi 
les hommes d'armes de la garde du duc, dans un compte 
de l'an 1427, de Jean Mauléon, trésorier, Henri du Chas- 
tellier fut, en 1417, écuyer du duc. 

Messire JOACHIM DE VOLVIRE était chambellan du 
duc, en 1427, d'après un compte de Jean Dronyou , tréso- 
rier. Il était fils de Nicolas de Volvire , chambellan du duc. 
Renaud de Volvire, écuyer du comte de Richement, se 
trouva avec lui à la bataille de Formigny, en 1450. La 
maison de Volvire est originaire du Poitou. 

JEAN DU PONT, chevalier, était s' de la Meilleraie de 
Riallé, en 1427. {Dict. des terres du comté nantais.) 

Messire JEAN MADEUC commandait, en 1427, quarante 
hommes d'armes et vingt-sept archers, d'après un compte 
de Jean Mauléon, trésorier. 

JEAN DE BEAUMANOIR, IP du nom, vicomte du Besso, 
chevalier preux et hardi , suivant du Paz , eut charge de 
gendarmerie et fut chambellan du duc , pour le service 
duquel il mourut aux landes de Tanneré , où il fut envoyé 
en compagnie des sires de la Hunaudaye et de Montauban, 
pour attaquer vingt-cinq mille hommes de guerre qui 
avaient rançonné le pays , et qui furent défaits au susdit 
endroit. 

SILVESTRE DE LA FEILLÉ, chevalier, ratifia le traité 

lec, Jean de Pontbrient, Jean de MontnoCl, Pierre de Baolon, André de Kergadioo, Hervé 
de Malestroit, GoiHaame et Jean de Kermen, Henri de Kerlognen, Jean GmeU Henri de 
Kernec'hrion, Jean de Yilleblanche, Pierre le Long, Abin et Henri de la Forest, Bertrand 
de Montbonrcher, Robert de Kergroadez, Jean de Fontenailles, Olifier de Hanoonét, 
Guillanme de Bouteville, Pierre de. Nenrville, Olifier TAbbé, Goillaome Keraoffrai, Henré 
Keraenrez et Jean de Kergorlay. On compte au nombre des morts les sires de la Hn« 
nandaye et de Châteaugiron. Guillaume rÊvesqne, capitaine des archers de la garde du 
duc, Robert de Gnitlé, Olivier Tbomelin et Pierre le Porc. 



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DU DUCHÉ DE BRBTAGNB. 385 

de Troyes , en 1427. Il fut chambellan du duc , et homme 
d'armes de la compagnie de Richard de Bretagne , comte 
d'Étampes. 



1430. PIERRE BARDOUL, s' db Trbil, chevalier, fit, en 1430, 
une donation à la Vieuville. (D. Taillandier, Catalogue des 
évêques et abbés de Bretagne.) Thomas Bardoul fit un 
accord avec les dames de Saint-Sulpice, vers Tan 1198; 
Jacques, chevalier de Rhodes, fut un des défenseurs de cette 
ville, assiégée par Mahomet II, en 1480. 

Messire ALAIN, vicomte DE ROHAN, fut un des cheva- 
liers donnés , comme otages , par le duc , au sire de la 
Trémoille , grand chambellan de France, envoyé du roi, 
ainsi que le constate une lettre du sire de la Trémoille^ du 
6 décembre 1430. 

JEAN MESLÉART, chevalier, était en 1430, s^ du Bois* 
Rouaud, châtellenie qui s'étendait dans les paroisses d'Ar- 
thon, de Chémeré et de Saint-Hilaire-de-Ghaléons. {Dict. 
des terres du comté nantais.) On trouve un Jean Mesléart , 
chevalier, au nombre des vassaux de la baronnie de Rays 
qui prêtèrent serment de fidélité au duc, en 1383. 

143 1 . Messire ROBERT D'ESTOUTEVILLE était chambellan du 
duc, en 1481, d'après un compte d'Auffray Guynot, tréso- 
rier. Robert d'Estouteville fut aussi prévôt de Paris, en 
1451. La maison d'Estouteville est originaire de Nor- 
mandie. 

PHILIPPE DE VIERVILLE, s'f de Crbuilly, chevalier, 
chambellan du duc, est ainsi qualifié dans un compte de 
Tan 1431 , d'Auffray Guynot , trésorier. Le duc lui fit don, 
II 25 



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386 REGHBRGHES SUR LA GHETALBRIB 

en 1442 et en 1447, de plusieurs coupes d'or. Philippe de Vier- 
ville figure avec les titres de s' de Malestroit et de Creuilly, 
parmi les seigneurs ligués, en 1420, contre les Penthièvre. 
La terre de Creuilly était située près de Bayeux. 

Monseigneur D'AGIGNÉ assista, en 1431, avec vingt 
hommes d'armes au siège de Pouancé. Ce seigneur est 
sans doute le même que Jean d'Acigné, s^ de Fontenay, qui 
ratifia le traité de Troyes, en 1427. (Montres d'hommes 
d'armes relatives à ce siège. D. Morice.) 

JEAN HAY, chevalier, chambellan du duc, prit part, en 
1431, au siège de Pouancé. 

Messire GILLES DE PLUSQUELLEC prit part, en 1431, 
au siège de Pouancé. 

JEAN et GEORGES LE VAYER ou LE VOYER, figurent 
dans un rôle d'honunes d'armes , parmi les chevaliers qui 
prirent part au siège de Pouancé. 

Messire ROLLAND DE BEAULIEU prit part, en 1431, 
au siège de Pouancé. D. Morice, dans son histoire de Breta- 
gne , lui donne la qualité de chevalier. On voit dans la 
montre des nobles de Tèvèché de Saint-Brieuc pour l'année 
1469, que messire Rolland deBeaulieu se fit représenter 
par Guillaume le Bastard, honmie d'armes à cinq chevaux. 
Il a existé en Bretagne deux familles anciennes appelées 
de Beaulieu, d'après M. de Courcy. L'une d'elles, qui porte 
à* azur au lion d'argent j accompagné de neufbesants d'or 
4j 2et3jB. produit, en 1496 et en 1498, deux connétables de 
Rennes» L'autre , dont les armes représentent un chevron 
accompagné de trois étoiles ^ remonte à Pierre^ qui épousa^ 
vers l'an 1^92^ Tiphaine de Pornit. 

Messire ETIENNE COTTE prit part^ en 1431, au siège de 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 387 

Pouancé. (Compte d'Auflfray Guynot, trésorier.) Dans un 
fragment des causes portées, en 1452, au Parlement géné- 
ral tenu à Rennes, on voit que Jean Cotte, fils d'Etienne , 
plaidait contre Jean du Quellenec, vicomte du Fou, au 
sujet de la succession de Jacob du Fou. 

Messire OLIVIER DE ROHAN est nommé dans un compte 
d'Auflfray Guynot, trésorier, parmi les chevaliers et hommes 
d'armes qui se trouvaient, en 1431, au siège de Pouancé. 

Messire JEAN HINGANT prit part, en 1431, au siège de 
Pouancé, et, en 1449, à celui de Fougères; il était, en 1442, 
chambellan du duc, et, en 1449, capitaine des archers de sa 
garde. Il figura la même année parmi les témoins de 
l'hommage de ce prince au roi Charles VU. U fut aussi 
envoyé par le duc en ambassade en Ecosse. Il est qualifié 
chevalier et s' du Hac, dans un grand nombre d'actes 
rapportés par D. Morice. Son frère Henri perdit la vie au 
siège de Fougères, en 1449. Les Hingant, s" du Hac, 
portaient, d'après un sceau de 1401, de gueules à la fasce 
d'oTj accompagnée de sept billettes de même; 4. 3. 

Messire HARDOUIN DE MAINBIER vit ses biens confis- 
qués, en 1431, pour n'avoir pas comparu au ban et arrière- 
ban de la noblesse. (D. Morice, EiM. 1. 1, col. 1014.) La 
maison de Mainbier remonte à Robert de Mainbier, cheva- 
lier, en 1370. 

Messire PIERRE LE PORC assembla, avec le sire de 
Lohéac et Ambroise de Lore, sept cents hommes, avec les- 
quels ils battirent, en 1431 , près de l'abbaye de Saint-Gilles, 
en Normandie, un capitaine anglais nommé Vénables, qui 
s'en était emparé. Pierre le Porc était fils d'autre Pierre ^^ 
s' de Larchaz, tué en 1427, au combat des Bas-Courtils, livré 
aux Anglais près des grèves du Mont-Saint-Michel. 



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388 RBCHBRCHE8 SUR LA CHEVALERIE 

Le sire DE CHANCE, chevalier, chambellan du duc, est 
ainsi désigné dans un compte de 1431 , d'Auffray Guynot, 
trésorier. Nous ignorons quel est ce seigneur. On trouve dans 
V Histoire de Bretagne de D. Morice, un Hervé de Chance, 
dont les biens furent confisqués en 1431, parce qu'il n'avait 
pas comparu au ban et arrière-ban ; Renaud servait avec 
vingt écuyers et dix-neuf archers, sous le comte de Vertus, 
en 1419; Yvonnet, capitaine de gens d'armes, commandait 
quinze écuyers et quarante-deux archers en 1422. 

1433. Messire ETIENNE ARTE figure, comme témoin, dans le 
contrat de mariage passé le 1*' mars 1433, entre Guyon de 
la Motte, s' de Vauclerc, et Louise de Montauban, sqeur de 
Jean, sire de Montauban. 

Messire GUILLAUME DE ROBIEN est mentionné, comme 
témoin, dans le contrat précité. La maison de Robien des- 
cend de Jacques Boschier, chevalier anglais, qui .épousa, 
vers l'an 1212, Jeanne d'Avaugour, dame de Robien. 

Messire GUILLAUME JOURS assista, comme témoin, au 
contrat de mariage passé le 1*' mars 1433, entre Guyon de 
la Motte, s^ de Vauclerc, et Louise de Montauban. 

Messire JEAN DE PENHOET reçut en présent du duc, 
en 1433, des gobelets d'or. (Compte d'Auflfray Gujmot, tré- 
sorier.) Le duc, par lettres du 1*' décembre 1434, accorda à 
son amé et féal chevalier et chambellan, Jean de Penhoët, 
la permission d'ouvrir une mine d'argent sur ses terres, et, 
par d'autres lettres du 25 mars 1436, lui permit d'élever sur 
sa terre de Penhoët une justice patibulaire à quatre pots. 
Jean de Penhoët était sans doute fils d'autre Jean, qui était 
' encore amiral de Bretagne, en 1430, et auquel succéda, en 
1433, Jean du Quellenec, vicomte du Fou, dans la charge 
d'amiral. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 389 

Messire JEAN DES BRETESCHES reçut en présent du 
duc, des gobelets d'or, en 1433. Il est qualifié chevalier 
dans un compte de l'an 1436, de Jean d'Ust, trésorier du 
duc. Son fils Martin des Bretesches, chevalier, fut s' des 
Bretesches, paroisse de Saint-Viau, évèché de Nantes, en 
1470. Le plus ancien de ce nom est Guillaume qui, le 
20 mars 1280, adressa à Denis de Paris, bailli de Touraine, 
une lettre relative à divers droits appartenant aux sei- 
gneurs de Macbecoul. 

1434. Mèssire PHILIPPE DU QUELLENEC , chevalier, figure 
avec Jean du Boisriou, chevalier, fils de sa sœur Cathe- 
rine, dans un acte du 15 décembre 1434, passé devant Sal- 
mon. (Terrier de la maison du Quellenec, appartenant à 
l'auteur.) 

JEAN DU BOISRIOU, chevalier, est mentionné dans l'acte 
précité. Bertrand était prévôt des maréchaux de Bretagne 
au siège de Pouancé, en 1431, et chambellan du duc en 
1442 ; Gilles fut maître d'hôtel de la duchesse Anne, et gou- 
verneur de Saint-Malo, en 1485, charge qui fut occupée 
aussi par son fils François. 

Messire LOUIS DE TRÉMIGON est qualifié chevalier et 
chambellan du roi dans un compte de l'an 1434, d'Antoine 
Raguier, trésorier des guerres. Suivant D. Morice, il se dis- 
tingua au combat de la Broussinière, livré aux Anglais en 
1423 *. (Voy. art. Yvon de Trémigon, année 1370.) 



* Âmbroise de Lore et Jean de la Haye, baron de Coolonces, prirent part aossi au 
combat de la Bronsainiére. André de Laval, fils de Jean de Montrort, s' de Kergorlay, et 
de Jeanne, dame de Laval et de Vitré, y fat fait cbevalier; il n'était âgé qae de douze 
ans. Son aieole, Jeanne de Laval, loi avait mis l'épée an côté, lorsqu'il prit congé d'elle. 
Dans les beaux temps de la cbevaleric, il fallait pour être armé chevalier, avoir vingt 
et un ans accomplis. 



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390 RBCHBRGHBS SUR LA GHBVALBRIE 

Messire ALAIN DE KEROUSÉRÉ est ainsi qualifié dans 
des lettres du 1^^ décembre 1434, par lesquelles le duc per- 
met à Jean de Penhoët, d'ouvrir une mine d'argent sur ses 
terres. (Voy. art. Yvon de Kerouséré, président de Bre- 
tagne, t, I, p. 397.) 

JEAN BONNET, écuyer du connétable de Richement, ftit 
créé chevalier par ce prince au siège de Sillé-le-Guil- 
laume, en 1434. Jean Bonnet faisait partie, en 1419, des 
gens d'armes de la compagnie de Richard de Bretagne 
comte d'Etampes. On voit dans les Preuves de l'histoire 
de Bretagne de D. Morice, que Maurice Bonnet était, en 
1370, un des écuyers delà compagnie de Bertrand du Gues- 
clin, et que Guillaume Bonnet est mentionné parmi les 
gentilshommes de pied de l'évèché de Saint-Malo dans une 
montre de 1543. 

PIERRE GUYON, écuyer du connétable de Richemont, 
fut armé chevalier par lui au siège de Sillé-le-Guillaume, 
en 1434. Il aurait pu être fils de Bertrand Guyon, qui prêta 
serment de fidélité au duc, en 1379. 

OLIVIER LE VOYER ou LE VAYER, écuyer du conné- 
table de Richemont, fut armé chevalier par lui au siège de 
Sillé-le-Guillaume, en 1434. Pierre II, duc de Bretagne par 
lettres du 27 mars 1451, exempta son cher, amé et féal 
chevalier Olivier le Voyer, s^ de Trégomar et du Lou, de 
l'obligation d'assister aux Etats de Bretagne, ainsi qu'étaient 
tenus d'y comparaître les bacheliers et chevaliers de Bre- 
tagne. Les armes des le Voyer de Trégomar sont d'argent 
à trois haches d'armes de sable. Cette maison remonte à 
Olivier le Voyer de Trégomar, chevalier en 1253. 

AYMERI CHAUVIN , écuyer du comte de Richemont, fut 
armé chevalier par lui au siège de Sillé-le-Guillaume , en 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 391 

1434. (Voy. art. Guillaume Chauvin, chancelier de Bre- 
tagne, 1. 1, p. 381) *. 



1435- JEAN DE QUÉLEN, !!• du nom, chevalier, s' nu 
Broutay, etc., fut, suivant Moréri, gouverneur des villes 
et châteaux de Josselin et de Derval, et rendit des ser- 
vices considérables aux rois Charles VI et Charles VU, 
dans leurs armées. Il figure dans des titres des années 
1432, 1435 et 1438, rapportés également par Moréri. Il fut 
père d'Olivier de Quélen , grand maître de l'artillerie de 
Bretagne, en 1460. (Voy. 1. 1, p. 487.) 

1436. ROBERT DE KERGRAIEZET, chevalier, se rendit plége 
avec Olivier du Chastel, aussi chevalier, et Jean de Kerou- 
las, pour Thomas du Chastel , capitaine de Lesneven , le 
3 novembre 1436. 

1437. GILLES DE SAINT-SIMON, de la maison de Rouvray en 
Vermandois, chambellan du roi en 1424, fut placé par lui 
auprès du comte de Richement, dont il devint le maître 
d'hôtel et ensuite le chambellan, lorsque ce prince devint 
duc de Bretagne. Gilles de Saint-Simon fut armé chevalier 
par lui au siège de Montereau, en 1437, et prit part à beau* 
coup d'autres sièges, ainsi qu'à la bataille de Formigny. 
en 1450. (Moréri. D. Morice). 

PIERRE RUFFAULT , chevalier, est nommé parmi les 
chevaliers et les écuyers du diocèse de Tréguier qui prê- 
tèrent serment de fidélité au duc, en 1437. Il descendait de 

* Parmi les antres écoyen du connétable armés par loi cheTaliers an siège de Sillé- 
le-Gnillanme, les historiens citent Jean de la Chaussée, dont nons ignorons la nationa- 
lité, et J. de Saint-Simon, de la maison de RouTray, en Vermandois, et qui fot aussi 
cbambéUan da dnc 



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392 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

Gautier Ruflfault, chevalier, mentionné dans une charte de 
Tabbaye de Beauport , de Tan 1230 ; Guillaume était, en 
1378, un des écuyers de la compagnie d'Olivier de Clisson ; 
Mandé fut un des seigneurs qui se liguèrent contre le tré- 
sorier Landays, favori du duc et son premier ministre; 
Jean était , en 1489 , un des gentilshommes préposés à la 
garde de Bréhat. 

JEAN DE BROON fut armé chevalier par le connétable 
de Richement, au siège de Montereau, en 1437, et se trouva, 
en 1447, à celui de Bayeux. Les extraits du Parlement 
général tenu à Vannes, en 1462, nous apprennent que mes- 
sire Jean de Broon , sergent féodé sous Rennes, ne se pré- 
senta pas pour remplir son office. Son frère Olivier fut, 
suivant du Paz et d'Argentré, un vaillant chevalier auquel 
le roi avait donné, ainsi qu'à Guillaume de Rosnyvinen et 
à Geoffiroi de Couvran, chevaliers bretons, une compagnie 
de cent hommes d'armes. Ces trois capitaines prirent quel- 
ques places en Normandie sur les Anglais, et contribuèrent, 
en 1450, au gain de la bataille de Formigny. La maison de 
Broon est connue depuis Guillaume, qui se distingua au 
combat de Mansourath ou de la Massoure, en 1248. Le châ- 
teau de Broon fut démoli en 1420, par ordre de la duchesse, 
pendant que le duc était prisonnier des Penthièvre. 

OLIVIER GIFFART, écuyer du comte de Richement, ftit 
armé chevalier par lui au siège de Montereau, en 1437, et 
prit part, en 1450, à la bataille de Castillon pendant laquelle 
il abattit l'enseigne du sire de Talbot , général de l'armée 
anglaise. Olivier Giffart fut aussi chambellan du duc, che- 
valier de l'Hermine, en 1454, capitaine de Hédé et capitaine 
de cinquante lances. 

GUILLAUME DE VENDEL, gentilhomme de l'hôtel du 



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DU DUCHE DE BRETAGNE. 393 

comte de Richemont, fut armé chevalier par lui au siège 
de Montereau , en 1437. La maison de Vendel est connue 
depuis Raoul, mentionné avec ses neveux Gautier et Anger, 
dans une charte de Saint-Florent de Lififré, en 1090. Guyon 
de Vendel est cité par d'Argentré, au nombre des défenseurs 
de Dinan, assiégé par les Français, en 1488. 

SIMON DE LORGERIL fut créé chevalier par le comte 
de Richemont au siège de Montereau , en 1437, et prit part 
aussi, en 1453, à Texpédition dirigée contre les Anglais, en 
Guyenne. Suivant du Paz, il fut maître d'hôtel du dauphin, 
flls de Charles VII , et capitaine de Villecombe et de la 
Boissière , en Dauphiné. Le roi Louis XI lui fit plusieurs 
dons considérables. (Voy. art. Olivier de Lorgeril. T. II , 
année 1311.) 

GEOFFROI DE COUVRAN, s^ de la Morand aïs et du 
Plessis-Budes , fut créé chevalier, en 1437, au siège de 
Montereau , par le connétable de Richemont. U se trouva 
au siège de Mortain , en Normandie , en 1448, à ceux de 
Fougères*et de Cherbourg, en 1449 et en 1450, et prit part 
la même année , à la bataille de Formigny. Il fit de si 
grandes actions dans les guerres de Charles VII contre les 
Anglais , que Jean Chartier, auteur d'une histoire de ce 
prince, lui attribue une grande partie de la conquête de la 
Normandie. Geoflfroi de Couvran fut aussi chambellan du 
duc et capitaine de quarante hommes d'armes et de quatre- 
vingts archers. On lit dans les Preuves de D. Morice : « Rôle 
» de la montre et revv^ faite à Saint-More^es-Troyes le 
» huitième jour de novembre 1476, de trente-sept hommes 
» d'armes et de soixante-quatre archers de l'ordonnance 
» du roy, nostre sire , estant sous la charge et conduite de 
» messire Geoffroi de Couvran, $^ de la Morandais , con- 
» seiller et chambellan du roy, etc. » Un extrait des comp- 



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394 REGHBHCHBS SUR LA GHSYALERIE 

tes de Guillaume de la Croix, trésorier des guerres, pour 
les années 1477 et 1478, contient ce qui suit : a Atix cent 
» lances fournies de ladite ordonnance du roy, dont messire 
» Geoffroi de Couvran , en son vivant chevalier j s' de la 
» Morandaye avait la charge, xvin mil. L tournois , pour 
» deux années finies le dernier jour de juin 1478. Aux dites 
» cent lances lesquelles le roy , depuis le trépas dudit de 
» Couvran, donna la charge au seigneur de Baudricourt, 
» XVIII mil. l. tournois. A Gilles de Couvran, chevalier, 
» auquel le roy, après le trépas de Geoffroi de Couvran, 
» bailla la charge desdites cent lances, en attendant quHl 
» y fût pourvu de capitaine, ccc h tournois, pohir les mois 
» de may, juin, juillet et août 1478. n La maison de Couvran 
est connue depuis Robin , un des écuyers de la compagnie 
de Guillaume Boistel, en 1369. 

Messire ROLLAND CHAPPERON, chevalier, s' dbs Savk- 
NiEREs, paroisse d'Ânetz, évèché de Nantes, est mentionné 
dans la réformation de cette paroisse , en 1427. Charles 
Çhapperon, chevalier de Rhodes, fut un des déf(^eurs de 
cette ville, assiégée par Mahomet II, en 1480. 



1439. RAOUL GRUEL, gentilhomme de l'hôtel du comte de 
Richement , fut armé chevalier par lui au siège d'Avran- 
ches, en 1439. U fut, en 1457, chambellan du duc et capi- 
taine de Suridorf. (Voy. art. Jean Gruel, année 1196.) 



1440. GUILLAUME DU FRESNAY, s^ de Kbrbnhoat, cheva- 
lier, épousa vers 1440, Béatrix de Penhoët. (Arrêt de la 
réformation de 1669.) La maison du Fresnay était issue en 
ramage, de celle de Blain, dont elle a conservé les armes, 
vairé d'or et d'azur. 



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DU DUCHÉ DE BRBTAOME. 395 

1441. Messire GUILLAUME DU CHASTEL fut, suivant d'Ar- 
gentré , panetier et écuyer d'écurie du roi Charles VIL II 
fut tué, en 1441, au siège de Pontoise, en défendant la 
rivière que les Anglais voulaient passer pour faire le siège 
de cette ville. Il fut, en récompense de ses services , ense- 
veli dans l'abbaye de Saint -Denis, où l'on voit encore 
aujourd'hui son tombeau. (Voy. chap. Grands-maîtres de 
France, 1. 1, p. 301.) 

JEAN DU GUESCLIN, sr de la Robbrie et de la 
BoNNERiB , chevalier, figure dans un acte du 17 décembre 
1441 , par lequel sa cousine Catherine du Guesclin , dame 
de Guémené, lui fit don de la succession mobilière d'Olivier 
du Guesclin , son oncle. Il épousa Jeanne de Sévigné. (Le 
P. Anselme.) 

1442. FRANÇOIS 1% duc de Bretagne, fut armé chevalier 
par le connétable de Richement, lors de son couronnement 
à Rennes, en 1441. (Alain Bouchart. D'Argentré.) 

PIERRE DE LA MARZELIÈRE est qualifié chevalier 
dans un grand nombre de lettres et mandements du duc. Il 
fut, en 1445, un des témoins de l'hommage de ce prince au 
roi Charles VIL On le trouve, en 1449, chambellan du duc, 
capitaine de quinze lances avec leurs archers , et capitaine 
de Hédè. Le roi Charles VII, par lettres du 29 avril 1450, 
fit don de plusieurs terres appartenant aux Anglais, à son 
amé et féal chevalier Pierre de la Marzelière , conseiller et 
chambellan de son très-cher et amé neveu le duc de ÏBre- 
tagne, pour le récompenser des services qu'il lui avait 
rendus à la guerre. D. Morice cite Pierre de la Marzelière 
au nombre des capitaines bretons qui conduisirent en 
Guyenne leurs compagnies d'hommes d'armes. Par lettres 
des 8 mai 1433 et du 29 novembre 1444, le duc lui donna 



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396 RBCRBRCHBS SUR LA CHEVALERIE 

la garde du château de Moncontour et lui permît de 
fortifier son château du Frétay. Il confirma aussi par autres 
lettres de 1443, le don que le duc Jean, son père, lui avait 
Mt de la capitainerie générale et garde de toutes les places 
et forteresses qui écherraient en sa main au duché de 
Bretagne, parce qu'il s'y était bien et loyalement comporté, 
et le créa capitaine de trente lances de ses ordonnances. 
Pierre de la Marzelière mourut, en 1462, laissant une fille 
unique qui épousa, en 1471, Olivier Giflfart, dont les descen- 
dants ont pris les nom et armes de la Marzelière. (Voy. 
art. Guillaume de la Marzelière, année 1418.) 

JEAN L'ENFANT, chevalier, était, en 1442, chambellan 
du duc. Ce prince lui fit don, en 1445, d'une coupe d'or. 
(Comptes de J. le Vay et de G. de Camé , trésoriers.) La 
maison de l'Enfant est connue depuis Guillaume l'Enfant , 
chevalier, en 1218; Olivier faisait partie, en 1351, des 
écuyers de la compagnie du sire de Beaumanoir ; Charles 
fut chevalier de l'Hermine, en 1454. 

Messire GUILLAUME DE MAREIL figure parmi les offi- 
ciers de la maison du duc, dans un compte de l'an 1442, 
de Jean le Vay, trésorier. Bernard de Mareil est mentionné 
dans une montre de l'an 1370 , parmi les chevaliers de la 
compagnie de Bertrand du Guesclin ; Bertrand fut cheva- 
lier de l'Hermine, en 1454. 

Messire JEAN DE CHAMPAGNE, chevalier, est mentionné 
dans un compte de l'an 1442, de Jean le Vay, trésorier, 
parmi les officiers de la maison du duc. Il est qualifié s' de 
la Montagne dans un autre compte de 1464 , qui nous 
apprend qu'il était employé avec deux archers à la garde 
de la Guerche. En 1464, le^duc lui donna l'ordre d'y résider 
avec vingt francs-archers. 



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DU DUCHÉ DE BRBTAONE. 397 

1443. ALAIN DE LA FEILLÉE, s' db la Courbe, chevalier, 
mourut le 21 octobre 1443. (Du Paz.) 

1444. JEAN DU CAMBOUT, chevalier, fut marié, en 1444, à 
Jeanne, fllle de Jean deQuélen, s' du Broutay. (Arrêfde 
la réformation de 1668.) 

1445. Messire LOUIS DE 6EAUM0NT figure, comme témoin, 
dans le contrat de mariage passé le dernier jour de juin 
1445 , entre Arthur de Bretagne et Catherine de Luxem- 
bourg. Il fut un des témoins, en 1450, de Thommage du duc 
Pierre II au roi Charles VII ; dans cet acte il est qualifié 
chevalier. Le sire de Beaumont prit place parmi les banne- 
rets et les bacheliers, au Parlement général de 1455. Un 
compte de 1457, d'Olivier le Roux, trésorier du duc, nous 
apprend que Louis de Beaumont était alors sénéchal du 
Poitou, et que le duc lui fit présent de trente marcs d'ar- 
gent ,%le douze tasses et d'une aiguière. Il descendait sans 
doute d'Alain de Beaumont, un des chevaliers de la compa* 
gnie de Bertrand du Guesclin, en 1375, qui le suivit 
en Espagne et en Guyenne, et qui obtint, suivant D. Mo- 
rice, pour prix des services qu'il avait rendus à la bataille 
de Chisey, la charge de sénéchal du Poitou. 

1447. THÉBAUD LE SÉNÉCHAL, s' db Kergado, que le duc 
appelle dans des lettres du 12 octobre 1447, son amé et 
féal chevalier, reçut de ce prince la somme de six cents 
livres, en récompense des services qu'il lui avait rendus, 
k la tète d'une compagnie de gens de guerre. La maison 
le Sénéchal était une branche de celle de Rohan. 

Messire ÉON DE BARA ou DE BARAC'H, chevalier, fut 



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398 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

beau-père de Henri Budes, s^ du Hirel, écuyer qui, en 1449, 
épousa Jeanne de Bara. (Le Laboureur.) 



1450. OLIVIER DE LA FEILLÉE, s' db la Rubbaubibre et 
de' la Grandb-Bobssibrb , chevalier, mourut, suivant 
du Paz, le 27 août 1450. Son flls Charles fut aussi chevalier, 
et épousa Bonne de Saint-Gilles , dame de Betton et du 
Bois-Geflfroi. 

JEAN FOURNIER, chevalier, sénéchal de Chantocé, fut 
chancelier de René , roi de Sicile et duc d'Anjou. ( Livre 
doré de l'hôtel de ville de Nantes , par MM. Perthuys et 
de la NicoUière.) 

MICHEL DE PARTHENAY, chevalier, conseiUer et 
chambellan du roi, est ainsi qualifié dans une quittance de 
René d'Anjou, roi de Sicile et de Jérusalem, du 12 octobre 
1450, par laquelle il reconnaît avoir reçu dudit seigneur 
son scellé et une obligation du duc de Bretagne. Par jettres 
du 11 juin 1451 , le duc accorda à son féal chevalier et 
chambellan Michel de Parthenay, s' de Parigné, un droit 
d'usage dans la forêt de Fougères. U était capitaine de 
cette ville, en 1457. Suivant du Paz, il fut aussi grand- 
mattre des monnaies de Bretagne, connétable de Rennes, 
capitaine de Saint- Aubin-du-Cormier, maître et garde des 
bois et forêts de Reimes, Saint-Aubin-du-Gormier, Fougères 
et de Ville-Cartier, écuyer d'écurie du roi Charles VII, et 
capitaine de Vire. U devint aussi conseiller et chambellan 
du duc de Charolais. Il ne faut pas confondre la maison de 
Parthenay, de Bretagne, avec celle de Parthenay-l' Arche- 
vêque, du Poitou, dont le nom est l'Archevêque. A la mai- 
son de Parthenay, de Bretagne, appartenait Qeoflfroi de 
Parthenay, chevalier, qui fut tué, en 1385, au combat de 
TAlcabaça de Juberrotta, en Portugal. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 399 

OLIVIER DE COETIVY, comte de Taillbbourg, séné- 
chal de Guyenne, capitaine de cent lances, fut fait cheva- 
lier, suivant D. Morice , à la bataille de Formigny, en 1450. 
Moréri raconte qu'il suivit son frère Prégent de Coëtivy, 
amiral de France , dans toutes ses expéditions contre les 
AnglaiSvOt qu'il demeura leur prisonnier, en 1453, lorsque 
la ville de Bordeaux se révolta. Ce fut lui qui fit bâtir le 
Château-Trompette. 

Messire CHARLES DE LESNERAC figure dans une cause 
appelée au Parlement général , en 1450. On lit dans les 
registres de la chancellerie , année 1457 : « Sauvegarde 
pour messire Charles de Lesnerac. » La maison de Lesne- 
rac est connue depuis Éon de Lesnerac, qui, en 1382, était 
capitaine de Clisson, ayant sous ses ordres quatorze cheva- 
liers et quatre-vingt-quinze écuyers *. La terre de Lesnerac 
était une châtellenie située dans l'évêché de Nantes. 

ROLLAND DE CARNÉ, S' de Crémeur et db la Touche, 
chevalier, conseiller et chambellan du duc, est ainsi qualifié 
dans des lettres du 26 septembre 1450, par lesquelles ce 
prince lui accorde, en récompense de ses services et de ceux 
de ses prédécesseurs, la charge de maître d'hôtel hérédi- 
taire , pour prendre rang immédiatement après le premier 
maître d'hôteL II fut, en 1451, envoyé en ambassade en 
France. (Voy. art. Marc de Carné, 1. 1, p. 370.) 

Messire ROBERT L'ENFANT figure dans une cause 
appelée au Parlement général de 1451. En 1453, il était 

* Certains chroniqoeai^ rapportent qa'aprês la bataille d'Anray, Jean de Montfort fit 
tner par on gentilhomme nommé de Lesnerac, Charles de Blois. qoi avait été fait pri- 
sonnier. Cette action odieiise ne concorde pas avec le caractère plein d'humanité de Jean 
de Montfort , ni avec les sentiments d*honnelir qoi caractérisaient les chevaliers de Bre- 
tagne. D. Morice raconte que Charles de Blois fut retrouvé au milieu des morts, que le 
comte de Montfort se rendit sur les lieux pour s'assurer que son rival avait perdu U 
vie, et qu'il ne pat retenir ses larmes à la vue d'ua si triste spectacle. 



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400 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

homme d'armes de la compagnie de Robert d'Espinay, 
grand maître d'hôtel de Bretagne. 

Messire JEAN DE MAUNY figure dans une cause appe- 
lée au Parlement général, en 1451. Un mandement du duc 
de Tan 1457, enjoint aux juges de Rennes de rétablir mes- 
sire Jean de Mauny dans le gouvernement de ses biens. 

JEAN GAUDIN, s' de Martigné, chevalier, est men- 
tionné dans une cause appelée, le 17 septembre 1451, au 
Parlement général. Il fut chargé, en 1462, de la défense des 
côtes de Bretagne. 

Messire YVON DE QUÉLEN comparut dans une cause 
appelée au Parlement général, en 1451. 

Messire BERTRAND GOUEON ou GOUYON est cité dans 
une cause appelée au Parlement général, en 1451. 

Messire GUILLAUME DE KERMAN ou DE KERMAVAN. 
(Cause appelée le 10 décembre au Parlement général.) 

Messire JEAN DE KERMEUR. (Cause appelée au Par- 
lement général.) Ce nom s^écrit aussi de Guermeur. 

Messire GEORGES DE LA VILLARMOIS est mentionné 
dans une cause appelée au Parlement général, en 1451. 
Guillaume et Jean de la Yillarmois sont cités par D. Morice, 
au nombre des gentilshommes qui défendirent la ville de 
Dinan contre les Français, en 1488. 

Messire JACQUES DE LESPINE. (Cause appelée au Par- 
lement général, en 1451.) 

Messire JEAN DU PERRIER, s' de Quintin, plaidait aux 
assises du Parlement général, en 1451, côtflre dame Aliéner 
de Tréal. Il était, en 1460, chambellan du duc. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 401 

Messire GUY DE CARNÉ, chambellan du duc, est ainsi 
qualifié dans un compte de Raoul de Launay, de Tan 1451, 
dans lequel figure aussi Rolland de Carné, chevalier, cham- 
bellan du duc, dont il a été fait mention précédemment. 

1452. GEORGES LE BOUTEILLER, s^ db la Chbsnatb, che- 
valier, servit, dès Tan 1415, sous Arthur de Bretagne, comte 
de Richement, fut conseiller et chambellan des ducs 
Jean V, François !•' et Pierre II, et devint, en 1452, capi- 
taine du château de Saint-Aubin-du-Cormier. 

Messire BERTRAND D'ESPINAY, curateur de Jean Bus- 
son, s^ du Gazon, plaidait aux assises du Parlement général, 
en 1452, contre Philippe de Landein, dame de la Gaillar- 
dière, veuve de messire Lancelot de Feschal. 

Messire RAOUL DU HALLAY reçut ordre du duc, par 
mandement du 12 septembre 1452, d'appréhender au corps 
messire Aufifray de Coëtquen, accusé d'avoir tué Aubourg 
du Bois. On trouve, en 1454, messire Raoul du Hallay au 
nombre des trente lances du sire de Derval. La maison du 
Hallay est connue depuis Guillaume, un des archers à, che- 
val de la compagnie de Jean Raguenel, en 1356 ; Jean, 
capitaine de Saint-Aubin-du-Cormier, scellait d*une tête de 
Maure, cantonnée d'une étoile. Cette maison, qui produit 
en 1816, un lieutenant-général des armées du roi, a été 
admise aux honneurs de la cour, en 1762. 

JEAN DU PARC, s' du Godray, est appelé par le duc son 
amé et féal chevalier, dans des lettres données à Rennes 
en sa faveur, le 29 mars 1452. 

OLIVIER DE KERGOURNADECH, chevalier, épousa, par 
contrat du 26 avril 1452, Mencie du ChasteL (Le P. An- 
selme.) 

II 26 



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402 RSCHBRCHB8 SUR LA CHEVALBRIB 

1453. Messire OLIVIER THOMELIN, s^ du Bois, avait avec 
Ouillaume de Guitté un procès qui fut jogé le 20 mars 
1453, au Parlement général. Un compte de Pierre Lan^ 
days, trésorier, nous apprend qu'en 1466, Messire Olivier 
Thomelin reçut une gratification de cent livres. A la 
montre des nobles de l'évêché de Saint-Brieuc, en 1469, il 
se fit représenter par Olivier Perrière, homme d'armes à six 
chevaux. Olivier Thomelin fut, en 1489, un des commis- 
saires désignés pour tenir les montres de l'évêché de Saint* 
Brieuc. (Voy. art. Olivier Thomelin, année 1369.) 

BRIENT DE BEAUMANOIR, vicomte du Bbsso, fut créé 
chevalier en 1450, à la bataille de Castiilon, en Guyenne, 
où les Anglais furent défaits. Dans cette action, il enleva 
une des bannières de l'armée anglaise. Depuis, il devint 
chambellan du roi Louis XI, et capitaine de Melun. (Le P. 
Anselme. Du Paz. D. Morice.) 

Messire AMAURY DU CHASTELIER plaidait contre le 
sire de Combourg au Parlement général de 1453. A la 
montre des nobles de l'évêché de Saint-Brieuc , en 1469, 
messire Amaury du Chastellier se fit représenter par son 
fils, homme d'armes à cinq chevaux. 

Messire JEAN D'ELBIEST, s' db Thouaré, figure dans 
une cause appelée au Parlement général, en 1453. Il est 
qualifié chevalier dans la relation des faits qui se passèrent 
lors de la signification des lettres du pape à l'évèque de 
Rennes, en 1462. Il était fils de Gilles d'Elbiest, s^ de 
Thouaré, capitaine de Nantes, chevalier flamand entré au 
service du duc Jean Y, qui lui fit don de la seigneurie de 
Thouaré. 

1454. Messire JEAN DES RAMES, s^ du ViaNEU^ plaidait au 
Parlement général de 1454, contre Guillaume des Rames^ 



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DU DUCHÉ DB BRBTAONB. 403 

8» de Landegères. Le sire du Vignea faisait partie, en 1452, 
des hommes d'armes de la compagnie de Robert d'Espinay, 
grand mattre d'hôtel de Bretagne, et, en 1461, des cin- 
quante et une lances de Pordonnance du duc. Il fut , la 
même année, envoyé en ambassade vers le roi Louis XI, 
atec le comte de Laval, Tamiral de ÎBretagne et plusieurs 
autres seigneurs. Jean des Rames, s< du Vigneu, et Eonnet 
Sauvage ou le Sauvage, avaient été faits prisonniers, en 
1472, par Tanguy du Chastel, chevalier de Tordre du roi, 
et imposés à neuf mille écus pour leur rangon. Le roi les 
racheta et les rendit au duc de Bretagne, par lettres du 
mois de février 1472, données à Tours, et dans lesquelles 
Jean des Rames est qualifié chevalier et s' du Vigneu. Il 
figure dans divers comptes du trésor parmi les chambellans 
du duc ; il n'eut qu'une fille, nommée Marie, qui épousa^ en 
1490, Jean de Tréal. Plusieurs personnages du nom de des 
Rames figurent dans des causes appelées aux Parlements 
généraux de 1386 et années suivantes. 

Messire HENRI DU JUCH faisait partie, en 1454, des 
trente lances de la compagnie du sire de Yilleblanche, 
grand mattre d'hôtel de Bretagne. On voit, dans la relation 
du Parlement général tenu à Vannes en 1462, que messire 
Henri du Juch, chevalier, y porta le manteau du duc, par 
suite de concession accordée héréditairement aux seigneurs 
du Juch. n prit place parmi les bannerets et les bacheliers 
au Parlement général tenu à Vannes en 1451. Il était fils 
d'Hervé du Juch, chevalier^ chambellan du duc et capitaine 
deConq. (Voy. Art. Jean du Juch, chevalier banneret, 
année 1415.) 

Messire NtCOLÂS TRÉGUER était « en 1454, une des 
trente lances de la compagnie du sire de Villeblanche. Il 
figure parmi les chambellans du duc) dans tin compte de la 



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404 RBGHBRCHBS 8UR LA GHfaVALBRIB 

même annéei de Guillaume le Roux , trésorier du duc. Il 
est mentionné avec le titre de chevalier dans un autre 
compte de 1455. Il descendait dTvon Tréguer, mentionné 
parmi les écuyers de la compagnie d'Olivier de Clisson, en 
1375 ; Rolland servait aussi , comme écuyer, dans celle 
d'Olivier le Méel, en 1421 ; Georges était, en 1481, une des 
vingt lances de la compagnie du sire d'Avaugour. 

Messire ROBERT DE BEAUCÉ faisait partie, en 1454, 
des trente lances du sire de Derval. Il fut, en 1457, un des 
commissaires désignés pour tenir les montres de Tévêché 
de Nantes. On voit dans les registres de la chancellerie de 
Bretagne, qu'en 1458, Jacques de Luxembourg, capitaine 
de Nantes, frère de la duchesse, donna pour pleiges Ro- 
bert de Beaucé, chevalier, et Bonnet Sauvage, s' du Ples- 
sis-Guerrif. Robert de Beaucé fut aussi chambellan du duc, 
et prit part, en 1453, à Texpédition de Guyenne. La maison 
de Beaucé remonte à Hugues de Beaucé, mentionné dans 
des lettres de saint Louis, roi de France, du mois de juin 
1226, par lesquelles il reçoit Jeanne de Craon dans la séné- 
chaussée héréditaire d'Anjou. Par lettres du mois de sep- 
tembre 1344, Jean, duc de Normandie, fils aîné du roi de 
France, fit don à un autre Robert de Beaucé, dit de Mé* 
lesse, chevaucheur du roi, pour le récompenser de ses 
services, des hébergements de la Haye et de la Godinière ; 
Pierre figure dans une montre de 1370, parmi les écuyers 
de la compagnie de Bertrand du Guesclin ; la terre de 
Beaucé était située dans la paroisse de Mélesse, évèché de 
Rennes. 

Messire FRANÇOIS DE CHEVERUE est mentionné danâ 
une montre de 1454, parmi les trente lances de la compa- 
gnie du dre de Derval, et, en 1453, parmi les cent lances de 
l'ordonnance du duc. U fut fidèle au duc, lors de l'invasion 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 405 

des Français en Bretagne, car on voit dans les registres de 
la chancellerie, qu'en 1488, Jeanne de Coëtlogon, femme 
de François de Cheverae, obtint un congé pour aller à 
Montargis traiter de la rançon de son mari, prisonnier des 
Français. D'après le Dictionnaire véridique des maisons 
nobles et anoblies de France, la maison de Cheverue 
serait originaire de Normandie, d'où diverses branches se 
seraient répandues en Bretagne, en Ai^ou et dans le Maina 
Elle est connue depuis Tan 1303, qu'un seigneur de Che- 
verue, chevalier de Tordre des Templiers non-conformistes, 
reçut trente livres du roi Philippe le Bel. Pierre de Che- 
verue, chevalier, fut présent à une montre des nobles de 
la province de Normandie, faite en 1347, sous l'autorité de 
Godefroy d'Harcourt, par Robert de Thibouville. Les armes 
des Cheverue sont de gueules à trois têtes de chèvre arra^ 
chées d'argent. 

Messire ÂLÂIN LE VOYER est compris, en 1454, parmi 
les trente lances de la compagnie du sire de Derval, et, en 
1464, parmi les cent lances de l'ordonnance du duc. Ce 
prince chargea, en 1471, son amé et féal chevalier, et 
honmie d'armes de sa garde, Alain Le Voyer, de passer en 
revue les gens d'armes du sire de Derval. Alain Le Voyer 
fut aussi écuyer du duc. 

Messire JEAN DU BU AT était, en 1454, une des trente 
lances du sire de Derval. Il fut aussi écuyer du duc, 
en 1457, et, en 1464, une des cent lances de l'ordonnance 
du duc. En 1458, Jean de Rohan, capitaine de Conq, donna 
pour pleîges messire Jean des Rames, s' du Vigneu, et mes- 
sire Jean du Buat, chevalier, s' dudit lieu. La maison du 
Buat est originaire de Normandie. 

Messire JEAN DE GOURVINEC faisait partie, en 1454, 
des trente lances du sire de Derval, et, en 1457, des cent 



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406 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

lances de rordonnance du duc II descendait d'Olivier de 
Gourvinec ou du Oourvinec, s' de Bezit, capitaine des 
gardes du duc Jean IV, et qui épousa Marguerite de 
Malestroit. Il mourut en 1403, Un autre Olivier de Gourvi- 
nec vit ses biens confisqués, en 1488, pour avoir pris le 
parti des Français contre le duc. (D. Morice. Arrêt de la 
réformation de 1669.) 

1455. Messire GILLES DE LÀ CLÂRTIÈRE, chevalier, est ainsi 
qualifié dans un compte de 1455, de Guillaume le Roux, 
trésorier. H faisait partie, en 1464, des cent hommes 
d'armes de Tordonnance du duc. Ce prince le chargea, en 
1471, de passer en revue les gens d'armes des sires de 
Quintin et du Pont-l'Abbé, et lui donna, en 1474, la lieu- 
tenance de la compagnie de vingt lances et de quarante 
archers de sa garde, dont Gilles Toumemine, s' de la 
Hunaudaye, était capitaine. En 1476, on le trouve capi- 
taine de Fougères, et, en 1480, capitaine de quarante-deux 
archers de la première gardç du corps. Peu reconnaissant 
des bienfaits du duc, il abandoima, pour suivre le parti des 
Français, celui de ce prince, qui, pour le punir, cm-^ 
fisqua ses biens. La maison de la Clartière remonte à 
Jean de la Clartière, un des écuyers de la compagnie de 
Foulques de Laval, chevalier, en 1356 ; Thébaud, maître 
d'hôtel du duc, fut son ambassadeur, en 1427, auprès du 
roi de Sicile ; Guillaume, chevalier, était, en 1461, une des 
cinquante et une lances de l'ordonnance du duc. La terre 
de la Clartière, située en Fresnay, évèché de Nantes, 
appartenait, en 1332, à Jean de la Clartière, précédemment 
cité. 

Messire BERTRAND DE LA RIVIÈRE, chevalier. (Compte 
de l'an 1455, de Guillaume Le Roux, trésorier.) 



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DU DUCHÉ DE BRBTAONE. 407 

JEAN GOYON, chevalier, était, en 1455, s' de la Hignar- 
dière et de Sainte-Croix de Machecoul. (Dict. des terres du 
comté nantuis.) 

GUILLAUME DE LA MUGE, chevalier, obtint du duc, 
en 1455, Térection en bannière de Tancienne bachelerie de 
la Muce et de la terre de Chezegiraut. 

1457. Messire JAGQUES DE LUXEMBOURG, s' de Richbbouro, 
frère du connétable de Saint-Pol et de Catherine de 
Luxembourg, femme d'Arthur III, duc de Bretagne, fut, en 

1457, capitaine de Rennes» et un des commissaires dési- 
gnés pour tenir les montres des nobles de Tévèché de 
Rennes. Il fut un des témoins de l'hommage rendu, en 

1458, par le duc au roi Charles Vil ; dans cet acte, il est 
qualifié cheyalien En 1464, les ducs de Bretagne et de 
Bourgogne s'étant alliés contre Louis XI, Jacques de 
Luxembourg se rendit en Bourgogne pour rejoindre l'ar- 
mée du comte de Charolais et se distingua avec son frère, 
le comte de $aint-Pol, à la bataille de Monthléri, livrée, en 
1465, à Louis XI, qui tat forcé d'abandonner le champ de 
bataille. Le retard qu'éprouvèrent les troupes bretoimes et 
qui ne leur permit pas d'arriver à propos, empêcha le 
comte de Charolais de remporter une victoire complète. 
En 1477 , la charge de capitaine de Rennes fut ôtée à 
Jacques de Luxembourg ; il prit alors du service auprès du 
roi de France, qui lui donna le commandement d'une com- 
pagnie de cent lances de ses ordonnances. Jacques de 
Luxembourg Ait aussi chevalier de la toison d'or. Suivant 
d'Argentré, ce seigneur fut, en 1457, lieutenant du conné- 
table de Richement, et commanda les troupes bretonnes au 
siège de Fougères, occupé par les Anglais. 

JACQUES DE LA HAYE, chevalier, était, en 1457, capi- 
taine de Chàtelailles. (Registre de la Chancellerie.) 



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406 RBCRBRCHB8 SUR LA CHEVALERIE 

MICHEL DE RIEUX, chevalier, fut, en 1457, déchargé 
de la capitainerie de Dinan, d'après les registres de la 
chancellerie. Q est qualifié s' du Fougère et écuyer banne- 
ret dans une montre du 4 octobre 1418, dans laquelle il 
parait avec trois chevaliers et treize écuyers. Il prit part, 
en 1431, au siège de Pouancé avec dix hommes d'armes et 
vingt archers. U fut aussi s' de Châteauneuf , et mourut 
en 1473. 

Messire GUY DE SAINT-AMADOUR est stinsi qualifié dans 
un extrait des registres de la chancellerie de Bretagne; de 
Tan 1457. U avait fait partie, en 1424, des gens de Thôtel 
du comte de Richemont. Du Paz rapporte qu'il fut s' de la 
Bagotière, de Ti^é, de Noyai et de Chevigné, terre qui fût 
vendue pour payer la rançon de son frère Baudouin de 
Saint-Amadour, qui avait été fait prisonnier en combattant 
les Anglais. Guy de Saint-Amadour épousa Jacquette de 
Malestroit. Il était fils de Foulques de Saint-Amadour, sei- 
gneur angevin qui, par suite de son mariage avec Guille* 
mette de Châteaugiron, s'établit en Bretagne. La maison 
de Saint-Amadour a produit, en 1508, un grand veneur de 
Bretagne, dans la personne de Jean de Saint-Amadour. 
(Voy. t. I. p. 502.) 

Messire GUILLAUME LA VACHE obtint, en 1457, un répit 
d'hommage. (Registres de la chancellerie.) La maison de 
la Vache remonte à Geoflfroy la Vache, sénéchal de Ploër- 
mel, en 1272. 

Messire JEAN GOGEON (GOYON), connétable de l'Ile de 
Noirmoutier obtint, en 1457, une exemption de service 
militaire. (Registre de la chancellerie.) Un autre Jean Goyon, 
s' de Caden, reçut du duc, en 1474, une gratification pour 
l'aider à payer sa rançon, et à supporter les grandes pertes 
qu'il avait subies dans les dernières guerres. 



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DU DUCHÉ DB BRETAONB. 409 

Messire GUILLAUME DE BOISÉON plaidait, en 1457, 
contre le sire de Penhoët, qui obtint un relèvement d'appel 
contre lui. Par lettres du 13 mars 1365, le duc ordonna au 
bailli de Lanmeur de faire rétablir dans l'église dudit lieu, 
d'où elles avaient été enlevées, les armes de son amé et 
féal chevalier et chambellan Guillaume de Boiséon. Il des- 
cendait de Pierre de Lanmeur, qui, en 1280, épousa Renée 
de Boiséon. Jean, leur fils, prit le nom de Boiséon. Margilie, 
sa fille unique, fut mariée, vers l'an 1380, à Hervé de Coëtre- 
drez, dont les descendants ont pris aussi le nom de Boiséon. 
(Réf. de 1669, art. Boiséon. D. Morice.) 

Messire ALAIN DE BOISÉON obtint des lettres d'État, en 
1457, d'après les registres de la chancellerie. 

Messire CHARLES DE KERIMERC'H fut institué, en 1457, 
capitaine de Gonq, à la place de messire Hervé du Juch. Il 
fut aussi capitaine de Quimper et chambellan du duc, en 
1464. Ce seigneur appartenait à la maison du Hautbois, 
dont une branche prit, au XIV* siècle, les nom et armes 
de Kerimerc'h, par alliance avec l'héritière de cette terre. 

Messire BERTRAND DU POUEZ obtint, en 1457, un man- 
dement spécial en sa faveur. En 1488, ses biens furent 
confisqués parce qu'il n'avait pas rejoint l'armée du duc. 
Il était fils d'autre Bertrand qui, en 1420, sous la conduite 
de Bertrand de Dinan, maréchal de Bretagne, s'empara, 
avec plusieurs autres seigneurs bretons, des places des 
Penthièvre. Le plus ancien de la maison du Pouëz que l'on 
connaisse est Jean, un des écuyers de la compagnie d'Olivier 
de Clisson, en 1379. 

Messire ROBERT DE QUÉDILLAC obtint, en 1457, une 
sauvegarde en sa faveur, suivant les registres de ]fiL chancel- 
lerie de Bretagne. On trouve antérieurement : Macé, croisé, 



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410 RBGHBRGHBS SUR LA GBBVALBRIB • 

en 1^9 ; Alain, alloué du vicomte de Rohan, en 1289, et 
dont les armes sont, d'après un sceau de 1293, de gueules 
au fermail d'argent. 

JEAN CHAUVEREAU est mentionné à la date de 1457, 
dans les registres de la chancellerie, où on lit ce gui suit : 
« Don à l'église de Sainte-Croix de Parthenay du rachat 
D échu par le décès de messire Jean Chauvereau , cheya- 
j» lier, pour aider à faire la clôture de la dite église. » 

JEAN DE PONTBRIAND est qualifié chevalier dans un 
acte de 1457, relatif à la prise de possession par Jean de 
Malestroit de l'office de capitaine de Saint-Malo, Il fut 
institué le 13 octobre de la même année, capitaine de» 
francs archers des évêchés de Saint-Malo, de Dol et de 
Saint-Brieuc. D. Morice le cite au nombre des Bretons faits 
prisonniers par les Anglais dans un combat qu'ils leur 
livrèrent, près des grèves du Mont-Saint-Michel, en 1427. 
Il eut deux enfants, Simon et Guyenne. Cette dernière 
succéda à son père, et porta sa terre de Pontbriant dans la 
maison du Breil, en 1496, par son mariage avec Charles du 
Breil. La maison de Pontbriant est connue depuis Alain, 
croisé, en 1191 ; Colin figure dans une montre de 1371, 
parmi les écuyersde la compagnie de Bertrand du Guesclin ; 
François, s' de la Villate, était, en 1479, conseiller et cham- 
bellan du roi, ainsi que capitaine de cent lances de ses 
ordonnances. 

JEAN DE MALESTROIT, institué, en 1457, capitaine de 
Saint-Malo, est qualifié dans l'acte qui lui confère cet office 
nobilis mr D. Johanne$ de Malestreyt, miles. Il était aussi 
chambellan du duc, dont il recevait cent quarante-quatre 
livres de pension, d'après un compte d'Olivier le Roux, 
trésorier. Ce même compte nous apprend que Jean de Males- 



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DU BtJGHâ DB BRÈTAGMB. 411 

troit, sire de Kaër, également chambellan du duc en rece- 
vait cinq cents. 

Messire JEAN DE BROSSE, s' de Saint-Sévère et de 
BoussAC, est qualifié par le duc de Bretagne de très-cher 
et amô cousin, dans des lettres du 21 novembre 1457, rela- 
tives au serment de fidélité que lui avait prêté ce seigneur, 
n était fils de Jean de Brosse, maréchal de France, et était 
devenu comte de Penthièvre, et cousin du duc, par son 
mariage avec Nicole de Blois, dite de Bretagne, comtesse 
de Penthièvre, descendant de Charles de Blois. En 1479, 
Nicole de Blois céda à Louis XI ses droits éventuels au 
duché de Bretagne *, et par acte du 20 octobre 1488, elle 
confirma cette cession. Cet acte commence ainsi : « Sachent 
» tous présents et avenir que comme le tiers jour du mois 
» de janvier. Tan 1479, très-haut et très-puissant seigneur, 
» défunt Monseigneur Jean de Brosse, chevalier, en son 
» vivant comte de Penthièvre, vicomte de Bridiers, s' de 
» Saint-Sévère et de Boussac, tant en son nom que comme 
» procureur suffisamment fondé de très-haute et très- 
» puissante dame Nicole de Bretagne, comtesse de Pen- 
» thièvre, son épouse, etc. » De la maison de Brosse, le 
comté de Penthièvre passa aux maisons de Luxembourg, 
de Lorraine-Mercœur, de Bourbon-Vendôme, çt de Bourbon- 
Conti. Cette dernière le vendit au comte de Toulouse, fils 
naturel de Louis XV. Érigé, en 1569, en duché-pairie en 
faveur des Luxembourg, le comté de Penthièvre fut de 
nouveau érigé en duché-pairie, en 1697, en faveur du comte 
de Toulouse. 

Messire JËÂN DE KERBONNEL, s' de Margblbt, est 

* Dans le traité de Goérande, passé, en 1364, après la mort de Charles de Blois, entre 
sa Tenve et Jean de Montfort, doc de Bretagne, il fut spécifié que les enfants de Charles 
de Blois conserreraient les nom et armes de Bretagne, et qu'ils succéderaient va duché, 
dans le cas où la descendance de Jean de Montfort viendrait à s*éteindre. 



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412 BBGHBRGHSd 8tTR LA GHB7ALBiaB 

mentionné dans un compte de 1457, d'Olivier le Ronx, tré- 
sorier , comme ayant reçu du duc, conjointement avec 
d'autres gentilshommes, cent saints d'or, à roccasion de 
son entrée à Rennes. 

Messire FRANÇOIS MAUFRAS faisait partie, en 1457, 
des cent lances de l'ordonnance du duc, et l'accompagna 
dans le voyage qu'il fit pour aller trouver le roi. (Comptes 
d'Olivier le Roux.) La maison de Maufras est originaire de 
Normandie, suivant le Nobiliaire de M. de Courcy. 

Messire JEAN DE KEROUIZIAU , chevalier, est ainsi 
qualifié dans un compte de l'an 1457, d'Olivier le Roux, 
trésorier. Henri de Kerguiziau faisait partie, en 1373, au 
siège de Brest , des écuyers de la compagnie de Bertrand 
du Guesclin ; Jean était chevalier de Saint-Michel, en 
1627. 

Messire NOËL DE TEXUE était , en 1457, une des cent 
lances de l'ordonnance du duc, et, en 1471, chambellan de 
ce prince. U est qualifié chevalier, capitaine de Hédé, dans 
un extrait de diverses obligations de chevaliers et d'écuyers 
envers le duc. D'après divers comptes d'Olivier le Roux , 
trésorier^ il fut , en 1474 , lieutenant des gens d'armes de 
l'ordonnance du duc, et, en 1476, un des commissaires 
désignés pour tenir les montres de l'évèché de Dol. La 
maison de Texue remonte à Guillaume de Texue, mentionné 
dans un sauf-conduit délivré, en 1357, par le roi d'Angle- 
terre aux gens de Charles de Blois , qui était alors son 
prisonnier ; Robert était , en 1378 , un des écuyers de la 
compagnie d'Eon de Baulon ; Gilles fut capitaine de Brest, 
en 1498 , un des cinquante gentilshommes de la garde de 
la duchesse Anne, reine de France, et capitaine de vingt 
hommes d'armes et de quarante archers de la petite 
paye. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 413 

Messire RENAUD DU DRESNAY était, en 1457, suivant 
d'Argentré, gouverneur du comté d'Asti, dans le duché de 
Milan, avec le titre de lieutenant du roi Charles VII, qui 
lui avait donné le commandement des troupes bretonnes 
et françaises. Il fut battu au combat de la Frescheda, et fait 
prisonnier par un capitaine italien nommé Bartolomeo 
Coglione, qui l'imposa à quatorze mille écus pour sa rançon. 
U alla ensuite avec cinq cents cavaliers au secours de 
Francesco Sforza, allié des Français, puis se retira dans 
son gouvernement d'Asti. Il fut aussi bailli de Senlis pour 
le duc d'Orléans, et mourut en 1462. La maison duDresnay, 
qui a obtenu au siècle dernier les honneurs de la cour^ est 
connue depuis Alain et Even du Dresnay, mentionnés avec 
' leurs porte-tages dans une montre de l'an 1356 ; Renaud 
était, en 1443, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem. 

1458. OLIVIER FERRÉ, s' dk la Boulayb, chevalier, se rendît 
pleige, en 1458, avec Jean d'Avaugour, pour Jean de 
Coëtquen, nommé capitaine de Lehon. (Obligations envers 
le duc de plusieurs chevaliers et écuyers.) Jacques Ferré 
fut secrétaire du duc, en 1430; Pierre était sénéchal de 
Rennes, en 1468 ; Gilles est cité par d'Argentré au nombre 
des défenseurs de Dinan, assiégé par les Français, en 
1488. 

GUILLAUME DES RIDELIÈRES, chevalier, fut, de 1449 
à 1458, s' de la Roche-du-Pont-de-Louan , terre située 
dans la paroisse du Loroux-Bottereau , près Nantes. {JHcl. 
des terres du comté nantais.) Thomas des Ridelières^ fils de 
Guillaume, faisait partie, en 1491, des gentilshommes de la 
garde de la duchesse Anne. On trouve antérieurement , en 
1424 , un Olivier des Ridelières au nombre des gens de 
l'hôtel du comte de Richemont, qui l'accompagnèrent dans 
son voyage à Angers. 



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414 RBGHBRCHES SUR LA CHSYALBRIB 

1460. JEAN MORHIER, chevalier, est ainsi qualifié dans un 
compte de Tan 1460 , du trésorier Landays. Dans un autre 
compte il est mentionné parmi les écuyers du duc. Ce prince, 
dont il avait épousé la fille naturelle, lui faisait une pension 
de cent livres de rente sur le comté de Montfort et sur la 
terre de Nigeou, près Paris. En 1473, Jean Morhîer, s^ de 
Villiers, vendit au duc la seigneurie d'Houden, pour la 
somme de deux mille cinq cents livres payables par le 
receveur ordinaire du comté de Mbntfort-rAmaury. Les 
Morbier étaient originaires de ce comté, qui appartenait aux 
ducs de Bretagne. Nous voyons, en effet, figurer, en 1292, 
parmi les vassaux du comté de Montfort-rAmaury qui 
rendirent bommage au duc de Bretagne, dominus Oame- 
rius Morhier. 

Messire PIERRE DE SAINT-AIGNAN, cbevalier, maître 
d'hôtel de la duchesse, est ainsi qualifié dans un compte de 
Tan 1460 du trésorier Landays. Pierre de Saint-Aignan 
était sans doute frère ou parent de Michel de Saint-Aignan, 
gui fut, en 1454, cbevalier de THermine. La terre de Saint- 
Aignan , située dans Tévèché de Nantes , appartenait , en 
1271, à Lucas de Saint-Aignan, cbevalier. 

PIERRE GRIMAUD, cbevalier, était s* du Plessis-Gri- 
maud , en Fresnay, en 1460. {Dict. des terres du comté 
nantais.) 

GUILLAUME LE ROUX, s' DB Frombnïbau, chevalier, 
ftit aussi, en 1460, s* de Rezé, près Nantes, ancienne vicomte, 
juveigneurie des comtes de Nantes, qui a donné son nom à 
Une ancienne maison qui Ta possédée jusqu'en 1432. On 
Voit dans un compte du trésorier le Baud , que messire 
Guillaume le Roux était employé, en 1464, avec deux 
archers à la garde de la Ouerbbe. n était fils d'Eonnet lé 



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JkJ DUCHÉ DE BRBTAGNB. 415 

Roux , s^ de Fromenteau , paroisse de Vallet , évèchô de 
Nantes. Il existe en Bretagne on grand nombre de familles 
appelées le Roux. 

1461. Messire GUILLAUME DE LA CLARTIÈRE faisait partie, 
en 1461 , des cinquante et une lances de Tordonnance du 
duc. Il était sans doute frère de Thebaud et de Gilles de la 
Clartière, dont il a été parlé précédemment. 

Messire PIERRE AREL fut désigné par le duc, en 1461, 
pour tenir les montres de révêché de Tréguier. Il descen- 
dait d'Olivier Arel, chevalier, un des champions du combat 
des Trente. 

JEAN DU GUESGLIN, S' de la Roberies et de la 
BoNKERiB , chevalier, épousa , vers Tan 1461 , Jeanne de 
SévigAé , fille de Guillaume de Sévigné et de Jeanne de 
Mathefélon. Il était cousin de Catherine du Guesclin, femme 
de Charles de Rohan. (Du Paz.) 

1462. Messire BERTRAND DE LANDUGEN ou DE LANDUJAN, 
S' DE SaikivJean de l'Isle, sergent féodé sous Rennes, ne 
se présenta pas pour remplir son office, au Parlement 
général tenu à Vannes, en 1462. Les offices de sergent 
féodé, attachés à la possession de certaines terres, n'étaient 
remplis que par des personnes de marque. La maison de 
Landujan est connue depuis Thomas, un des écuyers de la 
compagnie de Jean de Beaumanoir, chevalier, en 1356; 
Guillaume ratifia, en 1381^ le traité de Guérande; le bâtard 
de Landugen est mentionné dans une montre du 1«' avril 
1421, parmi les écuyers de la compagnie d'Olivier Salmon ; 
Jean faisait partie, en 14^, des écuyers de la compagnie 
du sire de Montauban, chevalier banneret. 



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416 RBGHERCHÉS SUR LA GHEVALKRIE 

Messire THÉUNDE DE CHATEAUBRIAND, s' du Lion 
d'Angers, vit ses biens confisqués pour avoir servi contre 
le duc, ainsi que nous l'apprennent des lettres du 9 octobre 

1461, relatives à cette confiscation. Ses biens furent donnés 
à Richard d'Espinay, don qui lui fut confirmé, en 1472. 

Messire HUBELIN CHASTEIGNER reçut, en 1462, un 
' mandement du duc pour empêcher les roturiers de la Loire 
de chasser. Cette famille, qui pourrait bien être une branche 
des Chasteigner du Poitou, était fixée en Bretagne dès le 
XIII» siècle. On trouve, en effet, un Hubelin Chasteigner, s' 
de Bougon, évêché de Nantes, en 1252. 

JEAN DE BARAC'H ou DE BAR A, chevalier, était, en 

1462, homme d'armes de la compagnie de Louis de Crussol, 
grand panetier de France. (Le Laboureur.) 

1463. JEAN DE TRÉVÉCAR, chevalier, était seigneur de Rezé, 
en 1463, d'après le Dictionnaire des terres du comté nantais. 
Son fils, nommé aussi Jean, chambellan du duc, abandonna 
le parti de ce prince pour suivre celui des Français; en 
punition de sa forfaiture ses biens furent confisqués, en 
1487, et donnés à Arthur l'Épervier. La maison de Trévécar 
est connue depuis Guillaume de Trévécar, chevalier, qui 
ratifia, en 1381, le traité de Guérande. La seigneurie de 
Trévécar était une terre de haute justice du comté nantais; 
elle appartenait, en 1426, à Jean de Trévécar, et passa 
ensuite dans la maison de Guémadeuc par le mariage de 
Jacques de Guémadeuc avec Françoise de Trévécar. 

1464. Messire CHARLES DE LA RAMÉE est mentionné àl'ar^ 
ticle charges et ]^sions,^à2iii^ des cpmj^tes de 1^64, du tré- 
sorier Landays. Il fut écuyer du duc, lieutenant de M. le 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 417 

bâtard de Bretagne, et capitaine de Dol et de Suridorf, 
en 1453. 

Messire THIBAUD DE LA LANDE était employé, en 
1464, à la garde de la Guerche avec un archer et un 
coustilleur. (Comptes du trésorier Landays.) 

Messire FRANÇOIS YVETTE était employé, en 1464, avec 
un archer, à la garde de la Guerche. Il était sans doute fils 
de Pierre Yvette, secrétaire et maître d'hôtel du duc Jean V, 
en 1404, puis Tun des présidents à la Chambre des 
comptes. 

Messire JEAN DE GOULAINE faisait partie, en 1464, 
avec un archer, de la garde de la Guerche, d'après un 
compte d'Olivier le Baud, trésorier. 

Messire GUY DE PRÉAUVÉ, homme d'armes à la grande 
paye, était employé, en 1464, avec deux archers, à la garde 
de la Guerche. On le trouve, en 1474, au nombre des 
hommes d'armes de l'ordonnance du duc. Un seigneur de 
cette maison, André de Préauvé, faisait partie, en 1375, des 
écuyers de la compagnie d'Olivier de Clisson. 

Messire ANDRÉ DE VENDEL, homme d'armes à la grande 
paye, était employé, en 1464, à la garde de la Guerche. On 
le voit figurer la même année parmi les hommes d'armes 
de la compagnie du sire de Lohéac. (Voy. art. Guillaume 
de Vendel, année 1437.) 

Messire SILVESTRE GOUY était, en 1464, homme 
d'armes de la compagnie d'André de Laval, sire de Lohéac. 
Silvestre Gouy possédait, en 1476, la terre de la Noë- 
Pourceau, terre avec juridiction, située dans l'évêché de 
Nantes. (D. Morice, Dict. des têtues du comté nantais.) 
Il 27 



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418 REGH8RGHB8 SUR LA CHSTALBRIE 

Messire JEAN DE MONTBOURCHER, en 1464, homme 
d'armes de la compagnie du sire de Lohéac. (Comptes 
d'Olivier le Baud.) 

Messire JEAN DE LA DUCHAIE était, en 1464, homme 
d'armes de la compagnie du sire de Lohéac. Messire Guérin 
de la Duchaie, fils ou parent du précédent, faisait partie, en 
1498, des cinquante hommes d'armes de la garde delà 
duchesse Anne, reine de France. 

Messire JEAN DE COESMES prit rang parmi les banne- 
rets et les bacheliers au Parlement général tenu à Vannes 
en 1461, et fit partie, en 1464, des hommes d'armes de la 
compagnie du sire de Lohéac. 

Messire RENÉ DE COUAISNON était, en 1464, un des 
hommes d'armes de la compagnie du sire de Lohéac. On 
trouve antérieurement : Jean Couaisnon du Ménil, écuyer, 
dans une montre de 1392 ; Alain, secrétaire du duc, 
en 1420. 

Messire BERTRAND DU BOISRIOU faisait partie, en 
1464, des hommes d'armes de la compagnie du sire de 
Lohéac. D était , en 1431 , prévôt des maréchaux de Bre- 
tagne au siège de Pouancé. et en 1442, chambellan du duc. i 
Dans la montre des nobles de l'évèché de Saint-Brieuc, qui 1 
eut lieu en 1469, messire Bertrand du Boisriou comparut 
en équipage d'hommes d'armes. 

Messire JEAN DE MALESTROIT, s' de Beaucours, avait 
sous ses ordres, en 1464, cinq hommes d'armes et trente- 
sept archers. (Comptes d'Olivier le Baud.) 

Messire JEAN DU TIERCENT commandait, en 1464, douze 
hommes d'armes et cent vingt-sept archers, d'après un 
compte d'Olivier le Baud. Jean du Tiercent fut commis par 



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DU DUCHÉ DE BRBTAONB. 419 

le duc^ en 1487, pour passer la revue des gens d'armes du 
sire de la Feillée. Nous trouvons aussi dans les Preuves de 
D. Morice la quittance suivante : a Je, Jehan du Tiercent, 
» chevalier, s' dudit lieu, conseiller et chambellan du Roy, 
» nostre sire, et son capitaine de la Charité, confessons 
» avoir eu et reçu de Jean Andréas, écuyer grenetier 
n dudit lieu de la Charité, la somme de deux cent 
» quatre-vingt-douze livres, cinq sols tournois, sur ce que 
» ledit grenetier peut et pourra devoir, etc., depuis le 
ù 1«' jour d'octobre 1481, jusqu'au 16 avril dernier. Sous 
» le sceau de nos armes, le 9 may 1482. J. du Tiercent. » 
Scellé en cire rouge, quatre fusées. U était sans doute fils 
d'autre Jean, maître d'h6tel du duc, et gentilhomme de sa 
garde, en 1427. Cette maison est connue depuis Alain [du 
Tiercent, qui était au service du roi avec neuf écuyers, en 
1380. La terre du Tiercent, paroisse de ce nom, située dans 
l'évêchéde Rennes, fut érigée enbaronnie, en 1615, en 
faveur de Gilles Ruellan, anobli en 1607. 

JEAN DE MAURE, VI? du nom, sire de Maure, de 
BoNÂBAN et DE QuÉHiLLAG, fut, suivant du Paz^ un cheva- 
lier preux et hardi, conseiller et chambellan du duc Fran- 
çois II. Il fut du nombre des seigneurs qui s'opposèrent 
aux violences de Landays, et obtint, après son exécution, 
des lettres d'abolition de ce prince, qui lui donna une com- 
pagnie de gens d'armes pour combattre les Français; mais 
il fut fait prisonnier par eux et mis à une grosse rançon, ce 
qui l'obligea à vendre sa terre du Bourgueil. U fut ensuite 
chambellan du roi Charles Vm , comme l'indiquent des 
lettres patentes de ce prince, du dernier jour de mars 
1494. Jean de Maure mourut en 1500. Les Preuves de l'His- 
toire de Bretagne, de D. Morice, nous apprennent qu'il fut 
chambellan du duc, capitaine d'une compagnie de dix-sept 



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420 RBCHERCHBS SUR LA CHEVALERIE 

hommes d'armes et de cent archers, et qu'il ratifia le traité 
de Senlis, en 1475 *. 

JEAN DU HALLAY faisait partie, en 1464, des chevaliers 
de la compagnie du sire de la Hunaudaye, En 1466, il fut 
écuyer du duc. 



1466. Messire GUILLAUME DE PENHOET, s' de la Marche, 
figure dans un compte de 1466, du trésorier Landays, 
comme ayant reçu un don de cent livres. Il ratifia le traité 
de Senlis en 1475, et fut chargé, en 1469, avec Jean Mes- 
chinot, de tenir les montres de Tévèché de Léon. 

Messire GUILLAUME DE SÉVIGNÉ est mentionné pour 
une pension de cent livres, dans un compte de Tan 1466, 
du trésorier Landays. Ce favori, parvenu au comble de la 
faveur, fit détruire au château de Sévigné une salle de cent 
pieds de longueur, abattre treize journaux de bois, et y 
commit des dégâts évalués à treize mille francs , somme 
énorme pour le temps. Ce fut en raison de ces faits, que le 
sire de Sévigné obtint, en 1485, un mandement du duc qui 
fut adressé aux juges de Rennes, pour informer des dégâts 
qui avaient été commis, par ordre de Landays, au lieu de 
Sévigné. Guillaume de Sévigné prend la qualité de cheva- 
lier dans une requête présentée au roi, en 1482, par les • 
barons de Bretagne contre le duc et ses officiers. Il fut, 
ainsi que son père, chambellan de ce prince. Ce fut en 
faveur du dernier que la terre de Sévigné fut érigée en 
bannière, en 1440. 

ROLAND LE MAISTRE, s' de Boisvert, chevalier, reçut, 
suivant Moréri, des dons considérables du duc François II, 
en considération des services qu'il lui avait rendus à la 

* Ce irailé réUblit U ptix entre le roi et le dac. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 421 

guerre. Il fit reconnaître à Pierre le Maistre, écuyer, s* de 
la Garelaye, son frère, qu'il ne lui devait qu'un partage 
à viage, mais néanmoins, il l'avantagea par un acte du 
4 mai 1466, pour le mettre à même de faire une alliance 
convenable à son extraction. Il épousa Louise de la Per- 
rière, dont il n'eut qu'une fille nommée Jeanne, qui épousa : 
1» Robert de la Pommeraye, écuyer; 2® Pierre de la Marze- 
lière, chevalier, capitaine des ville et château du Gàvre. 
(Voy. art. Arthur le Maistre, année 1289.) 

GEORGES DE GUÉHÉNEUC, chevalier, capitaine de cent 
hommes d'armes, épousa Marguerite de Montbourcher , 
dont il eut une fille nommée Françoise, mariée par contrat 
du 9 juin 1466, à Pierre le Maistre, écuyer, s'^ de la Gare- 
laye (Moréri.) Il a existé en Bretagne trois familles portant 
le nom de Guéhéneuc; la première a pour auteur Rolland, 
écuyer dans une montre d'Olivier de Clisson, en 1375 ; la 
seconde descend d'Henri et de Julien, anoblis, l'un en 1438, 
et l'autre en 1468 ; la troisième a produit un administra- 
teur des forêts, sénateur et pair de France, père d'un lieu- 
tenant-général, en 1836, et de la maréchale Lannes, du- 
chesse de Montebello. (Nob. de Courcy.) 

1469. Messire JEAN DE BRULLON, s' de la Corbière, che- 
valier, avait un procès, en 1469, avec Jean de Carné, fils 
aîné et principal héritier de défunt Eon de Carné, fait que 
rapporte du Paz, pour prouver, ajoute-t-il, la qualité dudit 
messire Jean de BruUon. Ce seigneur fonda, près de Rennes, 
la chapelle de la Motte-BruUon, et mourut en 1484. (Voy, 
art. Alain de BruUon, année 1380.) 

FRANÇOIS BUDES, s' de la Validay, chevalier, gentil- 
homme de la Chambre du roi Louis XII, maréchal de salle 
de Sa Majesté et maître d'hôtel delà reine Marie d'Angle- 



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422 RBGHBRGHE8 SUR LA CHBVALBRIB 

terre, reine de France, sa femme, est nommé avec toutes 
ces qualités dans Tappointement que passèrent entre eux, 
en 1469, Jacques Budes, cheTalier, s' du Hirel, et Margue- 
rite Budes, sa sœur, pour la succession de leurs- père et 
mère. (Le Laboureur, Hist. de la .maison des Budes.) 

HENRI BUDES, s' du Hirbl, chevalier, en 1469. (Arrêt 
de la réformation de 1669.) 

Messire GUYON DE LA MOTTE, s» de Vauclbrc, che- 
valier, fut un des commissaires désignés pour tenir les 
montres des nobles de Févêché de Saint-Brieuc. Il prit 
part, en 1453, avec six hommes d'armes à l'expédition de 
Guyenne. On le trouve mentionné parmi les chambellans 
du duc, dans des comptes de 1461, des trésoriers de Bre- 
tagne. 

Messire ROBERT PERRIÈRE, homme d'armes à cinq 
chevaux, comparut, en 1469 à la montre des nobles de 
révèché de Samt-Brieuc 

1470. Messire GILLES DE LA RIVIÈRE est nommé dans un 
extrait des informations secrètes sur la retraite du vicomte 
de Rohan en France, en 1470. Du Pa? donne à Gilles de la 
Rivière les qualités de chevalier, de seigneur de la Chau- 
volière, de Lancé et du Hautbois, et ajoute qu'il mourut en 
1494, ne laissant qu'un fils nommé Jean, qui fut chevalier, 
conseiller et maître d'hfttel de la reine Anne, duchesse de 
Bretagne, et qui mourut en 1504. Dans les registres de la 
Chancellerie, relatife à l'année 1498, ce Jean de la Rivière 
est qualifié chevalier, s' de la Ghabossière, gentilhomme de 
la garde de la duchesse Anne, reine de France, s'^n conseil- 
ler et maître d'hôtel. (Voy. Chap. Chanceliers de Bretagne, 
1. 1, p. 880. Art. Jean de la Rivière.) 



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DU BUGHi DE BRKTAdNK. 423 

Messire TRISTAN DE LA LANDE, s' de Guignen, cheva- 
lier, est mentionné avec ces qualités, dans la ratification 
du traité d'Ancenis, du 25 juin 1470. (Voy. Grands maîtres 
d'hôtel de Bretagne, 1. 1, p. 402.) 

Messire JEAN DE RBZAY ou DE REZÉ figure, comme 
témoin, dans l'extrait des informations faites en 1470, sur 
la retraite du vicomte de Rohan en France. (Voy. art.. Sil- 
vestre de Rezé, année 1247.) 

JEAN DE KERIMEL, s' DB Cobtoisân, chevalier, ratifia, 
en 1470, les traités d'Ancenis et de Caen. Il fut, en 1466, 
chambellan du duc. Jean de Kerimel, chevalier, et Jean de 
Kermarquer reçurent, en 1480, ordre du duc de faire une 
levée de bons combattants dans Tévèché de Tréguier. 
(Voy. Chap. Maréchaux de Bretagne, 1 1, p. 340.) 

JEAN DE TRÉZIGUIDY, chevalier, s'^ dudit lieu et des 
Salles, prend ces qualités dans des lettres du 16 août 1470, 
par lesquelles il ratifia les traités d'Ancenis et de Caen. La 
maison de Tréziguidy, dont il a été plusieurs fois fait men- 
tion dans cet ouvrage, a produit un seigneur croisé en 1248, 
et en 1350, un des écuyers du fameux combat des Trente. 

FRANÇOIS DU FRESNAY, s' de Dromek et db Cobtbbdu, 
chevalier, est ainsi qualifié dans la généalogie produite à 
la réformation de 1669. Elle ne mentionne aucune date, 
mais indique seulement que François du Fresnay était fils 
de Guillaume, chevalier, s» de Guenhoët et de Querhoët, qui 
épousa, vers 1440, Béatrix de Penhoët. 

1473. LOUIS DU CHASTEL, s' de Meslb et de Chateaugal, 
chevalier, est ainsi qualifié dans un acte de Tan 1473, 
rapporté par le P. Anselme dans la généalogie de la maison 



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424 RBCHRRCHB8 SUR LA CHEVALERIE 

du Chastel; Louis duChastel, petit-fils de Louis précité , 
fut tué, en 1511, à la bataille de Ravenne, où il commandait 
une compagnie d'hommes d'armes. (Voy. 1. 1, p. 301.) 



1474. Messire GUY DE LA BOUEXIÈRE était homme d'armes 
de la compagnie de Monsieur le bâtard de Bretagne, en 
1474. 

1476. FRANÇOIS TOURNEMINE, chevalier, succéda à son père, 
suivant du Paz, dans la seigneurie de la Guerche, en 1476, 
vécut jusqu'à l'âge de soixante et onze ans, et fut un grand 
voyageur en son temps. Il parcourut l'Italie, alla deux fois 
à Jérusalem, séjourna longtemps à Rhodes, et prit part 
avec les chevaliers à plusieurs combats contre les Turcs. 
Il mourut le dernier jour d'octobre 1529. Suivant Moréri, 
François Toumemine , s' de la Guerche , fut envoyé par 
Louis Xn, comme ambassadeur en Hongrie, l'an 1500, avec 
la mission d'y conduire la princesse Anne de Foix, fille du 
comte de Caudale, et épouse de Ladislas, roi de Pologne, 
de Hongrie et de Bohème. Il s'acquitta de cette ambassade 
avec magnificence et dextérité, fit assigner le douaire de la 
reine sur le domaine de Hongrie, porta le sceptre royal à 
son couronnement, et se signala dans plusieurs expéditions 
contre les Turcs. Il ne faut pas le confondre avec un autre 
François Toumemine, s^ de la Hunaudaye, de Saffré, du 
Hommet, connétable héréditaire de Normandie, et lieute- 
nant-général du duc de Bretagne dans les évêchés de Saint- 
Malo et de Saint-Brieuc , qui , en considération de ses ser- 
vices , et surtout de ceux qu'il avait rendus à la prise de 
Moncontour sur les Français, obtint du duc, en 1487, 
l'érection en baronnie d'États , de sa terre de la Hunau* 
daye. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 425 

1477- ROBERT GOUY, chevalier, était, en 1477, sr de l'Angle, 
en Sainte Pazanne. {Dict des terres du comté nantais.) 

Messire JEAN DE LINDEREUC faisait partie des hommes 
d'armes de la compagnie du sire de Lohéac qui furent 
passés en revue, en 1477, par Jacques du Pé, écuyer du duc 
et homme d'armes de sa garde. Jean de Lindereuc fut aussi 
écuyer du duc, en 1437. Le plus ancien de ce nom dont 
nous ayons connaissance est Guillaume de Lindereuc, 
témoin d'une donation faite à l'abbaye de Bonrepos par 
Hélois de Rohan, en 1213. Une charte de 1274 nous apprend 
que le manoir de Lindereuc appartenait à cette époque à 
Alix, fille de Guillaume de Lindereuc, et femme de Geoffroi 
de Guennanec. Perrot de Lindereuc est compris pour un 
don de soixante livres, dans le testament de Jean V, 
vicomte de Rohan, en 1390. 

JEAN BLOSSET, s' de Saint-Pibrrb, fut , en 1454, capi- 
taine de la bastille d'Ingrande, chambellan du duc, et, en 
1464, capitaine des cinquante et une lances de son ordon- 
nance. Dans un compte de Tan 1477, de Guillaume de la 
Croix, trésorier des guerres du roi, Jean Blosset est qua- 
lifié chevalier, grand sénéchal de Normandie, et capitaine 
de cent lances. Un compte de l'an 1481, du même trésorier, 
nous apprend qu'il fut aussi conseiller et chambellan du 
roi. Jean Blosset était entré au service du duc après son 
mariage avec Marguerite de Derval. Plus tard , ses biens 
furent confisqués, parce qu'il avait suivi le parti des Fran- 
çais. On trouve un Roger Blosset, chevalier, qui servait en 
Flandre en 1383, sous le connétable de Clisson, avec un 
chevalier et sept écuyers. Une famille appelée Blosset a 
existé dans le Dauphiné et dans le Nivernais, mais nous 
ignorons si Jean Blosset lui appartenait. 



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426 RBGHBRCHE8 SUR LA GHByALEItlB 

MORIGE DU MENÉ, chevalier, était en 1477, d'après un 
compte de Guillaume de la Croix, trésorier des guerres, 
capitaine de cent lances des ordonnances du roi. Il fut aussi, 
d'après un autre compte de 1481, conseiller et chambellan de 
ce prince. Le duc de Bretagne l'institua, en 1487, capitaine 
des archers de sa garde du corps, et en 1488, capitaine de 
Josselin, et ensuite de Morlaix. La maison du Mené est 
connue depuis Roland du Mené, un des écuyers de la com- 
pagnie de Bertrand du Guesclin , en 1370 ; Morice faisait 
partie des écuyers de la compagnie de Morice de Trézi- 
guidy, chevalier, capitaine d'Hennebont, d'après une montre 
de l'an 1378. 

Il a existé aussi en Bretagne deux familles appelées du 
Menez. 

1478. JEAN DE ROHAN, s» du Gué de l'Islb, chevalier, rendit 
aveu le 7 janvier 1478, à Catherine de Rohan , dame 
d'Albret, vicomtesse de Tartas. (Le P. Anselme.) 

GILLES DE GOUVRAN, chevalier, fut, en 1478, capitaine 
de cent lances des ordonnances du roi. On lit dans un 
compte de Guillaume de la Croix, trésorier des guerres : 
a A Gilles de Couvran, chevalier, auquel le roi, après le 
» trépas de Geoffroi de Couvran , bailla la charge desdites 
» cent lances, en attendant qu'il y eût pourvu capitaine, 
» GCGG livres tournois, pour les mois de may, juing, juillet 
» et août 1478. » Suivant le Laboureur, il fut chevalier, 
conseiller et chambellan du roi,* s' de Sacé, et épousa Mar- 
guerite de Beauveau, fille d'Antoine, comte de Policastro, 
conseiller et chambellan du roi, et d'Anne Hingant, cousine 
d'Isabeau de Beauvau, femme de Jean de Bourbon, comte 
de Vendôme, ancêtre de tous les princes du sang royal de 
France. 



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DU DUGRé DB BRBTAaMB. 427 

BARNABE GIFFART, chevalier preux et hardi, rapporte 
du Paz, fut, en 1478, capitaine de Fougères, et mourut en 
1482. Il ne faut pas toujours prendre à la lettre les expres- 
sions de chevalier preux et hardi employées par du Paz, 
quand il ne les appuie pas d'un titre positif. Nous ne men- 
tionnons ici Barnabe Giffart que sous toutes réserves, car 
dans les Preuves de D. Morice, la qualité de chevalier ne 
lui est point donnée. Elles nous apprennent qu'en 1464, Bar- 
nabe Giffart fut homme d'armes de la compagnie d'ordon- 
nance du capitaine Bertrand du Parc ; qu'il devint, en 148S, 
lieutenant de cette compagnie et capitaine de Fougères, et 
un des commissaires chargés de tenir les montres de l'évê- 
ché de Dinan. On le trouve aussi mentionné, en 1471, parmi 
les écuyers du duc. 

1479. Messire JEAN DE KERQUELENAN ou DE KERQUELE- 
NEC était, en 1479, capitaine de cent lances des ordonnances 
du roi, d'après un compte de Guillaume de la Croix, tréso- 
rier des guerres*. Les Preuves de l'Histoire de Bretagne de 
D. Morice nous apprennent encore que messire Jean de 
Kerquelenan, chevalier, conseiller et chambellan du roi, 
était capitaine d'une compagnie de vingt- cinq hommes 
d'armes et de cinquante archers des ordonnances du roi, 
qui furent passés en revue le 3 novembre 1489, par Pierre 
Danche, s' de la Brosse, écuyer d'écurie du roi. A une quit- 
tance du 28 novembre 1489, est apposé le sceau de Jean de 
Kerquelenan', sur lequel on distingue un chevron. Jean 
de Kerquelenan fut aussi au service du duc, car il figure, 
en 1480, parmi les quarante lances de la compagnie du 
maréchal de Malestroit. Nous n'avons pas trouvé d'autres 

* Les aalres capitaines bretons qoi commandaient des compagnies de cent lances, 
étaient Pierre de Rohan, Morice du Mené, Gilles de CoofraD et François de PoBtbrianl. 



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428 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

documents sur la famille de Kerquelenan, dont il n'est fait 
mention dans aucun armoriai* 



1480. Messire JEAN DE KEROUSÉRÉ se rendit pleige avec 
l'amiral du Quellenec, Raymonet de Boissi et Silvestre de 
la Feillée pour Yvon de Tréana, nommé, en 1480, capitaine 
de Conq. En 1493, une réduction de soixante livres fut opé- 
rée sur la pension de M. de Kerouzéré, afin de subvenir 
aux frais de l'expédition entreprise pour la conquête du 
royaume de Naples. 

CHARLES DU PARC était, en 1480, suivant du Paz, che- 
valier, chambellan du duc François II, capitaine de cent 
hommes d'armes de ses ordonnances, et gouverneur de 
Fougères. On lit dans les Preuves de D. Morice, t. III, col. 
542 : a Le fermier de la récolte d'Auray et de Quiberon 
» reconnaît que, dès l'an 1486, commença la guerre au 
» pays de Bretagne, et tellement que, depuis celui an, fut 
» messire Charles du Parc, un des capitaines ayant charge 
» de gendarmerie, tué par aucun adversaire du duc. d Les* 
mêmes Preuves nous font connaître que Charles du Parc 
était S' de la Motte, chambellan du duc et capitaine de 
Jugon, en 1470, et qu'en 1480, M. d'Avaugour (bâtard de 
Bretagne), capitaine de soixante-dix lances, et dont il était 
lieutenant, lui fit don de la soulde de sa lance et de son 
état de capitaine. Charles du Parc était frère de Bertrand 
du Parc, maître de l'artillerie de Bretagne, en 1481. (Voy. 
1. 1, p. 489.) 

Messire JACQUES BONENFANT reçut du duc deux cents 
livres pour le dédommager de l'incendie de sa maison du 
Plessis-Bonenfant, brûlée par les Français. (Comptes des 
Trésoriers du duc.) Jacques Bonenfant descendait de 



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DI? DUCHÉ DE BRETAGNE. 429 

Georges, écuyer du duc» en 1393, capitaine de Sablé, tué, 
en 1422, dans une rencontre avec les Anglais. 



1481 . HENRI, S' DE Nevet, chevalier, fut un des seigneurs qui 
portèrent Tévêque de Quimper sur son siège épiscopal, lors 
de son entrée solennelle dans sa cathédrale, en 1481 *. (Rela- 
tion de cette entrée. D. Morice.) 

Messire GUYON DE CHAMPAGNE faisait partie, en 1481, 
des cent lances du maréchal de Gié, d'après un compte de 
Guillaume de la Croix, trésorier des guerres. 

1483. Messire GUILLAUME DE MALESTROIT, chevalier, second 
fils d'Alain de Malestroit et de Jeanne de Malestroit, suc • 
céda 'à son père, en 1483, dans la vicomte de Courray et 
dans les terres d'Oudon, de Couffé, du Cellier et de Vieille- 
court. (Du Paz.) 

1484. GUILLAUME D'ESTUER, chevalier, figure parmi les 
seigneurs bretons qui présentèrent au roi, en 1484, une 
requête contre le duc et ses officiers. Guillaume d'Estuer 
appartenait à la maison de Cadoret, qui, par suite d'alliance, 
avait pris le nom et les armes d'Estuer. 

Messire MARTIN DES BRETESCHES, s' dudit lieu, est 
mentionné parmi les hommes d'armes qui tenaient garnison 
à Nantes, en 1484. (Registres de la chancellerie.) 

Messire LÉPARD DE LA JUMELIÈRE faisait partie, 
d'après les registres de la chancellerie, des hommes d'armes 
de la garnison du Loroux-Bottereau, en 1484. On trouve 

* Nous avons décrit daos le lome I" de cel ouvrage, page 22C, quelques-uns de ces 
usages. 



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430 RBGHERGHÊ8 SUR LA GHETALEBUE 

on seigneur de la Jumelière au nombre des hommes d'armes 
de la compagnie du sire de Laval, chevalier de Tordre du 
roi, en 1491 ; mais comme le prénom du seigneur de la 
Jumelière est eflkcé dans le rôle de cette montre, nous 
ignorons si ce seigneur est Lépard, ou René de la Jumelière 
qui figure en 1498, avec le titre de milesj dans la ratification 
du traité d'Étaples, et qui était s' de Martigné-Briant. Les 
la Jumelière, originaires d'Anjou, étaient, depuis 1410, 
seigneurs de la Houdinière, évêché de Nantes; 

GUILLAUME DE M0NTAU6ÂN est mentionné dans les 
registres de la chancellerie où on lit ce qui suit : « Man- 
» dément fut donné, en 1485, à tous les officiers de Bre- 
» tagne, de saisir réaument et de fait Guillaume de Mon- 
» tauban, chevalier, Philippe de Montauban, Esprit de 
» Montauban et plusieurs autres. » 

1487. Messire GILLES DE GOETLOGON figure avec un homme 
d'armes et treize archers dans un compte de 1487, du tré- 
sorier JuheL Dans un autre compte il est qualifié s' de la 
Gaudinaye et lieutenant de la compagnie d'hommes d'armes 
du sire de la Feillée, prévôt des maréchaux de France. Par 
lettres du 9 août 1490^ lé duc accorda à son amé et féal con- 
seiller et chambellan Gilles de Coëtlogon, chevalier, s' de 
Méjusseaume, douze mille livres de pension, pour Faider à 
entretenir à son service une compagnie de cent hommes 
d'armes et de deux cents archers. La maison de Coëtlogon 
a produit, en 1730, un maréchal et vice-amiral de France. 
(Voy. 1. 1, p. 289.) 

Messire JACQUES DE LA VILLÉGN , commandant de 
quatre cents Lamballais, est mentionné dans un compte 
de 1487, du trésorier JuheL La maison de la Villoon a pro- 
duit un chancelier de Bretagne, en 1485. 



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DU DUCHÉ DE BRBTA6NB. 431 

Feu messire GILLES DE BRIE ^ s' de la Rbaudibre , 
chevalier, et feu messire PONTHUS DE BRIE, son fils, sont 
ainsi qualifiés dans un extrait des registres de la chancel- 
lerie de Bretagne de Tan 1487. Jean de Brie, chevalier, 
servait sous le sire de Clisson, en 1380 ; Guillaume, évêque 
de Rennes, puis de Dol, mourut en 1390. 

Messire GUYON DU BOSCHET, s' db Mue, vit ses biens 
confisqués, en 1487, pour ne pas s'être rendu à l'armée du 
duc. Ce prince donna commission à Claude de Montfort et à 
quelques autres, de prendre dés informations sur divers 
prisonniers faits parGuyonduBoschet, s^de Mue. (Registres 
de la chancellerie.) 

ARTHUR GRUEL, miles, capitaneus de Villa de Ploer- 
mel, est ainsi désigné dans l'acte par lequel il prêta 
serment de fidélité au duc, en 1487. 11 est qualifié s' de 
Saint-Jean, et capitaine de vingt lances dans les registres 
de la chancellerie. Il aurait pu être frère de Raoul Gruel, 
chambellan du duc, armé chevalier au siège d'Avranches 
par le connétable de Richement, en 1439, et de Guillaume^ 
écuyer de ce prince, qui a écrit une histoire do sa vie. La 
maison de Gruel est connue depuis Jean et Raoul Gruel, 
chevaliers, en 1197. 

GILLES DE GONDEST, s» dk la Mortbrayb, chevalier, 
reçut en don du duc, en 1487, les biens confisqués sur Mar- 
guerite de Derval, femme de Jean Blosset, s'^ de Saint-Pierre. 
En 1484, Gilles de Gondest 'était capitaine des francs- 
archers de l'évêché de Nantes, et^ en 1489^ capitaine des 
cent archers de la garde du duc* Il fut réintégré en 1489^ 
dans la capitainerie du Groisic* (Voy. art. Payen de Gon- 
dest, année 1375.) 

Messire HARDY DE BLÉNOUVEAU vit ses biens confis- 
qués, en 1487, pour avoir suivi le parti des Français- 



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432 RBGHBRCHE8 SUR LA CHEVALERIE 

Messire LÀNGELOT 6ÉBÂRD est mentionné dans un 
extrait des registres de la chancellerie où on lit ce qui 
suit : « Restitution à Jean Bérard, des terres de feu messire 
» Lancelot Bérard, son père. » Ces terres avaient été con- 
fisquées sans doute sur Lancelot Bérard , pour avoir suivi 
le parti des Français. Ce seigneur faisait partie, en 1480, 
des vingt lances de la compagnie de Guillaume de Launay. 
Il figure dans une déclaration du duc, du 12 août 1485, en 
faveur des seigneurs qui s'étaient ligués contre le trésorier 
Landays. Nous voyons dans le Nobiliaire de Bretagne de 
M. de Courcy, qu'il a existé en Bretagne deux familles 
appelées Bérard. L'une d'elles, qui a possédé les seigneuries 
de Kermartin et de PontfiUy, dans l'évêché de Saint-Brieuc, 
a produit Hervé, croisé, en 1248, et Pierre, s'^ de la Foucau- 
dière , qui commandait sous Bayard dans les guerres du 
Piémont, une compagnie d'aventuriers, et qui posséda, de 
1521 à 1529, le comté de Déciane, où il fit frapper des 
monnaies d'or et d'argent à son effigie et à ses armes. Il 
revendit ce comté à Charles III, duc de Savoie, moyennant 
quatre mille écus d'or au soleil. 

1488. Messire BERTRAND DE QUÉDILLAC, s' de Caden, est 
compris dans la capitulation de Dinan , qui eut lieu le 
7 août 1488. Par cette capitulation, la ville fut remise entre 
les mains du vicomte de Rohan, délégué du sire de la Tré- 
moille, lieutenant-général du roi. 

Messire THOMAS DU BOIS-FAROUGE est nommé dans le 
Béguin du duc François II , en 1488. Ce seigneur faisait 
partie, en 1498, des hommes d'armes de la garde de la 
duchesse Anne , reine de France. On trouve antérieure- 
ment : Jean , s' du Bois-Farouge , au nombre des gens de 
la retenue du maréchal de Dinan ; Robert , compris , en 



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DD DUCHÉ DE BRBTAGNB. 433 

1484, parmi les hommes d*armes employés à la garde de 
la Guerche. 

Messire TANGUY SAUVAGE ou LE SAUVAGE figure 
dans le Béguin du duc François II , en 1488. Parmi les 
gentilshommes de ce nom, nous citerons Guillaume le 
Sauvage , mentionné dans une donation à la Vieuville , en 
1147; Renaud, témoin d'un accord passé, en 1189, entre 
Guillaume de Goulaine et les moines de Vertou ; Hervé, un 
des écuyers de la compagnie de Bertrand du Guesclin , en 
1375 ; Guillaume, un des écuyers de la compagnie d'Olivier 
de Clisson , en 1376 , puis, servant sous le même seigneur 
pendant la guerre de Flandre, en 1383, avec un chevalier 
et trente-quatre écuyers; Eonnet, chambellan du duc, 
capitaine de Touffou, en 1478, homme d'armes de la garde 
du duc, en 1481, et, en 1487, capitaine d'une compagnie 
composée de trois hommes d'armes et de quarante-cinq 
archers. Suivant Guy le Borgne, les armes de cette famille 
sont de gueules à l'aigle éployée d'argent^ et, suivant M. de 
Courcy, deuco hœufs, d'après un sceau de l'an 1260. 

JEAN DE PORCON fut, suivant du Paz, un des chefe de 
l'armée que Louis XII envoya contre les Turcs dans l'île 
de Métélin. Il y fut tué avec son frère qu'on appelait le 
petit Jean Porcon, par opposition avec lui, qu'on appelait le 
grand Porcon. Il fut fait chevalier dans cette guerre. Il 
était 8' de Porcon et de Bonnefontaine , et fils de messire 
Antoine de Porcon, chevalier, chambellan de la reine, et 
de Marguerite de Saint-Gilles. Il épousa Jeanne d'Estoute- 
ville, dame de Beaumont, de laquelle il n'eut pas d'enfants. 
Le père de Jean de Porcon, nommé également Jean, rendit 
aussi, suivant du Paz, de grands services au duc François II, 
qni lui donna le commandement de quarante hommes de 
guerre , avec lesquels il résista aux courses des ennemis 
Il 28 



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434 REGHBRCHBS 6UR LA GHBVALBRIB 

qui se trouvaient aux environs d'Avranches et du Mont- 
Saint-Michel. Pour le récompenser, le duc François II lui 
donna, par lettres du 4 avril 1469, deux cents livres de 
pension. Cette maison a produit plusieurs chevaliers et 
capitaines , entre autres , Olivier de Porcon , compagnon 
d'armes de du Guesclin. 

GILLES DU GUÉ, s' du Gué, de la Rouveray et db 
LiNiÈRES, chevalier, épousa Jeanne de la Motte, fille de 
Louis, s' de Bossac, de Kerdavy, de Linières, et de Margue- 
rite Anger. (Du Paz.) On trouve dans les Preuves de 
D. Morice , Gilles du Gué , au nombre des gentilshommes 
mentionnés dans le Béguin du duc François II, en 1488. 
(Voy. art. Guy du Gué, année 1379.) 

1489. OLIVIER DE KERVÉNO, chevalier, capitaine de Saint- 
Brieuc , fut un des gentilshommes auxquels la duchesse 
Anne adressa des lettres, le 16 mars 1489, pour les charger 
de reprendre Guingamp. Il a existé en Bretagne plusieurs 
familles appelées de Kervéno , nom orthographié aussi de 
Kerméno et de Kerguéno. Bonabes de Kervéno, s' de Ker- 
véno fut, en 1448, capitaine de Tarrière-ban de Tévèché de 
Saint-Brieuc. 

YVON DE ROSSERF que la duchesse Anne^ reine de 
France, appelle dans des lettres du 27 juillet 1489, son bien 
amé et féal chambellan Yvon de Rosserf, chevalier, s' du 
Bois de la Roche , reçut de cette princesse une pension de 
six mille livres pour le dédommager de toutes les pertes 
qu'il avait éprouvées à son service. Il fut, en 1496, conseiller 
et chambellan du roi, et, en 1498, homme d'armes de la 
garde de la .reine. (Voy. art. Jean de Rosserf, année 
1416.) 



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DU DUCHÉ DE BRBTAONB. 435 

Messire GUILLAUME POULLAIN ou POULAIN reçut, 
ainsi que Jean de Kermené, Tordre de se rendre à Mon- 
contour avec deux cents Espagnols, en 1489. Il commandait, 
en 1498, vingt hommes d'armes. La famille PouUain de 
Mauny, originaire de l'évêché de Saint-Brieuc , et qu'il ne 
faut pas confondre avec une autre famille PouUain, qui a 
produit plusieurs maires de Nantes, remonte à Jean Poul- 
lain, archer, dans une montre de Thibaut de Rochefort, de 
1356; Perrot était, en 1420, un des hommes d'armes de la 
retenue du vicomte de la Bellière ; Guillaume fut chevalier 
de l'ordre et gentilhomme de la Chambre du roi, en 1620. 
La terre de Mauny est située dans la paroisse de Landéhen, 
près Lamballe. 

Messire JEAN DE NEUFVILLE vit ses biens confisqués, 
en 1489, pour avoir suivi le parti des Français. ïl faisait 
partie, en 1477, d'après les registres de la chancellerie, des 
hommes d'armes de la compagnie de Jean du Fou, grand 
échanson du roi. Le nom de Neufville ou de Neuville a été 
porté par plusieurs familles bretonnes, [et aussi par des 
familles étrangères à la Bretagne. 

Messire JEAN DE HENCOUET, s' de Kbranrais, est 
mentionné dans un compte de l'an 1489, de Jean de l'Espinay, 
trésorier du duc, à l'article gages et pensions. Olivier de 
Hencouët, peut-être père de Jean, fut fait prisonnier, en 
1425, au siège de Saint- James de Beuvron; Guillaume 
figure, en 1553, dans un rôle de gentilshommes de l'évêché 
de Vannes, commandés par M. d*Aradon, pour la défense 
de Belle-Isle. 

Messire BRIENT DE CHATEAUBRIAND est mentionné à 
l'article gages et pensions^ dans un compte de l'an 1489, de 
Jean de l'Espinay, trésorier. En 1493, sa pension fut réduite 



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436 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

de 60 livres pour subvenir aux frais de la conquête de 
Naples. 

Messire JEAN DE LA VERUE, s' de Mbschb, est compris 
dans un compte de 1489, à l'article gages et pensions. Le 
seigneur de Mesche fut, en 1487, lieutenant-général pour 
le duc, dans le pays de Guérjinde, et secourut, avec Jean 
de Champvallon, Guingamp, assiégé par les Français. On 
trouve un Guillaume de la Verue au nombre des écuyers 
de la compagnie de Jean de Cusance, en 1392. Nous pen- 
sons que la famille de la Verue est étrangère à la Bretagne, 
et qu'elle s'y était établie dans le courant du XV* siècle. 

Messire OLIVIER SCLICZON, s' de Kbrfaut et de 
Keranfao, figure à l'article gages et pensions^ dans un 
compte de l'an 1489, du trésorier Juzel. Il fut la même 
année un des commissaires délégnés pour tenir les montres 
de Trégui.er. Il ne faut pas confondre avec la célèbre mai- 
son de Clisson, qui s'est éteinte dans la personne du fameux 
connétable, la famille Scliczon ou Sclizon qui, par suite de 
la ressemblance de son nom avec celui de la maison de 
Clisson, en a pris le nom et les armes. Suivant Guy le 
Borgne, les armes des Scliczon étaient d'azur au croissant 
d'argent j accompagné de trois molettes de même. La 
généalogie produite en 1669 remonte à Jean de Clisson 
(Jean Scliczon, dans les Preuves de D. Morice), maître 
d'hôtel du duc, administrateur de^ finances, président des 
Grands-Jours de Bretagne, en 1492, qui épousa Jeanne de 
Keralio, dont il eut Pierre et Rolland ; le dernier fut s' de 
Keralio et ambassadeur de la duchesse Anne en Angleterre^ 
en 1490. On trouve antérieurement : Olivier Scliczon et 
Mahaut de Kerhamon , sa mère , assignés au Parlement 
général, en 1381, sur envoi du sénéchal de Tréguier, de la 
barre de Lannion ; Geoflfroi , au nombre des gens d'armes 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 437 

qui accompagnèrent Richard de Bretagne en France, en 
1419; Jean, écuyer de la retenue de Jean de Penhoët, 
amiral de Bretagne , en 1420 ; Guillaume , sénéchal de 
Vannes, en 1462. 

PIERRE DU PU Y DU FOU , s' du Bourneau , chevalier, 
chambellan du roi, fut commis, en 1488 et en 1489, par les 
maréchaux de France, pour passer en Bretagne la revue de 
plusieurs compagnies d'hommes d'armes. Son fils François, 
s^ du Bourneau, écuyer tranchant du roi, fut, en 1543, 
capitaine de Nantes. La terre du Bourneau est située dans 
l'évêché de Nantes, paroisse de Vallet. La maison du Puy 
du Fou, originaire d'Anjou, a possédé en Bretagne les 
terres du Bourneau, de Fromenteau, de la Girardière et de 
la Roche du Pont de Louan. (D. Morice. Dict des terres du 
comté nantais.) 

1490. Messire JACQUES DE LA FEILLÉE, s' db la Rubbau- 
DiÈRE , chevalier, est ainsi nommé dans des lettres de la 
duchesse Anne, du 10 novembre 1490 , relatives au don de 
plusieurs rachats faits par elle au sire de Guémené. Feu 
messire Charles de la Feillée, chevalier, est rappelé dans 
les mêmes lettres. 

GILLES MADEUC, chevalier, est mentionné comme 
témoin, dans les lettres précitées de la duchesse Anne. 

JEAN DU CLUHUNAULT est appelé dans des lettres du 
18 février 1490, par Maximilien et Anne de Bretagne, roi 
et reine des Romains, leur amé et féal Jean du Cluhunault, 
chevalier K Ces lettres sont relatives à une procédure con- 
cernant ce chevalier et Pierre de Rohan. Jean du Cluhu- 

ft Lt dachesse Anne mit époaié par procoration le roi des Romains, mais ce mariage 
n'eot pas lien. 



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438 RBCHBRCHB8 SUR LA GHBVALBRIB 

nault fut gentilhomme de la garde de la reine, en 1498, et 
son maître d'hôtel, en 1503. La maison du Cluhunault est 
connue depuis Pierre du Cluhunault, un des écuyers de la 
compagnie d'Alain de Bodégat, dans une montre du 
14 juin 1418. 

JULIEN D'AVAUGOUR, s^ du Laurent, de la Grée, etc., 
chevalier de réputation, en son temps, rapporte du Paz, 
suivit les rois Charles VIII et Louis XII en Italie. Il fut, en 
1518, nommé par ce dernier capitaine de Guîngamp, et 
mourut en 1556. Son fils François fut panetier ordinaire du 
roi et capitaine de cent vingt hommes d'armes. En 1552, le 
roi lui donna une compagnie de deux cents hommes de 
pied, et le fit ensuite capitaine de Belle-Isle, ainsi que capi- 
taine de six cents hommes d'infanterie. 



I49L MAURICE DE LA.BOUEXIÈRE est qualifié chevalier 
dans un brevet de l'an 1491, par lequel le roi Charles VIII 
lui conféra la charge de son maître d'hôtel ordinaire. 
(Moréri.) La terre de Chambors a été érigée en comté en 
1756, en faveur d'un seigneur de cette maison. Elle est con- 
nue depuis l'an 1390, et a produit des écuyers tranchants 
et des maîtres d'hôtel de nos rois, des officiers généraux, 
etc. Le comte de Chambors a été admis, en 1774, aux hon- 
neurs de la cour. Il existe en Bretagne beaucoup de familles 
appelées de la Bouëxière. 

GUILLAUME HAMON, chevalier, est compris dans un rôle 
de l'an 1491, parmi les cent gentilshommes de la garde de 
la duchesse Anne, reine de France. Il fut, en 1498, capitaine 
du Loroux-Bottereau. Il existe plusieurs familles du nom 
de Hamon en Bretagne; l'une d'elles a produit, en 1501, un 
vice-amiral de Bretagne. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 439 

1492. TfflBAUD GRIMAUD, chevalier, était, en 1492, s' du 
Plessis-Grimaud. {Dict. des terres du comté nantais.) 



1493. Messire ESPRIT DE MONTAUBAN subit, en 1493, une 
réduction de cent livres sur sa pension, afin de subvenir 
aux frais de la conquête de Naples. (Registres de la chan- 
cellerieO Suivant du Paz, il servit d'abord le duc François II 
contre les Français, fut capitaine de cinquante lances de Tor- 
donnance du duc, capitaine de Dol, passa ensuite au service 
des rois Charles VIII et Louis XII, et fut pourvu de l'emploi 
de maître de l'artillerie de France. 

1495. JEAN LE MAISfTRE, s^ de la Garblayb, chevalier, se 
trouva, suivant Moréri, à la bataille de Fornoue, en 1495, 
et combattit vaillamment auprès du roi Charles VIII. II 
suivit ensuite le roi Louis XII en Italie, et après le départ 
de ce prince, il prit du service dans le corps de troupes que 
Bérart Stuart, s' d'Aubigny, commandait dans la Calabre. 
Il se trouva, en 1502, au combat de Terra -Nova, où les 
Espagnols furent défaits. A son retour en France, il fut fait 
capitaine d'une compagnie de cent hommes d'armes, par 
brevet du 9 mars 1508, et ensuite, gouverneur de Montreuil, 
en Picardie. (Voy. art. Arthur le Maistre, année 1289.) 

GILLES DE BEAUMANOIR, vicomte du Besso, cham- 
bellan du duc François II, suivit, d'après du Paz, Charles VIII 
en Italie, et reçut de sçs mains l'ordre de chevalerie, en 
1495, à la bataille de Fornoue. U fut aussi chambellan du 
roi. 

RAOUL TOURNEMINE, s' de la Gubrche , se trouva à 
la bataille de Saint- Aubin- du-Cormier, en 1488, ainsi qu'au 
siège de Nantes, et prit part à la plupart des batailles 



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440 RECHERCHBS Sim LA CHEVALERIE 

livrées en Italie par les rois Charles YIU et Louis XIL II 
fat fait chevalier, en 1495, à la bataille de Fomoue, et 
envoyé, comme ambassadeur, auprès de la reine d'Angle* 
terre et du pape Jules IL II faisait partie, en 1493, des 
gentilshommes de la garde de la reine, dont il devint che- 
valier d'honneur, ainsi que de la reine Claude de France. 
(D. Morice, Moréri, du Paz.) 

1497. JACQUES DE ROMELIN, s"" de la Lande, faisait partie, 
en 1491, des cent gentilshommes de la garde delà duchesse 
Anne, reine de France. Il est appelé monsieur Jacques de 
Romelin, s' de la Lande, lieutenant de la compagnie de 
monsieur le sénéchal d'Armagnac, dans le procès-verbal 
daté du 18 mars 1497, et signé par Giacomo Trivulzio *, 
depuis maréchal de France, et alors lieutenant du roi en 
Italie, procès-verbal dans lequel est rapporté le combat que 
le sieur de la Lande soutint contre un écuyer milanais, 
nommé Hiacinto Simonetto, qui fut vaincu *. La maison de 
Romelin est connue depuis Olivier, un des écuyers de la 
compagnie de Bertrand du Guesclin, en 1371. On trouve 
ensuite : Vigon, un des écuyers de la compagnie de Nicole 
Paynel, chevalier, en 1385 ; Yvon, homme d'armes de la 
compagnie du vicomte de la Bellière, en 1420; Raoul, 
homme d'armes dans une montre reçue à la Guerche, en 
1464; Marc, sénéchal de Vitré, en 1464; messîre Pierre de 
Romelin, sans doute frère de Jacques, dont nous venons de 
parler, et qui figure, en 1498, parmi les gentilshommes de 
la garde de la reine. 



* Dins ces lettres, il s'intitule Jean-Jacques Trévonx. comte de Pezenas, baron de 
Châtean-dn-Loir, chefalier de l'ordre, chambellan dnroi et son lieutenant es pays d'Italie. 
On a prétendu qu'il avait firaneisé son nom en le changeant en celui de TréTouz, pour se 
rattadier aux anciens seigneurs de ce nom. 

* Yoyez tome 1, p. SOS. 



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DU DUCHÉ DB BRBTAONB. 441 

1 498. JOÂGHIM OOYON, sire db MATiaKON, baron db Thorignt, 
fils aîné de Guy, demeura sous la tutelle de sa mère, Tan 
1498. Il fut depuis, chevalier, chambellan du roi, et lieute- 
nant-général de la province de Normandie. Il mourut le 
9 octobre 1549, sans laisser d'enfants de Françoise Daillon 
du Lude, veuve du sire de Rohan. (Moréri.) 

Messire JEAN DE EEZRÂRET, s' db Kerusat, est men- 
tionné, en 1496, parmi les cinquante hommes d'armes de la 
garde de la reine. Il était probablement frère de Thomas 
de Kezraret, chambellan du duc, capitaine de Brest et. pré- 
vôt des maréchaux de Bretagne. 

Monsieur JEAN DE LÀ RIVIÈRE, s' db la Chabossibrb, 
est compris, en 1498, parmi les cinquante hommes d'armes 
de la duchesse Anne, reine de France, dont il fut aussi le 
conseiller et le maître d'hôtel, d'après un état, de la même 
année, de la maison de la reine. Le nom primitif de cette 
maison était Mainguy. (Yoy. t. 1, p. 380, art. Jean de la 
Rivière, chancelier.) 

Messire ARTHUR DE PORCON est mentionné dans un 
rôle de 1498, parmi les cinquante hommes d'armes de la 
garde de la duchesse Anne, reine de France. Suivant du 
Paz, il fut chambellan du duc et capitaine de Fougères. 

Messire GILLES DE TEXUE faisait partie, d'après un rôle 
de 1498, des cinquante hommes d'armes de la garde de la 
duchesse Anne, reine de France. Nous voyons, par divers 
comptes des trésoriers de Bretagne, que messire Gilles de 
Texue, chevalier, fut aussi écuyer d'écurie de la reine, 
capitaine de Brest, et capitaine de quarante hommes d'armes 
et de quarante archers à la petite paye. 

Messire OLIVIER LE VOYER, 8< db Montbourchbr, 



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RBGHBMBBS 6T7R LA GRBVAIiSRnB 

figure, en 1498, panni les cinquante hommes d'armes de la 
garde de la reine. 

Messire ÂMÂURY DE LA MOUSSAYE, s' de Kerooat, 
était, en 1498, un des cinquante hommes d'armes de la garde 
de la reine. Il ne faut pas le confondre avec Amaury de la 
Moussaye, grand veneur de Bretagne, en 1484. 

Messire JEAM DE CHAM6ALLAN, s' db la Righabdais, 
est mentionné dans un rôle de 1498, parmi les cinquante 
hommes d'armes de la garde de la reine. En. 1488, ilftit 
chambellan du duc, capitaine de Guérande, et secourut 
avec Jean de la Yerue, s' de Mesche, Guingamp assiégé par 
les Français. La maison de Ghamballan est connue depuis 
Jean de Ghamballan, un des écuyers de la compagnie de 
Bertrand du Guesclin, en 1371 ; Olivier était conseiller du 
duc et sénéchal de Nantes, en 1420 ; Charles est mentionné 
parmi les écuyers d'écurie du duc, en 1426. 

Messire GUÉRIN DE LA DUCHAIE est mentionné dans 
un rôle de 1498, parmi les cinquante honmies d'armes de la 
garde de la reine. Il figure, la même année, comme homme 
d'armes, dans la compagnie de vingt hommes d'armes et de 
quarante archers que le roi Charles VIII avait ordonnée 
pour la garde du pays. Guérin de la Duchaie aurait pu 
être frère de Jean de la Duchaie, chevalier, h,omme d'armes 
de la compagnie du sire de Lohéac, en 1464. 

Messire JEAN DE LA FONCHAYS faisait partie, en 1498 , 
des cinquante hommes d'armes de la garde de la reine. 
Suivant M. de Courcy, un seigneur de ce nom se croisa, en 
1248 ; Macé ratifia, en 1380, le traité de Guérande ; messire 
Maurice de la Fonchays^uivit, d'après d'Argentré, Olivier 
^Ujpu,9aclffit eti Captille, en 1386. D'après un sceau de 1380, 



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DV DUCHÉ DB BRBTA0NB. 443 

la maison de la Fonchays portait de voir à la croix de 
gueules. 

Messire GEORGES DE MONTBEILLE, chevalier, est men- 
tionné parmi les hommes d*armes de la compagnie de 
Jacques Guybé, chevalier, s' de la Chesnaye, en 1498, On 
trouve Georges de Montbeille au nombre des cent gentils- 
hommes de la garde de la duchesse Anne, en 1490, mais 
dans le rôle de cette montre, il n^est pas qualifié chevalier. 
Nous trouvons aussi, dans les Preuves de VHistoire de Bre- 
tagne de D. Morice, Jean de Montbeille compris parmi 
les gens d'armes qui accompagnèrent Richard de Bretagne 
en France, en 1419 ; Bertrand, en 1487, lieutenant du pré- 
vôt de l'hôtel du duc, et Tannée suivante, prévôt de Thôtel. 
Nous ne connaissons rien, avant Tan 1419, de relatif à la 
famille de Montbeille, dont le nom ne figure dans aucun 
Nobiliaire, mais qui, si elle n'est pas d'origine bretonne, 
était établie en Bretagne dès le commencement du quin- 
zième siècle. 

Messire FRANÇOIS DE PORCON, s' dbs Carres, est 
mentionné, en 1498 , parmi les cinquante hommes d'armes 
de la garde de la reine Anne. Suivant du Paz , il était fils 
d'Arthur de Porcon, chambellan du duc,. et de Marguerite 
de Saint-Gilles. (Voy. art. Olivier de Porcon , année 1369.) 

Messire GILLES DU HALLAY, en 1498, un des cinquante 
hommes d'armes de la garde de la reine Anne. (Voy. art, 
Harscoit du Hallay, année 1377.) 

Messire GUILLAUME DE LA BOUEXIÈRE faisait partie, 
en 1498, des quarante hommes d'armes à la petite paye, 
ordonnés par le roi Charles VIII, pour la garde du pays. Il 
^st cité par d'Argentré au nombre des défenseurs de Dinan, 



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444 RBGHBRGHB8 SUR LA CnSVALBRIB. 

assiégé par les Français , en 1488. Il existe en Bretagne 
beaucoup de familles appelées de la Bouëxière. 

PIERRE DE LAVAL, s' db Loué, miles, est ainsi désigné 
dans la ratification du traité d'Étaples, en 1498. François !•% 
roi de France, l'appelle son amé et féal cousin Pierre de 
Laval, chevalier, dans des lettres du 15 mai 1518, par 
lesquelles il lui fait don de la seigneurie de Montafilant, 
pour le récompenser des services qu'il lui avait rendus, 
lors de la conquête du duché de Milan. Nous avons déjà 
dit que la troisième maison de Laval descendait de la 
maison bretonne de Montfort-Gaël. 

Messire GUILLAUME DU BOIS-BOISSEL, chevalier, est 
ainsi qualifié dans le béguin du roi Charles VIII, en 1498. 
On voit dans un compte du trésor, de l'an 1493, que M. du 
Bois-Boissel subit sur sa pension une réduction de soixante 
livres, pour subvenir aux frais de la conquête de Naples. 
(Voy. art. Thibaut du Bois-Boissel, année 1347.) 

SALOMON DE KERGOURNADEC'H est appelé par la reine 
Anne de Bretagne son amé et féal chevalier, dans des let- 
tres du 10 février 1498, qu'elle lui adressa pour l'inviter au 
service funèbre du roi Charles VIII. (Voy. art. Olivier de 
Kergoumadec'h, année 1287.) 

1499. ALAIN DU BOISGUÉHENNEUC, s' du Clis, chevalier, 
partagea sa sœur, en 1499, et épousa Marie Guillemet, de la 
maison de Brignac. (Arrêt de la réformation de 1669.) La 
maison du Boiguéhenneuc remonte à Eon, un des légataires 
du duc Jean III, en 1304; Jean et Raoul étaient écuyers 
du duc, en 1418. 



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ir; 



XVr SIÈCLE 



CHEVALIERS 



1503. FRANÇOIS D'ELBIEST, s» db Thouabé et de Frémorble, 
chevalier, mourut, suivant du Paz, en 1503, laissant une 
fille nommée Marguerite, qui épousa Jean de Saint-Âma- 
dour, grand-veneur et grand-maître des eaux et forêts de 
Bretagne. (Voy. art. Gilles d'Elbiest, année 1399.) 

1507. Messire OLIVIER LE FELLE, s^ de Guébriant, chevalier, 
est ainsi appelé dans le contrat de mariage du 15 août 
1507, de Bertrand Budes et de Françoise le Vayer. (Le 
Laboureur.) Olivier le Felle descendait d'Hervé, qu'Olivier 
de Châteaufrëtnont établit son héritier, en 1230. 

1509. FRANÇOIS DE MALESTROIT, s' de Kabr ou de Kbraer, 
fut fait chevalier par le roi Louis XII à la bataille d'Agna- 
del, gagnée sur les Vénitiens, en 1509. (Moréri. Du Paz.) 

FRANÇOIS DE BEAUMANOIR, chambellan du roi 
Louis XII, fut fait chevalier par lui, en 1509, à la bataille 
d'AgnadeL (Du Paz.) 



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446 RSGHBRC3IB8 8TJR LA CHÏByALBRIE 

1 5 10. JEAN DE MONTDRAGON, chevalier, s' dudit lieu, vicomte 
de Loyaux, capitaine de Naittes, est ainsi qualifié dans un 
extrait des registres de l'hôtel-de-ville de Rennes, de Tan 
1510. D'Argentré nous apprend que Jean de Montdragon 
était un capitaine espagnol qui s'était attaché au service de 
la duchesse Anne, qu'elle fit capitaine de Nantes, et auquel 
elle donna, pour en jouir pendant sa vie, les seigneuries 
de Loyaux, de Saint-Père-en-Retz et de Sainte-Lumine. 
C'était, ajoute-t-il, un valeureux capitaine, issu des Mont- 
dragon d'Espagne, qui ont produit de vaillants hommes de 
guerre. 

1511. TRISTAN DE CARNÉ, s' de Carné et db CRÉifBUn, che- 
valier, est ainsi qualifié dans le contrat de mariage passé en 
la cour de Guérande le 27 janvier 1511, entre son fils Marc 
de Carné et Gilette de Rohan, dame de Marsaint. Par lettres 
du 23 novembre 1513, la reine donne à son amé et féal 
Tristan de Camé, chevalier, capitaine de Ovérande et un 
des cinquante gentilshommes de sa maison, les provisions 
de capitaine de cinq cents hommes de pied. Il fut aussi , en 
1530, maître d'hôtel de la reine Éléonore. (Voy. t. I, 
p. 370.) 

|gl3. JACQUES DE ROHAN, chevalier, fils atné de Jean^ 
vicomte de Rohan, et de haute et puissante dame Marie de 
Bretagne, sa mère, est ainsi qualifié dans un accord passé, 
en 1513, entre la reine Anne et le vicomte de Rohan. 

|5I5. Messire PIERRE DE ROHAN, s' bb Gié, bs Froktenat, 
etc., chevalier^ est ainsi nommé dans son contrat de mariage 
avec Anne de Rohan, acte daté du 15 novembre 1515. Il ftit 
Sût prisonnieti en 1525, à la bataille de Pavie, d'après 



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BU DUCHÉ DB BRBTACCNX. 447 

Moréri et d'Argentine, mais, suivant le P. Anselme, il y per- 
dit la vie. Il était fils puîné de Pierre de Rohan, s' de Gié, 
maréchal de France. 

1520. JACQUES DU JUCH est qualifié mt7es armatœ militiœ 
dans le procès-verbal de l'entrée solennelle de Tévêque de 
Léon dans sa cathédrale, en 1520. Dans cet acte les autres 
seigneurs qui prirent part à cette cérémonie, sont appelés 
nobiles scutiferL 

1523. Messire EVEN DE LA MARCHE, chevalier, capitaine du 
ban et arrière-ban de la noblesse de Tévôché de Saint - 
Brieuc, est ainsi qualifié dans un rôle de ce ban, de l'an 
1523. La maison de la Marche a fourni, en 1350, un cham- 
pion au combat des Trente (Voy. t. 1, p. 159.) 

I B25. JEAN D^ACIQNÉ, vicomte de Loyat, chevalier, suivit, 
d'après du Paz, François !•' en Italie et se trouva à la ba- 
taille de Pavie. U mourut en 1525, à la suite de cette expé- 
dition, et fut inhumé à Saint-François de Rennes. On lit 
dans le nécrologe de cette église: « Sexto Idm septenibris, 
» anno Domini millesimo quingentesimo, vigesimo quinto, 
» obiit Dominus Johannes de AcigneOj miles, qui suis tem- 
» poribttë honoràbiliter se hàbuit in servUio Dominée Annœ, 
» reginœ Franciœ. » Le frère de Jean d'Acigné, nommé 
aussi Jean, fut chevalier de Tordre du roi, gentilhomme 
ordinaire de sa chambre et lieutenant-général au gouver* 
nement de Bretagne- (Voy. art. Jean d'Acigné, année 1398.) 

CLAUDE DE.RIEUX, s' de Rieux, comte d'Hargourt, 
né le 15 février 1497, suivit le roi François I«' en Italie, et 
fut fait chevalier à la journée de Sainte-Brigitte. Il se 



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448 RBGHBRGHB8 SUR LA GHBVALBRIE 

trouva, en 1525, à la bataille de Pavie, ou il exerça la charge 
de maréchal de bataille. Il est appelé Claude de Rieuz, sire 
de Rieux, de Rochefort, d'Âncenis, de Largouët, comte 
d'Harcourt, vicomte de Donges, capitaine de quarante lances 
dans une quittance du 28 juin 1539. Il épousa, avec dispenses 
du pape, Jeanne de Bourbon, sa parente au quatrième 
degré. (Le P. Anselme.) 



1532. CLAUDE DE MALESTROIT, s' de Kaer ou de Eerabr, 
fdt créé chevalier par le duc François III, dauphin de 
France, lors de son couronnement à Rennes, comme duc de 
Bretagne, en 1532. La même année la Bretagne fut réunie 
à la France. (Relation de la cérémonie de ce couronnement, 
D. M.Pr., t.in.) 

PIERRE D'ARGENTRÉ, sénéchal de Rennes, fut créé 
chevalier par le duc François III, lors de son couronnement 
à Rennes, en 1532. Pierre d'Argentré était le père de Ber- 
trand d'Argentré, auteur d'une Histoire de Bretagne, im- 
primée en 1618. 

FRANÇOIS BRULLON, S' de la Muge, fut créé chevalier 
par le duc François III, lors de son couronnement à Rennes, 
en 1532. François Brullon était, en 1548, conseiller au Par- 
lement de Bretagne. (Yoy. art. Alain de Brullon, année 
1380.) 

Messire ANTOINE DE MONTBOURCHER, S' du Plbssis- 
BoRDAGE, chevalier, porta le tiers canton du dais du duc 
François m, lors de son couronnement à Rennes, en 1532. 
(Voy. 1. 1, p. 450, art. Simon de Montbourcher.) 

Messire RENAUD DE MONTBOURCHER, s^ du Bordagb, 
chevalier, capitaine de Rennes et lieutenant du sire de 



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DU DUCHÉ DE BRBTAeNB. 449 

Laval, goaverneur de Bretagae, assista au couronnement 
du duc François III, à Rennes, en 1533. 

Nous avons dû arrêter notre liste de chevaliers bretons, 
d'après le plan de notre ouvrage, à Tannée 1532, époque de 
la réunion de la Bretagne à la France. Quoique le roi 
François I" ait tenu à honneur d'être armé chevalier par 
Bayard, on peut regarder néanmoins la chevalerie comme 
éteinte, à partir du règne de ce prince. On vit alors des 
gentilshommes riches et puissants usurper la qualité de 
chevalier, et leur exemple fut suivi par beaucoup de gen- 
tilshommes. Âussi^ postérieurement à ce règne, le titre de 
chevalier n'a-t-il quelque valeur que lorsqu'il indique un 
chevalier d'un ordre particulier. Dès lors, la chevalerie 
ofiBcielle remplaça l'ancienne chevalerie qui pendant plu- 
sieurs siècles avait brillé d'un si vif éclat. 



II 29 



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GENTILSHOMMES BRETONS 

QUI ONT APPARTENU A DIVERS ORDRES DE GHEVALERIB , 
AVANT l'an 1533, ÉPOQUE DE LA RÉUNION DE LA BRB* 
TAONB A LA FRANCE. 



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GENTILSHOMMES BRETONS 

QUI ONT APPARTENU A DIVERS ORDRES DE CHEVALERIE, 
AVANT l'an 1532, ÉPOQUE DE LA RÉUNION DE LA BRE- 
TAQNE A LA FRANGE. 



CHEVALIERS DE UHERMINE 



Lorsque rancienne chevalerie eut commencé à tomber 
en décadence, des rois et des princes souverains cherchè- 
rent à lui rendre son ancienne splendeur, et en même 
temps à s'attacher une partie de leur noblesse par des liens 
plus étroits, en créant des ordres de chevalerie. Mais cette 
tentative ne fût pas heureuse, car ces ordres, conférés par 
eux, comme cela se pratique encore de nos jours, à leurs 
commensaux, chambellans, maîtres d'hôtel, écuyers, aux 
seigneurs de leur cour, aux souverains étrangers, ainsi 
qu'à leurs ambassadeurs , et même aux personnes de la 
suite de ces princes , furent peu enviés par la noblesse qui 
les voyait ainsi prodigués. Aussi les rois continuèrent-ils, 
comme par le passé, à se faire conférer la chevalerie suivant 
l'ancien usage. 

Le premier ordre de chevalerie qui ait paru en France, 
rapportent certains auteurs, fut celui de la Cosse de Genette, 



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454 RBQHBRGHB8 SUR LA GHBTàLBRIB 

autrement dit de la Genette *, qui fht institué, en 716, par 
Charles Martel , après sa grande victoire sur les Sarrasins. 
Nous n'avons pas besoin de dire que ce récit est une fable 
inventée ou perpétuée par ces auteurs, car au huitième 
siècle, il n'existait aucune trace de chevalerie en France. 
Il ne faut pas confondre , en effet , avec la collation de 
l'ordre de chevalerie, l'habitude qu'avaient les Francs de 
ceindre à leurs enfants, quand ils étaient sortis de l'enfance, 
l'épée et le baudrier militaire. Du temps de la chevalerie , 
quand à quatorze ans les jeunes gentilshommes étaient mis 
hors de pages , l'épée leur était également ceinte par leurs 
parents avec des cérémonies religieuses solennelles. 

Néanmoins, l'ordre de la Genette a existé, car des lettres 
du roi Charles VI, de l'an 1391 , communiquées à la Roque 
par M. d'Hérouval , permettent à Victor de Liestervelde , 
écuyer du pays de Flandre, de porter l'ordre de la Gosse 
de Genette partout où il irait. 

On attribue aussi à saint Louis l'ordre du Navire, dit 
d'Outremer ou du Croissant *, dit des Argonautes, qu'il créa, 
en 1269, pour combattre les infidèles qui portaient le crois- 
sant. Il est douteux que du temps de saint Louis on s'occupât 
des Argonautes ; dans tous les cas, aucun des noms de ces 
chevaliers n'est parvenu jusqu'à nous. La chevalerie, au 
treizième siècle, était encore trop florissante, pour qu'il fût 
nécessaire d'y introduire de telles innovations. 

Le roi Jean, en 1352, institua un ordre de chevalerie 
appelé l'ordre de l'Étoile ; mais il obtint peu de succès et 
s'avilit promptement. Le Laboureur prétend que l'ordre de 
la Genette et celui de l'Étoile étaient de simples associations 
ou confréries dans lesquelles étaient admis des écuyers 
qui portaient en argent la marque de confraternité que les 
chevaliers portaient en or. Cette opinion parait probable, 

• La genette est an cbat saovige doot U foornire était très-estimée, 
' René d*ADjoa institaa aussi un or4i« 4a Croissant, en {448, 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. # 455 

car si ces associations eussent été des ordres de cheTalerie, 
elles auraient dû laisser quelques traces, car les véritables 
ordres de chevalerie, tels que ceux de la Toison-d*Or et de 
Saint-Michel ont été recherchés à leur origine, et les noms 
de beaucoup de ceux qui en ont été honorés sont parvenus 
jusqu'à nous. 

L'ordre de rHermine, institué vers Tan 1380, par le duc 
Jean IV, est certainement un des plus anciens ordres de 
chevalerie. Les chevaliers de rHermine portaient un collier 
d*or enrichi de pierres précieuses. La devise de ce collier 
était : A ma vie. Le duc François I«' ajouta à cet ordre un 
collier d'argent de moindre valeur qu'on appela de TÉpi, 
parce qu'il était composé d'épis de blé terminés par une 
chaîne. Les chevaliers qui portaient ce collier furent appelés 
chevaliers de l'Épi 

L'ordre de l'Hermine semble n'avoir été institué que pour 
récompenser des étrangers et des favoris des ducs, si on en 
juge par le petit nombre des noms échappés à l'oubli. On 
voit cet ordre donné à de simples officiers de la garnison 
de Granville, au service des Anglais, à un maître d'hôtel 
du sire d'Estouteville, à un des écuyers du sire de Scalles 
(Talbot), et surtout aux chambellans, aux maîtres d'hôtel 
et aux écuyers des ducs. Les femmes aussi y étaient 
admises. 

n est à remarquer que, dans les actes publics, ainsi que 
dans les comptes du trésor, les chevaliers de l'Hermine ne 
sont désignés, comme les autres chevaliers, que par le titre 
de chevalier, ou par celui de messire. 

D. Morice a donné dans le tome 1*' de son Histoire de 
Bretagne une liste de ces chevaliers, mais néanmoins, il en 
a omis plusieurs dont les noms sont pourtant mentionnés 
dans les Preuves de son ouvrage ^ Nous avons complété, 

* Les noms omis par D. Norioe soDt les sniTSDts : Jeanne de Navarre, ticomlesse de 



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456 REGHBRGHBS 8im LA GHSrÂLERIB 

autant que nousTavons pu, cette liste de chevaliers, en ré* 
tablissant leurs noms patronymiques, car ces cheyaliers ne 
sont souvent désignés que par un nom de seigneurie. Nous 
ayons joint, en outre, une notice sur chacun d'eux *. 

1401. JEANNE DE NAVARRE,, vicomtesse de Rohan. On lit 
dans son testament du 22 septembre 1401, rapporté dans 
les Preuves de D. Morice : « Item nous avons ordienné et 
» laissons à Mons. Saint-Michel des Champs, près d'Auray, 
» un collier d'or que nous avons de Tordre de Monseigneur 
» le duc, à qui Dieu pardoïnt. » 

1404. ROBERT DE BARGEON, écuyer de la duchesse. Il est 
mentionné comme ayant reçu un collier de Tordre de 
THermine, dans un compte de Tan 1404, de Robert Sorin, 
trésorier. (D. M. Pr.) 

HOUVET, écuyer de la duchesse, est mentionné dans le 
compte précité de Robert Sorin, trésorier, comme ayant 
reçu un collier de Tordre de THermine. Nous n'avons rien 
trouvé, en dehors de ce compte, de relatif aux familles de 
Bargeon et Houvet. 

1414. JEAN CHORGIN était chevalier de THermine avant 
Tan 1414, d'après la liste de D. Morice, et portait un collier 

Rohan; Jean, aire de Penhoét, Georges l*Épenrter, frère de Robert, qni fat aoiisi cbe- 
falier de lUermine, le HU do chancelier de Bourgogne (Antoine RolUn), Goillaanie 
Biache. Jean de Marcillé et Lonia d'Orangea. 

M. de Conrcj a reproduit dans le tome III de aon Nobiliaire la listo de D. Morice, en 
rétabliaaant lea noms patronymiqnea dea chevaliers qui y sont mentionnés; maia noas 
différons d'opinion avec lui an sujet de quelques-uns de ces noms, tels que le sire de 
Bolooy. messire Martel et Jean Chnrsin. ainsi nommés dans la liste de D. Morice. 

* Les chevaliers de l'Hermine que nous n'avons paa trouvés mentionnés dana lea 
Preuves de l'Histoire de D. Morice, mais qui font partie de sa lifte, sont ÎDdiqoés par 
ces mots : Liste de D. Morice. 



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DU hOCBÈ DB BMTA6N8. 457 

d'argent. Il est appelé Jean Chorsin, Jean Chaoursin et 
Jean Chaorsin dans diverses montres de Tan 1380, rappor- 
tées dans les Preuves de D. Morice. À une de ses quittances 
du 25 décembre de la môme année, qui nous apprend qu'il 
servait avec neuf écuyers sous Geoflfroi Février, capitaine 
de la Guerche, est apposé son sceau, qui représente une 
fasce accompagnée de trois fleurs de lys et de trois her^ 
mines, en pointe. La maison de Chaorcin remonte à Jean, 
témoin, en 1080, d'une donation de Jean de Dol au prieuré 
de Combourg; Garin figure dans une charte de 1160 envi- 
ron du même prieuré ; Jean, chevalier, est mentionné dans 
une enquête établie, en 1235, pour Tévèque de Dol ; Jean, 
s' d*Ampoigné, était au -service du roi avec trois com- 
battants, d'après une montre de Tan 1363. Le nom de cette 
famille est écrit Chaorcin dans les chartes précitées, et par 
contraction Chorcin dans la montre de 1363. M. de Gourcy, 
dans la liste qu'il a donnée des chevaliers de l'Hermine, a 
substitué au nom de Chorsin, porté sur celle de D. Morice, 
celui de Le Corsin, nom d'une famille maintenue, en 1669, 
dont les armes sont d'argent à trois croix pattées de sable. 
Ce changement de nom ne nous semble pas suffisamment 
justifié, et nous regrettons que le savant auteur du Nobi- 
liaire de Bretagne n'ait pas donné quelques explications à 
cet égard. 

1431. SIMON TAILLEFER, 
Le sire DE PELOC, 
GOURLAI, écuyer, 

ambassadeurs d'Ecosse, chevaliers, en 1431, d'après la liste 
de D. Morice. Malgré son titre d'ambassadeur d'Ecosse, il 
serait possible que Simon Taillefer appartint à l'ancienne 
famille bretonne de ce nom. Un autre Simon Taillefer, pro- 



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458 BBGHBRCHB8 SUR L4 CHBYALBRIB 

bablement son fils, figure avec la qualité d^huissier de 
chambre du duc dans un compte de Tan 1444, de Jean le 
Yay, trésorier. Julienne Taillefer est mentionnée dans les 
mêmes comptes parmi les demoiselles d'honneur de la 
duchesse. 

DEUX ÉCUYERS de la suite du sire d'Escalles ou de 
Scalles. (Liste de D. Morice.) Le sire de Scalles était un 
seigneur appartenant à la maison de Talbot. 

GUILLAUME RIGMAIDEN, Anglais. On voit, dans les 
Preuves de D. Morice, que Georges Rigmaiden, probable- 
ment frère de Guillaume, était, en 1435, capitaine du Maine 
et chambellan du duc. 

1 433. UN ÉCUYER du sire de Talbot. (Collier d^argent.) (Liste 
de D. Morice.) 

JEAN DE BOURGNEUF, écuyer du duc, collier ff arg^t. 
(Liste de D. Morice.) Jean de Bourgneuf faisait partie, en 
1427, d'une compagnie de gens d'armes. La maison de 
Bourgneuf remonte à Guillaume, qui fit donation d'un acre 
de terre à l'abbaye de la Vieuville, en 1170; Guillaume était 
capitaine d'une compagnie de vingt-deux écuyers, en 1369 ; 
Rolland figure, en 1380, dans un Iraité d'alliance du duc 
avec quelques seigneurs; son sceau, donné ayec la date de 
1370, dans les Planches de D. Morice, représente un écu 
avec cinq fusées en fasce. Un autre sceau de 1240 ne con- 
tient que quatre fusées ; Guillaume, s^ de Bourgneuf, dans 
la paroisse de Meillac, évèché de Saint*Malo, fut tué, sui- 
vant du Paz, à la bataille d'Azincourt, en 1415. 

U a existé en Bretagne une autre famille de Bourgneuf, 
anoblie en 1490, et une autre terre de Bourgneuf, chàtel- 
lenie du comté nantais, qui appartenait, au XIII* siècle, à la 
maison de MachecouL 



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J>V DUCHÉ DB BRBTAGNB. 459 

1441. JEAN DE'MARCILLÉ fut, en 1441, chevalier de l'Épi, 
d'après la généalogie produite, en 1669, devant les commis*- 
saires de la réformation de la noblesse de Bretagne. Messire 
Jean de Marcillé, probablement le même que le précédent, 
est mentionné dans une montre de 1464, parmi les hommes 
d'armes de la compagnie du sire de Lohéac. La maison de 
Marcillé remonte à Robert, témoin dans une charte de 
Main, évèque de Rennes, en 1050; Gautier figure dans une 
charte de l'abbaye de Rillé, de 1194. Yves se croisa en 1249; 
Jean était gentilhomme de la garde du duc, en 1419 ; Fran* 
çois fût un des cent dix-neuf gentilshommes qui défen- 
dirent le Mont-Saint-Michel, en 1423; la dame de Marcillé 
est mentionnée dans un compte des trésoriers du duc, de 
l'an 1420, parmi les dames d'honneur de la duchesse. La 
terre de Marcillé était possédée, au commencement du XVI* 
siècle, par la maison de Laval, dont plusieurs seigneurs ont 
porté le nom de Marcillé ; François de Laval, s' de Marcillé, 
est compris sous le nom de M. de Marcillé, dans des comptes 
des années 1498 et'1506. René de la Jaille est qualifié s' de 
Marcillé dans un état de l'an 1540, de la maison du vicomte 
de Rohan. (D. Morice. Pr. La noblesse de France aux croi^ 
sades.) 

I 445. Le sire DE KAER : Au sire de Kaër pour un collier de 
Vordre du duCj pesant trois m. et demi d*or^ pris de lui 
pour trois cents écus, pour donner au comte de la Vère 
qui était venu devers le duc à Nantes, au mois de novembre, 
(Compte de Guy de Carné, trésorier.) Jean de Malestroit, 
sire de Kaër, ou de Keraër, fut chambellan du duc et grand 
maître d'hôtel de Bretagne, en 1457. (Voy. 1. 1, p. 406.) 

Le comte DE LA VÈRE, mentionné à l'article précédent, 
était un seigneur de la cour de Bourgogne. 



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460 RBCRSRGHBS SUR LA GHÈVALBRIB 

THOMAS DE LA ROCHE, 

PIERRE DU PUY-GARNIER: 

A Thomas de la Roche et Pierre du Puisgamier, pour 
deux colliers d'argent de V Ordre, pris d'eux pour donner 
à deux gentilshommes venus en la compagnie dudit comte 
de la Vère. (Compte de Guy de Carné, trésorier.) Thomas 
de la Roche est mentionné dans une montre du premier 
août 1421, parmi les écuyers delà compagnie de Jean Tour- 
nemine, écuyer banneret. Il existe beaucoup de familles de 
Bretagne appelées de la Roche, nous ignorons à laquelle 
Thomas de la Roche appartient. 

DEUX GENTILSHOMMES de la suite du comte de la 
Vère, (Art. précédent.) 

CASIN DU FAYET, 

HÉMERY HÉRAUD, de la garnison de Grandville : 

Décharge du 11 novembre. Deux colliers d'argent de 
l'Ordre donnés par le Duc à Casin du Fayet et à Hém^ry 
Héraud de la garnison de Grandville. (Compte de Guy de 
Carné). Les deux chevaliers précités étaient étrangers à la 
Bretagne. 

La comtesse DE RICHEMONT avec quelques officiers et 
demoiselles de sa maison. (Liste de D. Morice.) Il est bien 
probable que la comtesse de Richement, femme d'Arthur 
de Bretagne, ait été décorée de Tordre de l'Hermine, mais 
nous croyons néanmoins que les colliers que cette princesse 
et sa suite reçurent en 1445, n'étaient que de simples 
joyaux, et que D. Morice a mal interprété un extrait du 
compte de Guy de Carné, qui contient ce qui suit ; Plusieurs 
colliers d'or entaillés et plusieurs diamants et autres pier^ 



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DU DUCHÉ DB BRBTAQNB. 461 

reries donnés par le duc à la duchessCj à madame de 
Richemont^ et aux officiers, dames et demoiselles de 
madame de Richement. Ce compte contient plusieurs dons 
semblables. Il n'est passupposable que Tordre de THermine 
fût donné à une iufinité de dames et de demoiselles. Quand 
il s'agissait des colliers de Tordre de THermine, les trésoriers 
employaient les expressions un collier de Vordre du Bue. 
C'est ainsi qu'ils désignent ceux qui furent donnés, en 1455, 
à mesdemoiselles de Maillé, dePenhoët et de Plessis-Ânger. 

JACQUES RATAUD, 

PIERRE DE MUZILLAC: 

A Jacques Rataud et à Pierre de Muzillac, écuyers de 
M. le connétable, qv£ mondit seigneur le Duc leur donna 
pour avoir chacun V Ordre de mondit seigneur, 70 l. (Compte 
de Guy de Carné.) Jacques Rataud fut écuyer du duc et 
capitaine de Parthenay et de Mervent, en 1457. Archam- 
baud Rataud fut également chevalier de THermine, en 
1455. Les Preuves, de D. Morice, nous apprennent aussi 
que Bertrand Rataud, chevalier, servait, en 1421, dans la 
compagnie de Guy de Beaumont, s^ de Bressuire, que 
Simonne Rataud était demoiselle d'honneur de la duchesse 
en 1467, et que Louise Rataud était veuve, en 1475, de 
Charles de Montmorency, chambellan du duc et gouver- 
neur du comté de Montfort. 

Pierre de Muzillac, qui reçut, en même temps que Jacques 
Rataud, un collier de Tordre de THermine, fut, en 1458, 
écuyer du duc et capitaine de vingt hommes d'armes* La 
maison de Muzillac est connue depuis Bernard, mentionné 
comme témoin, dans une charte de Tan 1089, relative à un 
différend existant entre les moines de Redon et les chape^ 
laîns du duc; Alain se croisa, en 1248; Olivier et. Pierre 



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462 RBCHBRGHBB SUR LA GHBVALBRIB 

faisaient partie, en 1358, de la compagnie de Thibaut, sire 
de Rochefort, chevalier; Georges était, en 1600, chevalier 
de Tordre du roi. (D. M. La noblesse de Frcmce omx croi- 
sades^ etc.) 

1447. RAOUUN DU PARC portait un coUier à l'Épi, en 1447, 
d'après la liste de D. Morice. Nous ignorons à laquelle des 
familles du Parc il appartenait 

JAMES ABOURRE, Anglais, chevalier de l'Épi. (liste de 
D. Morice. 

OLIVIESl HUBT, Anglais, lieutenant du capitaine de 
Vire. (Liste de D. Morice.) 

La duchesse ISABEAU D'ECOSSE. Collier d'or. (Liste de 
D. Morice.) Cette princesse avait épousé le duc François P^ 

1448. THOMAS LE BART figure dans la liste de D. Morice, 
comme ayant été chevalier, en 1448 environ. Il fut mare- 
chal-des-logis du duc et son chambellan, en 1451. Macé le 
Bart était chancelier de Bretagne , en 1390. (Voy. 1. 1 , 
p. 376.) 

Le BlAITRfi D'HOTEL du sire D'ESTOUTEVHÂB. (Liste 
de D. Morice.) Nous ignorons si ce sire d'Estouteville était 
Robett d'Estouteville, chevalier, s^ de Beyné, prévôt de 
Parisi en 1454, ou Jean d'Estouteville, s' de Torcy, cham- 
bellan du t*oi et grand-maitre des arbalétriers de France^ 
t[ui Vivait aussi en 1454 

|45Ô. Mademoiselle PÉRONNELLE DE MAILLÉ, 
Mademoiselle DE PENHOET, 



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DU DTOHÉ BB mmkGim. 463 

Mademoiselle DU PLBSSIS^ÂNGER. 

On lit dans un compte de Raoul de Launay, de Tan 
1453 : « Trois colliers de Vordre du duc donnés par lui à 
9 Mesdemoiselles Péronnelle de Maillé, de Penhoët et du 
9 PlessiS'Anger. » !Péronnelle de Maillé était une demoi- 
selle d'honneur de la duchesse, qui épousa, en 1454, Alain, 
vicomte de Rohan. Mesdemoiselles de Penhoët et du Pies- 
sis-Ânger étaient sans doute filles de mesdames de Penhoët 
et du Plessis-Ânger, en 1452, dames d'honneur de la 
duchesse. 

Monsieur DE MALESTROIT. « A Monsieur de Malestroit, 
9 un collier de Vordre. » (Compte de Raoul de Launay.) 
Jean Raguenel, ordinairement appelé Monsieur de Maies-- 
troitovL le maréchal de Malestroit, était seigneur de Males- 
troit, deLargouët, de Ghàtel-Oger et vicomte de la Bel- 
lière. Il fut maréchal de Bretagne , en 1451. (Voy. t I, 
p. 850.) 

1454. Le sire DE COMBOURG. a Un collier d*or de Vordre du 
« duc donné au sire de Combourg. n (Compte de Guillaume 
de Bogier, trésorier.) Le sire de Combourg est Geoffroi de 
Malestroit , sire de Combourg , <iui tenait garnison à Chà* 
teaugiron, en 1431, avec trente hommes d'armes et dix 
archers. H épousa Valence de Chàteaugiron, dame de Der- 
vali II appartenait lui-même à la maison de Chàteaugifdn, 
dont une branche avait pris le nom de Malesti^oit^ au ctûa- 
torzième siècle , par suite d'une alliance avec la maison de 
ce nom. Le fils du sire de Combourg et de Valence de Chà- 
teaugiron , désigné souvent par le titre de seignettr de 
Chàteaugiron et de Derval, fut créé, en 1451, grand cham- 
bellan de Bretagne. Suivant du Paz, le sire de Combourg 
fut fait prisonnier à la bataille de Verneuil ^ en 1424 ; son 
père avait été tué à celle d'Azincourt, en 1415. 



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464 RBGHBRGHB8 8UR LA GHBVALBRIB 

Monseigneur DU GÂVRE. a Un collier de Vordre du duc 
» à Monseigneur du Gavre. » (Compte de G. de Bogier.) 
Guy de Laval, de la maison de Montfort-Gaël , sire du 
Gavre , en Flandre , fut appelé François à son baptême et 
prit le nom de Guy après la mort du comte de Laval , son 
père, auquel il succéda dans son comté de Laval. Un acte 
du 26 juin 1453 rapporté par D. Morice, nous apprend que 
sa mère était Isabelle de Bretagne, sœur du duc. Son frère 
Jean de Laval, s' de la Roche-Bernard, ainsi que ses sœurs 
Artuse et Jeanne, reçurent aussi la décoration de Tordre de 
THermine. Le sire du Gavre fut, en 1480, grand-mattre de 
France. 

Monseigneur DE LA ROCHE. (Compte de G. de Bogier.) 
Les seigneurs de la Roche-Bernard, ainsi que ceux de 
Pontchàteau et du Pont-PAbbé ne sont souvent désignés 
dans les anciens actes que par les noms de seigneurs de la 
Roche ou du Pont. Le seigneur dont il est ici question est 
Jean de Laval, s' de la Roche-Bernard, frère de Guy, sire 
du Gavre, dont nous avons précédemment parlé. On voit 
dans un compte d^Olivier le Baud, qu'en 1471, le sire de la 
Roche était capitaine.de quarante lances de Tordonnance 
du duc. 

Monseigneur DE DERVAL. (Compte de G. de Bogier.) 
Le sire de Derval est Jean , sire de Châteaugiron et de 
Derval, fils de GeoflEroi de Malestroit, sire de Combourg, qui 
fut aussi chevalier de THermine, et de Valence de Château- 
giron, dame de Derval. Il est souvent désigné par les titres 
de s' de Châteaugiron et de Derval. Il était, en 1451, grand 
chambellan de Bretagne. (Voy. 1. 1, p. 420.) 

Messire MARTEL DE MARTELLIS. (Compte de G. de 
Bogier.) On ne peut valtribiifêF ce chevalier à aucune des 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 465 

familles de Bretagne ou des autres pays, appelées Martel; 
car nous ferons observer que le titre de messire ne 
se plaçait jamais devant un nom , et que par suite, Martel 
est le prénom du seigneur de Martellis, dont la famille nous 
est, au reste, inconnue. Ce personnage est sans doute le 
même que messire Martel , mentionné dans un compte de 
Tan 1466, du trésorier Landais , compte où on lit ce qui 
suit : « Le duc donna un ordre d'argent doré à deux che- 
» valiers de la suite de la reine de Bohême, et à un autre 
» chevalier de la même compagnie, il en donna un autre 
» qu'il prit des mains de messire Martel. » Ainsi, ce mes- 
sire Martel n'était pas un nouveau chevalier, mais il était 
chevalier avant Tan 1466, d'après ce texte. Le nom de 
Martellis n'est pas joint, il est vrai, dans ce compte à celui 
de Martel; mais nous ferons remarquer que, lorsqu'un 
prénom était peu usité, comme celui de Martel, souvent les 
trésoriers du duc l'employaient seul dans leurs comptes, 
pour désigner le personnage auquel il appartenait. C'est 
ainsi que dans un état de la maison du duc Jean V, de l'an 
1420, messire Armel de Châteaugiron est tantôt désigné 
ainsi, et tantôt par les noms de messire Armel. Nous ferons 
les mêmes observations au sujet d'Archambaud Rataud, de 
Maubruny d'Ust et de Ramonet de Boissy, qui figurent dans 
des comptes analogues avec les simples prénoms d'Archam- 
baud , de Maubruny et de Ramonet. 

Le BEAU COUSIN DE RIEUX. On lit dans le compte de 
Guillaume de Bogier : « Le duc a fait faire un collier d'or 
n pour lui, au lieu du sien qu'il avait donné au beau cou- 
» sin de Rieux. » Ce seigneur est François de Rieux, s' de 
Rieux, d' Ancenis et de Rochefort, qui figure, comme témoin, 
dans un traité passé le 28 juillet 1449, entre le roi et le duc. 
Aux États de Vannes de 1451, il prit place immédiatement, 
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466 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

comme baron d'Ancenis, après le vicomte de Rohau, qui 
siégeait au côté senestre le plus prochain du duc. 

JEANNE DE LAVAL, 

ARTUSE DE LAVAL : 
« Deicx colliers de l'ordre du duc donnés à ses nièces 
» Jeanne et Arluse de Laval. » (Compte de G. de Bogier.) 
Nous avons dit précédemment, à l'article Monseigneur du 
GavrCj qu'elles étaient filles de Louis XIII, comte de Laval, 
et d'Isabelle de Bretagne, sœur du duc. 

1453. Le sire DE LA HUNAUDAYE. Un collier de l'Ordre du 
DuCj du prix de xxvii /. x s. donné au sire de la Ilunau- 
daye. (Compte de G. de Bogier)'. Gilles Tournemine, s' de 
la Hunaudaye, fut, en 1457, capitaine de Fougères. On voit 
dans un compte du 18 juillet 1466, d'Olivier le Baud, tréso- 
rier, que Gilles Tournemine, s' de la Hunaudaye, comman- 
dait quarante lances et quatre-vingts archers. Suivant du 
Paz, il était le quinzième seigneur de la Hunaudaye. Il con- 
tribua, en 1449, à la prise de Saint-James de Beuvron et de 
Mortain , en Normandie, et ensuite à celles de Saint-LÔ, de 
Carentan et d'Avranches. Le duc l'envoya en Guyenne avec 
un corps de troupes qui contribua, en 1453, au gain de la 
bataille de Castillon. (D. M., Du Paz, Moréri.) 

Le sire DE BOLOUY. (Compte de G. de Bogier.) Jean 
Tournemine, s' do Bolouy, nom orthographié aussi Bouloy, 
Boloy et Botloy, fut chambellan du duc et grand veneur de 
Bretagne, en 1457. 11 est souvent désigné dans les comptes 
des trésoriers par le seul nom de sire de Bolouy. On lit 

* Les quinze seigoeors dont les noms suivent celui du sire de la Hunaudaye sont 
mentionnés dans le compte de G. de Bogier, comme ayant reçu un collier de Tordre 
du duc, du prix de xxvii ). x s. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 467 

dans un compte de Raoul de Launay : A Jehan Tour- 
nemine, s^ de Boloy, chambellan^ 90 h Les comptes de la 
chancellerie, année 1457, contiennent la mention suivante: 
Institution de grand veneur et maître de la vénerie de Bre- 
tagne^ pour Jean Tournemine, chevalier. Dans un compte 
de la même année, d'Olivier le Roux, trésorier, on trouve 
ce qui suit : Le sire de Bolouy, grand veneur. (Voy. t. I, 
p. 497.) 

GUYON DU FOU. (Compte de G. de Bogier.) Guyon du 
Fou faisait partie, en 1454, des quarante lances de la com- 
pagnie du sire de Malestroit, et en 1459, des chambellans et 
écuyers du duc. Il prit part, en 1453, à l'expédition contre 
les Anglais, en Guyenne, d'après un compte de Raoul de 
Launay. Il existe en Bretagne plusieurs familles appelées 
du Fou, mais nous ignorons à laquelle Guyon du Fou 
appartient. 

Messire OLIVIER GIFFART. (Compte de G. de Bogier.) 
Olivier GîflFart fut créé chevalier, en 1437, au siège de Mon- 
tereau, par le connétable de Richement. Il était, en 1453, 
chambellan du duc, et, en 1457, capitaine de cinquante 
lances fournies et maître des eaux et forêts de la Guerche. 
D'Argentré rapporte qu'à la bataille de Castillon, en 1453, 
messire Olivier GiflFart, gentilhomme du pays de Rennes, 
abattit et enleva la bannière du sire de Talbot, général 
de l'armée anglaise. Du Paz rappelle le même fait et ajoute 
qu'Olivier GifiFart fut capitaine de Hédé, s'" du Plessis-Giflfart 
du Frétay, et qu'il épousa Plezou de la Marzelière, dont il 
prit le nom et les armes. Un de ses descendants, Pierre de 
la Marzelière, reçut l'ordre de chevalerie de la main 
d'Henri II , pour sa belle conduite au combat de Renty, 
ainsi que le constatent des lettres de ce prince, du mois de 
mars 1556, que le seigneur de la Marzelière obtint de 



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468 RBGHBRGHES SUR LA GHBVALERIB 

lui, afin de perpétuer la mémoire de riionneur qu'il avait 
reçu. Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons déjà 
dit de la maison de Giflfart, dont on trouvera, au reste, 
dans l'ouvrage de du Paz, la généalogie. 

Messire OLIVIER DE QUÉLÈN (compte de G. de Bogier). 
Olivier de Quélen fut créé, en 1448, par le duc d'Orléans, 
chevalier du Camail ou du Porc-Epic, et devint, en 1460, 
grand maître de l'artillerie de Bretagne. (Voy. t. I, p. 487.) 

BERTRAND DU CHAFFAUT. (Compte de G. de Bogier.) 
Bertrand du Chaffaut fut, en 1452, écuyer du duc et une 
des trente lances de la compagnie du sire de Derval. Il prit 
part, en 1453, à l'expédition de Guyenne, d'après un compte 
de Raoul de Launay. D'après l'auteur du Dictionnaire du 
comté nantais, la terre du Chaflfaut était une juveigneurie 
des anciens vicomtes de Rezé, dont la maison du Chaflfaut 
est issue ; Sévestre du Chaflfaut en était seigneur en 1271. 
Qette maison a produit un évoque de Nantes, en 1488, des 
chevaliers et commandeurs de Malte, un lieutenant-général 
des armées navales, en 1792, et a obtenu, en 1788, les hon- 
neurs de la cour. 

JEAN RUFFIER. (Compte de G. de Bogier.) Jean Ruffier 
était, en 1451, chambellan et écuyer du duc, capitaine de 
cinquante lances fournies, et, en 1457, capitaine de Chan- 
tocé. Il prit part, en 1453, à l'expédition de Guyenne. La 
maison de Ruffler remonte à Busello Ruffler, témoin d'une 
donation à l'abbaye de Saint-Melaine, en 1184; Henri se 
croisa en 1249 ; Jean fut un des ambassadeurs envoyés, 
en 1348, en Angleterre, pour traiter de la rançon de 
Charles de Blois ; il est qualifié chevalier dans l'enquête 
qui eut lieu, en 1371, pour la canonisation de ce prince ; 
son sceau représente un écu chargé de dix billettes, 4. 3. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 469 

2. i, avec un lambel de cinq pendants. (D. Morice. La 
Noblesse de France atix croisades.) 

HENRI DE SAINT-NOUAN. (Compte de G. de Bogier.) 
Henri de Saint-Nouan fut, en 1452, une des trente lances 
de la compagnie du sire de Derval, écuyer du duc, en 
1457, capitaine de Lesneven, et, en 1471, chambellan du 
duc et commissaire pour passer en revue les gens de guerre 
du sire de Guémené. Il est compris dans un compte de 
Raoul de Launay parmi les gentilshommes de la maison 
du duc qui prirent part, en 1453, à l'expédition de Guyenne. 
On trouve antérieurement : Jean de Saint-Nouan, chevalier, 
qui figure, comme témoin, dans un acte du 29 mars 1371, 
par lequel Jeanne de Rostrenen cède au duc sa terre de 
Guémené-Guingamp. Henri de Saint-Nouan faisait partie , 
en 1378, des chevaliers de la compagnie de Morice de Tré- 
ziguidy, chevalier, composée de trois chevaliers et de vingt 
et un écuyers. Une famille appelée de Saint-Nouay, qui est 
peut-être la môme que la précédente, a été maintenue, 
en 1669. 

SÉVESTRE ou SILVESTRE DE CARNÉ. (Compte de 
G. de Bogier.) Silvestre de Carné fut fait chevalier du 
Camail ou du Porc-Epic, par le duc d'Orléans, en 1448. 
C'est sans doute par erreur que la généalogie produite en 
1669, par la famille de Carné, a passé sous silence Silvestre 
de Carné, et indiqué Cristophe, comme ayant été , en 1448, 
chevalier de l'Hermine. Silvestre de Camé était, en 1454, 
capitaine de Chantocé et premier écuyer d'écurie du duc. 
On lit dans un compte de 1453, de Raoul de Launay : A 
Sévestre de Carnée écuyer d'écurie du Duc, pour un éten- 
darty un guidon et cent pannonceatcx pour le voyage de 
Guyenne j 50 l. Cette mention nous prouve que Sévestre 
de Carné prit part à cette expédition , ainsi que le rap- 



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470 RECHERCHES $UR LA CHEVALERIE 

porte D. Morice dans son Histoire de Bretagne. (Voy. 1. 1, 
p. 370. Chap. Vice-Amiraux de Bretagne.) 

JEAN DU F AU. (Compte de G. de Bogier.) Jean du Fau, 
écuyer du duc, fut un des gentilshommes de la maison de 
ce prince qui prirent part, en 1453, à l'expédition de 
Guyenne. Jean du Fau, le jeune, était, en' 1451 , grand 
maître des monnaies de Bretagne. 

CHARLES L'ENFANT. (Compte de G. de Bogier.) Charles 
l'Enfant fut un des gentilshommes de la maison du duc qui 
prirent part, en 1453, à l'expédition de Guyenne. Il était, 
en 1457, capitaine de Pirmil, château qui défendait un des 
ponts de Nantes, et, en 1460, premier écuyer d'écurie. 
(Voy. t. I, p. 456.) 

Le sire DE GUEMADEUC. (Compte de G. de Bogier.) Rolland 
Madeuc, sire de Guémadeuc, faisait partie, en 1452, des 
trente lances de la compagnie du sire de Derval, et com- 
mandait, en 1455, vingt lances fournies. Par lettre du 
5 juillet 1451, le duc Pierre II érigea en bannière les terres 
de Guémadeuc, de Crénelles et de Launay, en faveur de 
son amé et féal écuyer Rolland Madeuc, seigneur desdites 
terres. Parmi les personnages appartenant à cette maison 
on trouve Olivier Madeuc, croisé en 1249 ; Thomas, dont le 
sceau équestre est gravé, avec la date de 1275, dans les 
Planches de D. Morice; Rolland, chevalier, entendu, en 
1371, dans l'enquête relative à la canonisation de Charles 
de Blois ; Rolland, chevalier, sire de Guémadeuc, père du 
chevalier de l'Hermine, chambellan du duc en 1419, et qui 
prit part aux sièges de Pontorson et de Pouancé. Son sceau, 
gravé avec la date de 1407, dans les Planches de D. Morice, 
représente un léopard accompagné de sept coquilles, 4, 3. 
Un membre de cette maison a été admis aux honneurs de 
la cour éh 1771. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 471 

JEAN DE ROHAN. (Compte de G. de Bogier.) On trouve 
mentionné dans le compte de Guillaume Bogier deux per- 
sonnages appelés Jean de Rohan ; le premier fait partie 
d'une promotion de seize chevaliers de l'ordre, à la date 
du 8 janvier 1455, et le second de la promotion de huit 
autres chevaliers, au 5 mars de la même année; mais 
comme chacun d'eux n'est désigné que par les noms de 
Jean de Rohan, il est difficile de bien les connaître : l'un 
d'eux est probablement Jean de Rohan, qui fut grand fau- 
connier de Bretagne en 1460. D. Morice n'a fait mention 
dans sa liste que d'un seul Jean de Rohan. 

HERVÉ DE MÉRIADEC. (Compte de G. de Bogier.) 
Hervé de Mériadec faisait partie, en 1424, des gentils- 
hommes de l'hôtel d'Arthur de Bretagne, comte de Riche- 
mont, n prit ensuite du service en Bourgogne, devint 
écuyer du duc et porta l'étendard de Bourgogne à la 
bataille de Rupelmonde, en 1451. Il se rendit célèbre 
par un combat singulier qu'il soutint en Ecosse, en 
1446, contre un chevalier nommé James de Douglas, qu'il 
vainquit et renversa presque sans vie. Son frère Hector de 
Mériadec prit part à la bataille de Formigny, en 1450 •• 
(Voy. 1. 1, p. 202.) 

MICHEL DE SAINT-AIGNAN. (Compte de G. de Bogier.) 
Nous n'avons rien trouvé de relatif à ce chevalier, qui 



* Les noms de Noz, de Mériadec, d'Harscooêt, d'Urvoy, elc, qui soDl des noms de 
famille, onl été aassi perlés comme surnoms, ce qui a été cause que l'on a quelquefois 
considéré certaines familles comme issues de familles qui en étaient totalement dis- 
tinctes. Il ne faudrait donc pas croire que la maison de Kergournadec*h descendit de 
celle de Nuz, comme Ta avancé M. Briant de Laubriére, et que les Mériadec fussent une 
branche des Guicaznou, parce que les noms de Nuz et de Mériadec ont été portés, 
comme prénoms, par des membres des familles de Kergournadec*h et de Guicaznou. 
M* de la Grasserie a aussi essayé de rattacher les Harscoufit, famille, au reste, très- 
ancienne et très- distinguée, aux sires de Retz de la maison de Sainte-Croix, parce que 
plusieurs de ceux-ci ont pris, comme prénoms, ceux de Uarsculphc ou d*Arscoi(. 



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472 RECHERCHES SUR Lk CHEVALERIE 

appartenait à une famille qui tire son nom de la terre de 
Saint- Aignan, évêché de Nantes, et qu'elle a possédé jus- 
qu'en 1477. Elle remonte à Louis de Saint-Aignan, cheva^ 
lier, en 1271 ; Jean faisait partie, en 1371, des écuyers de 
la compagnie de Girard Chabot, sire de Rays ; Louis figure 
parmi ceux de la compagnie d'Eon de Lesnérac, capitaine 
de Clisson, en 1380 ; Pierre, chevalier, était, en 1460, maître 
d'hôtel de la duchesse. 

JEAN EDER. (Compte de G. Bogier.) Jean Eder était 
écuyer et chambellan du duc, en 1455, et capitaine du 
Croisic, en 1457. (Voy. art. Pierre Eder, année 1402.) 

OLIVIER DE CLEUZ ou DU CLEUZ. (Compte de G. de 
Bogier.) Olivier de Cleuz avait sous ses ordres, en 1431, au 
siège de Pouancé, vingt-cinq hommes d'armes et quinze 
archers. Il devint, en 1432, écuyer de M»' Gilles de Bre- 
tagne, et, en 1450, chambellan du duc. La terre de Cleuz 
était une terre de haute justice , située près de Saint- 
Nazaire, évêché de Nantes, qui appartenait, en 1392, à Jean 
de Cleuz, et qui est restée dans cette famille jusqu'en 1586. 
Guillaume de Cleuz était, en 1480, un des quatre-vingt-dix 
archers des ordonnances du duc ; Jean prit part à la ligue 
des seigneurs contre le trésorier Landays-, Thébaud faisait 
partie des gentilshommes préposés à la garde du Plessis- 
Bertrand, en 1487. (D. Morice. Dict. des terres du comté 
nantais.) 

1454. Le sire DE PENHOET. (Compte de Guillaume de Bogier 
du 5 mars 1454.) Guillaume, sire de Penhoët, figure pour 
une pension de deux cents livres dans un compte de 1452, 
de Raoul de Launay. 11 est ordinairement désigné par les 
noms de sire de^ Penhoët dans les comptes des trésoriers 



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BU DUCHÉ DE BRETAGNE. 473 

de Bretagne. Le sire de Penhoët siégea parmi les banne- 
rets et les bacheliers au parlement général en 1455. Un 
autre Guillaume (Jô Penhoët prit place aussi au même par- 
lement parmi les bannerets, par suite de l'érection en 
bannière, en 1451, de ses terres de Kermel et de Coëtfrec. 
La maison de Penhoët a produit, en 1411, un amiral de 
Bretagne. (Voy. 1. 1, p. 359.) 

PLESSIS-ANGER. (Compte de G. de Bogier.) Jean Anger, 
S' du Plessis-Anger, siégea parmi les bannerets et les 
bacheliers au Parlement général de 1451, comme sire de 
Pluscallec ou de Plusquellec. Il fut, en 1454, chambellan 
du duc. Suivant du Paz, les seigneurs du Plessis-Anger 
sont issus d'un putné de la maison de Lohéac, qui en aurait 
conservé les armes, en prenant le nom d'Anger pour sur- 
nom de sa famille , mais il ne précise pas le temps dans 
lequel ce changement eut lieu. Le plus ancien du nom 
d'Anger ou d'Angier que nous ayons trouvé dans les 
Preuves de D. Morice, est Pierre Angier, chevalier ^ qui 
servait en Saintonge avec deux chevaliers, cinq écuyers et 
treize archers, ainsi qu'on le voit par une quittance de ses 
gages du 29 octobre 1308. Cette date donnée par D. Morice 
est inexacte, et c'est sans doute 1358 qu'il faut lire, car 
dans cette quittance Pierre Angier reconnaît avoir reçu la 
somme de deux cent quatre-vingt-huit livres et quinze 
sous tournois de Jacques l'Empereur, trésorier des guerres 
du roi. Or, Jacques l'Empereur n'était pas trésorier des 
guerres du roi en 1308, mais bien en 1353, ainsi que nous 
l'apprend une quittance du 26 mai de la môme année, de 
Jamet du Chastel^ écuyer. Jean Anger faisait partie, en 
1375, des chevaliers de la compagnie d'Olivier de Clisson ; 
autre Jean, s' du Plessis-Anger, père du chevalier de l'Her- 
mine, fut, en 1421, chambellan du duc. Les armes déclarées 



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474 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

par les Anger du Plessis-Anger et de Crapado à la réfor- 
mation de 1669, sont de vair au bâton de gueules en bande, 
armes qui indiquent leur descendance probable de la mai- 
son de Lohéac. L'armoriai du père Toussaint de Saint-Luc 
donne aux Angier de Lohéac et de Crapado les armes sui- 
vantes : de sable à trois fleurs de lys d'or. Les Anger du 
Grand-Pré, qui portaient de vair à trois croissants de 
gueules^ ont été déboutés à la réformation de 1669. Du reste, 
les changements d'armoiries, par suite d'alliance ou par 
tout autre motif, étaient très-fréquents en Bretagne. Le 
choix des armoiries dans les anciennes familles ayant été 
arbitraire, il est quelquefois arrivé que certaines de leurs 
branches ont pris des armoiries différentes. 

Messire JEAN DE PONTROUAULT (Compte de G. de 
Bogier.) Le titre de messire fait voir que Jean de Pont- 
rouault était chevalier; ce titre lui est en effet donné dans 
des actes antérieurs à l'année 1454, époque à laquelle il 
reçut l'ordre de l'Hermine. En 1453, il était chambellan du 
duc et capitaine de Saint-Malo. Nous voyons dans les 
Preuves de D. Morice, qu'un Jean de Pontrouault faisait 
partie, en 1420, des hommes d'armes de la retenue du sire 
de la Bellière; Thomas servait, comme écuyer,, dans la 
compagnie du môme seigneur, en 1424; il fut aussi, en 1443, 
connétable de Nantes, et chambellan du duc, en 1455. 

Messire JEAN DE BELLOUAN. (Compte de G. de Bogier.) 
Jean de Bellouan est mentionné dans un compte de Jean 
de Launay, de 1453, au nombre des gentilshommes de la 
maison du duc désignés pour prendre part à l'expédition 
contre les Anglais en Guyenne. Ce fut sans doute pendant 
cette guerre qu'il devint chevalier, car, dans la promotion 
des chevaliers de l'Hermine, du 5 mars 1455, il est qualifié 
messire^ titre qui, dans des comptes antérieurs à 1453, ne 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 475 

lui est pas donné. En 1457, il servait en qualité d'homme 
d'armes, dans une compagnie d'ordonnance commandée 
par Jean de Rougé, dit le Galloys. La maison de Bellouan 
est connue depuis Olivier, croisé, en 1249 ; Alain était un 
des écuyers de la compagnie d'Olivier de Clisson, en 1380 ; 
Guillaume faisait partie, en 1420, des hommes d'armes de 
la compagnie du vicomte de la Beliière, destinée au recou- 
vrement de la personne du duc, prisonnier des Penthièvre ; 
Pierre, connétable de Ploërmel, commandait l'artillerie du 
duc au siège de Châteauceaux, une des places des Pen- 
thièvre. On voit dans la généalogie produite, en 1669, devant 
les commissaires du roi par la maison d'Avaugour, que Jean 
de Bellouan, s' du Vay, épousa Blanche d'Avaugour, à 
condition que leurs enfants prendraient les nom et armes 
d'Avaugour. Un membre de cette maison a été admis, en 
1787, aux honneurs de la cour (D. Morice, du Paz. La no^ 
blesse de France aux croisades. Nob. de Gourcy.) 

PETIT-JEAN L'ABBÉ. (Compte de G. de Bogier.) Ce sei- 
gneur est probablement messire Jean l'Abbé, chevalier, qui 
fut, en 1459, maître de l'artillerie de Bretagne (Voy. t. I, 
p. 486.) 

PLUFFRAGAN. (Compte de G. de Bogier.) Le compte de 
ce trésorier ne porte pas d'autre mention, circonstance qui 
nous empêche de déterminer d'une manière précise à quel 
membre de la famille de Pluflfragan ou de Plouflfragan 
appartenait le chevalier de l'Hermine. Nous pensons qu'il 
s'agit ici de Pierre de Plufifragan, qui, en 1451, était écuyer 
et maître d'hôtel du duc, et, en 1455, chambellan de ce 
prince et capitaine de Redon. On trouve aussi Louis, Olivier 
et Guillaume de Pluflfragan, le premier écuyer du duc, en 
1454, et les autres mentionnés dans des montres d'hommes 
d'armes des années 1414 et 1416; un autre Olivier, mais 



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476 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

qui n'était pas chevalier, servit, en 1482, avec Bonnet 
Sauvage, de pleige pour Olivier de Broon, capitaine de Dol. 
La maison de Pluflfragan remonte à Guillaume, un des 
écuyers de la compagnie de Bertrand du Guesclin, en 1371. 

GEOFFROI MAUHUGEON- (Compte de G. de Bogier.) 

Geoflfroi Mauhugeon était écuyer du duc, en 1452, et homme 

d'armes de la compagnie du sire de Villeblanche, en 1457. 

Jean Mauhugeon, peut-être frère du précédent, fut, en 1480, 

' grand maître de l'artillerie de Bretagne. (Voy.t.l, p. 1488.) 

Messire JEAN CHAUVIN (Compte de G. de Bogier.) Avant 
de recevoir le collier de l'ordre de l'Hermine, il était 
chevalier. Dans certains titres, il est qualifié seigneur de 
l'Espronnière. On le trouve, en 1452, au nombre des écuyers 
et des chambellans du duc ; en 1457, homme d'armes de la 
compagnie du maréchal de Malestroit ; en 1458, capitaine 
de Dol, et, en 1462, commissaire pour tenir les montres du 
territoire de Guérande. H fut aussi, en 1453, un des gen- 
tilshommes de la maison du duc, désignés pour prendre 
part à l'expédition de Guyenne. (Voy. chap. Chanceliers de 
Bret, art. Guillaume Chauvin, 1. 1, p. 381.) 

Messire ROBERT L'ÉPERVIER. (Compte de G. de Bo- 
gier.) Robert l'Épervier était écuyer du duc, en 1452; 
capitaine de Guérande, en 1458; homme d'armes de l'or- 
donnance , en 1461 ; chambellan du duc et commissaire 
pour tenir les montres de Guérande, en 1471. Il figure 
dans un compte de 1453, parmi les gentilshommes de la 
maison du duc désignés pour prendre part à l'expédition 
de Guyenne. (Voy. chap. G. Veneurs, art. Arthur l'Épervier, 
1. 1, p. 501.) 

Messire BERTRAND DE MAREIL. (Compte de G. de Bo- 
gier.) U faisait partie, en 1453, des gentilshommes de la 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 477 

maison du duc désignés pour l'expédition de Guyenne, et 
fut, en 1457, homme d'armes de la compagnie du maréchal 
de Malestroit et capitaine du Gavre. Nous trouvons le nom 
de Mareil orthographié aussi Mareuil , Maroil et Marouil. 
Bernard de Marouil est mentionné parmi les chevaliers de 
la compagnie de Bertrand du Guesclin, dans une montre 
du premier octobre 1371, rapportée dans les Preuves de 
D. Moricel Guillaume, s' de Mareil, apposa son sceau à un 
mémoire du 7 novembre 1435, des héritiers de Gilles de 
Retz, pour prouver ses prodigalités. Ce sceau, gravé dans 
les Planches de D. Morice, représente un échiqueté d'her^ 
mines et de gtieules. Il existe, d'après le Dictionnaire des 
terres du comté nantais^ plusieurs terres appelées Mareil ; 
l'une d'elles, appelée le Haut -Mareil, terre de haute-justice, 
appartenait, en 1280, à Guillaume de Mareil, chevalier. 

GUILLAUME CHAUVIN. (Compte de G. de Bogier.) Ce 
Guillaume Chauvin, qu'il ne faut pas confondre avec le 
chancelier qui fut créé, en 1466, chevalier de l'Hermine, 
figure, comme témoin, dans des lettres du 9 novembre 1454, 
par lesquelles le duc Pierre fit don à Olivier de Coëtlogon 
de l'office de greffier héréditaire de son parlement. 

OLIVIER DE COËTLOGON. (Compte de G. de Bogier.) 
Olivier de Coëtlogon, s' deMéjusseaume, écuyer et conseiller 
du duc Pierre II, fut créé par lettres du 9 novembre 1454, 
greflBer héréditaire de son Parlement, en récompense de 
ses services et de ceux de ses prédécesseurs. (Voy. ch. 
Maréchaux de France, art. Alain-Emmanuel de Coëtlogon, 
1. 1, p. 289.) 

GUILLAUME DE BOGIER. On lit dans un compte du 
5 mars 1454, de Guillaume de Bogier : a Un collier de 
l'ordre à ce dit trésorier. » Guillaume de Bogier était 



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478 RECHERCHÉS SUR LA CHEVALERIE 

trésorier-général. Les Bogier, suivant M. de Courcy, étaient 
seigneurs dudit lieu, évêché de Vannes. 



1455. ARCHAMBAUD RATAUD, écuyer du connétable de Ri- 
chement , porteit un collier d'argent de l'ordre de l'Her- 
mine, d'après la liste de D. Morice. Il figure dans un compte 
de 1457, d'Olivier le Roux , parmi les chambellans et les 
écuyers du duc. 

JACQUES DE SAINT-POU. On lit dans un compte du 12 
avril 1455, du trésorier général G. de Bogier : « Au sire de 
» Malestroitj pour un collier de Vordre que le duc donna 
» à Jacques de SainUPou. » Messire Jacques de Saint-Pou 
figure dans un compte de Tan 1462, du trésorier Landays, 
pour une pension de mille livres. (Voy. ch. Grands-Maîtres 
de l'artillerie, art. Rolland de Saint-Pou, 1. 1, p. 485.) 

1457. GEORGES L'ÉPERVIER. Un compte de Jean du Bois, 
trésorier, à la date du 12 mai 1457, contient la mention 
suivante : « A Georges VÉpervier, pour un collier que le 
» duc prit de lui pour l'envoyer au fils du chancelier de 
» Bourgogne. » Georges l'Épervier était, en 1457, écuyer, 
chambellan du duc et capitaine de Touflfou. Un compte de 
Guillaume le Roux nous apprend que le duc fut parrain 
d'un de ses enfants. Son frère Robert fut aussi chevalier 
de l'Hermine. 

Le FILS DU CHANCELIER DE BOURGOGNE. Nous avons 
dit, à l'article précédent, que le duc prit à Georges l'Épervier 
un collier de l'ordre de l'Hermine , pour l'envoyer au fils 
du chancelier de Bourgogne. Ce seigneur est Antoine Rolin, 
s' d'Aymeries et de Lens , chambellan du roi Louis XI , 
grand veneur, maréchal et grand bailli de Hainaut , que 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 479 

Ton trouve mentionné dans une lettre du comte de Charo- 
lais du 24 juillet 1464, relative à une alliance projetée entre 
ce prince et le duc de Bretagne. Le chancelier Nicolas 
Rolin fut l'auteur de la fortune et de l'illustration de sa 
famille ; deux autres de ses fils furent cardinaux et évoques 
d'Autun. 

1459. PONS ou PONCET DE RIVIÈRE. Un compte de Michel 
de la Noë, trésorier, à la date du 12 mai 1459 , contient ce 
qui suit : « Un collier d'argent de Vordre du duc, donné à 
» Poncet de Rivière j auquel était un gros diamant et une 
» perle de compte. » Ce seigneur est presque toujours 
désigné par les noms de Poncet de Rivière, mais D. Tail- 
landier, continuateur de D. Morice, a indiqué dans le second 
volume de son histoire , à l'article Errata , qu'il faut lire 
Poncet de la Rivière. C'est ainsi que d'Argentré écrit aussi 
ce nom. Messire Poncet de Rivière ou de la Rivière, cham- 
bellan et conseiller du duc, fut envoyé par lui en ambassade 
en Bourgogne, comme le témoignent les instructions qui 
lui furent données le 17 avril 1472, ainsi qu'à Guillaume de 
Souplainville et à maître Nicolas de Kervéno. Un compte 
d'Yvon Milon, trésorier, nous apprend que Poncet de 
Rivière était, en 1452, capitaine de cinquante lances de la 
garde du duc. D'Argentré rapporte qu'il fut maire de Bor- 
deaux, en 1488. Nous regrettons de ne pas avoir de docu- 
ments pouvant préciser d'une manière certaine à quelle 
famille il appartenait. 

1462. Le BATARD DE BOURGOGNE. On voit dans un compté 
de l'an 1462, du trésorier général Landays, que le duc prit 
du sire de Derval un collier de l'ordre, pour le donner au 
bâtard de Bourgogne. Messire Antoine , bâtard de Bour- 



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480 REGHBRGHBS SUR LA CHEVALERIE 

gogne, comte de la Roche, était fils de Philippe le Bon et 
de Jeanne de Presle. Il fut chevalier de la Toison-d'Or, et 
mourut en 1502. 



1466. GUILLAUME CHAUVIN, chancelier. Un compte du mois 
de mai 1466, du trésorier Landays, contient la mention sui- 
vante : a Le duc prit de Guillaume Chauvin, chancelier, 
» un collier de l'ordre pesant un marc, pour le donner au 
» frère de la reine de Bohême, qui était venu à Nantes 
» vers le duc, passant pays, au voyage de Jérusalem et de 
» Saint-Jacques de Galice. » 

Le FRÈRE DE LA REINE DE BOHÊME. (Article précé- 
dent.) 

TROIS CHEVALIERS de la suite de la reine de Bohème. 
Nous lisons dans un compte de l'an 1466, du trésorier 
Landays , le passage suivant : « Le duc donna un autre 
» ordre d'argent doré à deux chevaliers étant avec le 
» frère de la reine de Bohême, et à un autre chevalier de 
» la même compagnie, en donna un autre qu'il prit des 
» mains de messire Martel. » • 

Messire MARTEL. Ce chevalier, nommé avec la date de 
1466 dans la liste de D. Morice, est le i^^ême personnage que 
messire Martel de Martellis, chevalier de l'Hermine en 
1454, ainsi que nous en avons donné la preuve à l'article 
Martel de Martellis. M. de Courcy, dans la liste qu'il a donnée 
des chevaliers de l'Hermine, a substitué à ce nom de messire 
Martel celui d'Antoine Martel, s' de Beaumont, mais nous 
ferons observer que cet Antoine Martel est qualifié seule- 
ment écuyer dans un compte de l'an 1494, de Nicolas Her- 
belot, trésorier du duc, tandis que s'il eût été chevalier 
en 1466, son nom aurait été accompagné du titre de che- 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 481 

valier, ou son prénom précédé de celui de messire. Moréri, 
dans la généalogie qu'il a dressée des Martel de Nor- 
mandie, ne donne pas à Antoine Martel, s"^ de Beaumont, 
d'autre qualité que celle d'écuyer. 

Le sieur DE LA MARCHE. Un compte de 1466, du tréso- 
rier Landays, nous apprend qu'un collier de l'ordre du 
duc fut donné au sieur de la Marche , venu vers le duc à 
Nantes, de par Monsieur de Charolais. Ce seigneur de la 
Marche est Olivier de la Marche, chevalier, conseiller, 
maître d'hôtel et capitaine de la garde de Charles !•', duc 
de Bourgogne, et auteur des mémoires qui ont illustré son 
nom. Il fut envoyé en Bretagne en 1466, par le comte de 
Charolais, pour resserrer les liens de l'alliance qui existait 
entre les ducs de Bretagne et de Bourgogne. Ce fut à cette 
occasion que le duc le décora d'un collier de son ordre , et 
en donna un autre d'argent à Hervé Garlot, qui l'avait 
accompagné , ainsi que l'indique le compte précité du tré- 
sorier Landays. 

HERVÉ GARLOT. (Article précédent.) 

ANTOINE DE LAMETH. D'après un compte du trésorier 
Landays, à la date de 1466 , un collier d'argent de Vordre 
du duc fut donné à Antoine de Lameth. Ce seigneur était 
écuyer de monseigneur Jacques de^uxembourg , frère de 
la duchesse de Bretagne. 

1474. GUILLAUME BISCHE, conseiller du duc de Bourgogne. 
On lit dans un compte de 1474, du trésorier Landays : « Un 
» collier de Vordre du duc envoyé par Antoine de Lameth 
» â messire Guillaume Bische, conseiller du duc de Bour- 
» gogne. » Guillaume Bische ou de Bische est qualifié 
chevalier, s^ de Clary, conseiller et premier maître d'hôtel 
Il 31 



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482 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

du duc de Bourgogne, dans un traité passé, en 1472, entre 
le roi de France et les ducs de Bretagne et de Bourgogne, 
traité inséré dans les Preuves de D. Morice. 

Le SEIGNEUR D'URFÉ. (Collier d'or.) Le personnage 
ainsi désigné dans la liste de D. Morice est Pierre, s' d'Urfé, 
gentilhomme de la cour du duc de Bourgogne, qui s'attacha 
au service du duc de Bretagne François II, à l'époque où 
ce prince fit alliance avec le comte de Charolais. Pierre 
d'Urfé devint, en 1480, grand écuyer de Bretagne, et, en 
1488, grand écuyer de France et chevalier de l'ordre du 
roi. Dans une montre du 12 mars 1489, il s'intitule Pierre 
d'Urfé, chevalier, grand écuyer de France, sénéchal de 
Beaucaire, capitaine de cinquante hommes d'armes et de 
cent archers. A la maison d'Urfé appartenait Honoré 
d'Urfé , S' de Châteauneuf, auteur du célèbre roman d'A5- 
trée. 

1476. JEAN LE BOUTEILLER, chevalier, s^ de Maupbrtuis. 
Nous trouvons la mention suivante dans un compte de 
l'an 1476, de François Avignon : « Un collier de Vordre 
» pris auparavant ces heures de M. Jehan le Bouteiller, 
» chevalier j seigneur de Maupertuis , et envoyé par mes- 
» sire Poncet de Rivière à messire Philippe de Commines.9 
Jean le Bouteiller, s^ de*Maupertuis, était, en 1477, cham- 
bellan du duc, capitaine de Dol et capitaine de vingt 
archers de la petite garde du corps. Ces archers étaient au 
nombre de cent, partagés en cinq compagnies. Les autres 
capitaines de ces archers étaient M. le bâtard de Bretagne, 
(François de Bretagne, s^ d'Avaugour), Geoffroi Ruffier, 
Jean de Langan et François de Saint -Denis. Jean le Bou- 
teiller fut aussi maître de l'artillerie de Bretagne, en 1487, 
et conseiller du roi, en 1496. (Voy. chap. Grands-Maîtres 
de l'artillerie de Bretagne, 1. 1, p. 490.) 



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DU DUCHÉ DB BRETAGNE. 483 

PHILIPPE DE COMMINES fat, ainsi que nous l'avons 
indiqué à l'article précédent, chevalier de l'Hermine, en 
1476. Il quitta le service du duc de Bourgogne pour celui 
du roi Louis XI, qui lui fit don de plusieurs seigneuries et 
de la principauté de Talmont. En 1477, il fut créé sénéchal 
du Poitou, et devint ensuite capitaine des ville et château 
de Chinon. Charles VIII l'envoya, en 1485, en ambassade 
en Bretagne. Accusé d'avoir favorisé les intrigues du duc 
d'Orléans, depuis Louis XII, il fut exilé, en 1488, par arrêt 
du Parlement, qui ordonna la confiscation du quart de ses 
biens. U rentra en grâce plus tard, auprès du roi 
Charles VIII, le suivit en Italie et prit part, en 1495, à la 
bataille de Fornoue. Il ne laissa qu'une fille, qui épousa 
René de Bretagne , comte de Penthièvre , de la maison de 
Brosse. Les mémoires qu'a laissés Philippe de Commines 
lui assignent un rang distingué parmi nos historiens. 

1477. Messire CRISTOPHE, neveu du cardinal de Milan. Il est 
mentionné dans la liste de D. Morice, comme ayant reçu 
un collier de l'ordre de l'Hermine en argent. 

1479. LOUIS D'ORANGES, chevalier des parties d'Espagne. 
(Compte de François Avignon, dû mois de novembre 1479.) 

La note suivante, tirée du Nécrologe de l'église de 
Quimper, et rapportée par D. Morice à la fin de sa liste des 
chevaliers de l'Hermine, ferait supposer que Jeanne le 
Barbu, femme de Jean du Juch, chevalier, aurait été déco- 
rée de Tordre de l'Hermine : « Bominus Henricus de 
» Jugo, miles, fundavit hodie anniversarium tune defunctœ 
» Dominœ Johannetœ Barbuti, militessœ, conjugis suce, 
» cujus cadaver jacebat in sarcophago receptum in choro 



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484 RBGHBRGHBS SUR LA CHBVALBRIB. 

» ecclesiœ Corisopitensis , et pro fundatione solvit rea- 
» Hier capitula summam et numerum duodecim scuto^ 
» rum antiquorum ad quindecim libras monetœ accenr 
» dentium. Actum die martis XIV februarii anno 
n MCCCCLXV. » 



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CHEVALIERS 

DU CAMAIL OU DU PORC-EPIC 



Uordre du Camail ou da Porc-Epic fut institué, en 1394, 
par Louis de France, duc d^Orléans, second fils de Charles Y, 
à Toccasion des fêtes données pour le baptême de son fils 
Charles. On a prétendu, dit le P. Héliot, que le duc d^Orléans 
prit le porc-épic pour emblème de son ordre, afin de mon- 
trer à Jean, duc de Bourgogne, son ancien ennemi, qu'il 
ne manquait pas de courage, ni d'armes pour se défendre, 
le porc-épic étant un animal si bien armé, que de près il 
pique avec 96â pointes, et de loin, les lance contre les chiens 
qui le poursuivent. 

Le nom d'ordre du Camail, qui a aussi été donné à 
Tordre du Porc-*Epic, venait, dit-on, de ce que le duc 
d'Orléans donnait à chaque nouveau chevalier une bague 
d'or garnie d'un camaieu ou pierre d'agate, sur laquelle 
était gravé un porc-épic. L'ordre était composé de vingt- 
quatre chevaliers, qui devaient être nobles de quatre races. 
L'habit de cérémonie consistait en un manteau de velours 
violet, le chaperon et le mantel d'hermines avec une chaîne 
d'or à l'extrémité de laquelle pendait un porc-épic aussi 



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486 RBGHBRGHES SUR LA CHBYALBRIE 

d'or, tombant sur la poitrine, et ayant pour devise : Comi^ 
ntjtë et eminuSj de près et de loin. 

Le duc d'Orléans, en 1448, décora de Tordre du Camail 
plusieurs gentilshommes bretons. Voici quelles sont, d'après 
D. Morice , les lettres qiie leur délivra ce prince à cette 
occasion : 

Charles, duc d'Orléans, comte de Blois et de Beaumont, 
m seigneur de Coucy, à tous ceux qui ces présentes lettres 
» verront, salut. Savoir faisons qu'en faveur de notre très- 
» cher et très-amé cousin Pierre de Bretagne, nous avons 
» aujourd'hui donné et donnons congé et licence de 
D porter notre ordre du Camail , en la forme et manière 
» que nous l'avons mis sus de piéça à tous les gentils- 
» hommes ci-après nommés ; c'est à savoir : Silvestre de 
Carné, Guillaume de Quengo, Olivier de Quélen, Lorens 
» de Lignières, Yvon de Lezongar, Mathieu Lannelle (de 
» la Landelle), Yvon de Lannion, Olivier de Lannion, Oli- 
» vier de Penhoët, Mahé de RoUeheuc, et chacun d'eux, 
» pourvu qu'ils fassent le serment en tel cas accoutumé 
» entre les mains de notre féal Henri de Villeblanche, 
» écuyer. XVII novembre 1448. » 

M. d'Orlac, dans la livraison du mois d'août de la Revue 
historique et nobiliaire a élevé des doutes sur l'authenti- 
cité de ces lettres , parce que le lieu où elles ont été don- 
nées n'est pas indiqué, que la date relatée par D. Morice 
est 1448, tandis que celle indiquée par D. Lobineau est 1440, 
et que, dans tous les cas, ces deux dates ne concordent pas 
avec l'époque à laquelle régnait le duc Pierre II, qui ne 
ceignit la couronne ducale qu'en 1450. 

Nous avouons que les objections de M. d'Orlac ont leur 
valeur, mais nous ferons observer que D. Morice en donnant 
le texte des lettres du duc d'Orléans a eu soin d'ajouter : 
« Sur une copie délivrée à Messire Grégoire de Quélen, 



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DU DUCHÉ DE BRÉTÂONB. 487 

» S' du Broutais, lieutenant pour le roi au bailliage et gou- 
» vernement de Rennes. Tiré des mémoires généalogiques 
» de la maison de Carné.» Il est probable, d'après cette expli- 
cation de D. Morice, qu'il n'a eu en sa possession qu'une 
copie plus ou moins exacte de l'original, et peut-être même 
qu'un simple extrait, dans lequel la mention du lieu où les 
lettres ont été données a été oubliée *, et que là où D. 
Lobineau a lu 1440, D. Morice a lu 1448, tandis que la date 
réelle était peut-être 1450, et alors elle coïnciderait avec 
l'époque du règne de Pierre IL La source d'où D. Morice 
a tiré la copie des lettres du duc d'Orléans précédemment 
relatées est une présomption en faveur de leur authenticité, 
la maison de Camé, pas plus que celles dont les noms y 
sont mentionnés, n'ayant besoin d'une décoration de l'ordre 
du Camail pour relever leur noblesse. 

SILVESTRE DE CARNÉ. Dans la généalogie produite 
devant les commissaires de la réformation de la noblesse 
de Bretagne, en 1669, par la maison de Carné, figure Cris- 
tophe de Carné, chevalier du Porc-Epic. C'est sans doute 
une erreur, à moins qu'il n'y ait eu deux personnages du 
nom de Carné chevaliers du Porc-Epic, ce qu'aucun docu- 
ment ne confirme. Silvestre de Carné fut aussi chevalier de 
l'Hermine, en 1454, chambellan du duc et son premier 
écuyer d'écurie. 

ROBERT DE CALLAC. Il fut, en 1452, maître d'hôtel 
de la duchesse, et, en 1454, maître d'hôtel du duc et capi- 
taine de Jugon. Il a existé en Bretagne deux familles de 
Callac; mais nous ignorons à laquelle Robert de Callac 
appartient. (Voy. Ch. Gr. Veneurs de France, art. G. de 
Callac, 1. 1, p. 322.) 

* D*aprés VArmmal de M. de la Grasserie, ce lieu serait Saint-Omer. 



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488 RECHBRGHBS SUR LA CHfiVALBRIB 

GUILLAUME DU QUENGO. Il figure dans un compte 
de Jean Mauléon, trésorier du duc, parmi les gens d^armes 
de ce prince qui servirent, en 1427. Il descendait de Guil- 
laume du Quengo, un des écuyers de la compagnie d'Oli- 
vier de Clisson, en 1380 ; Eon et Jean furent écuyers du 
duc, en 1420; Rolland comparut, comme sergent féodé 
sous la barre de Moncontour, au Parlement général tenu à 
Vannes, en 1462 * ; Jeanne était demoiselle d'honneur de 
la duchesse, en 1486. La maison du Quengo a possédé la 
vicomte de Tonquédec, en Bretagne, et a produit des che- 
valiers de Tordre du roi, des gentilshommes de la Chambre 
et des officiers généraux. Plusieurs de ses membres ont été 
admis, en 1782, aux honneurs de la cour. 

LORENS DE LIGNIÈRES. Nous n'avons rien trouvé 
de relatif à Lorens de Lignières, mais nous voyons dans 
un état delà maison du duc, de l'an 1454, qu'un Bertrand de 
Lignières, probablement frère ou parent de Lorens, est 
mentionné parmi les chevaliers, écuyers et autres officiers 
de la maison du duc, avec plusieurs autres chevaliers du 
Camail, tels que Silvestre de Carné, Martin de la Landelle 
et Robert de Callac, maître d'hôtel. Le nom de Lignières 
est connu depuis Hervé, qui figure, comme témoin, dans 
l'acte de fondation du prieuré de la Trinité de Fougères, 
vers l'an 1060. Plusieurs personnages de cette maison sont 
cités dans des chartes bretonnes des XII* et XIIP siècles, 
et dans des montres d'hommes d'armes du XIV*. 

Y VON DE LEZONGAR. Il est mentionné avec dix 
écuyers de sa chambre, dans une montre de l'an 1414, de 
Hémon Raguier, trésorier des guerres du roi. Yvon de 
Lezongar aurait pu être fils d'Hervé, qui figure avec dix- 

* Cet office n'était rempli que par des geDtilsbommes qiuliliét. 



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DU DUCHÉ DE BRBTAQNB. 489 

neuf écuyers de sa compagnie dans une montre du 1" jan- 
vier 1393; Rolland était, en 1454, écuyer du duc et homme 
d'armes de la retenue du maréchal de Malestroit ; Hervé 
était homme d'armes de la même compagnie. 

. MARTIN DE LÀ LÂNDELLE. Dans les comptes des 
trésoriers de Bretagne ce nom est quelquefois, comme dans 
les lettres du duc d'Orléans, orthographié Lannelle. Martin 
de la Landelle était, en 1451, écuyer du duc, et en 1457, 
capitaine du Croisic. La maison de la Landelle est connue 
depuis Guillaume de la Landelle, chevalier de l'ordre de 
Saint-Jean de Jérusalem, qui fit un accord avec les moines 
de Saint- Aubin-des-Bois en 1187 ; Robert se croisa en 1248. 
(D. Morice. La Noblesse de France aux croisades. Réforma- 
tion de 1669. Ane. Évôchés de Bretagne.) 

YVON DE LANNION. Il est compris dans un compte 
du trésor, de Tan 1453, parmi les gentilshommes qui 
reçurent des gratifications du duc. C'est le même person- 
nage qu'Eon de Lannion, qui figure, en 1427, au nombre des 
gens d'armes de la compagnie de Richard de Bretagne, 
comte d'Etampes. C'est sans preuves que la Chesnaye des 
Bois a avancé qu'Yvon et qu'Olivier de Lannion, son frère, 
avaient été successivement vice-amiraux de Bretagne. 
(Voy. art. Brient de Lannion, année 1364.) 

OLIVIER DE LANNION. Les historiens bretons ne nous 
apprennent rien de relatif à Olivier de Lannion. 

OLIVIER DE QUÉLEN. Il fut, en 1454, créé chevalier 
de l'Hermine, et devint, en 1460, grand maître de l'artille- 
rie de Bretagne. (Voy. 1. 1, p. 487.) 

OLIVIER DE PENHOET. Il est mentionné parmi les 
écuyers du duc dans un compte de l'an 1452, d'Olivier de 



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490 RSGHERGRBS SUR LA GHEVALERIB. 

Laonay. n existe en Bretagne plusieurs familles appelées 
de Penhoët. Nous présumons qu'Olivier de Penhoët appar- 
tenait à celle qui a produit un amiral de Bretagne et qui 
porte d'or à la fasce de gueules. 

MÂHÉ DE ROLLEHEUG. Il figure parmi les écuyers 
du duc dans un compte de l'an 1451, de Raoul de Launay, 
trésorier. Mahé de RoUeheuc est le seul personnage de 
cette famille que nous connaissions ; elle n'est mentionnée 
dans aucun armoriai de Bretagne. 



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CHEVALIERS 

DE SAINT-MICHEL OU DE UORDRE DU ROP 



L'ordre de Saint-Michel f\it institué par Louis XI, le 
premier août 1469. Il devait être composé de trente-six 
chevaliers de nom et d'armes, dont le roi était le chef sou- 
verain. Il prit pour tuteur et gardien Tarchange saint 
Michel. 

Le but de Louis XI, en créant cet ordre de chevalerie, 
fut moins de récompenser le mérite que d'attacher à son 
service les grands du royaume par des liens d'honneur et 
de piété. Les chevaliers prêtaient serment de fidélité au roi, 
ce qui explique pourquoi les ducs de Bretagne ne voulurent 
jamais accepter l'ordre de Saint-Michel, appelé aussi l'ordre 
du roi. Le roi Henri III ayant fondé, le 31 décembre 1578, 
l'ordre du Saint-Esprit, y réunit celui de Saint-Michel, que 
de trop nombreuses promotions avaient fini par avilir. Les 
chevaliers du Saint-Esprit recevaient auparavant l'ordre 
de Saint-Michel, à l'exception des cardinaux et des prélats. 
C'est pour cette raison que l'on donnait aux chevaliers 

* Une partie des noms des cheTaliers ici menlionnés est tirée des Preupei de D. Mo- 
rice; les antres sources sont indiquées. 



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492 RBCHBRCHB8 SUR LA GHBYALKRIB 

du Saint-Esprit le titre de chevaliers des ordres du roi. 
Toutefois, Tordre de Saint-Michel ou du roi continua de 
subsister comme par le passé; mais après la création de 
Tordre de Saint-Louis, il cessa d'être un ordre militaire, et 
fût destiné à récompenser les gens de lettres, les adminis- 
trateurs, les magistrats et les artistes. 

Les preuves de noblesse exigées pour être admis dans 
Tordre de Saint-Michel étaient de trois degrés, mais les 
rois accordaient facilement des dispenses à ceux qui ne 
pouvaient les prouver. 

1469. ANDRÉ DE MONTFORT, dit de Laval, s' de Lohéag, 
chevalier, amiral, puis maréchal de France, était en 1469 
chevalier de Tordre de Saint-MicheL (Le P. Anselme,) 



1470. LOUIS DE LAVAL, S' de Chatillon et de Comper, 
grand maître des eaux et forêts de France, chevalier de 
Saint-Michel, en 1470. Il était frère d'André de Montfort, 
amiral, puis maréchal de France. (Le P. Anselme, Moréri.) 

ALAIN GOUYON ou GOYON, s' de Villibrs, de Thibu- 
ville, conseiller et chambellan du roi, capitaine et bailli 
de Gaen, fût grand écuyer de France et chevalier de Tordre 
du roi, en 1470. (Le P. Anselme, Moréri. Voy. 1. 1, p. 306.) 

1472. TANNEGUY DU CHASTEL, vicomte de la Belubre, 
grand écuyer de France, est qualifié chevalier de Tordre du 
roi dans des lettres données au Plessis-du-Parc-lès-Tours, au 
mois de février 1472, par lesquelles le roi lui fait don de la 
seigneurie deChàtillon-sur-Indre.(Voy. ch. Grands écuyers 
de France, 1. 1, p. 305.) 



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DU DUCHÉ DB BRETAGNE. 493 

1476. PIERRE DE ROHAN, comte de Porcibn etDBMARLB, 
S' DB GiÊ, conseiller et chambellan du roi, chevalier de son 
ordre, est ainsi qualifié dans des lettres données à Tours 
le 11 octobre 1476, par lesquelles le roi Louis XI Télève à 
la dignité de maréchal de France. Le titre de chevalier de 
Tordre du roi lui est aussi donné dans un compte de 
Guillaume de la Croix, trésorier des guerres, du premier 
Janvier 1477, ainsi que dans la ratification du traité 
d'Étaples, en 1498. (D. M. Pr.) 

1489. FRANÇOIS DB BRETAGNE , s' d'Avàuoour, comte DB 
Vbrtus, capitaine de quarante lances, chevalier de Tordre 
du roi, prend ces qualités dans une quittance du 28 novem- 
bre 1489, donnée à Jean le Gendre, conseiller et trésorier 
des guerres. Le titre de chevalier de Tordre du roi lui est 
également donné dans la ratification du traité d'Étaples, 
en 1496. François de Bretagne fut aussi maréchal de Bre* 
tagne, en 1484. Il était fils naturel de François II et d'An- 
toinette de Magnelais. (D. Morice, Pr.) 

1492. JEAN, vicomte db Rohan, conseiller et chambellan du 
roi, capitaine de cent lances, est qualifié chevalier de Tordre 
de Saint-Michel dans des lettres du 10 juillet 1492, par 
lesquelles le roi lui fait don des levées faites par lui pen- 
dant les troubles. La même qualité lui est donnée dans la 
ratification du traité d'Étaples, en 1498, ainsi que dans le 
contrat de mariage passé le 17 novembre 1511, entre Louis 
de Rohan, s' de Guémené et sa fille Marie. (D. Morice, Pr.) 

PIERRE DE ROHAN, s' de Quintin. {Nob.. de Courcy.) 
1498. JEAN, sire de Ribux, comte d'Hargourt, maréchal de 



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494 HBCHBRCHBS SUR LA CHEVALERIE 

Bretagne, chevalier de Tordre du roi, est ainsi qualifié dans 
la ratification du traité d'Étaples, en 1498. (D. Morice, Pr.) 



1504. LOUIS DE ROHAN, s' de Guémbné, frère de Pierre de 
Rohan, s' de Gié, maréchal de France fut grand échan- 
son de France, en 1498, et avant Tan 1504, chevalier 
de l'ordre du roi, ainsi que nous l'apprenons par la relation 
du procès criminel intenté la même année au maréchal de 
Gié, e* dans lequçl ce seigneur rappelle que le roi eut la 
bonté de marier récemment Charles, son fils aîné, avec 
Charlotte d'Armagnac, et de le faire chevalier de son ordre, 
ainsi que le sire de Guémené, son frère. (D. Morice, Pr.) 

CHARLES DE ROHAN, filsatné du maréchal de Gié, fut, 
ainsi que nous l'avons dit à l'article précédent, chevalier 
de l'ordre du roi, avant l'an 1504. Il est appelé feu noble 
et puissant Charles de Rohan, en son vivant chevalier de 
l'ordre du roi, s' de Gié et du Verger, dans le contrat de 
mariage passé le 19 juillet 1536, entre sa fille Jacqueline de 
Rohan et monseigneur François d'Orléans, marquis de Ro- 
thelin. Il fut grand échanson de France, en 1498, après la 
mort de son oncle Louis de Rohan, qui exerçait cet office. 
(D. Morice, Pr.) 

I B 1 0. JEAN PANTIN, s^ de la Hameliniêrhi, fut, suivant M. de 
Courcy, chevalier de l'ordre du roi, et remplit les fonctions 
de maréchal de bataille à la journée de Pavie. (Voy. chap. 
Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, année 14?5i) 

1 522. CLAUDE DE VILLEBLANCHE , chevalier de l'ordre du 
roi, rapporte du Paz^ fut seigneur du Plessîs-Balisson, de 
Broon , de Maumusson ^ de Bogart. Par lettres datées du 



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DU DUCHÉ DB BRETAONB. 496 

3 avril 1522, il fut pourvu de l'ofllce de premier panetier 
de Claude de France, reine de France et duchesse de Bre- 
tagne. 11 servit les rois de France pendant les guerres qu'ils 
firent en Hainaut, en Savoie, ainsi que dans les expéditions 
qu'entreprit le roi François !•' contre la seigneurie de 
Venise. Il dut à sa valeur d'être créé chevalier de l'ordre 
du roi. 

Lors de la cérémonie du couronnement du duc Fran- 
çois m, dauphin de France, qui eut lieu à Rennes, en 1532, 
Claude de Villeblanche portait le carreau de drap d'or sur 
lequel devait s'agenouiller le duc. La couronne ducale était 
déposée sur un autre carreau, qui était porté par le sire de 
Guémené. (D. Morice, du Paz.) 

1524. GUY DE LAVAL, comte db Laval, db Montport, db 
QuiNTiN, vicomte db Rbnnbs, etc., gouverneur et lieute- 
nant-général du roi en Bretagne , est qualifié par le roi 
François !•' de très-cher et amé cotmn^ chevalier de son 
ordre et lieutenant-général au pays et duché de Bretagne, 
dans des lettres données à Avignon le 28 septembre 1524, 
par lesquelles il lui donne, ainsi qu'à plusieurs autres sei- 
gneurs, pouvoir de recevoir l'hommage des Bretons. (D. Mo- 
rice.) 

1526. FRANÇOIS DE QUÉLEN, s* du Broutât, db VillS- 
qourdan, db la Villbbouquais , etc., fut chevalier de 
l'ordre de Saint-Michel, lors encore dans sa première 
splendeur, rapporte Moréri , et devint gouverneur pour le 
roi pendant les guerres , de toutes les villes ainsi que des 
châteaux appartenant au vicomte de Rohan. Il fut fait 
prisonnier, en 1525, à la bataille de Pavie. Dans le compte 
de sa succession bénéficiaire rendu au Parlement de Paris, 



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496 RECHERCHES SUR LA CHEVALERIE 

il est dit que ses funérailles furent faites comme il appar- 
tenait à un chevalier de Tordre, qualifié s'il y en avait dans 
son pays. Moréri ajoute qu'il épousa, en 1520, Jeanne 
d'Ëstuer, flll^ de Thomas, qui avait été maître de Tartillerie 
de Bretagne. Cette date peut faire supposer que François 
de Quélen fut fait postérieurement chevalier de l'ordre, 
peut-être après la bataille de Pavie. Nous regrettons que 
Moréri n'ait pas indiqué les dates des actes dont il a donné 
des extraits. François de Quélen appartenait à la maison 
de Quélen, qui porte d'argent à trois feuilles de houx de 
sinople^ et qui a produit, en 1460, un grand-maître de 
l'artillerie de Bretagne. 

1529. CLAUDE DE RIEUX, sire de Ribux et db Rocheport, 
comte d'Harcourt, fils de Jean IV de Rieux , maréchal de 
Bretagne, fut fait chevalier à la journée de Sainte -Brigitte, 
et se trouva, en 152S, à la bataille de Pavie, où il exerçait 
la charge de maréchal de bataille. Il prend, suivant le 
P. Anselme, la qualité de capitaine de quarante lances dans 
une quittance du 18 juin 1529, dont le sceau, semblable à 
celui de son père, est entouré du collier d'un ordre. Cette 
circonstance, dont fait mention le P. Anselme, nous fait 
présumer que Claude de Rieux était chevalier de l'ordre du 
roi. 



1530, JEAN D'ACIGNÉ, sire d'Acigné, de la Lande, vicomte 
DE LoYAT, DE ToNQUÉDEC, otc, fils de Joau d'Acigué et de 
Gilette de Coëtmen, fut, suivant du Paz, chevalier de l'ordre 
du roi , gentilhomme ordinaire de sa chambre, et son lieu- 
tenant-général au gouvernement de Bretagne. Il épousa 
Jeanne de Montejean, baronne dudit lieu, dame de Sillé- 
le-Guillaume, et mourut en 1530. Son frère, nommé aussi 



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DU DCCHi DB BRETAGNE. 497 

Jean, suivit le roi François !•' en Italie, et fut fait prison- 
nier, en 1525, à la bataille de Pavie. (Voy. art. Pierre 
d'Âcigné, année 1398.) 



Nous avons dû, d'après le plan de notre ouvrage, arrêter 
cette liste des chevaliers de l'ordre du roi à l'année 1532, 
époque de la réunion de la Bretagne à la France. Ceux qui 
désireraient connaître les chevaliers de l'ordre du roi 
appartenant à la Bretagne postérieurement à cette époque, 
peuvent consulter la liste qu'en a donnée M. de Courcy 
dans le troisième volume de son nobiliaire. 



n 32 



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CHEVALIERS 

DE SAINT-JEAN DE JÉRUSALEM 



L'ordre de Saint-Jean de Jérusalem fut fondé, en 1099, 
par le bienheureux Gérard, de la ville de Martigues, en 
Provence. Les fonctions des religieux de cet ordre étaient 
de soigner les malades d'un hôpital que des marchands de 
la ville d'Amalfl, dans le royaume de Naples, avaient fondé 
sous la protection de saint Jean-Baptiste. C'est pour cette 
raison qu'ils furent appelés Frères hospitaliers de Saint- 
Jean de Jérusalem. 

RAYMOND DU PU Y, gentilhomme provençal, fut le pre- 
mier grand-maître de l'ordre. Il le sépara en trois classes: 
la première composée des nobles, qu'il destina à la profession 
des armes pour la défense de la foi et la protection des 
pèlerins; la seconde, des prêtres et chapelains pour célé- 
brer l'office divin et servir d'aumôniers dans les armées; et 
la troisième, des frères servants d'armes, qui furent aussi 
destinés à combattre avec les chevaliers. 

Après la perte entière de la Terre-Sainte, les frères 
hospitaliers et militaires de Saint«Jean de Jérusalem se 



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RBGHBRCHBS SUR LA CHEVALERIE. 499 

retirèrent dans l'île de Chypre, qu'ils habitèrent environ 
dix-huit ans. En 1309, ils s'emparèrent de l'Ile de Rhodes 
sur les Sarrasins, s'y établirent et prirent le nom de che- 
valiers de Rhodes. Soliman ayant fait la conquête de cette 
lie, en 1522, les chevaliers se retirèrent en Italie, et de là 
dans l'Ile de Malte, que leur donna l'empereur Gharles- 
Quînt , en 1530 ; ils quittèrent alors le nom de chevaliers 
de Rhodes , pour prendre celui de chevaliers de Malte. 

L'ordre de Malte était composé de huit langues ou 
nations, savoir : Provence, Auvergne, France, Italie, Ara- 
gon, Allemagne, Castille et Angleterre. Chaque langue avait 
plusieurs grands prieurés et bailliages capitulaires , et 
chaque grand prieuré un certain nombre de commanderies, 
dont les unes étaient destinées aux chevaliers, et les autres 
aux servants d'armes et chapelains. On donnait de préfé- 
rence aux chevaliers les commanderies situées dans les 
pays d'où ils étaient originaires ; ce n'était pas une règle, 
mais un usage qui a fait quelquefois considérer comme 
étant Bretons, par exemple, des chevaliers étrangers à la 
Bretagne *. 

Les preuves exigées pour l'admission dans l'ordre de 
Malte étaient de huit quartiers paternels et de huit mater- 
nels. Les frères servants d'armes ne faisaient point de 
preuves de noblesse , mais ils devaient être d'une famille 
ancienne et honnête dans la bourgeoisie. Vertot rapporte 
dans son histoire des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem 
qu'un de ses servants d'armes, le frère Fortuné Gavessan, 
de Gascogne , fut élevé à la dignité de chevalier par le 

* t^armi ces chevaliers étrangers à la Bretagne , noas citerons Raoul 4e Véronne , 
bommandeor de PontmoUen» en 1513; Mathurin de la Boncherie» commandeor d'Arétin, 
en 1520; Jean de la Roche- Andry (ou de la Roche-Landry), commandeor de Nantes « 
originaire de TAngoamois; Jacques Aymer (on Ayimer). commandeur de Onimper, 
appartenant à la famille Ayimer d'Angleterre , qui porte les mêmes armes ; Guillaume 
d'AppeWoisin (ou Palavicini), en U67, d'une maison originaire d'Italis, dont une bran- 
che s'établit postérieurement à Tau 1467 en Bretagne. 



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500 RRGHBRGHBS SUR LA CHBVALERIB 

grand-maltre d'Aubusson, en récompense des actions de 
valeur qu'il avait faites pendant le siège de Rhodes, en 1480. 
Les chevaliers pouvaient , d'un autre côté , dans certains 
cas, être réduits à la condition de servants d'armes. 

L'abbé de Vertot a donné, à la suite de son Histoire des 
chevaliers de Saint- Jean de Jérusalem, une liste très- 
curieuse de ces chevaliers. On en trouvera aussi une dans 
le troisième tome du nobiliaire de M. de Courcy. Nous les 
avons consultées et les avons augmentées de quelques 
noms tirés des Preuves de D. Morice et des chartes d'ab- 
bayes. 

1 1 70. EVEN , Hospitali magister, est nommé avec Guillaume 
Ferron, Templi magister, dans un acte de donation du duc 
Conan IV au Mont-Saint-Michel. Even est un prénom. Sans 
doute ce chevalier, à l'instar de beaucoup de religieux, 
n'avait pas joint à son nom de baptême celui de sa famille. 
Parmi les témoins de cette charte figurent avec Even , 
* Ruellan, abbé, Simon, archidiacre, Henri, sénéchal, etc. 
(D. Morice, Preuves.) 

1 187. GUILLAUME DE LA LANDELLE, frater Wuillelmus de 
Landella, fit, en 1187, un accord pour lui et pour les che- 
valiers de Saint-Jean, ses frères, avec l'abbaye de Saint- 
Aubîn-des-Bois, (Voy. Chev. duPorc-Épic, art. Martin de 
la LandeUe.) 

1244. PIERRE DE VILLE-DIEU , frater Petrus de Villa-Dei, 
sancte domus hospitalis Jerosolomitani in Romano * Bri- 

* Soiftnt les anteon de l'ooTnge iotitale Les anderu évêehés de Bretagne, les expres- 
sions m Romano Brilanme indiquaient Tensemble des biens des hospitaliers sitoés dans 
la partie de Bretagne où on parlait latin et romain, par opposition à la Bretagne br»- 
tonnante. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 501 

tannie tune temporis prœceptor humilis, est ainsi qualifié 
dans une charte de l'abbaye de Saint- Aubin-des-Bois , du 
mois de janvier 1244, relative à la vente faite par devant 
lui d'un hébergement et d'une vigne. Ville-Dieu était une 
commanderie de Bretagne, mais la charte précitée n'indique 
pas la terre dont Pierre de Ville-Dieu était commandeur. 
Les ouvrages relatifs à la Bretagne ne font pas mention 
de la famille de Ville- Dieu, mais l'armoriai universel de 
M. d'Eschavannes nous fait connaître qu'une famille du 
même nom, peut-être la même, portait d'azur à deux 
pals d'or, au chef d'hermines. 

1420. YVES FOURNIER, commandeur de Pontmelven. Il existe 
en Bretagne plusieurs familles appelées Fournier; nous 
ignorons à laquelle Yves Fournier appartenait. 

1433. GUILLAUME DE LA ROCHE, commandeur de Carentoir, 
rendit aveu au duc pour les biens de son ordre, le 6 février 
1433. (Arch. de la Loire-Inf.) 

1438. ROBERT LE MAISTRE , s' du Boisvbrt, commandeur 
de Fougaret, près Guérande. (Voy. t. II, p. 164.) 

1443. JEAN DU DRESNAY, commandeur de Saint-Jean de 
Balaznaut, paroisse de Plouvien. (Voy. t. I, p. 42, art. du 
Dresnay.) 

1449. GUY DE DOMAIGNÉ, commandeur de la Guerche. La 
maison de Domaigné remonte à Robert, chevalier, en 
1206. 

1451. FRANÇOIS DU BOIS, commandeur du Temple, près 

32. 



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902 RECHERCHES SUR LA OfEVALBRIB 

Clisson* Nous ne savons à laquelle des familles du Bois de 
Bretagne ce chevalier appartient. 

ALAIN DE BOISÉON est mentionné dans des lettres du 
duc Pierre n, du !«' novembre 1451, qui commencent ainsi: 
De la part des humbles religieux et honnêtes hommes nos 
bien amés et féaux : m^ssire Alain de Boiséon, chevalier^ 
et frère Alain le Moine, religieux de l'ordre et hôpital de 
Saint-Jean-de-Ûférusalem, etc. (D. Morice, Pr.) Alain de 
Boiséon fut aussi commandeur de la Fouillée, Palacret, 
I^ontmelven, Sainte-Catherine et Saint-Jean de Nantes. Le 
nom patronymique d* Alain de Boiséon était de Lanmeur^ 
qu^un de ses ancêtres quitta pour prendre celui de Boiséon. 
(Voy. p. 156, art. Pierre de Lanmeur.) 

EON DU VAL^ commandeur dtt Saint-B^t d'Anray, est 
mentionné dans un compte de Tan 1451, du trésorier Lan- 
days. Il existe en Bretagne plusieurs familles appelées 
du Val| nous ignorons è laquelle Son du Val appartenait. 

1463. PIERRE DE KERAMBORGNE, commandeur de la Fouil- 
lée et du Palacreti paroisse de SainC'-LtiireAt. On voit, distns 
les Preuves ée IX Morice^ qu'un autre Pierre de Kenwf- 
borgne, ainsi que Rolland de Keramborgne, étaient au 
service du roi, chacun avec dix-neuf écuyers, en 1426; 
Jean servait aussi à la même époque avec douze écuyers ; 
François était un des douze cdtistilleurs de Tordonnance du 
duc, en 1480. 

1470. JACQfUÊS BAÏlDOtJL, au nombre des défenseurs de 
Rhodes, assiégé par Mahomet H, en 1480^. La maison de 

* Parmi let défenseurs de Rhodes, Vertot cite GailUame Bataille et Charles d'Aspre- 
mont, mais malheorensement il n'indique pas les armes de ces chefaliers, ce qni nous 
empêche de skroir s'ils appartenaient am maisons de Bataille et d^Aspremont de Bre* 
tagne. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 503 

Bardoul est connue depuis Thomas, qui avec ses frères, 
ratifia, en 1199, une concession de leur père à Saint-Sulpice 
de Rennes; Pierre, chevalier, vivait en 1430. 



I475, HARDY PANTIN , s' de la Hamblinièrb, tué au siège 
de Rhodes, en 1480. Il appartenait à une maison originaire 
d'Anjou, où est située la terre de la Hamelinière. Hardouin, 
s' de la Hamelinière, se croisa en 1191 ; Philippe, s' de la 
Hamelinière, s'établit en Bretagne à la fin du XII? siècle, 
et épousa Nicole de Machecoul, dame du Bois-Rouaud; 
Pierre et Jean, ses fils, furent successivement capitaines de 
Saint-Florent-sur-Loire, pour René d'Anjou; Jean était 
capitaine de Clisson, en 1477 ; autre Jean, chevalier de 
l'ordre du roi, remplit les fonctions de maréchal de bataille 
à la journée de Pavie, en 1535. Les terres de la Guère et 
de Lan'demont, qui ont donné leur nom à deux branches de 
cette maison, sont situées en Bretagne. 

1480. YVES MILON, commandeur d'Amboise, au nombre des 
défenseurs de Rhodes, en 1480. (Voy. 1. 1, p. 399, art. Ber- 
trand Milon.) 

CHARLES CHAPPERON, au nombre des défenseurs de 
Rhodes, en 1480. Rolland Chapperon, chevalier, s' des 
Savenières, paroisse d'Anetz,évêché de Nantes, est men- 
tionné dans la réformation de 1427. 

i486. N. DE CHASTEIGNER, commandeur de la Fouillée et du 
Palacret. Ce chevalier appartenait probablement à une 
maison de Bretagne connue depuis Hubelin Chasteigner, 
s^ de Bougon, paroisse de Bouguenais, près Nantes, en 1258, 
et qui appartenait sans doute à une branche des Chastei- 
• gner du Poitou, qui porte d*or au lion léopardé. 



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504 RBGHBRCHK8 SUR LA CHBVALiRIE 

1500. FRANÇOIS DE KERBOURIC, commandeur de Moulins, 
en Bourbonnais. D'après un sceau de 1307, gravé dans les 
Planches de D. Morice, les armes de Rolland de Kerbouric 
étaient un lion; François fut chevalier de Malte, en 1577. 

1502. ANTOINE DE BROSSE quitta, en 1502, l'ordre de Rhodes 
pour épouser Jeanne de la Raye, dame de Grotz. (D. Morice, 
Généalogie des comtes de Penthièvre.) Antoine de Brosse 
descendait de Jean de Brosse, s' de Boussac, maréchal de 
France, dont le fils, nommé aussi Jean, épousa Nicole de 
Blois, dite de Bretagne, comtesse de Penthièvre. 

1510. TRISTAN DE LANGUÉOUEZ, commandeur du Saint- 
Esprit d'Âuray. (Voy. art. Jean de Languéouëz , p. 339.) 

.GUILLAUME DE KERALIO, tué au siège de Rhodes, 
en 1528. On trouve dans les Preuves de D. Morice, un 
Guillaume de Keralio, écuyer du duc, en 1420. 

1512. JEAN DE CAHIDEUG entra en 1512 dans l'ordre de 
Rhodes, et se trouva à Rhodes quand cette ville fUt prise 
par Soliman, en 1522 ; il devint ensuite commandeur de la 
Guerche et du Temple. La maison de Cahideuc a produit à 
la réformation de 1668 une généalogie remontant à Jean de 
Cahideuc, qui vivait vers l'an 1200; Robert se croisa 
en 1248; autre Robert était, en 1426, homme d'armes de la 
compagnie de Guy de Laval^ sire du Gavre; Guillaume 
figure parmi les hommes d'armes de la compagnie de Guil- 
laume de Rosnyvinen, en 1452; Arthur fut, en 1615, cheva- 
lier de l'ordre du roi et gentilhomme de sa chambre ; 
Emmanuel-Auguste, comte du Bois de la Motte, était vice- 
amiral et grand'croix de Saint-Louis, en 1762. Un membre 



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DU DUCHÉ DE BRBTAGNB. 505 

de cette maison a été admis aux honneurs de la cour en 
1780. (D. Morice, du Paz, Nob. de Courcy.) 

1513. N. DE FONTLEBON, au nombre des défenseurs de 
Rhodes, en 1522. Une branche de la maison de Fontlebon , 
originaire du Poitou, s'était établie vers cette époque en 
Bretagne, mais nous ignorons si ce chevalier lui apparte- 
nait. 

1523, PIERRE DE LA FOREST, commandeur de Ville-Dieu. 
Suivant Vertot , ce chevalier portait de gueules à la croix 
boutonnée d'hermines. La possession de la commanderie de 
Ville-Dieu, située en Bretagne, nous fait penser que Pierre 
de la Forest était Breton , quoique ses armes soient diffé- 
rentes de celles des diverses familles de la Forest de 
Bretagne. 

PHILIPPE DE KERLEAU , commandeur de la Guerche, 
grand-prieur de France, en 1540. 

ANTOINE APPELVOISIN ou PALAVICINL 

1524. N. D'AUBIGNÉ. (Voy, p. 13.) 

JACQUES D'APPELVOISIN ou PALAVICINL 

MARC DE ROSMADEC. Suivant Vertot, il portait paie 
d'argent et de giteules. La maison de Rosmadec, une des 
plus illustres de Bretagne, est connue depuis le XIP siècle. 
Hervé se croisa, en 1235; Yvon, chevalier, devait d'après 
une enquête de 1294, un chevalier d'ost au duc; Riou, 
chevalier, vivait en 1339. Cette maison a en outre produit 
des écuyers et des chambellans des ducs, des capitaines 
d'hommes d'armes, des chevaliers de l'ordre du roi, etc. 



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506 REGHERéHES SUR LA CHEVALERIE 

1525. JOACHIM DU PUY DU FOU. Une branche de la maison 
du Puy du Fou, originaire du Poitou, s'était établie pendant 
le courant du XV' siècle en Bretagne, oit elle possédait plu- 
sieurs terres, entre autres celle du Boumeau, située dans 
révèché de Nantes. Nous igiiorons si Joachim du Puy du 
Fou appartenait à celle de Bretagne. (Voy. art. Pierre du 
Puy du Fou, année 1489.) 

FRANÇOIS DE LA BOUEXIÈRE, du diocèse de Tréguier, 
portait, suivant Vertot, de gueules à sept annelets d'or, 3, 
3, 1, au lambel de même. 

1526. JEAN TOURNEMINE, de la Hunaudaye, commandeur de 
Ville-Dieu. 

ROLLAND DE KERMENEC. 

N. BREHET, de la Lande. Olivier Brevet prêta serment 
de fidélité au duc, parmi les nobles de Tréguier. 

1528. NICOLAS TOURNEMINE. Suivant Vertot, il portait, 
comme Jean Tournemine, précédemment mentionné, écar- 
. télé d'or et d'azur. 

1531. N. DU BOT. Il existe plusieurs familles de ce nom en 
Bretagne. 

Nous avons dû arrêter, d'après le plan de notre ouvrage, 
qui ne concerne que les chevaliers du duché de Bretagne, 
notre liste des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem à 
Tannée 1532, époque de la réunion de la Bretagne à la 
France. 



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SUPPLÉMENT 



CARDES DES SCEAUX DE BRETAGNE 



Quoique les i^ardes des 3ceaux ne puisseut pas être mi» 
au ^OIpbre des grwds olficiers du duché de Bretagiie, 
puisque leur? fonctions étaient inlêrieures à ceUas des vicç- 
chanceliers, cependaut, comme elles ét^ent tr^-impor- 
tautesi puisque le garde des sceaux avait la g^de du scel 
du duc, et scellait ses lettres patentes en présence du chan- 
celier ou du vice-chancelier, nous avons cru devoir consa- 
crer à ces officiers un chapitre particulier, regrettant qu'il 
en ait été ûdt peu mention dans les histoires de Bretagne, 
06 qui ne nom permet que de citer quelques-uns d'mitre 



142 1 . BERTRAND HUCHET est qualifié secrétaire d'État, garde 
des sceauic du duc et son ambassadeur en Angleterre, dan$ 
la généalogie produite en 1669, devant les commissaires de 
la réformation de la noblesse de Bretagne. Si nous consul- 



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508 RSCHSBCHB8 SUR LA CHEVALBRIB 

tons les Preuves de l'Histoire de Bretagne de D. Morice, 
nous y voyons que Bertrand Huchet figure avec le titre de 
secrétaire du duc et de premier secrétaire du comte de 
Montfort dans la Revue des ordonnances de l'hôtel du duc, 
à la date de 1421. La qualité de secrétaire du duc lui est 
également donnée dans un compte de Tan 1426, de Jean 
Dronyou, trésorier, et dans diverses lettres du duc des 
années 1435 et 1442. Une de ces lettres du 12 avril 1442 
nous apprend que le duc envoya Bertrand Huchet, son 
secrétaire, vers le comte de Stanfort , pour régler quelques 
contestations survenues entre un serviteur de ce seigneur 
et quelques sujets du duc. Bertrand Huchet épousa Jeanne, 
dame de la Bédayère. 

On trouve aussi dans les Preuves précitées un Guillaume 
Huchet au nombre des dix écuyers de la compagnie de 
Pierre de Castellan, en 1418 *. Jean Huchet de Langouët fut 
reçu chevalier de Malte, en 1646; Briand Huchet, s' de 
Kerbiquet, de Langouët et du Plessis-Cintré, fut créé che- 
valier de l'ordre du roi , en 1648. Cette maison , dont un 
membre a été admis, en 1784, aux honneurs de la cour, a 
en outre produit des procureurs généraux et des conseillers 
au Parlement de Bretagne. (D. Morice. Armoriai de d'Hozier. 
Nob. de Courcy et de la Grasserie.) 

1450. EON BAUDOUIN, garde des sceaux de Bretagne, homme 
plein d'honneur et de probité, rapporte D. Taillandier, 
continuateur de V Histoire de Bretagne de D. Morice, 
refusa de sceller la sentence de mort de l'infortuné 
Gilles de Bretagne. Le chancelier Louis de Rohan, s' de 

* Dans une montre de Tan 1375, Perrot de Castellan on de Catelan, figure parmi 
les écafers de la compagnie d'Olivier de Clisson ; Pierre et Yvon serraient , le premier» 
«tec quinze écoyers, et le second, avec seize écuyers, en 1418. I4 maison de Catelan a 
produit en outre, des cheraliers et des commandeurs de Malte, des chefaliers de Saint- 
Lazare, des pages du roi , des évéques, etc. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 509 

Guémené-Guingamp, qui avait épousé la nièce d'Arthur de 
Montauban, ennemi mortel de ce malheureux prince, priva 
Baudouin de son office, et scella lui-même Tarrèt de mort. 
Il existe en Bretagne plusieurs familles appelées Baudouin, 
mais nous ignorons à laquelle Eon Baudouin appartenait. 



1457. OLIVIER LE MAIGNAN, nom orthographié par erreur 
Le Manigan dans les Preuves de D. Morice, fut institué 
garde des sceaux le 10 avril 1457, d'après les registres de 
la chancellerie. La famille Le Maignan, dont les branches 
principales sont celles de l'Ecorse et de la Verrie, est connue 
depuis le XIV* siècle ; Olivier Le Maignan était chanoine 
de Tours, en 1388 ; Rolland figure parmi les gens d'armes 
qui accompagnèrent le duc en France, en 1418 ; Jean fut 
bouteiller de la duchesse, en 1451. 

Le roi Charles VIII, ayant aboli, en 1498, la chancellerie 
de Bretagne, institua pour gouverneur de la chancellerie et 
garde du ^1 Philippe de Montauban, chevalier, s» de Sens, 
précédemment chancelier. Le roi conserva néanmoins 
l'office de vice-chancelier auquel fut attaché la garde du 
scel. Ces vice-chanceliers furent Guillaume Guéguen, abbé 
de Redon, de 1491 à 1512; Jean Berthelot, en 1512; Jean 
Briçonnet, en 1524, et Louis des Déserts, conseiller du roi , 
président à la cour du Parlement de Bretagne, garde-scel, 
qui remplit, en 1532, les fonctions de vice-chancelier au 
couronnement du duc François III, dauphin de France, à 
Rennes. (Voy. ch. vice-chanceliers, 1. 1, p. 386.) 



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ORIGINES 

DE LA NOBLESSE FRANÇAISE 



DES DIVERSES SORTES DE NOBLESSE 



Nous ne reviendrons pas sur ce que 'nous avons dit 
dans le premier volume de cet ouvrage sur l'origine de la 
noblesse fraDçaise, qui date du règne de Charles le Chauve. 
Ce fut sous son règne que la noblesse franque se tranforma 
en noblesse féodale par suite de Thérédité des fiefs, qui fut 
sanctionnée par une ordonnance de ce prince. Dès lors, 
toutes les terres de France se trouvèrent partagées en deux 
catégories : les terres nobles dont les possesseurs étaient 
astreints à un service militaire déterminé et à Thommage 
envers leur seigneur supérieur, et les terres roturières 
possédées par des serfs ou par des gens Inhabiles au métier 
des armes, terres qui furent seulement grevées de cer- 
taines servitudes et de redevances. Les possesseurs hérédi- 
taires des terres nobles firent partie de la noblesse et les 
autres du peuple. 



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RSCHBRCHBS SUR LA GHSYALBRIB. 511 

« La France, dit Chateaubriand % était alors une répu- 
blique aristocratique fédérative reconnaissant le roi pour 
chef. Cette aristocratie était sans peuple : tout était esclave 
ou serf. Le servage n'avait point encore englouti la servitude: 
le bourgeois n'était pas encore né ; l'ouvrier et le mar- 
chand appartenaient encore à des maîtres dans les ateliers 
des abbayes et des seigneuries; la moyenne propriété 
n'avait point encore reparu ; de sorte que cette monarchie 
(aristocratie de droit et de nom) était de fait une véritable 
démocratie, car tous les membres de cette société étaient 
égaux ou le croyaient être. On ne rencontrait point au- 
dessous de l'aristocratie cette classe distincte et plébéienne 
qui, par Tinfériorité relative du sang, fixe la nature du 
pouvoir qui la domine. Voilà pourquoi les chroniques de 
ce temps ne parlent jamais du peuple : on s'enquiert de ce 
peuple; on est tenté de croire que les historiens l'ont caché, 
qu'en fouillant des chartes on le déterrera, qu'on décou- 
vrira une nation française inconnue, laquelle agissait, ad- 
ministrait, gagnait les batailles, et dont on a enseveli la 
mémoire. Après bien des recherches, on ne trouve rien, 
parce qu'il n'y a rien, et que cette aristocratie sans peuple 
est à cette époque la véritable nation française. » 

Il ne faudrait pas inférer de ces réflexions de^Château- 
briand que, du temps des rois Francs, aucun homme du 
peuple ne fût parvenu à la noblesse et môme à la souverai- 
neté. L'histoire 'fen cite plusieurs , entre autres TertuUus, 
auquel Charles le Chauve inféoda le comté d'Anjou. Mais à 
pflirtir du règne de ce prince, lorsque le système féodal eut 
reçu tout son développement et que la noblesse devenue 
indépendante eut formé une classe complètement distincte 
du peuple, des faits semblables durent rarement se produire^ 

* Anêlyn nmnnée de V Histoire de France, par ChâleaobriaDdi 



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512 REGHBRGHSS 8UR LA CHEVALERIE 

et il est présumable que les terres inféodées se perpé- 
tuèrent dans les mêmes familles, ou ne passèrent que dans 
d'autres familles faisant également partie de la noblesse. 

Mais cet état de choses subit à Tépoque des croisades de 
grandes modifications. Entraînées par le désir de délivrer 
la terre sainte et le tombeau du Christ du joug des infi- 
dèles, des populations entières prirent part aux expéditions 
d'outre-mer. Or, si le voyage était peu coûteux pour 
Thomme du peuple presque sans armes et emportant tout 
son avoir avec lui, il n'en était pas de môme pour les sei- 
gneurs dont l'équipement et celui de leurs hommes d'armes 
étaient très-dispendieux; de plus, chacun faisait consister 
son honneur à paraître à la croisade avec la plus grande 
magnificence. Il fallait donc trouver de l'argent, et pour se 
le procurer, les nobles commencèrent à engager leurs 
terres, et ensuite par les vendre. Mais comme il s'en trou- 
vait peu parmi eu^ pour les acheter, parce que la plupart 
avaient pris part à la croisade, il fallut avoir recours à ceux 
qui détenaient l'argent, c'est-à-dire aux hommes de négoce. 
Ceux-ci achetèrent les terres des seigneurs, mais il ne 
faudrait pas croire, qu'en vertu de ces achats, ils devinrent 
de suite les égaux de ceux dont ils étaient naguère les 
humbles vassaux. Comment en effet supposer que des che- 
valiers fiers de leurs exploits et de leur naissance pussent 
consentir à fléchir le genou devant un parvenu inhabile au 
métier des armes? Le livre des Olim de M. le comte Beugnot 
nous apprend que plusieurs seigneurs refusèrent de rendre 
hommage à ces enrichis par la finance. Ces acquéreurs 
durent donc se contenter des revenus et des redevances, de 
ce qu'on appelait les droits utiles, et c'était déjà beaucoup. 
D'un autre côté, les possesseurs de fiefs nobles étaient as-> 
treints au service militaire, et comme ces nouveaux acqué- 
reurs ne pouvaient pas se faire remplacer par des gentils- 



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DU DUCHE DB BRBTAGNB. 513 

hommes, parce que ces derniers étaient tous à la guerre % 
le non-noble fut obligé de servir lui-même dans Tappareil 
voulu par l'importance de son fief. Or, le droit de porter 
les armes a toujours été Tapanage des hommes libres, et de 
ce droit à la noblesse, dans ce temps-là, il n'y avait qu'om 
pas. Il arriva donc, qu'après quelques généj^ations, les des- 
cendants de ces acquéreurs de fiefs, s'étant trouvés dans 
les guerres de leur temps continuellement mêlés avec les 
nobles, finirent par être confondus avec eux. 

C'est ce que nous apprennent les Établissements de saint 
Louis, recueil des anciennes coutumes du royaume. On y 
voit que la noblesse s'acquiert par la tierce-foi^ c'est-à- 
dire qu'un roturier acquérant un fief noble, ses descen^ 
dants deviennent nobles au troisième hommage du mente 
fief \ Cette sorte d'anoblissement rentrait dans la caté^ 
gorie des anciennes inféodations. Mais quand l'ardeur des 
croisades se fut calmée, les seigneurs vendirent leurs terres 
le moins qu'ils purent, de sorte que les acquisitions de 
fiefs nobles par les roturiers devinrent assez rares, et cela 
d'autant plus que les rois de France,* qui à la fin du 
XIII« siècle avaient imaginé d'anoblir par lettres patentes 
leurs sujets, ne pouvaient pas leur laisser, sans leur imposer 
aucuQe condition , le droit de s'anoblir eux-mêmes *. Ils 
frappèrent donc l'acquisition des fiefs nobles par les non* 
nobles d'un droit de finance appelé droit de franc fief, et même 
confisquèrent quelquefois ceS' fiefs^ quand ils avaient été 
achetés sans leur permission. Nous voyons dans une ordon- 
nance du roi Charles VI, du 11 février 1385, la mention sui- 



^ Les montres féodales bretonnes du XV* siècle noos apprennent que le possesseur 
non Doblb d'un fief noble défait se Faire remplacer par an gentiHiomme» s*il ne senrail 
pas lai-qaéme. 

> Les anoblissements par lettrts ne paralssenl pas avoir été en Mage en Bretagne 
afant le XV* siècle ; mais dans le courant de ce siéde, nos dtcs en aocordérent beaa« 
oonp. 



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514 REGHBRGHB8 SUR LA GHBTALERIB 

vante : Les non-nobles qui sans le consentement de nous ou de 
nos prédécesseurs auront acquis depuis le temps de quarante 
ans ança^ des flefSj arrière-fiefs, etc., dam notre censive, 
seront contraints de les mettre hors de leurs mains, sans 
fhaude, dedans un an, pendant lequel ils en jouiront sans 
préjudice de nous; et celui an passé, sHls ne les ont mises 
hors, les choses demorront et demeurent dès maintenant 
pour lors en notre dite main, sans ce que lesdites gens non 
nobles en puissent rien prendre ,• mais en seront tous les 
fruits, profits, revenus et émoluments levés et appliqués à 
nous et à notre profit sans déport, tant qu'il apert icelles 
choses être en vérité mises hors des mains desdits non 
nobles. 

Pendant que les rois de France étaient si rigoureux à 
Pégard des non-nobles acquéreurs de fle& nobles, ils accor- 
daient aux bourgeois de certaines villes, entre autres à 
ceux de Paris, des privilèges équivalents à ceux dont jouis- 
sait la noblesse. Ainsi, par ordonnance du 9 avril 1371, le 
roi Charles V maintenait les bourgeois de Paris dans 
Texemption des droits de franc8-fle&, et dans le droit de 
faire porter à leurs chevaux des freins dorés et autres 
ornements appartenant à Tordre de chevalerie, et avec ce, 
de prendre chevalerie armée, comme nobles de lignée et 
de lignage du royaume. On voit par cet aperçu le chemin 
qu^avait parcouru la bourgeoisie depuis le règne de saint 
Louis, pendant lequel, d'après une ordonnance de Tan 1270, 
nul ne pouvait être chevalier sHl n'était gentilhomme de 
parage (du côté paternel), autrement le roi ou le baron 
avait droit de lui couper les éperons sur un fumier^ 
Louis XI augmenta les privilèges des bourgeois de Paris, 
en les dispensant par son ordonnance du 14 novembre 1465, 
du service du ban et arrière-ban. Ces privilèges étaient 
plus considérables que ceux dont jouissaient les nobles du 



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DU DUCHÉ DB BRETAGNE. 515 

royaume dont les fiefs étaient confisqués, s'ils manquaient 
au service militaire auquel ils étaient obligés. 

On pourrait conclure de Tordonnance du roi Henri ni, 
du mois de mai 1579, qu'antérieurement les fiefe nobles 
anoblissaient leurs possesseurs. On y voit, en effet, que les 
roturiers ou non nobles aclietant fiefs nobles ne seront 
pour ce anoblis j ni mis au rang des nobles, de quelque 
revenu que soient les fiefs par eux acquis *. Mais il serait 
possible que cette ordonnance ne fût que le renouvellement 
d'anciennes ordonnances, et qu'elle eût plutôt pour but 
d'arrêter un nouveau genre d'usurpation, que d'abolir un 
usage auparavant existant. Beaucoup de gens, en effet, à 
l'occasion des guerres de religion, avaient porté les armes, 
et cherchaient, sous ce prétexte, et aussi parce qu'ils pos- 
sédaient des fle& nobles, à s'incorporer à la noblesse. 

A cette ordonnance de Henri HI, on pourrait opposer 
celle de Louis XI , de l'an 1463 , dite des francs-fiefs , par 
laquelle il anoblit tous les non-nobles de Normandie, pos- 
sédant fiefs nobles , ne trouvant pas convenable que des 
terres de cette nature fussent possédées par des gens qui 
ne fussent pas nobles. Nous voyons aussi que les commis- 
saires de la réformation de la noblesse de Bretagne, en 1668, 
refusèrent d'admettre comme preuves de noblesse les 
comparutions aux montres féodales, parce que, disaient- 

* Les Don-nobles possédant des fiefs nobles érigés en dignités ne pondaient en prendre 
le titre, sans l'aatorisation da roi. Autrefois on ne prenait le titre d'ane terre, seigoea- 
Tie , comté, on baronnie , que lorsqu'on en était le possessenr, et par la vente de cette 
terre, le titre en passait à Tacquéreur, pourvu qu'il fût gentilhomme. Quand les rois de 
France eurent commencé à faire des érections de terres en marquisats , comtés ou ba- 
ronnies, ils changèrent cette législation, et Toulurent que tout acquéreur d'une terre 
érigée en dignité ne pût en prendre le titre , sans de noufelles lettres patentes. Mais 
cette ordonnance ne fut pas observée, et Ton vit se produire ce fait bizarre de la vente 
successive d*une terre en procurer le titre à ses possesseurs différents, qui tous ne 
manquaient pas de le conserver. A cet abus il s'en joignit bien d'autres ; aussi un gé> 
aéalogisle du siècle dernier disait-il qu'il y avait en France huit mille marquis, comtes 
ou barons, dont deux mille au plus l'étaient d'une manière légitime; que dirait-il au- 
Jonrd'hu s'il revenait an monde? 



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516 RECHERCHES SUR L4 CHEVALERIE 

ils, les roturiers possédant flefs nobles y étaient convoqués 
comme les gentilshommes. 

Le fait était vrai, mais le nombre de ces non-nobles était 
bien moins considérable que le supposaient ces commis- 
saires. L'acquisition des fle& nobles par les roturiers a 
toujours été, en effet, en Bretagne, de la part de nos ducs, 
Tobjet de mesures restrictives. Dans une ordonnance du 
duc Jean II, de Tan 1294, il est spécifié : Qmd nuUus bur- 
gensis non gentilis, seu homo roturariuSj non possit emere 
feodos gentiles^ nec se crescere in eisdem. L'expression 
burgensis non gentilis désigne le bourgeois qui ne serait 
pas gentilhomme , car il y avait des nobles qui habitaient 
des villes où ils avaient acquis le droit de bourgeoisie. 

La Roque dit que les Bretons prétendent que le mot de 
franc-flef était inconnu chez eux, du moins au temps des 
ducs de Bretagne, et que les roturiers n'y pouvaient 
acquérir des flefs , autrement le prix en était acquis au 
duc. Il cite à ce sujet une ordonnance de Tan 1421, du duc 
Jean V, qui défend aux non-nobles d'acquérir des flefe 
nobles, sous peine d'être privés desdits flefs, dont le prix 
appartiendra au duc. On voit aussi, dans les Preuves de 
l'histoire de Bretagne de D. Morice, qu'en 1450, le duc 
Pierre II défendit aux non-nobles d'acheter des flefs nobles, 
à peine de proscription et de bannissement. Louis XII 
abrogea cette loi, en 1503, et François P' la rétablit, en 
1535 ; mais, pressé par le besoin d'argent , il reçut ensuite 
une infinité de roturiers à composition. Malgré d'autres 
ordonnances restrictives que nous pourrions citer, il est 
certain que la possession d'un fief par un non-noble, jointe 
à un service militaire permanent, a introduit la noblesse 
dans plusieurs familles, et nous trouvons que ce mode 
d'anoblissement, renouvelé des anciennes inféodations, est 
un des plus honorables entre tous. 



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DU BUCHâ DB BRETAGNE. 517 

Pour récompenser les services de leurs sujets , et aussi 
pour rendre ceux qui étaient revêtus d'offices royaux plus 
respectables aux yeux des peuples, les rois de France ne se 
bornèrent pas à accorder des anoblissements au moyen de 
lettres patentes, mais de plus, ils créèrent une infinité de 
charges vénales qui conféraient la noblesse, de sorte qu'on 
peut dire qu'elle était à la portée de tout le monde. De cette 
manière les rois de France eurent une noblesse à eux, et 
portèrent un rude coup au système de la féodalité, auquel 
mit fin rétablissement des armées permanentes. 

A partir de cette époque , la déchéance de Tancienne 
noblesse Ait rapide, surtout en Bretagne. Outrés de ce que, 
malgré le pacte d'union consenti avec la France, la plupart 
des charges du duché avaient été données à des Français, 
beaucoup de gentilshommes bretons , surtout parmi ceux 
qui n'appartenaient pas aux plus puissantes familles, qui 
depuis longtemps étaient devenues françaises, ne voulurent 
pas servir la France, et vécurent obscurément dans leurs 
terres, se contentant de comparaître aux montres de leur 
province, quand ils y étaient convoqués, et encore souvent 
y faisaient-ils défaut ; de là le grand nombre de défaillants 
que Ton remarque dans les procès-verbaux de ces montres. 
D'un autre côté , ne voulant pas se mésallier, ni faire dor- 
mir leur noblesse * en embrassant une profession incompa- 
tible avec elle , ils finissaient par être réduits à cultiver 
eux-mêmes ce qui leur restait des champs paternels. Plan* 
tant leur épée à l'extrémité d'un sillon, ils indiquaient par 
là qu'ils conservaient intactes les prérogatives de leur race. 
Plusieurs même se rendaient aux États en habit rustique, 

* En Bretagne, la noblesse de race ne ponTait pas se perdre» mAme par désistement; 
qoand on gentilbomme , par suite de l'exercice d'on métier mercantile, dérogeait à sa 
noblesse , on disait que pendant ce temps-là elle dormait. Ceux qui foolaient faire les 
choses en conscience , déposaient leur épée an Parlement qoand ils vonlaient faire le 
commerce, et tenaient ensuite la reprendre. 



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518 RKGHERGHBS SUR LA GHBVALERIB 

et prenaient part , comme les autres gentilshommes , aux 
repas donnés à la noblesse par le président des États. Peu 
de temps avant la révolution, à Tun de ces banquets, un 
seigneur français de haut parage se permit des moqueries 
inconvenantes au sujet de ces déshérités de la fortune, mais 
non de l'honneur, qu'il appelait des fouetteurs de lièvres. 
L'un d'eux se fâcha et provoqua l'insulteur. On descendit 
dans la cour de l'hôtel, où le duel eut lieu aux flambeaux. 
Au grand plaisir des Bretons, la victoire se déclara pour le 
vengeur des fouetteurs de lièvres. 

Revenons aux charges anoblissantes. Il ne faudrait pas 
croire que leurs acquéreurs devinssent, ^p50 fado^ les égaux 
des gentilshommes, car la plupart de ces offices ne confé- 
raient la noblesse qu'au premier degré, et encore fallait-il 
que leurs possesseurs les eussent exercés pendant vingt 
ans, ou fussent morts en charge. Ce n'était, au reste, 
qu'après trois générations, temps regardé en général 
comme nécessaire pour établir une noblesse de race, que 
les descendants de ces anoblis étaient admis à partager 
noblement. Quand les acquéreurs d'offices vénaux les 
avaient exercés pendant vingt années, ils se faisaient déli- 
vrer des lettres d'honneur ou de vétérance, qui indiquaient 
qu'ils avaient rempli les conditions exigées. Cela ne les 
empêchait pas, môme auparavant, de prendre au siècle 
dernier, dans tous les contrats qu'ils passaient , la qualité 
de chevalier, tandis que les représentants des plus nobles 
maisons de Bretagne se contentaient du titre d'écuyer 
qu'avaient porté leurs pères. 

U faut bien remarquer qu'un titre nobiliaire quelconque 
pris dans divers actes, môme pendant quelques générations, 
est insuffisant pour prouver la noblesse , à moins que ce 
titre n'ait été pris, sans exception aucune, dans tous les con- 
trats où ceux qui y figuraient auraient eu le droit de le 



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DU DUGHi DS BRBTAONB. 519 

contester. Un seul acte où les qualités nobiliaires eussent 
été omises 9 suffisait pour infirmer la noblesse. Chaque 
degré devait être en outre appuyé d'un partage noble , 
pierre de touche de la noblesse. Le jurisconsulte Héyin cite 
dans un de ses ouvrages un arrêt du Parlement de Bre-- 
tagne, relatif à des contestations qui s'étaient élevées entre 
les membres d'une famille nantaise, dont les uns voulaient 
partager noblement, comme nobles, et les autres roturière- 
ment, comme roturiers. L'arrêt précité mit fin à cette 
contestation, en déclarant que cette famille avait acquis la 
noblesse par les charges de la mairie et de l'échevinage de 
Nantes. Par suite de ces conditions, quelquefois difficiles à 
remplir, on conçoit qu'il existe une multitude de fkmilles 
qui ont des prétentions à la noblesse, sans pouvoir les jus- 
tifier suffisamment, et sur la position nobiliaire desquelles 
existe la plus grande incertitude ^ On peut donc en con« 
dure que l'on ne peut véritablement considérer légalement 
comme nobles, que les familles qui ont obtenu des arrêts 
de maintenue de noblesse à la réformation générale de la 
noblesse, en 1668, ou postérieurement, ou qui ont reçu des 
lettres d'anoblissement. 

Les origines de la noblesse sont , comme on le voit, fort 
diverses; aussi a-t-il toujours existé parmi elle des catégo- 
ries. La première de toutes ces noblesses est celle d'an- 



* Panni les ehafges anoblisnnlM, nous dtaront les sahrsotes: Seoétaires do roi; 
— Trésoriers et payeurs des gages des offiders de la chancellerie de Bretagne; — An- 
diteors, oontrAleors et antres officiers serrant dans la chancellerie près le Parlement de 
Bretagne; — Parlement de Bretagne: présidents» conseillers, etc^ (nn grand nombre 
d'officiers de ce Pariement appartenaient anz pins anciennes fiimilles de Bretagne) ; — 
Conr des Comptes: présidents, maîtres, correcteurs et auditeurs; — Grand conseil; — 
Bureau des Finances ; — Mairie et écherinage de Nantes. — Louis XY établit une no- 
blesse militaire. D*aprés son édit de 1750, tous offiders généraux non nobles seront ano- 
blis; tout offider ayant ringt ans de senrioes non interrompus, dont tingt ans dans la 
commission de capitaine , et qui aura été décoré de l'ordre militaire de Saint-Louis , 
acquerra la noblesse , si son père et son aieul ont été aussi capitaines dans les armées 
de Sa Mijesté , et chetaliors de SainlrLonis. 



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520 RBCHBRGHBS SUR LA CHBYALBRIB 

cienne chevalerie, dont le principe est inconnu et remonte 
aux premiers temps de la féodalité. Pouf être admis aux 
honneurs de la cour, il fallait faire preuve de noblesse 
d^ancienne chevalerie. Le roi exemptait néanmoins des . 
preuves de cour les descendants des maréchaux de France, 
des chevaliers des ordres du roi, les ministres et les per- 
sonnes qu'il jugeait à propos d'admettre, en les dispensant 
de faire leurs preuves, ce qui se voyait très-rarement. Mais 
comme les filiations régulières par titres étaient fort diffi- 
ciles à établir au delà de Tan 1400, les preuves furent 
arrêtées à cette époque, toutefois sans anoblissement connu. 
Mais la plupart des familles qui ont fait leurs preuves les 
ont remontées au delà. En proscrivant des honneurs de la 
cour, sauf lea exceptions que nous avons indiquées, les 
familles anoblies, les rois de France reconnaissaient impli- 
citement que leur origine n'était pas distincte de celle de 
leur noblesse, et qu'ils n'étaient que primi inter pares. 
C'est pour ce motif que François !•' jurait par sa /b< d^ 
gentilhomme^ et qu'Henri IV, en faisant l'ouverture des 
États de Rouen, disait : Sije faisais gloire dépasser pour 
un excellent orateur^ j'aurais apporté ici de plus belles 
paroles que de bonnes volontés ; mais mon ambition tend à 
quelque chose de plus relevé que de bien parler. J'aspire 
au glorieux tUre de libérateur et de restaurateur de la 
France: déjà par la faveur du del^ et par le conseil de 
mes fidèles serviteurs, et par Vépée de ma brave et gêné- 
reuse noblesse, dont je ne distingue point mes princes^ la 
qualité de gentilhomme étant le plus beau titre que nous 
p^Sfiédions, etc. 

Lçs preuves requises pour l'admission parmi les pages du 
roi devaient remonter à l'an 1550, sans anoblissement 
connu; mais cette clause n'était pas rigoureusement exigée. 
Quatre degrés de noblesse étaient considérés comme néces* 



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DU DUCHÉ DB BRBTAGNB. 521 

saires pour faire un véritable gentilhomme. Les preuves de 
noblesse variaient au reste beaucoup pour Tadmission dans 
les ordres de chevalerie et dans les chapitres nobles ^ Dans 
les uns les preuves se faisaient par degrés, et dans les 
autres par quartiers. Ces dernières, quoique n'exigeant 
pas souvent une noblesse ancienne, étaient les plus difficiles à 
faire, par Tobligation de ne présenter, en remontant les 
générations, que des alliances nobles. Dans cette preuve, 
chaque degré produit deux quartiers, deux degrés quatre 
quartiers, etc.; en effet, le présenté produit son père et sa 
mère, puis le père et la mère de son père, et le père et la 
mère de sa mère; il passe ensuite à ses bîsaïeux paternels 
et maternels pour lesquels il procède de même. De crtte 
façon, deux degrés produisent quatre quartiers, trois degrés 
huit quartiers, quatre degrés seize quartiers, cinq degrés 
trente-deux quartiers. Il était rare qu'on exigeât des 
preuves plus considérables que celles de trente-deux quar- 
tiers. La progression qui se fait dans ht production des 
quartiers, par rapport aux degrés, est celle que Ton nomme 
géométrique. Par cette progression on arrive à des calculs 
vraiment incroyables au premier abord. Ainsi, par exemple^ 
le roi Louis XVIII, étant au vingt-neuvième degré de Robert 
le Fort, son vingt-sixième aïeul, produit 268,435^436 quar- 
tiers. Quelques-unes de ces preuves de noblesse étaient 
difficiles à faire; pour le chapitre de Saint-Pierre et de 
Saint-Chef de Vienne (Dauphiné), il fallait produire neuf 
degrés du côté paternel, et autant du côté maternel ; pour 
Neuville, neuf degrés paternels; pour Alix (chapitre noble 
de femmes), huit degrés paternels, sans anoblissement, et 

* M. BritDt de Laubrière, dans TaTant-propos de aon Armorid de Bretagne, a donné 
an lableao dea principales preuves de noblesse qni se (aisaient en France. 11 est regret- 
table que cet Armoriai soit si incomplet, et qn'il ne contienne pas les noms d'un 
frand nombre de lamiUes anciennes et illostres de Bretagne, éteintes avant la réforma» 
tien de 1668. 



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522 RBGHBRGHB8 8T7R LA CHBVALBRIB. 

trois degrés maternels; pour Bouzières-aux-Dames (cha- 
pitre noble de femmes), preuve de noblesse d'ancienne 
chevalerie. 

On voit que, dans ces preuves de noblesse, Tanciennetô de 
la race était tout et le titre rien. Les privilèges de la no- 
blesse augmentaient en raison de son antiquité. Ainsi, un 
anobli, eût -il été duc, aurait été exclu de tous les ordres 
de chevalerie et des chapitres nobles; rentrée aux États de 
sa province lui eût été interdite ; en un mot , il n'eût guère 
été plus qu'un simple bourgeois. 

Nous terminerons nos Rechetxhes sur la chevalerie du 
duché de Bretagne en rappelant ces paroles de Charles- 
Quint, qui font bien connaître Testime dans laquelle il tenait 
la noblesse de sang ou de race : Je puis faire de qui il me 
plait un duc au un comte^ mais le sang seul peut faire un 
gentilhomme. 



FIN DU SBGOND VOLXJMB 



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ADDITIONS ET CORRECTIONS 



TOME PREMIER 



Page d8, ligne 26, avouiez : Mais aux 97 bannières et bacheleries 
que nous venons de citer il faut lyouter la bannière de Ros- 
trenen qui, en 1451, appartenait au sire du Pont-rAbbè, lequel 
figura aux États tenus à Vannes la mâme année, en qualité de 
sire du Pont (Pont-l'Abbé) et de Rostrenen. C'est donc à 98 
qu'il faut porter le nombre des bannières et des bacheleries de 
Bretagne, au XV« siècle. 

Page 276, ligne 9, article Pierre de Rohan, 1476, ajoutez: Il serait 
peut-être difficile de prouver par titres authentiques que la 
maison de Rohan remonte, ainsi que Ta indiqué D. Morice, 
dans la généalogie qu'il a donnée des comtes de Rennes et de 
Vannes, à Nominoë, roi de Bretagne, en 850 ; mais il paraît 
certain, d'après du Paz, le Laboureur et Gallet, que les 



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524 ADDITIONS BT GORRBCflONS. 

vicomtes de Rohan descendit de Juthaël, fils puîné de Conan 
le Tort, comte de Rennes, qui fut le premier comte de Por- 
hoêt Cette origine n'est pas plus noble que celle des comtes 
de Vannes, de Nantes, de Léon, de Comouailles, de Penthièvre, 
etc., issus également des princes bretons qui s'étaient partagé 
le territoire de TArmorique ; mais, néanmoins, la maison de 
Rohan a toujours été considérée comme la plus illustre de ces 
races et la première après celle des souverains. On ne conçoit 
donc pas ce reproche adressé à D. Morice de n'avoir entrepris 
son Histoire de Bretagne que pour donner une origine prin- 
cière aux Rohan. 



GRANDS ÉCHANS0N8 DE FRANGE 

Page 314, ligne 29, ajoutez: Le P. Anselme, dans le chapitre 
qu'il a consacré aux grands échansons de France, ainsi qu'aux 
premiers échansons du roi, n'a pas mentionné parmi ces der- 
niers Yves du Fou, qui fut aussi grand veneur. Cependant, dans 
la notice relative à Yves du Fou, grand veneur, il rapporte qu'il 
fut premier échanson du roi, ainsi que le constate un compte 
de Matthieu Beauvallet, de septembre 1464. Nous avons cru 
devoir, d'après cette mention, comprendre Yves du Fou au 
nombre des premiers échansons. 

Le P. Anselme a omis aussi parmi les grands échansons Louis 
de Rohan, 8^ de Quémené, qui fut grand échanson de France, 
en 149a 



VICE-CHANCELIERS DE BRETAGNE 

Page 887, ligne 1, au Heu de: Yves de Pontual, lisez: Yves de 
Pontsal, évêque de Vannes, vice-chancelier de Bretagne, reçut 
en 1450, de Jean Prigent, évêque de Saint-Brieuc, le dépôt des 
chartes de Bretagne, dont il avait la garde. (Arch. Loire-Inf.) 



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ADDITIONS BT CORRECTIONS. 525 

Page 389, ligne 25, ajoutez: 1468. Jean de Romillé^ vice-chance- 
lier de Bretagne, et Olivier du Breil , sënèchal de Nantes, furent 
chargés par le duc de Bretagne, par lettres du 2 avril 1468, de 
ratifier les conventions relatives à un secours de trois mille 
archers que lui avait promis le roi d* Angleterre. (Archives de 
la Loire-Inférieure. Liasse 122, cassette 48.) 

Philippe de Commines rapporte que Jean de Romillë, vice- 
chancelier de Bretagne, qui était Normand, fut envoyé, en 1464, 
en ambassade auprès du comte de Charolais. Une branche de la 
maison de Romillé ou de Romilley, qui a produit un compagnon 
de Guillaume le Conquérant à la conquête de TAngleterre, en 
1066, dans la personne de Robert de Romillé, était établie en 
Bretagne dès le XII* siècle, car nous voyons figurer Oeoffiroi 
de Romillé parmi les témoins de la fondation de Tabbaye de la 
Meilleraye par Hamon le Bigot et Alain de Maisdon, en 1142. 
La maison de Romillé a produit un premier écuyer du roi 
Charles VI, en 1400, des écuyers des ducs de Bretagne, des 
capitaines dliommes d*armes, des chevaliers de Tordre du roi, 
des chevaliers de Malte, etc. (D. Morice. Arrât de la réformation 
de 1668. Dictionnaire véridigue des origines des maisons 
nobles de France, par Laine. Nob. de Courcy.) 



MAITRES D'HOTEL DES DUCS 

Page 410, ligne 11, article Oeoffroi de Pont-Blanc, au lieuse: 
1346, lisez: 1357, et effacez: Fut tué au siège de Lannion, en 
1346. Ce fut un autre Oeoffroi dePontblanc qui périt à ce siège. 
(D. Morice. Pr.) 

Page AiO^ ajoutez :i^i. Prégent de Trélever, chevalier, écuyer 
du duc, fut aussi son maitre d'hôtel. (Arch. de la Xoire-Inl6« 
rieure. D. Morice.) 

lfs%^AiO^ ajoutez: Pierre Meschinot, maître dli6tel des ducs 



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526 ADDITIONS BT GORRBGTIONS. 

Pierre n, Arthur m, François n et de la duchesse Ânne^ poète 
dont les œuvres ont été imprimées à Nantes en 1493. (Nob. de 
Courcy.) 

Page 414, ajovAez: 1480. Jehannot de la Salle. (D. Morice. Pr.) 



CHAMBELLANS DES DUCS 

Page 424, ligne 22, au lieu de : Arthur m, lisez: ArUiur IL 
Page 424, ligne 23, ajoutez: 1307. André de Bodégat, chevalier, 
chambellan du duc, est ainsi qualifié dans une obligation de 
mille francs d'or qu'il souscrivit, en 1307, à ce prince pour le 
paiement de la Jouissance de la régale de Tévêché de Saint- 
Brieuc. (Archives de la Loire-Liférieure. Liasse 68, cas^ 
sette 24.) 
Page 428, ajoutez: 1418. Jean de Rieux, s* de Chftteauneuf, 
capitaine de Saint-Malo. (D. Morice. Pr.) 

Page 432, ajoutez: 1425. Mahé TÉvêque. (Arrêt de la réforma- 
tion de 1669). 

Page 433, ajoutez: 1433. Jean de Penhoét, fils de l'amiral. 
(D. Morice. Pr.). 

Page 438, ajoutez: 1455. Tanguy de Kermavan, fils d'autre 
Tanguy, chambellan du duc, en 1431. (D. Morice. Pr.) 

Page 443, ajoutez: 1466. Louis de Rohan, s' de Ouémené, 
(D. Morice. Pr.). 

Page 443, ajoutez: 1466. Rolland Madeuc, s' de Ouémadeuc^ 
créé banùeret, en 1451. (D. Morice. Pr.) 

Page 443, ajoutez: 1466. Plœuc (le sire de), peut-être Guil- 
laume, qui fut présent à l'entrée solennelle de l'évêque de 
Quimper dans sa cathédrale, en 1481. (D. Morice. Pr.) 

Page 444, ajoutez: 1470. Jean des Rames, s' du Vigneu, cheva- 
lier. (D. Morice. Pr.) 

Page 445, ajoutez: 1483. Jean, sire de Champeroux, chevalier. 



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ADDITIONS BT G0RKBGTI0M8. 527 

chambellan du duc, et Jean Blandiet, conseiller de ce prince 
et procureur de Nantes, furent envoyés en ambassade vers le 
roi de France, en 1483. (Archives de la Loire-Infèrieure. 
liiasse 106, cassette 39.) 

Page 439, ligne 13, au lieu de: Guillaume de Broon, Usez: 
Jean de Broon. 

Page 439, article Guillaume de Boisëon, ajoutez: Ce seigneur 
appartenait à la maison de Goêtredrez, qui prit le nom de Boi- 
sëon, ainsi que nous rapprend la généalogie produite à la 
réformation de 1669 par la maison de Boiséon, et dans laquelle 
on lit que Margelle de Lanmeur, dite de Boiséon, épousa René 
de Goêtredrez, qui vivait en 1389, et dont les enfants prirent le 
nom de Boiséon. 



GRANDS ÉCUYERS DE BRETAGNE 

Page 452, ajoutez: 1478. Arthur d'Elbiest est qualifié grand 
écuyer du duc François II, dans un acte de l'an 1478, relatif à 
la restitution d*un droit de rachat en sa faveur, par suite du 
décès de Jeanne du Chastelier, sa mère. (Archives de la Loire- 
Inférieure. Liasse 173.) 



ÉCUYERS DES DUCS 

Page 458, ajoutez: 1359. Maurice du Parc fut écUyer et cham- 
bellan de Charles de Blois. (D. Morice. Pr.) 

Page 458, ajoutez: 1378. tlichard Fodrighay, aliàs Fondrighay, 
et Jeanne de Bazvalen, sa fiancée, furent gratifiés par le duc 
(^ean IV, en 1378, d'une rente de 50 livres sterling établie sur la 
tille de âwaftham-Màrket. Les Fodrighay étaient originaires 
du comté de Richëmoht, possession anglaise des ducs de Bre- 
tagne, dans laquelle était ^tué le château de i^odrighay. (Ais 



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528 ADDITIONS BT CORRBGTIONS. 

chivesde la Loire-Infèrïeure. Liasse 116, cassette 43). (Voy. 

t u, p. 282, article Guillaume Fondrighay.) 
Page 467, ajoutez: 1422. Yves de Kerméur. (D. Morice. Pr.) 
Page 470, ajotitez: 1433. Jean de Bourgneuf, chevalier de FHsr- 

mine. (D. Morice.' JPr.) 
Page 470, ajotUez: 1442. JacqUet de la Cigogne et Jean de Saint- 

Guédas. (D. Morice. Pr.) 
Page ASS^ ajoutez : 1471. Gilles duHas ou du Matz, ëcuyer et 
* maître d'h&lel du duc. (D. Morice. Pr.) 
Page 48â, ajoutez: 1485. Louis de SaflOrè, ëCuyer et maître 

d'hôtel du duc. (D. Morice. Pr.) 
Page 472, article Rolland de Lezongar, effacez: chevalier du 

Porc-Épic. Ce fut Yves de Lezongar gui fut dècorè de cet ordre. 
Page 475, e/Tocejar; Raoulletde Muzillac, mentionne précédemment 



BOUTEILLERS DES DUCS ET DES DUCHESSES 

Page 514, article Jamet de Talhouêt, Qjoutez : il appartenait à 
la maison de Talhouêt, qui porte d'argent à trois pommes de 
pin versées de gueules, et qui pense avoir la môme origine 
que les deux autres familles de Talhouêt, du môme ëvôché, 
dont Tune, par suite d'alliance, a adopté les armes de Kéra- 
véon, tandis que l'autre, pour un motif semblable, a souvent pris 
au lieu des siennes, celles d'Esmez. La famille de Talhouêt, à 
laquelle appartenait Jamet, a possédé la seigneurie de Tal- 
houêt, paroisse de Pluherlin, évôché de Vannes, celles de Sévé- 
rac, de la Grationnaye,^u Bolsorhant, etc. Elle a produit un 
chevalier de l'ordre du roi, gouverneur de Redon, en 1577,^ des 
chevaliers de Malte, dont l'un commandeur de l'ordre, en 1687, 
des officiers généraux, un président à mortier, des conseillers 
au parlement, un pair de France, en 1819, etc. Le plus ancien 
du nom de Talhouêt que l'on connaisse, est Payen, chevalier^ 
croisé, en 124». 



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ADDITIONS ET CORRECTIONS. 529 

PANETIERS DES DUCS ET DES DUCHESSES 

Page 523, année 1532, au lieu de : Pierre de Balaiizac, lisez : 
Charles de Balanzac, de la maison de Bremond d'Ars, une des 
plus considérables d'Angoumois. (Généalogie de la maison de 
Bremond d'Ars.) 



DAMES ET DAMOISELLES D'HONNEUR 
DES DUCHESSES ET DES PRINCESSES DE BRETAGNE. 

Page 544, ajoutez: 1420, Marguerite Gamier, fille d'honneur de 

la reine de Sicile. (D. Morice. Pr.) 
Page 549, ajoutez : 1457, Ysabeau la Bigaude, fille d'honneur de 

la duchesse Marguerite. (D. Morice. Pr.) 



TABLE DES NOMS 

Page 571, ajoutez : Carné (de), 31, 370, 434, 503, 511, 525. 
Page 572, ajoutez : Comulier-Lucinière (de), 503, 525. 
Page 579, ajoutez: Talhouët (de), 514. 



TOME DEUXIEME 



Page 49, note en italiques, ajoutez: Pierre de la Vieuville aurait 
pu aussi appartenir à une famille de Bourgogne du même nom, 
qui possédait au XV« siècle le fief de bannière de la Vieuville. 
II 34 



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530 ADDITIONS BT CORRECTIONS. 

Page 96, ligne 4, au lieu de: Riall. Bourigan, lisez: Un des des- 
cendants de Riall. Bourigan. 

Page 118, article Hervé de SesiAaisons, ajoutez: Un examen plus 
attentif d6 la charte de 1253, qui met OliTîer Anet, mari de 
Bonne de Sesmaisons, en possession de la moitié de la Sauzi- 
nière, fait présumer qu'elle avait un frère. Dès lors, on conçoit 
que Jean de Marchillè, voulant favoriser la sœur, ait introduit 
dans Facte de donation une dérogation à la manière de partager 
les fiefs nobles établie pour les gentilshommes. 

Page 137, article Couflfon, 1267. Ajoutez: Les terres du Kerdreux, 
de Kerdellec'h et* de Bellevue, qui ont donné leurs noms à des 
branches de cette famille, sont situées dans la paroisse de 
Plouha. Guillaume Gouffon, petit- fils d'autre Guillaume, men- 
tionné à la réformation de 1513, parmi les nobles des paroisses 
de Plouha et de Pléhédel, était s' de Kerdellec'h en 1562. 

Page 159, ligne 6, au lieu de: Kenech, lisez: de Knech ou de 
Kemech. Gette charte de 1283, qui a été rapportée très-impar- 
Cûtement dans les Preuves de D. Morice, fait partie des ar- 
chives de la Loire- Inférieure. Au lieu de : de Buech, nom écrit 
ainsi dans les Preuves précitées, on lit : de Knech, sans doute 
contraction de Kemech. 

Page 176, article Bréhan, ajotdez : Il existe en Bretagne deux 
familles de Bréhan ou de Bréhant qui ont probablement la 
même origine. Â la première, qui porte de gueules au léopard 
d'argent, appartient le comte de Plélo, ambassadeur de France 
en Danemark, tué au siège de Dantzick, en 1733. La seconde, 
qui porte de gueules à sept macles d'or, a produit Marie- 
Jacques, marquis de Bréhant, vicomte de Tlsle, maréchal de 
camp, inspecteur général d'infanterie, admis en 1768 aux 
honneurs de la cour. 

Page 179, ajoutez : 1306. Guillaume le Borgne, chevalier, re- 
connut par quittance de Tan 1306, scellée de ses armes, une 
bande surmontée d'un lambel, avoir reçu quatre cent cin- 
quante livres pour la façon de la tombe et de la sépulture de 



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.V 
ADDITIONS ET CORRECTIONS. 531 

la duchesse Blanche. (Arch. de la Loire-Inférieure, liasse 21, 
cassette 8.) 

Paœe 252, ajoutez : 1370. Thomas Simon, chevalier, reconnut 
par quittance du 13 mars 1370, scellée de ses armes qui repré- 
sentent une bande chargée de,...^ avoir reçu la somme de deux 
mille francs d'or pour ses gages. (Arch. de la Loire-Inférieure, 
Liasse 210, cassette 91.) 

Page 395, ajoutez : 1431. Louis de la Tour et Guillaume de la 
Jumelière, s' de Martigné-Brient, chevaliers, et J. Fournier, 
juge ordinaire d'Angers, conseillers de la duchesse de Bretagne, 
donnèrent, par acte de Tan 1431, caution avec obligation de 
rester en otage à Nantes, jusqu'au jour où le comté de Beau- 
fort aurait été livré. (Arch. de la Loire-Inférieure. Liasse 10, 
cassette 4.) Un autre acte des mêmes archives nous fait con- 
naître que Guillaume de la Jumelière avait été capitaine du 
château de Beaufort. Les la Jumelière étaient originaires 
d'Anjou, mais ils possédaient -la terre de Martigné-Briant, ainsi 
que celle de la Houdinière, situées toutes les deux dans l'évê- 
ché de Nantes. René de la Jumelière, s^ de Martigné-Briant, 
chevalier, probablement fils du précèdent, ratifia, en 1498, le 
traité d'Etaples. La maison de la Tour de Bretagne a possédé 
en Anjou la terre de la Tour-Landry. 



CHEVALIERS DE L'HERMINE 

Page 464, article Martel de Martellis, 1454. Ajoutez: Ce seigneur, 
auquel le duc Pierre II donna, en 1454, Tordre de l'Hermine, 
était un chevalier de Rhodes qu'il avait cautionné par acte du 
19 mars 1452, pour une somme de 2.500 livres que ce chevalier 
devait à un citoyen de Gênes. Cette circonstance nous fait 
penser que ce seigneur de Martellis pourrait bien appartenir à 
une famille provençale nommée de Martelli, qui portait d'or à 
une fasce d'azur accompagnée en chef d'une tête et col de 



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532 ADDITIONS BT CORRECTIONS. 

vache de gueules posée en profil (Archives de la Loire-Infé- 
rieure. Liasse 164, cassette 65.) 



CHEVALIERS DE SAINT-JEAN DE JERUSALEM 

Nous avons dit, page 499, que les preuves exigées pour Tad- 
mission dans Tordre de Malte étaient de huit quartiers paternels 
et de huit quartiers maternels. C'étaient, nous apprend la Roque, 
les preuves usitées en France, mais elles variaient suivant les 
langues et les prieurés. En Italie et en Espagne on demandait 
quatre degrés paternels et quatre degrés maternels, et en Alle- 
magne seize quartiers. 

Un gentilhomme provençal inconnu, qui vivait, à ce que Ton 
suppose, en 1700, a composé sur la noblesse un manuscrit très- 
curieux, qui a été reproduit dans une livraison de décembre 1877, 
de la Revuehîstorique et noMlîaire. L'auteur, qui, en sa qualité 
de Provençal, devait être bien renseigné surtout ce qui concerne 
Tordre de Malte, prétend que, contrairement à Topinion généra- 
lement reçue, les preuves exigées pour Tordre de Malte étaient 
beaucoup moins rigoureuses que celles qui se faisaient en 
France. « Depuis le commencement de ce siècle, rapporte-t-il, 
cet ordre demande des preuves par écrit d'une noblesse carrée 
de père et de mère; ce raffinement en apparence a acquis une 
grande réputation et respect à cet ordre -, et, dans la vérité, si 
leurs litres étaient bien examinés par d'habiles commissaires, la 
noblesse des femmes serait souvent défectueuse et on trouverait 
dans celle des pères et des chevaliers des origines fort com- 
munes. 

» Les commandeurs qui reçoivent les preuves n'ont jamais suivi 
les règles générales du droit commun; ils n'ont demandé que de 
simples qualifications de noble et d'écuyer depuis cent ans, sans 
examiner si ces qualifications étaient usurpées ; ils n'ont jamais 
bien connu la manière constante en France, en fait de noblesse, 
qu'il faut la posséder de toute ancienneté, ou l'avoir acquise par 



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ADDITIONS ET CORRECTIONS. 533 

un titre primordial; les simples qualifications ne servent de rien 
si Ton prouve la roture précédente. L*ordre de Saint-Jean de 
Jérusalem ne demande que des qualifications depuis cent ans ; 
que le présenté soit noble d*auparavant ou roturier, il n'im- 
porte. 

» Cette vérité a été reconnue dans la recherche des faux nobles 
depuis Tan 1666. La plupart des familles qui avaient, comme dit 
le vulgaire, le pas de Malte depuis même trois générations, 
n'avaient pas de titres pour être nobles en France ; il ne faut 
donc pas regarder la chevalerie de Malte comme la meilleure 
preuve de la noblesse des familles, mais il faut soigneusement 
distinguer celles où elle se trouve à juste titre, avec celles qui 
n'ont acquis cette chevalerie que par les statuts de Tordre, qui 
souvent sont intruses, et n'ont été reçues que par le secours de 
leurs alliances, encloneûres et faux titres. » 

Ces réflexions fort justes nous montrent bien que toute 
preuve de noblesse qui n'est pas appuyée à chaque degré d'un 
partage noble est défectueuse; car rien n'était plus facile que 
d'usurper une qualité, mais le partage noble offrait plus de diffi- 
culté, car les membres d'une famille non noble n'auraient jamais 
consenti à se spolier volontairement pour avantager leur aîné. 

Page 499 (note de la 20« ligne). C'est par erreur que nous avons 
avancé que Mathurin de la Boucherie, commandeur d'Arétin, 
en 1520, appartenait à une famille étrangère à la Bretagne, car 
on trouve un Roland de la Boucherie mentionné à la réforma- 
tion de 1430, parmi les nobles de la paroisse de Vallet, évêché 
de Nantes. La terre de la Boucherie était située dans cette 
paroisse. Il y a donc lieu de rétablir Mathurin de la Boucherie 
au nombre des chevaliers bretons de l'ordre de Saint-Jean de 
Jérusalem. 

Jacques Aimer ou Aymer, commandeur de Quimper, en 1527, 

ne portait pas, comme nous l'aviims pensé, les mêmes armes 

que la famille Ayimer d'Angleterre, il appartenait à une famille 

du Poitou. 

D'après l'armoriai universel de M. d'Eschavanes, la maison 



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534 ADDITIONS ET CORRECTIONS, 

de la Roche-Andry, originaire d'Angoumois , porte losange 
d'argent et de gueules, chaque losange d'argent chargé de 
deux fasces d'azur. Ces armes sont celles que Vertot attri- 
bue à Jean de la Roche-Landry, commandeur de Quimper en 
1527, avec cette diflfèrence qu'au lieu de deuœ fasces d'azur, 
il mentionne huit burelles sur chaque losange ; mais cette 
légère modification n'indique évidemment qu'une brisure. 

Pages 501 et 505, Ville-Dieu. C'est par erreur que nous avons 
avancé que la commanderie de Ville-Dieu était située en Bre- 
tagne, erreur qui nous a fait supposer que Pierre de la Forest, 
commandeur de Ville-Dieu, en 1523, aurait pu appartenir à 
une des familles de la Forest de Bretagne, quoique ses armes 
soient diflTérentes des leurs. Il est donc bien probable que 
Pierre de la Forest n'était pas un des chevaliers bretons de 
l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. 

En relisant plus attentivement la charte de SainUAubin-des- 
Bois, de l'an 1244, où figure Pierre de Ville-Dieu, nous avons 
vu que la terre dont il était commandeur y était indiquée; on 
lit dans cet acte que l'hébergement dont il autorise la vente 
est situé in hospîtali de Portu de Estàblehon. Moréri nous 
apprend qu'Alexandre de Ville-Dieu, religieux de l'ordre de 
Saint-Dominique, qui professa à l'université de Paris, en 1250, 
était natif de Dol, en Bretagne, et que pour ce motif, il fut 
surnommé Bolensis. Ce fait pourrait faire supposer qu'il a 
existé autrefois une famille de Ville-Dieu en Bretagne, mais 
cela n'est nullement certain, car ce nom ne figure dans 
aucun des ouvrages relatifs à ce pays, et le nom de Dolensis 
pourrait aussi s'appliquer à la Ville de Dole, près de laquelle 
est située une paroisse nommée Ville-Dieu. 

Page 502, article Guillaume de Boiséon, effacez : le nom patro- 
nymique de Guillaume de Boiséon était de Lanmeur, qu'un de 
ses ancêtres quitta pour prendre œlui de Boiséon, et lisez : ce 
chevalier appartenait à la maison de Goëtredrez, dont un des 
auteurs, Hervé, épousa, en 1389, Margilie de Lanmeur, dite de 
Boiséon, et dont les descendants prirent le nom de Boiséon. 



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ADDITIONS ET CORRECTIONS. 535 

Page 505, ajoutez: année 1520. Mathurin de la Boucherie, com- 
mandeur d'Arètin. 

Page 505, effacez : Pierre de la Porest, commandeur de Ville- 
Dîeu, qui, diaprés ce que nous avons dit précédemment, n'était 
probablement pas Breton. 

Nous n^avons pas mentionné dans notre liste des chevaliers 
de Saint- Jean de Jérusalem les chevaliers étrangers à la Bre- 
tagne qui y ont possédé des commanderies , parce que cette 
possession a été purement temporaire et accidentelle. 



Page 98, ligne 1, au Heu de: Robert de Boum, Usez: Robert 
de Boun, nom ainsi orthographié dans les Preuves de 
D. Morice, et Robert de Broun dans une charte de Tan 1209, 
insérée dans l'ouvrage intitulé : Anciens évéchés de Bretagne. 
Ce Robert de Boun ou de Broun est le même personnage que 
Robert de Breum, mentionné à la ligne 18 de la page 98. Les 
noms de Broun et de Breum sont des variations de celui de 
Broon ; c'est donc Robert de Broon qu'il faut lire. 
Page 159, ligne 6, ajoutez: Les sceaux des quatre chevaliers 
mentionnés dans la charte précitée, représentent les armoiries 
suivantes : 

1® Hervé de Knech (ou de Kemech) : Un éeu chargé d'un 
lambel. Légende :.... Ervei... ordif.... 

2® Pierre du Faou ou du Fou (de Fago) : Un écu cMrgé d'une 
fasce, accompagnée de trois macles. Légende : ....eW... Fou..* 

3» Alain Draen . Un écu chargé de trois annelets. Légende: 
...Alani,.. Draen^. 

4» Yves Urvoy: Un écu Chargé d'un lion. Légende; 
S. Vvonis Urvoëzi..., 

Il a existé en Bretagne plusieurs familles appelées du Faou 
ou du Fou, qui ont peut-être la même origine, quoique portant 
des armes difierentes. Les changements d'armoiries étaient fré- 
quents en Bretagne, ordinairement par suite d'alliances, les 



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536 ADDITIONS BT CORRECTIONS. 

marii^ adoptant souvent, en conservant toutefois leur nom, les 
armes de leurs femmes. De plus, les armoiries ayant été prises 
arbitrairement par les familles anciennes, il en est résulté que 
les armes des différentes branches d'une même famille ont été 
parfois différentes. On voit même quelquefois le même person- 
nage sceller des actes avec des sceaux differeits. (Voy. art. 
Yves du Fou, tome I, p. 314.) 

Les armes de Bertrand Urvoy, écuyer, qui servait avec neuf 
autres écuyers de sa chambre, en 1418, représentent un che- 
vron chargé d'une barre. Celles portées aujourd'hui par la 
famille Urvoy sont : d'argent à trois chouettes de sable, bec- 
quées, meyyibrées et allumées de gueules. Le Nobiliaire de 
M. de Gourcy remonte l'origine de cette famille à Etienne 
Urvoy, croisé, en 124Q; elle a produit un chevalier de l'ordre 
du roi, gentilhomme de sa chambre, en 1633, un page du roi, 
un maréchal de camp, etc.. 

Page 409, ligne 3, au lieu de: 1365, lisez : 1465. 

Page 118, année 1249, ajoutez: Payen de Talhouêt et Juhel de 
Toulgoët, chevaliers, croisés. (Gh. de Nymocium.) 



NOTE PARTICULIERE 

CouRSON. Nous n'avons trouvé aucun chevalier appartenant 
à la branche bretonne des Courson, mais la branche anglaise, qui 
4oit sans doute son origine à un compagnon de Guillaume le Con- 
quérant, a produit plusieurs personnages remarquables, parmi 
lesquels nous citerons Jean Courson, gentilhomme servant en 
Espagne, en 1367, sous la bannière du célèbre Jean Chandos, et 
qui fut armé chevalier par lui, ainsi que quelques autres écuyers 
anglais devant Vittoria, au rapport de Froissart, quelques jours 
avant la bataille de Navarette. C'est ici le lieu de faire remar- 
quer que les dates indiquées dans les chroniques varient, suivant 
que leurs auteurs font commencer l'année au premier janvier ou 



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ADDITIONS BT CORRECTIONS 537 

à Pâques. Ainsi, d*apres Froissart, qui a adopté cette dernière 
date, la bataille de Montiel fut livrée au mois de mars 1368, et 
suivant les auteurs espagnols, en 1369. D'après les calculs des 
auteurs de Y Art de vérifier les dates, cette bataille et la mort de 
D. Pedro sont antérieures au 4 mai de l'année 1368. Nous croyons 
ces observations nécessaires, afin qu'on ne nous accuse pas d'avoir 
assigné des dates inexactes aux faits que nous avons rapportés. 

A la branche anglaise des Gourson appartiennent encore 
Robert, cardinal du titre de Saint- Etienne, légat du Saint-Siège, 
et auquel on doit les statuts de l'université de Paris, en 1215, et 
Girard, un des envoyés du duc de Bedfort, qui ratifia le traité de 
Troyes en 1427 •. 

La branche bretonne a produit Robert, croisé en 1248, des 
officiers généraux et des officiers de toutes.armes. 



* Froissart (édilioD BachoD, 1. 1, col. 528)» rapporte que ChaDdos At chevalier plusieurs 
écnyers de son hôtel; savoir: Cliton. Goursoo, Prieur, Guillaume de Ferniton, etc. Mais 
Dous croyons avoir lu dans un antre passage de Froissart. que nous n'avons pas pu 
retrouver, que le prénom de Gourson était Jean. 



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LISTE 



DES GRANDS OFFICIERS DE LA COURONNE DE FRANCE 

PRODUITS PAR LA BRETAGNE 
ET DES GRANDS OFFICIERS DU DUCHÉ DE BRETAGNE 



CONNETABLES DE FRANGE 

Tome I. Pages 

1370 Bertrand du Guesclin 248 

1380 Olivier de Glisson 253 

1425 Arthur de Bretagne, comte de Richemont 258 



MARECHAUX DE FRANCE 

1397 Jean de Rieux 260 

1417 Pierre de Rieux 263 

1429 Gilles de Laval, sire de Retz 264 

1439 André de Montfort , dit de Laval , s' de Lohèac 266 

1476 Pierre de Roh«n, sire de Giè 274 

1579 Jacques Goyon, s' de Matignon 278 

1595 Jean de Beaumanoir, marquis de Lavardin 282 

1642 Jean-Baptiste Budes, comte de Guébriant 285 

1651 Jacques Rouxel , comte de Grancey 286 

1708 Charles-Auguste Goy on- Matignon, comte de Gacè 288 

1724 Jacques-Léonor Rouxel , comte de Grancey 288 



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540 LIBTE DES GRANDS OFFICIERS 

1730 Alain-Emmanuel de Goêtlogon, maréchal et vice- 
amiral de France 289 

1758 Charles de Rohan-Souhise 290 



MARÉCHAUX DE FRANCE 

APPARTENANT A DES FAMILLES ÉTRANGÈRES A LA BRETAGNE, 
MAIS QUI T ONT POSSÉDÉ DBS SEIGNEURIES ET DBS TERRES 
ÉRIGÉES EN DIGNITÉ. 

1538 Claude Annebant, baron de Retz 292 

1538 René de Montejean, vicomte de la Bellière > 

1573 Albert de Oondy, duc de Retz. » 

1639 Charles de la Porte, duc de la Meilleraye 293 

1643 Jean de Gassion » 

1703 François-Louis Rousselet, marquis de Châteaurenault, 

comte de Crozon » 

1741 Charles-Louis- Auguste Fouquet, duc de Belle-Isle... » 

1745 Jean-Baptiste-Louis Andrault, marquis de Maulëvrier. 294 
1676 Guy-Aldonce de Durfort-Duras, duc de Lorges- 

Quintin 295 

1823 Jacques-Alezandre-Bemard Law, marquis de Lauris- 

ton • 

1830 Louis- Auguste- Victor de Ghaisne, comte de Bourmont. > 



AMIRAUX DE FRANCE 

1437 André de Montfort, dit de Laval, s' de Lohëac 297 

1439 Prégent de Coëtivy, comte de Taillebourg, s' de Retz. » 

1461 Jean de Montauban, sire de Landal 299 



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DE LA COUKONNB DE FRANCE 541 

GRANDS MAITRES DE FRANCE 

1422 Tanguy du Chastel , prévôt de Paris 301 

1484 François de Montfort , comte de Laval r . . . 304 



GRANDS ÉCUYERS DE FRANGE 

1454 Tanguy du Chaste) , vicomte de la Bellière 305 

1470 Alain Goyon, s' de Villiers et de Thieuville 306 



GRANDS BOUTEILLERS 

ET GRANDS ÉCHANSONS DE FRANCE 

1427 Jacques de Dinan, s' de Montafilant, grand bouteiller 

de France 308 

1442 Jean de Rosnyvinen, premier ëchanson du roi ^ 311 

1446 Guillaume de Rosnyvinen, premier èchanson du roi . . 312 
1464 Yves du Fou, premier èchanson du roi, grand veneur, 

en 1472 314 

1469 Jean du Fou , grand èchanson de France 315 

1498 Louis de Rohan, s' de Guèmenè, grand èchanson de 

France 316 

1498 Charles de Rohan , grand èchanson de France 317 

1670 Pierre dePerrien, marquis de Crènan, grand èchanson 

de France > 

1670 Louis de Beaupoil de Saint-Aulaire, grand èchanson 

de France 318 

1703 Marc-Antoine-Front de Beaupoîl-Saint-Aulaire, grand 

èchanson de France 320 



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542 LISTE DES GRANDS OFFICIERS 

GRANDS VENEURS DE FRANCE 

1457 Rolland de Lescoët 321 

1467 Guillaume de Gallac 322 

1472 Yves du Fou » 

1482 Georges de Chateaubriand, maître de la vénerie du 

vivant d'Yves du Fou 323 

1602 Hercule de Rohan, duc de Montbazon > 

1654 Louis de Rohan, prince de Guèmené » 

1667 Louis de Rohan, dit le chevalier de Rohan » 



GRANDS FAUCONNIERS DE FRANCE 

1571 Robert de la Vieuville. (En breton du Cosquer) 325 

1623 Charles, duc de la Vieuville 326 



GRANDS MAITRES DES EAUX ET FORETS DE FRANCE 

1356 Robert de Coëtelez 327 

1461 Jean de Montauban, sire de Landal > 

1466 Louis de Montfort, dit de Laval, s' de Châtillon, etc.. 328 



GRANDS MAITRES DE L'ARTILLERIE DE F&ANGE 

1470 Pèan Gaudin, grand maître de l'artillerie de Bre- 
tagne * 329 

* Il D*est pas menlioDDé dans l'ouvrage da I'. Anselme, ce qui se conçoit, car il n'eut 
pas le temps d'exercer la charge de grand mailre de l*arliUerie que le roi loi avait 
donnée, le doc l'ayant fait immédiatement arrêter. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 543 

GRANDS AUMONIERS DE FRANGE 

1706 Pierre du Gambout de Goislin, cardinal, etc 330 

1713 Armand- Gaston-Maximilien de Rohan, cardinal, etc. . 331 

1749 Armand de Rohan-Soubise, cardinal, etc » 

1756 Louis-Constantin de Rohan, cardinal, en 1761, etc » 

1777 Louis-Renè-Édouard, prince de Rohan- Guémené, car- 
dinal, etc » 



GRANDS CHAMBELLANS DE FRANGE 
1776 Le prince de Rohan-Guèmenè » 



GRANDS OFFICIERS DU DUCHÉ DE BRETAGNE 



MARECHAUX DE BRETAGNE 

1235 Normand de Quèbriac 336 

1273 Pierre de Lohèac 337 

1318 Olivier de la Chapelle 338 

1342 Robert de Beaumanoir 339 

1350 Jean de Beaumanoir » 

1365 Robert de Neufville 340 

1373 Adam Blakemoré « 

1381 Geoffroi de Kerimel » 

1387 Alain du Perrien* * . . i . . 34S 



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544 LISTB DBS GRANDS OFFICIERS 

1407 Patry de Châteaugiron 343 

1412 Armel de Châteaugiron 346 

1418 Bertrand de Dinan » 

1420 Olivier de Blois 347 

1420 Raoul de Coétquen 348 

1447 Jean de Monteaulian, sire de Landal 349 

1451 Jean Raguenel, sire de Malestroit 350 

1474 Jean de Rieux, sire de Rochefort 351 

1484 François de Bretagne, sire d'Avaugour 352 



MARÉCHAUX 

NOMMÉS EN 1379, PENDANT L' ABSENCE DU DUC, PAR LA NOBLESSE 
DE BRETAGNE, POUR REPOUSSER L'AGRESSION DU ROI DE FRANCE. 

1379 Amaury de Fontenay 354 

1379 Geoffroi de Kerimel 355 

1379 Etienne Goyon » 

1379 Eustache de la Houssaye » 



AMIRAUX DE BRETAGNE 

1320 Geoffroi de la Lande 357 

1352 Baude Doria » 

1364 Nicolas Bouchart ■ 

1397 Etienne Goyon 358 

1411 Jean de Penhoët * 359 

> Pendant que Jean de Penhoét éuit aroiral, les Anglais éUnt venos assiéger Saint- 
Malo» révéque de celle ville el divers seigneoM bretons équipèrent une flotte dont ils 
donnèrent le commandement à Briani de Châlcaubriant, s' de Beanfort, qui. avec elle, 
battit celle des Anglais. Celle circonsunce a fait croire à quelques auteurs que Briaot de 
Cbftteaubriant avait été amiral de BreUgne. 



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DU DtTCHi DB BRBTAGNB. 545 

1433 Jean da Quellenec 360 

1484 Jean du Quellenec, fils du précédent 363 

1491 Louis de Rohan, sire de Ramefort > 

1498 Jean de Ghâlons, prince d'Orange » 

1501 Louis de la Trémoille » 

1525 Philippe Chabot, s' de Brion 365 

1525 Guy XVI, comtede Laval * » 

1531 Jean de Laval, s' de Chateaubriand 366 



VICE-AMIRAUX DE BRETAGNE. 

1472 Alain de la Motte 368 

1488 Guillaume Calon » 

1489 Jean Quibé » 

1501 François Hamon, s» de Bouvet 369 

1525 Alain de Guengat » 

1548 Marc de Camé 370 



CHANCELIERS DE BRETAGNE 

1037 Moyse» 371 

1050 Silvestre de la Guerche » 

1156 Hamelin Caram 372 

1160 Robert » 

1185 Maurice » 

1200 Pierre de Dinan, évêcpie de Rennes m 

1218 Pierre de Fougères, évêque de Rennes 373 

* 11 appartenait, ainsi que Jean de Laval, à la maison dellonlfort-Gaél. 

* Moyse, Robert et Morice, sont des prénoms. 

u 35 



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546 LISTE DES GRANDS OFFICIERS 

344 Henri du Bois^ èvâque de Dol 373 

364 Bouvet » 

6 Hugues de Montrelais, évêcpie de Saint -Brieuc » 

371 Aufroy le Voyer 374 

371 Guillaume Paris • » 

.379 Jean^ vicomte de Rohan 375 

384 Silvestre de la Feillèe » 

390 Macé le Bart 376 

391 Henri le Barbu, évêque de Vannes » 

398 Robert de Martigné » 

399 Robert Brochereul 377 

401 Etienne Cœuret, évêque de Saint-Brieuc » 

404 Anselme Ghantemerle, èvêque de Rennes • 

406 Hugues Lestoquer, èvêque de Vannes » 

410 Jean de Ghâteaugiron, évêque de Saint-Brieuc 378 

439 Jean FÉpervier, èvêque de Saint-Brieuc » 

445 Louis de Rohan, s' de Guèmenè-Guingamp * 380 

450 Jean de la Rivière » 

457 Jean du Cellier 381 

458 Guillaume Chauvin .' » 

470 Vincent de Kerleau, évêque de Léon 382 

484 François Chrétien 383 

485 Jacques de la Villéon 384 

487 Philippe de Montauban, s» de Sens * » 

488 Gilles de la Rivière, archidiacre de Rennes » 



* D'ArgeDtré préteDd qoo. Jean Prégent, éyéqae de Léon, Tut cbaDCblier de BreUgne 
l'époqoe do procès do malbenreox Gilles de Bretagne, mais nous n'avons tronyé ancon 
locoment qni ait jostiQé cette assertion : toutefois, il aurait pu être vice->chancelier, car 

en 1450, il était garde do trésor des chartes de Bretagne, office exercé ordiuaireffleol 

par le Yice-chaDcelier. 



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DU DUCHÉ DB BRETAGNE. 547 

VICE-CHANCELIERS DE BRETAGNE 

1420 Jean de Bruc 386 

1451 Yves de Pontsal, évêque de Vannes • 387 

1457 Jean Ynisan ou Inisan » 

1459 Bertrand de Coëtanezre, aumônier du duc 388 

1460 Jean de Rouville, prêtre » 

1462 Maître Jean de la Rivière 389 

1462 Guy du Boschet » 

1464 Jean de Romillè ou de Romilley » 

1485 Gilles de la Rivière, archidiacre de Rennes » 

1491 Guillaume Guèguen, évêque de Nantes » 

1 512 Jean Berthelot 390 

1524 Jean Briçonnet » 

1522 Louis des Déserts » 



GARDES DES SCEAUX DE BRETAGNE 



1 



1421 Bertrand Huchet 507 

1450 Eon Baudouin 508 

1457 Olivier le Maignan 509 



SENECHAUX DE BRETAGNE 

1090 Guillaume 392 

1096 Mainfinit » 

* Orthographié par erreur de Pontaal» p. 387, t. I. 

> Quoique les vice-amiraux, les vice-chanceliers, les gardes des sceaux, les présidents 
du Parlement du duc , ne puissent être mis au nombre des grands-ofiiciers du duché , 
nous avons cm devoir les mentionner, parce que, lorsque cela était nécessaire, ils rem- 
plaçaient les graDd»-officiers. 



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548 LI8TB DBS GRANDS OFFICIERS 

1181 Renaud Boterel 392 

1185 Raoul de Fougères 393 

1187 Maurice de Craon , » 

1189 Alain de Dinan • 

1210 Juhel de Mayenne » 

1220 Pierre Judicaël 395 

1235 Normand de Quèbriac, maréchal de Bretagne » 

1346 Rolland Phèlippes • 

1352 Guillaume Derrien 396 



PRESIDENTS DU PARLEMENT DU DUC, 

JUGES UNIVERSELS DE BRETAGNE, PRÉSIDENTS DES GRANDS JOURS * 

1382 Guillaume TÉvêque 396 

1388 Bernard de Keroneuf ou de Keroncuflf ■ 397 

1398 Bertrand Couppu de la Gouppuaye » 

1420 Eon de Kerousèré » 

1440 Pierre de l'Hôpital 398 

1445 Pierre de la Lohèrie » 

1451 Jean Loaisel » 

1475 Bertrand Millon, président et juge universel de Bre- 
tagne 399 

1489 Alain de Goëtgoureden, s' de Kermatéman, sënèchal 

universel » 

1492 Jean Scliczon \ » 

1495 Jean de Gannay 400 

* A partir da XIV* siéde, il n'est plos fait mention de sénéchanx de Bretagne. Cet 
office fat remplacé , en ce qoi concernait radminislration de la jaatice, par ceax de 
Président de Bretagne ou da Parlement dn dac , de Jage universel de Bretagne et de 
Président des grands jours. 

* Ce nom est probablement le Téritable, quoique moins fréquemment employé que le 
premier. 



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DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 549 

1495 Roland du Breil 400 

1508 Charles Guillard » 

1513 Amaury de Quenech'villy » 

1 524 Gilles le Rouge 401 

1524 Antoine le Viste, s' de Fresne » 

1528 Louis des Déserts • » 



GRANDS MAITRES D'HOTEL DE BRETAGNE 

1413 Tristan de la Lande 402 

1431 Robert d'Espinay *: 403 

1448 Robert d'Espinay -. 405 

1451 Henri de Villeblanche ^ . . . 9 

1457 Jean de Malestroit, sire de Kaêr 406 

1462 Simon d'Anglure 407 

1462 Tanguy du Ghastel, vicomte de la Bellière » 

1469 Jean de Goêtquen » 

1491 Jean de Rohan, sire de Guèmené 408 

1506 Olivier de Coëtmen i^ 



GRANDS CHAMBELLANS DE BRETAGNE 

1249 Etienne Goyon, s' de Matignon 418 

1405 Patry de Châteaugiron, maréchal de Bretagne 419 

1409 Armel de Châteaugiron, maréchal de Bretagne » 

1415 Jean de Lambilly » 

1417 Henri du Parc 420 

1437 Simon d'Espinay » 



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550 LISTE DE8 GRANDS OFFICIERS 

1451 Jean de Ghâteaugiron^ s' dudit lieu et de Derval 420 

1532 Jean de Laval^ sire de Chateaubriand * » 



PREMIERS CHAMBELLANS DES DUCS 

1420 Olivier de Blois 423 

1438 Robert d'Espinay 424 



GRANDS ÉCUYERS DE BRETAGNE 

1073 Cadoret* 449 

1380 Simon de Montbourcher 450 

1400 Bertrand de Montbourcher. . 451 

1420 Olivier le Moine » 

1431 Guy d'Espinay ; » 

1451 Thomas de Québriac, s' ^e Blossac 452 

1478 Arthur d'Elbiest 527 

1480 Pierre d'Urfè 452 

1486 Jean le Moine » 

1488 Jaccpies le Moine » 

1498 LouisdeLomay 453 

1506 Louis de Hangest » 

1508 Genly » 

1513 Jac^es Guibé » 

1518 Thomas de Quèbriac, s' de Blossac 454 



* H appartenait k la maison de Montfort-Gaél (Voy. L 1, p. 273). 

* Cadoret est nn prénom. 



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DU DUCHÉ DB BRBTAGKE. 551 

PREMIERS ÉCUYERS D'ÉCURIE 

1421 Guyon de Kei^ris 455 

1425 Jean de Malestroit » 

1427 Charles de la Yilleaudren » 

1450 Charles de Eerguézengor 456 

1454 Silvestre de Camé » 

1460 Charles rEn&nt m 

1489 FranQoisânyerlay,... 457 



PREMIERS ÉCUYERS TRANCHANTS 

1498 Jean de*Dicastillo » 

1505 Odet de Loyon » 



GRANDS MAITRES DE L'ARTILLERIE DE BRETAGNE 

1431 Rolland de Saint-Pou 485 

1456 Jean Uguet ou Huguet 486 

1459 Jean l'Abhé 486 

1460 OliTler de Quélen 487 

1476 Pèan Gaudin, s' de Martigné 488 

1480 Jean Mauhugeon » 

1481 Bertrand du Parc 489 

1487 Jean le Bouteiller, s^ de Maupertuis » 

1487 Louis de la Haye 490 

1488 Jean de Lescoët, s^ de Villepie » 

1508 Thomas d'Estuer » 



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552 LI8TB DBS GRANDS OFFIGIBRS 

GRANDS VENEURS DE BRETAGNE 

1403 Eon anillemet 493 

1413 Henri le Parisy > 

1417 Henri de Ghefdubois de BraUë 494 

1431 Tristan de la Lande » 

1436 Jean d'Auray 495 

1452 Guy de la Chapelle de Molac » 

1443 Bertrand de la Moussaye 496 

1457 Jean Toumemine, s' de Bolouy 4Sn 

1470 Jean de Trèlan 499 

1474 Pierre de Maure 500 

1484 Amaury de la Moussaye 501 

1488 Arthur TÉpervier, s^ de la Bouvardière » 

1506 Jean de Saint-Amadour 502 



GRANDS FAUCONNIERS DE BRETAGNE 

1409 Bertrand de Saint-Gilles 504 

1409 Rolland de Saint-Pou ou de Saint-Pol 505 

1418 Robert de Saint-Pol » 

1418 Jean de Coêtyenec*h » 

1423 Guillaume le Vicomte 505 

1430 Alain de Duault 506 

1436 Jean d'Auray » 

1452 Guyon de la Chapelle de Molac. > 

1457 Pierre le Parisy » 

1460 Jean deRohan 507 

1487 Michel Perron. i 

1489 Guillaume de Lasdesseur 850 



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DU DUGRÊ DB BRBTAGNH. S53 
PREMIERS BOUTEILLERS ET PREMIERS ÉGHANSONS 

DES DUCS DB BRETÂONB 

1416 Ouillaume du Val 509 

1417 Pierre de Thomelin » 

1449 RoUand de Camé 511 

1454 Jean de Muzillac » 

1469 Jean du Fou » 

1498 ailles de Eermené 512 

1507 Guy d'Espinay » 



PREMIERS PANETIERS DES DUCS DE BRETAGNE 

1073Raenher* 517 

1073 Garin » 

1216 Gristophe 

1420 Jean du Val 618 

1420 Alain de Villeblanche » 

1421 Mériadec de Guicaznou » 

1442 Thomas Bouget » 

1498 François de Broon 519 

1522 Claude de Villeblanche, sr de Broon » 

1532 Jean, sire de Humières 520 

1532 Renaud de Montbourcher, s' du Bordage » 

* Raenher est on prénom, ainsi qae Garin el Cristophe. 



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554 LISTE DES GRANDS OFFICIERS DU DUCHÉ DE BRETAGNE. 

GRANDS-MAITRES DES EAUX ET FORÊTS DE BRETAGNE 

1419 Henri le Parisy 524 

1534 Jean de Saint-Amadour » 

1548 Marc de Carné, s' de Crèmeur 525 



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TABLE DES MATIERES 



CONTENUES DANS LE SECOND VOLUME DES RECHERCHES SUR LA 
CHEVALERIE DU DUCHÉ DE BRETAGNE 



Pages 

Avant-Propos vàix 

Chevaliers bannerets 1 

Chevaliers bannerets, XIII« siècle 7 

Chevaliers bannerets, XIV« siècle 26 

Chevaliers bannerets, XV« siècle 48 

Écuyers bannerets, XV« siècle 69 

Seigneurs q[ualiâës milites, X* et XI« siècles 65 

Seigneurs qualifiés milites, XII« siècle 76 

Chevaliers, XIII« siècle 92 

Chevaliers, XIV« siècle 174 

Chevaliers, XV« siècle 344 

Chevaliers, XVI* siècle 445 



GENTILSHOMMES BRETONS 

QUI ONT APPARTENU A DIVERS ORDRES DB CHEVALBRIB, AVANT 
L*AN 1532, ÉPOQUE DE LA RÉUNION DB LA BRBTAGNE A LA 
FRANCE. 

Chevaliers de THermine 453 

Chevaliers du Porc-Épic ou du Camail 485 



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556 , TABLE DBS MATIÈRES. 

Ghevaliers de Saint-Michel ou de Tordre du roi 491 

Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem 498 



SUPPLÉMENT 

Gardes des sceaux de Bretagne 507 

Origines de la noblesse française. Des diverses sortes de 
noblesse 510 

Liste des grands officiers de la couronne de France pro- 
duits par la Bretagne, et des grands officiers du duché 
de Bretagne , • • • 539 



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TABLE 



DES NOMS CONTENUS DANS CE VOLUME 



Abbé (0. 84, 85, 93, 354. 384, 475. 

Abourrb, 462. 

AciGNÉ (d*)» 108, 138. 264. 341.386, 447,496. 

Aguillon, 82, 88. 

Aimer oa Aymer, 499, 533. 

Alleman, 145. 

Anast (d'), 141, 166, 186. 

Ancenis (dO. 4, 5, 21. 151, 366. 

Anger 00 Angier, 98, 220, 293, 344, 463. 473. 

Angevin (V) ou Langbyin, 104, 108. 

ANGEViNAifi (de V), 90. 112. 

Angoulvent (d*), 27. 256. 

Anguignac (d*), 184. 

Anukg, 232. 

Appelvoisin (d*) 00 PAUVicoa, 499, 505. 

AppiGNt (d*), 146. 

Aprekont (d*), 221. 

Argon (d*), 83. 

Ardoux (10, 256. 

Arel, 128,188,218,349.415. 

Argentate (de rx 113,308. 

Argentré (d»), 79. 120,251. 285, 448. 

AssÉRAC(d'). 5, 141, 227,325. 

ASY (d'). 144. 

AvAUGOUR. (d*). 4. 97, 127, 141. 177, 197, 223, 

343, 4^. 
Avenant, 140. 
ARSCorr oo Harscoit S 70. 
Arte, 388. 



AUBIGNÉ (d*). 13, 25, 85, 101, 158. 197, 322. 381, 

505. 
Aubin, 88. 
AUDREN, 121. 

Augustin, 332. 

AuRAT (d'), 364. 

AuTON ^de), 188. 

AuviRE (d'). 86. 

Avoir (d'), 135, 173. 182, 245. 

Aymeri, 319. 



B. 

Bain (de), 11, 97,157. 

Baden 00 Badan (de). 143,191. 

Bagar (de), 86, 97. 372. 

Bailleul (de), 253. 

Balanzac (de), 529. 

Balue (de la), 328. 

Bandains, 144. 

Barach 00 Bara (de), 284, 397, 416. 

Barbotin, 68, 91, 124. 

Barbu (le). 339. 

Bardoul, 287, 385, 502. 

Bargeon (de), 456. 

Bariluère (de la), 298, 363. 

Barre (de la), 99. 146, 363. 

Bart 00 Bard (le), 126, 278, 462. 

Basset, 245. 



i Ce nom, en latin BancviUut on Ancutus, «si an sornom, comme beaoooop de noms do U' siècle. 



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558 



TABLE 



Bastard, 68. 76. 

Bataille, 48. 

BATWALON(âe),23l. 

Baud (de), 144. 

Baudouin, 508. 

Baulon (de). 313. 384. 

Bazvalen od Batalan (de). 181, 238. 

Baveux (le), 316. 317. 

Basoges ou Bazoges (de), 55, 85. 346. 

Beaubois (de). 134. 308. 

Beaucé (de), 404. 

Beauchamp (de), 273. 

Beaucuêne (de), 157. 

Beaufort (de), 101. 

Beaulieu (de). 386. 

Beaumamoir (de). 3. 16. 27. 30. 34, 125. 164. 173. 

213. 218. 271. 289, 317. 383, 384. 402. 439. 

445. 
Beaumer (de). 121. 
Beaumont (de). 170. 221, 225. 256. 261, 269. 

270.355.397. 
Beaupoil (de). 117, 237. 
Bec (de). 296. 
Becon (de). 70. 
Beoel, 107. 
Bedou, 100. 
BÉLAC (de). 97. 
Belledemt, 95. 
Belleville (de). 154. 
Beluère (de la;. 5. 317. 
Bellouan (de). 474. 
Benate (de la). 127. 193. 
Bentelée (de). 200. 
Béranger, 90. 
B£RARD. 432. 

Bermehet (de), 188. 

Beriœr, 356. 

Bbrrené (de). 189. 

Bertrand, 94. 

Berso (do). 374. 

Bésiel (de). 88. 

Bétel. 212. 

BiGAUDE Oa). 529. 

Bignan. 122. 

Bigot (le). 303. 

Biu, 80. 

BiNTiN ou B18TIN (de), 131. 179. 

BiscHE, 481. 

BiZIEN, 161. 

BuiN (de). 4. 124, 154. 

Blanc (le). 95. 32C; 

Blanchart, 298. 



Blanchit, 526. 

Bléhéban ou Blébéhan (de). 281. 

Blénouveau (de), 431. 

Bloc, 71. 

Blois (de). 60. 352. 

Blossac 00 Beloczac (de), 236, 295. 310. 

Blosset, 425. 

Bocher, 122. 185. 

BoDéGAT, (de). 115. 146. 218. 526. 

Bodel (de). 146. 

BoDÉoc (de). 95. 

BoDDf, 240. 352. 

Bodrimont (de). 116. 161, 172, 187.' 

Bœuf (le). 4, 151. 

BoGiER (de). 477. 

Bohême rde). 480. 

Bo!S (du). 125. 129. 142. 218, 305, 347. 501. 

BOISBAUDRY (du). 117. 

Bois-Béranger (du), 85. 
BoiSBOXT (du). 117. 153. 162. 
Bois-BoisSEL (du). 213. 219. 444. 
Bois-de-la-Motte (du). 29. 

BOIS-DE-LA-ROCHE (du). 163. 

BoisÉON (de). 189. 409. 502, 527. 534. 
Bois-Farouge (du). 432. 
BOISGUÉHENNEUC (do). 444. 
Bois-HÉuou (du). 257. 
Boisn.L« (de). 150. 
BoiSJEAN (de). 310. 
BoiSRiou (du). 389. 418. 
BoissiÈRE ou BouËxière (de la). 84. 95. 161, 2S6, 
268. 353. 424. 438. 443. 506. 

Boistel ou Bouestel, 30. 34. 47, 250. 319. 

Bolle (de), 122. 

BoLOUY, Boloy, Botloy (de). 38, 93. 466. 

BONENFANT, 871, 428. 

Bonnet, 390. 
Bonus (Iasus, 70. 
bonyalet, 80. 

BORCHAN, 79. 

Borgne (le), 152, 160. 530. 
BoRRiGAN ou Bourigan, 81. 95. 523. 
Boschet (du). 187. 252. 335. 361. 431. 

BOSCHIER, 217. 

Boscogleen (de). 148. 

BOSSART, 96. 

Bot (du). 506. 

BoTERAT ov Bouterat, 73. 101. 

Boterel ou Botherel de Quintin, 4, 81. lif| 
158. 195. 327. 

Bouchart, 322. 



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DES NOMS CONTENUS DANS CE VOLUME. 



559 



BOUCHERIB (de la), 499, 533. 

BouEL, 27, 282. 

Bougon (de), 93. 109, 166. 

BouLLAY (do), 304. 

BouLOST, 142. 

Bourgogne (de). 478, 479. 

BouRGCHiSR (de), 234. 

BOURDONNAYE (de la), 117. 

Bourg de Crében (do), 27, 40. 

BouRGNEur (de), 358, 458, 528. 

BouTEiLUR (le), 48. 83, 84, 129, 207, 256, 301. 

338. 350, 401, 481 
BouTEYiLLE (de), 374, 384. 
BouTlER, 83, 90, 170, 256. 
BoYBOU (de), 162. 
Braine (de), 108. 

Brêhant od Brehan (de), 176, 184, 530. 
Brêhet, 506. 
Breil (du), 86, 410. 
BREMOND<de). 529. 
Brsnbeat (de). 156. 
Brentinoet (de), 147. 
Bressel, 77. 
Bretagne (de). 4. 48. 54, 59. 60,93, 108. 141, 

176, 186, 187. 345, 395. 493. 
Bretesches (des), 164, 389, 429. 
Breton (le). 88. 
Breux (de 00 des), 143. 
Brezille, 339. 
Brie (de), 321, 431. 
Brosnt» 74, 113, 145. 
Brière (de), 68. 
Brkux (des), 212. 272. 
Brignac (de), 227. 
BroËrec (de), 84. 
BroËssin, Brossin, Broucin, 252. 
Broon (de). alUs de Boun, de Broun et de 

Breum, 98, 121, 164. 364, 392, 527, 535. 
Brosse (de), 411, 504. 
Bruc (de), 89. 378. 

Brullon, aliàs Burléon (de), 323, 421, 448. 
Brun (le), 138. 
Bruslé on Bruié, 237. 
Bruzeuoly, 256. 
BuAT(de}, 405. 

Budes, 27. 34. 175, 189. 214» 245, 260, 291, 
341.363,421. 

Buisson on du Buisson, 116, 352. 

Busson, 322, 352, 377. 



G. 

Cacou, aliàs Cacau (de), 99. 

CADELLAC(de), 114. 

Cadoret, 299. 

(Udoudal (de), 198, 199, 200, 203. 

Cahideuc (de), 504. 

Callac (de). 27, 212, 231, 293, 299, 487. 

Cambout (do), 137, 397. 

Gampels (de), 82. 

Campson (de). 294. 

Cardeuilly, 256. 

Carné (de), 399. 446. 469, &7. (T. I. p. 31, 

370.434.503.511,525. '' P- ^V 

Gasson (de). 99. 
Gatelan (de), 508. 
Catus, 90. 
Celle (de la), 302. 

Chabot (sires de Rays), 31, 131, 135, 184. * 
Chaffaut (dii). 306, 468. 
Chalonge (du), 122. 178. 
Chamballan (de), 442. 

Champagne (de), 131. 227. 254, 310, 396, 429. 
Champeroux (de), 526, 527. 
Chance (de). 388. 
Chandos, 319. 

Chaorsw, Chorsin, Choursw, 84, 87,107, 456. 
Chapelain (le), 80. 
Chapelle (de la), 80, 85. 126, 187, 200, 256, 

316,386.344.347.349,370. 
Chapperon, 394, 503. 
Chasseron, 340. 
Chat (le) 81, 83. 
Château-Bernard (de), 74. 
Chateaubrunt (de). 4, 12. 16. 70. 78, 99, 130. 

136, 168. 182. 213. 216.263, 314, 416, 435. 
Chateaufromont (de). 89. 103, 136. 245. 

Ch\rruel,30, 166. 218. 226. 

ChastEl (do). 3, 49. 50. 158. 167. 202. 214. 

252.295. 304.333.347, 356.381.395. 423.492. 
Chastellier (du), 84, 103, 112, 116, 146, 217, 

301. 384. 402. 

Chauderon, 328. 
Chauff (le), 383. 
Chaussée (de la), 391. 
Chauyereau, 410. 
Chauyin , 390, 476, 477, 480. 
Chefdubois (de), 308, 852. 
Ghemoxé (de), 109, 173. 



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560 



TilBLB 



Ghknri, 124. 

Chesnaye (de la). 30, 145. 256. 

Chesnel, 106. 280. 347. 352. 

Ghesnet (de). 80. 

Chesno (de). 98. 

GHERiyinrEBS (de). 114. 

Ghève, 95. 

Cheverue (de). 404. 

Chevigné (de), 310. 357. 

Chevrel, 136. 

Ghourses (de), 348. 

Chrétien, 118. 

Cigogne (de la). 372. 528. 

(^LAMGœ (de), 81. 

CL\RmRE (de la). 406. 415. 

Clerc (le)' 70. 92. 104, 123. 

Cleuz (de on dn), 472. 

CussoN (de), 21, 34, 41. 123, 205, 206. 255. 

Cluhunault (dn), 437. ^ 

CocllÉ (de). 100. 

CoËffresne (de). 283. 

Cormes (de). 174. 217, 222. 257. 338, 418. 

CoËicoNEUC (de). 304. 

CorrcuACOU (de). 191. 

COETGOUREDEN (de). 330. 

GoËthual (de). 188. 

CoËTiLEZ (de), 191. 

CoËnvY (de). 145. 162.369, 399. 

CoËtlagat (de). 148. 

GoËTLOGON (de). 86, 115. 430. 477. 

GoËTMEN (de), 45. 109, 150. 201, 382. 

CoËriiENEC'H(de).379. 

CoËTMEUR (de), 128. 

CoËTQUBN (de), 46,105. 127, 144. 155, 189.256. 

352. 358. 
CoËTREDREZ (de). 189, 527. 534. 
GoËTREVAM (de), 284, 355. 
CoËruUAN (de), 152, 181, 188, 341. 
CoFFEC ou LE GorFEC, 132. 

COLET, 169. 

GoLiN, 265. 

GOLOBER, 149. 

CoMBOURG (de), 72, 80, 817, 352, 463. 
GOMBRAY (de), 285. 
GOMENAN (de), 298, 377. 
GONDEST (de), 297, 431. 
Coq (le), 275. 

GORBON, 91. 
CORDEMAIS (de), 71. 
CoRMOUAiLLES (de), 4, 142.202, 361. 
CoamiLiER, 103. (T. I, 503, 525). 



Coron (de), 102. 
CosQUER ou (>)8KAER (de), 49. 
«Cotte, 386. 
GouFFON, 137, i82, 530. 
Couppu, 294. 
Cour (de la), 264. 
Ck)URSEREUX (de), 321. 
CouRSON, 536. 

COURTEPIE, 108. 

CouvRAN (de). 393. 426, 427. 

GOYRANT, 77. 

Craon (de). 360. 
Cref (le), 114. 
GRESPOf, 68. 
Croc Ce). 134. 
Crochu (le), 129. 
Grozon (de), 133. 
Cucé (de), 149. 



David, 275. 
Davy, 256. 
Deliec (de), 120. 
DERRIElf,7t, 144. 

Dbrval (deX43. 105, 151, 193, 464. 
Destrat, 279. 
DiLEZ, 100. 
DlMANAO, 93. 

DiNAN (de), 4. 14, 26, 39, 62, 63, 99, 113, 125, 
128,154.211,218,351. 

DOCHE, 107. 

OOL (de). 87, 102. 
DOLO, 122. 
OOLOU, 123.134. 
DoMAi6NÉ(de),312. 501. 
DoNGES (de), 9. 10. 
Doré, 149. 
Draen, 159. 535. 
Dresnay (da). 413, 501. 
DuAULT(de). 321. 
DucHAiE (de la), 418, 442. 



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DES NOMS CONTENUS DANS CE VOLUME. 



561 



Ebroin, 73. 

Ecosse (d'). 462. 

Eder, 346. 472. 

Elbiest (d'), 342, 402, 445, 527. 

Enfant fl'). 97. 327, 396. 309, 470. 

Enjoubaut, 110. 

Epervier (!'), 350, 476, 478. 

Erbrée (d*), 90, 100. 

EscoTAis (des), 161. 

EspiNAY (d'). 97, 98, 109, 182, 331. 347. 401. 

EspiNAY (de 1*). 27. 

ESPDΠ(de 1'), 14, 84, %. 251. 400. 

EspiNEFORT (de 1*), de Spdœfort ou d'Espine- 
FORT, 149. 208, 209. 

ESQUENOR, 121. 

EsTOUTEViLLE (d*), 385. 462. 
ESTUER (d*), 299. 364. 429. 
EvEN. 500. 

EVEILLART, 105. 

EvÉQUE (l»), 355, 363. 384. 526. 
EVRAN (dO, 89. 
Eudes od Eudon, %. 



Faou ou Fou (du). 159. 243. 340. 535. 
Fau (du). 470. 
Favoit (de). 149. 
Farsi, 83. 
Fatet (du). 460. 

Feillée (de la). 5. 125, 163. 186. 320. 331. 352. 
353. 397, 398, 437. 

Felle (le), 136. 445. 

Ferré. 146, 413. 

Ferrjère ou Ferrière (de). 287. 305. 352, 422. 

Ferriêre (de la), 73, 130. 187, 303, 323. 

Verrières (des), 34, 219. 

Ferron, 34, 239. 308, 379. 

Février, 255. 

FicHou deTréveneuc, 104. 

Flachey (de). 87. 

II 



Flarne (le), 377. 
Flomlle (de), 89. 
FoNCHAYS (de la). 334. 442. 

FONDRWHAY OU FODRIGHAY, 282, 527. 

FONTENAU.LES (de), 384. 

FoNTENAY (de). 103, 111, 165. 

FONTLEBON (de), 505. 

FOREST (de la>. 123. 352. 354. 384, 534. 

Forestier (le). 146. 

Fosse (de la), 315. 

Foucault ou Foucaud, 209, 225, 350, 368, 379 
380. 

Fougères (de). 69. 84. 

FOULL, 331. 

FouRNiER, 398. 501. 

France (de). 329. 

Fresnay (de ou du). 124. 207. 222, 394, 423. 

Freslon, 98. 

Fresne (du), 173. 

Frossay (de), 76. 

Frotmond, 71. 



^ 



G. 

Gac, 139. 
Gacillé (de), 336. 
Garlot, 481. 
Garnier, 295, 529. 
Garrel, 256. 
G.ASTINEAU, 230. 
Gaudin, 74. 400. 
Gaurin, 74. 
Gautier, 142. 
Gautron, 117.229. 
Gauvain, 190. 
Gayre (du). 464. 
Gento, 77. 
Gervais, 82. 
Gestin, 143. 
GiBAS, 93. 

GiFFART, 88. 95, 110. 184. 189, 265. 268. 334 
352. 358. 377. 392. 427. 467. ' 

GiROIRE, 90. 

Glémaroc, 71. 122. 
godebert, 72. 
GoiRON, 212. 

36 



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562 



TABLE 



GOMBERT, 146. 

Goret, 123. 

gormahon, 132. 

goscelin, 106. 

GouDEUN (de). 122, 144, 177, 231. 378. 

GouLAiNE(de), 118. 417. 

GoLRGçz (de), 256. 

GouRLAi (de), 437. 

GouRviNEC (de), 405. 

GOUY, 354, 417. 425. 

GoLYON, Coton. GouËon. 34. 60. 73. 84. 85, 98. 

116, 126, 127. 144, 179, 198, 256, 324, 345. 

352. 360. 400, 407, 408, 441, 492. 

(^UZILLON, 190. 

Grafro, 73, 79. 

Grandbois (de), 145. 

Grange (de la)» 177. 

Grenaven (de), 332. 

Greffier on Griffier, 97. 100. 105. 

Grdlxud, 352. 373. 439. 

Grohel, 79. 

Grlel, 34. 89. 150. 384. 394, 431. 

Guast (du), 89. 

GuE (du), 367, 434. 

GuÉHÉNEUC (de), 421. 

GutMADELC (de). 175, 470. 

GUENNEDAT, 69. 

GuERCHE (de la). 10. 121. 186. 
GUERNARPIN (de). 163. 
GUERNEZON, 74. 

GuÉRAN0E(de).81. 165. 

GuESCUN (du). 32, 34. 42, 100. 196, 197. 235. 
243, 278. 317. 325, 335, 355, 395. 415. 

GUERRIF, 194. 

GuiCHEN (de). 220. 

GuiGNEN (de). 168. 

guignfbcer, 179. 

Guillaume, 99. 

GuLXGAMP (de). 210, 250, 319. 

ôuiTTÉ (de). 47. 109. 116, 238, 370. 383. 

Gl'OGAR, 99. 

GuYON, 390. 



H. 



Hacqueville (de), 179. 

Hallay (du). 30, 34. 302. 318, 401, 420. 443. 



Hamon, 104, 438. 

HancouËt (de), 384. 435. 

Hardiou, 93. 

Harpedane, 369! 

Hasart, 123. 

Hautbois (dn). 167, 327. 

Hay, 82, 170, 217. 290. 386. 

Haye (de la;, 3. 69, 80. 217. 254. 315, 378. 389. 

407. 
Helocus, 74. 
Hennebont (d'), 107. 
Henri, 97. 
Hérauo, 460. 
Hi:ris8on, 383. 
Hervé, 106. 112. 
HEUC(le). 231. 
HiDOUX, 178. 
HiHERic (de). 25. 
HiLUON (d'). 98. 
HiNGANT, 104. 164. 373. 387. 
HiREL (de). 86. 89. 256. 
HONGAR, 256. 
HoussAYE (de la). 30, 34, 108. 241, 324. 350. 

362. 
HouvET, 456. 
HucHET, 507. 508. 
HuET, 462. 
Hi'NAUDAYE (de la). 5, 37. 38. 62. 384. 466. 



IFFER (d'), 326. 
IXGRANDE (d'), 278. 

ISLE (de F), 97. 273. 



J. 



Jaable, 73. 

Jaille (de la), 81, 105, 110. 174, 194, 263.380. 

Jaiun, 98. 

Jaon, 125. 



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DES NOMS CONTENUS DANS CE VOLUME. 



563 



Jeune (le). 106. 
iOGUET, 214. 
iOSCE, 106. 
Jours, 388. 

JUDICA£L, 99. 

JUCH (da). 51, 242, 335, 356, 403. 447. 483. 

JUHEL, 67. 

JuiGNÉ (de). 95. 
Juii£LiÈRE(de la), 429, 531. 

JUNGONEUS, 75. 



K. 



KaËr ou KeraËr (de), 138, 204. 459. 
Ranguer ou Reranguer (de), 156. 
Keher 00 Rereher (de), 93. 
Rehorz (de), 120. 

Kenech (de), liseï: Rnecb ov Rernec^h (de), 
159, 530. 535. 

Renhoat ou Rerenhoat (de), 147. 

Rbn-Warech, 77. 

Reraldoren (de). 147. 

Rèralen (de), 145, 278. 

Rerauo (de), 504. 

Reramborgne (de). 502. 

ReranlouËt (de), 250, 251. 

Reranrais (de), 307, 384. 

Reransevet (de). 337. 

Rerauffrai (de), 384. 

Rerautret (de). 226. 

Rerazret (de), 441. 

Rerbonnel (de), 411. 

Rerbouric (de), 504. 

Rerderien (de), 129. 

Rerennezel (de), 366. 

Rerennou (de:. 219, 283. 

Rergorlay (de). 4. 133, 384. 

Rergouezou (de). 376. 

Rergournadec*h (de), 162. 261, 338, 401. 444. 

Rer»oadu (d«). 384. 

Rerguiden (de). 148. 

Remuizuu (de), 412. 

Rerimel (de). 27. 30, 215, 256, 277. 340, 423. 

Rerimerc^h (de), 256, 327, 409. 

Rerleau (4e), 505. 

Rerlogukn (de), 384. 



Rermartin (de). 287. 

Rermavan (de), 375, 400, 526. 

Rermel (de), 379. 

Rermellec (de). 3. 357, 358. 

Rernen (de), 384. 

Rermené (de), 435. 

Rermenec (de). 506. 

Rermenou \.de).204. 

Rermeur (de). 400. 528. 

Rermoisan (de). 171. 

Rernech'riou (de). 384. 

Rernevenoy (de). 280. 

Rernibeat (de). 160. 

Rerouzéré (de). 390. 428. 

Rerquelenan ou Rerquelenec (de), 427. 

Rersaliou (de). 62. 307. 

Rerriec (de). 207. 

Rerriguel (de). 160. 

Kerraoul (de), 229. 

Rervalen (de). 244. 

Rervasic (de). 175. 

Rervéno (de). 434. 

RiLiMiNGUY (de). 158. 



Laïc (le). 70. 

Lagumbaut, 97. 

Lamboul (de), 353. 

Lameth (de), 481. 

Landauren (de), 82. 

Lande (de la), 83, 145, 148, 177, 336, 352, 373. 

417, 423. 
Lande-Boilot (de la), 73. 
Landelle (de la), 489, 500. 
Landerneau (de), 207. 
Landivy (de), 220. 286. 
Landugen (de). 415. 
Langar (de), 256, 370. 
Langourla (de), 109. 
LANGUEOuîâ (de), 339, 504. 
Lanloup (de), 136. 
Lanmeur (de), 156, 189. 
Unnion (de), 282, 285, 352, 489. 
Lanros (de), 337. 
Unvalay (de), 87, 96, 175, 194,258. 369. 



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564 



TABLE 



Lanvaux (de), 134, 138. 

UuNAY (de), 150. 175, 251. 259, 261, 336. 

Uval (de\ 30, 159, 213. 215. 225. 227, 237. 

256, 317. 348, 383. 389, 444, 464, 492, 495. 
LeËt, 266,301. 
Léon (de), 7, 8, 136, 148, 168, 179, 182, 194, 

195. 210, 217, 231. 271. 

Leraut, 256. 

LescoËt ou LescouËt (de), 27, 133, 246, 317, 
328. 

Lesdobi, 90. 

Lesmalel'C (de). 382. 

Lesxérac (de). 399. 

Lestuon (de). 139. 

Lezongar (de). 488. 528. 

Liberté (de la). 89. 

LiFFRÉ (de). 74. 

LiGMÈRES (de). 488. 

LiNDEREUC (de), 425. 

LiscoÈt (du). 246. 

LiSTiALE (de). 166. 

Lire (de). 68. 

LiTTRÉ (de). 34. 73. 256. 

Livrisar (de). 95. 

LoHÉAC (de), 5, 9. 88, 76, 136. 210. 

Long (le). 117.384. 

LOPUHAC ou LoPRiAC (de). 353. 

LORE (de). 389. 

LoRGERiL (de). 184. 256, 393. 

LoRNAY (de), 369. 

LoRoux (du), 74. 

LOUVEL, 104. 

LouviGNÉ (de). 85. 

Loyaux (de). 143. 

Luxembourg (de), 407. 

Lysun (de), 337. 



Machecoul (de). 4. 5, 22, 139, 159. 193,' 201. 
215.216. 

Madeuc, 147. 175, 279. 368, 384. 437, 526. 
Mahé, 312. 
Maignan (le). 509. 
Maillé (de), 462. 
Maillechat (de), 27, 256, 269. 
Maimbier (de), 265, 387. 



Maistre (le), 164, 233. 336. 380. 420. 439. 501. 
Malestroit (de). 5.8. 158, 183. 211. 223 236 

288. 290. 292. 336. 352, 359. 367, 381, 384.* 

410.418.445.448.463. 
Maleterre (de), 157. 
MalnoË (de), 345. 
Malor, 166. 
Mangi, 129. 
Marais (du). 318. 
Marche (de la), 84, 447,481. 
Marchis (du). 343. 
Marcillé (de). 286. 459. 
MAREC(de). 145. 

Mareil (de), 156, 274, 363, 364, 3%. 476. 
Marisco, 86. 
Marre (de la), 148. 
Martel, 274, 465, 480. 
Martellis (de), 464, 480, 531. 
Marzelière (de la), 325, 362, 377, 395. 
Marzen (de). 140. 
MASSUE (de la). 87. 88. 
Masscel. 321. 

Matz ou Mas (du). 131. 528. 
Mathefelon (de), 315. 
Maufras, 412. 
Mauhugeon, 476. 
Mauny (de). 33, 36. 54. 199. 203, 256, 257, 267, 

3z8. 334. 400. 

Maure (de). 5. 111, 155, 233, 307, 419. 

Mauvoisin, 80. 

Mayenne (de), 13, 82, 84. 

Maynard, 77. 

MÉEL (de). 271. 

Mené (du). 426. 427. 

Menguy, 83. 109. 

Menillon (de). 360. 

Merdrignac (de;. 103. 

MÉRiAOEC (de), 363. 471. 

Merun, 121. 

Meschinot, 525. 

Mesléart, 385. 

MiLON ou Millon, 99, 118, 503. 

MlNGERIUS, 67. 

MiNiAC (de). 85. 

MocEis (de). 144. 

MocoN, MoucoN, et Moscoif (de), 114. 136. 

MoËLAN (de). 99. 

Moine (le). 80. 97, 115, 152. 256, 297. 299. 

MOLAC (de). 213. 227, 249. 

MONTAFILANT (de). 351. 

MoNTAUBAN (de), 5. 40. 55, 56, 93, 156, 160, 
187, 200, 211, 304, 351, 352. 430, 439. 



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DES NOMS GONTBKUS DANS GB VOLUMB. 



565 



MONTBEILLB (àt), 443. 

MONTBOURCHKR (de), 107. 116. 189, 190. 216. 

256. 276, 313. m, 384. 418. 448. 
MONTDRAGON (de). 446. 
MONTEVILLB (de). 137. 
MoNTPORT (de). 4. 5. 9. 43, 59. 61, 87. 154. 

212. 213. 215. 223. 244, 310. 366. 389. 492. 

MONTGEROUL (de), 188. 

Moim (de). 94. 

MoNTNO^ (de). 384. 

MoifTREiAis(de). 112. 122. 126. 166. 182. 190, 
222,293. 

M 0NT80REL (de), 85. 

MoRÊAC 00 MoRUC (de)« 4, 140, 177. 

Morillon, 336. 

MoRiN, 368. 

Morbier, 414. 

MORTE» (de), 136. 

MORTESTIER (de). 72. 

MORVAN, 72. 

Motte (de U). 83. 103. 110. 112. 125, 145. 152, 

161, 168. 266. 296. 336. 351. 355. 361. 422. 
Moulin (do), 367. 
MoussATE (de la;. 117. 135, 442. 
Muge (de la). 5, 127, 189, 190, 228, 407. 
Mur (dD). 267. 

MUSTELIEN 00 MUTIUEN (de), 132. 307. 
MuznxAC (de), 122, 461, 528. 



N. 



NCPTUM 00 Netum, 217. 

Nétumières (des). 217. 

Neyet (de). 144. 165. 204.882. 429. 

Neveu oo Neyou (le), 144. 356. 

Neuville (de). 384. 435. 

NoË (de b), 364. 

Noël. 150. 

Nom (le)* 92, 142. 

NomNoË, 69. 

Norman. 77. 

NoTON (de). 182. 

Nuz oa u Nuz, 132, 167. 



O. 

Olivier, 102. 106. 

Oranges (d*). 84, 256, 271, 316. 368. 483. 

Orvaux (d*). 306. 

OSCALOC, 89. 

OsENic, 330. 

OuDON (dO, 68. 



tt 



P. 

Page (de). 103. 

Pantin, 494. 503. 

Papa, 79. 

Parc (do), 27. 146. 256, 276, 401, 428, 462, 

Parisy (le). 276. 

Parthenay (de), 333, 398. 

Païen, 81, 88, 132, 229, 367. 

Paynel, 101, 162. 256, 317, 318. 

PÉAN, 251, 256. 373. 

PÉLOC (de). 457. 

Pbloux (le), 111. 

Pellan (de), 156. 

Pengréal (de), 262. 

Penguillt (de). 315. 

Penhoadic (de). 261. 

Penhoct (de). 107. 143, 264, 369, 388. 420. 462, 
472, 489. 526. 

Penmarc'u (de). 376. 

Penmur (de). 178. 

Pennaut (de), 161. 

Perdriel, 68. 

Perenno (do). 280. 

Périou, 99. 

Perrier (do). 178, 378. 400. 

Pestivien (de), 323, 324. 

PiCAUD, 129. 

PiCHUN, 73. 

PiEOEVACHE, 126, 144, 362. 

PiLET, 89. 

PmCERNA, 73, 88. • 
PiNEL, 82. 90. 
PiNEPE (de), 141. 
PiRRic (de), 79. 
Pmu, 387. 

37 



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566 



TABLE 



f-^^f^ 



Planche (de la), 235. 

Plédran (de), 27, 224, 225,'256, 285. 

Pléguen (de). 125, 256. 

Pleine-Foug^ (de), 138. 

Plélan (de), 86. 

Plbssb (de la), 161. 

Plbssis (dD), 133, 211, 312. 

Ple8sis«Anger (da), 463, 473. 

Plessis-Balisson (da), 21. 

Plessu-Rouaud (do), 133. 

Ploana 00 Ploasne (de), 90. 

Plobfham (de), 93. 

Plogonoit (de), 74. 

PloËguiel (de), 128. 

PloËrgat (de), 315. 

PloËstelleur (de), 333. 

PluESEL-Guennedat (de), 69. 

Plœuc (de), 108. 371, 375. 526. 

Plomb (do), 278. 

Plorec (de), 309. 

Plouagat (de), 112. 

PlouËr (de), 97. 314. 

Pluffragan 00 Ploufpragati (de), 475. 

Plumaucat (de). 256. 

PlUSQUELLEC, PlUSCALLEC 00 PL0E8QUELLEC 

(de), 3. 139, 279, 327, 361, 383, 386. 
PoHER (de), 77, 168. 
Poirier (do), 336. 
Poitevin, 72. 
POLGELOU (de), 113. 
Pont (do). 27, 149. 227, 300, 384. 
PONTBLANC (de), 212. 228, 525. 
Pontbriant (de), 146, 384, 410, 427. 
PONTCALLBC (de), 153. 
PONTCHATEAU (de), 4, 24, 85. J23, 124. 
PONTGLOl) (do), 275. 
Pont4.'Abbé (do), 5, 242. 
PONTOU 00 PONTHOU (do), 184, 221. 

Pontrouault (de), 474. 

P0NT8AL (de), 524. 

Pontual (di), 212, 524. 

Porc (le), 337,378,384.387. 

PORCON (de), 112. 255, 256, 438, 443. 

POROIC (de). 123, 174. 

PouDOUVRE (de), 97. 

PoiKZ (do), 224, 409. 

Poulart, 228. 

Poullain, 435. 

Préauvé (de). 417. 

PrAtrs (le), 99. 

PRivoT (le), 103. 



Prez (des), 334. 
Prigbnt 00 Prêgeict, 61. 
PuY(du).498. 
PoTH)U.Fou (do), 437. 506. 
Puy-Garnier (do), 460. 
Ptdas» 157. 



Quarhant, 77. 

QuARJORBz (de), 182. 

QuÉBRiAC (de), 105. 117. 180. 198, 256. 

QuÉDULAC (de). 175. 211, 409. 432. 

(2UÉLBN (de). 154. 257. 379. 391. 468. 489. 
495. 

QUÉLENEC 00 QUELLENEC (do). 141, 298, 351, 
389. 

QuÊNÉCAN (de), 116,127. 

Quengo (do), 488. 

(2UESTEMBERT (de). 145. 
QUINARD. 106. 

QuiNTiN (de). 4, 5, 213, 214. 



Rabaut, 222. 

Raes (le), 149. 

Raguenel, 63, 167, 218, 268, 883. 

Raimbert. 75. 

Raizoo Rets (de). 23, 81. 

Ramée (de la), 416. 

Rames (des), 402, 526. 

Rataud. 378. 461, 478. 

Redierne (de), 116. 

Regnault, 27. 

Reguenl 100. 

Rezac (de), 120. 

Rezay 00 Rezb (de), 94. 114, 228, 43t 

RiALLÉ(de). 81. 

RiCHEHONT (de), 48, 352, 460. 

RiCHER, 234. 

RicoN, 27, 246. 

RiDiuiREB (des), 418. 



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DES NOMS CONTENUS DANS CE VOLUME. 



567 



Rœux (de). 4. 5, 25. 29, 47, 61, 157, 351, 876, 
408, 447, 493, 496. 

RiGMAIDEN, 458. 

RiGNE (de), 106. 
Rio, 104. 

RlYALLON, 106. 

RivièRE (de la), 285, 256, 332, 406, 422, 441, 

479. 
ROBIEN (de), 217, 888. 
Roche (de la\ 93, 114, 150, 152, 160, 167, 

212.218,285,460.464,501. 
Roche-Bernard (de la), 4, 24, 114. 122, 155, 

177. 464. 
ROCHEPORT (de), 4. 5. 27, 47, 85. 181, 196, 209, 

218, 226, 317, 325, 354. 
RocHEJAGU (de la). 117, 144. , 
Roche-Landry (de la), 499. 534. 
RocHEROUSSE (de la), 3, 357. 
Roche de Yens (de la), 21. 
Roger, 69. 
Rohan (de). 4, 5, 9, 29. 41. 48. 102, 121. 126, 

172. 181. 186. 189. 204, 213, 219. 228, 259, 

285, 317. 352, 361. 380, 385. 387. 426, 427, 

446, 456, 471, 493, 494, 523, 526. 
Rolland, 113. 
RoMEUN (de), 440. 
RoMLLÉ 00 RoMiLLET (de), 256, 525. 
RoNCiÈRE (de la), 125, 126. 
RoRE (le)» 96. 
Ros (de). 80. 

Rosmadec (de). 167, 198, 340, 856, 876, 505. 
RosMARHO (de)» 218. 
Rosserf od Roscerf (de), 859, 434. 
ROSTRENEN (de), 4, 27, 40, 57, 139, 181, 285. 
Rouaud, 330, 380. 
Rougé (de). 4. 5.26. 94. 105. 112, 116, 151, 

171, 213. 322, 227. 264, 374. 
Rousseau, 263. 

rousselet oa rousselot, 218. 
RouTRE ou Rouvre (dn). 267. 
Roux (le). 97, 139, 144. 149, 296. 
RouxEL ou Roussel, 100, 106. 
Roy (le), 284. 
ROYLLIE, 152. 
Rue (de la), 221. 
RUELLON, 132. 
Ruis, 352. 

RuFFAUT. 103, 123. 149, 891. 
RUFFIER, 47, 215, 216, 256, 314, 824, 358, 468. 
RUFFLAI (dn). 185. 



S. 

Saint-Aignan (de), 146.471. 
Saint-Amadour (de), 408. 
Saint-Aubin (de), 95. 337. 
Saint-Bricb (de), .\ 84. 
Saint-Dbnoual (de), 111, 113, 148. 376. 
Sainte-Croix (de). 24. 
Saint-Didier (de). 73, 89,110, 272, 308. 
'Saint-Étienne (de). 85. 88. 
Saint-Georges (de). 110. 
Saint-Gilles (de), 147. 227, 235, 248, 312, 325, 

352, 353. 
Saint-Gouesnou (de), 332. 
Sairt-Guédas (de), 528. 
Saint-Hiuire (de), 83, 84. 
Saint-Jean (de), 322. 
Saint-Mars (de), 155. 
Saint-Martin (de), 81, 96, 250, 819. 
Saint-Michel (de). 113. 
Saint-Nouan (de). 140. 276, 305, 469. 
Sainte-Opportune (de), 69. 
Saint-Père (de). 201, 202, 220. 256, 866. 
Saint-Pern (de;. 191. 192, 198. 
Sawt-Pol, Saint-Paul ei Saint-Pou (de), 238, 

301, 478. 
Saint-Simon (de). 391; 
Sadït-Yvon ou Saint-Hugeon (de), 218. 
Saffrê (de). 263, 298. 528. 
Sage (le), 366. 
Salohon, 147. 
Salle (de la). 306. 526. 
San-Siguinino (de). 80. 
Sauvage ou le Sauvage, 433. 
ScLiczoN, 436. 
Sebran, 113. 165. 182. 
Sénéchal (le), 97, 124, 143, 397. 
Sepibus (de), 129. 
SÉRENT (de), 78, 150, 356. 
SÉRIGNÉ (de), 88. 
Serlant (de), 85, 90. 
Sesmaisons (de). 118, 163, 294. 523, 529. 
Sévérac (de), 95. 
Sévigné (de). 222. 311, 345, 420. 
Simon, 530. 

SiON ou Syon (de), 116, 139. 
Siz (de), 80. 
SOLDAN, 143. 

Sole. 147. 

ËOUER (dn). 27, 247, 248. 



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568 



TABLE 



SouGNÉ (de), 87. 

Soliman, 113. 

SOLZON (de)» 74. 

Sot Oe), 104. 

SORAYE (de la). 126, 163, 303, 370. 

SOUBRIC, 105. 

SOUVAING, 296. 

Spiniac (de), 80. 

SUHART, 93. 



T. 



Taillecol (da). 251. 

Taillkfer, 457. 

TalhouËt (de), 528. (T. I, 514.) 

Tanguy on Tanneguy, 99, 106, 324. 

Taslée ou Talie (de), 82. 

TÉHILLAC (de). 305. 

Teillaos (de la), 266. 

Tesson, 186, 256, 273. 

TEXUE(de),412.441. 

Thesnières (de), 89. 

Thomas, 142. 

Thomelin, 249, 339, 384, 402. 

Thoré (de), 129. 

Thouaré (de), 123. 

Thouars (de), 7, 193. 

Thumain (de), 86. 

TiERCENT (dQ), 381, 418. 

TiNTÉNiAC (de) 4, 15, 84, 145. 156, 175, 210. 

211, 213. 
TopiN, Taupin et Toupin, 145, 374. 
ToRCé (de), 89. 
ToRûUis, 104. 
Tort (le), 92, 96. 
TouLGoËT (de), 531. 
Tour (de U). 44, 99, 165,531. 
TOURNBMINE, 27, 37, 38. 62. 111, 114, 158, 210, 

213, 236, 380, 384, 424, 439, 506. 
Tréal (de), 273, 350, 377, 380. 
Trégaranteuc (de). 140. 
Trégène (de). 128. 
Trégomar (de). 95, 190. 
Tréguer, 403. 
Trélever (de), 303. 525. 

TRÊMAR6AT(de).180. 
TRiHEDERN (de), 50. 



Trémerbuc (da), 111, 195. 326. 

Trémigon (de), 83, 258, 259. 889. 

Treshoret, 71. 

Trêyécar (de). 324, 416. 

Tréziguidt (de), 199. 200, 202, 203, 232. 315. 

328. 
Trogoff (de), 177. 
Tronchateau (de), 145, 175. 
Tudoreth, 92. 
TUFFW, 83. 



Urvoy, 3, 159, 535. 
USAGES(d').188. 316. 
Urfé (dO. 482. 
U8T(d0.64. 251. 
UZEL (d'), 175. 



Vache (la). 147, 215. 879, 408. 

Val (do), 73. 377. 502. (Utio. da Vallb.) 

Vauclirc (de), 219. 

Vaunoise (de). 282. 

Vaux (des), 83. 

Vaux-Moryan (de), 104. 

Vaybr, Voyer ou Veyer Qe). 102,111, 112, 128. 

125. 131. 190, 231. 240. 279. 352. 358, 886. 

405. 441. 
Vendel (de). 227, 392, 417. 
Veneur (le). 113. 
Ver (de), 110. 
VÈRE (de la), 459. 
Veronne (de), 499. 
Veriz (de), 68. 
Verue (de la). 436. 
Vicaire Qé), 69. 
Vicomte (le), 143, 161. 
Vielleur (le). 104. 
Vieuyille (de la\ 48. S29. 
Vœux (!«)• ^• 
Vkux-Chastel (do). 194. 
Vigne (de). 150. 



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DBS NOMS GOKTBNUS DANS GB VOLUME. 



ViLLEBUHCHB (de), 384, 494. 
VlLLKCUITE (deX 82. 
Ville-Dieu (de), 500, 534. 
Villeneuve (de), 231, 367. 
ViLLÉON (de la), 430. 
VlLLEPROUYÉE (de), 129. 
ViLUERS (de), 274. 
ViSOELOU, 134. 
VissEiCHE (de), 79. 
Viraé (de), 11, 82. 84, 111, 179. 
Vivier (dn). 86, 330, 361. 
VoLViRE (de), 330, 361. 



Y. 



Ymer 00 Ymère (d'), 109. 141. 
Ynisan, allât Enisan, 105. 
YsoRB. 254. 
Yvette, 417. 
YviAS (d»), 109. 135. 
YvicifAC (d*), 326. 



ADDITIONS 

AUX TABLES DES TOMES I ET II 



TOME I 



CkKKt (de), 31, 370, 434, 503. 511, 525. 
CoRNUUER-LucnaÈRE (de), 503, 525. 



Keroust (de), 870. 
TALHOiirr (de), 514. 



TOME II 



Anet, 118. 

AuNETZ (des), 115. 

BèouE Ge)> 117. 

BoDEN on BoDAN (de), 104. 

Breil-Morin (do), 117. 

Caoiou, 125. 

(UuREL (de), 98. 

ClUSTBlGNERf 116,503. 



Cluzut (de), 125. 

CONAN, 121. 

Copel, 88. 

GoRNON (de), 79. 

GouAiSNON (de), 418. 

Ferme (de), 127. 

Kerloel 00 Querlobl (de), 101. 



MulM. «lay^ ViMMit Farwl «1 tmO» Oriaui, flaot H OwMMrec, 4^ 



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